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DAAT · NIVEAU 2 — LAMDAN

Siman 186 — Niveau Lamdan : la בדיקה avant le rapport et après

Les lois de la vérification de la femme, avant le rapport comme après — étude et pilpoul
סימן קפ״ו
חיוב הבדיקה, וסת קבוע, חזקת ג׳ פעמים, מסולקת דמים ונאמנות
עיון, פלפול, שיטות הראשונים והאחרונים
⚡ ללומדים ותלמידי חכמים ⚡
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Pilpoul et étude approfondie

Sougyot, sources, la חקירה de fond, les ma'hlokot des Richonim et des A'haronim,
les נפקא מינות pour la halakha et l'examen des שיטות

Le sujet :
שולחן ערוך יורה דעה סימן קפ״ו — cinq séifim
avec l'appareil : ש״ך (שפתי כהן), פתחי תשובה, תורת השלמים, סדרי טהרה, חכמת אדם

Le fondement de la sougya dans le ש״ס :
נדה י״ב ע״א (אשה מהו שתבדוק עצמה לבעלה — לבו נוקפו ופורש) · נדה י״ב ע״ב (la ברייתא de רבי חנינא בן אנטיגנוס) · נדה מ״ח ע״ב (נשים בודקות אותן) · יבמות ס״ד ע״ב (תלתא זימני) · נדה ס״ה ע״ב (הרואה דם מחמת תשמיש — développé au סימן קפ״ז)

Rédaction et étude :
הרב יוסף חיים סממה · DAAT

📑 Table des matières

  1. Ouverture de la sougya — les deux moments de la בדיקה et le fondement « שלא יהא לבו נוקפו » (séif 1)
  2. La femme qui a un וסת קבוע — la ma'hloket du Mehaber et du Rambam sur la בדיקה d'après le rapport, et l'usage des צנועות
  3. L'obligation de בדיקה sans וסת — les Richonim et le Chakh — Mehaber / Rambam / Roch face au « לא בעיא בדיקה כלל … וכמדומה שכן עמא דבר », et la lecture du Rif (séif 2)
  4. La חזקה de trois fois — la logique de la femme établie comme ne voyant pas מחמת תשמיש, et le קינוח de toute la nuit (séif 2)
  5. La femme qui ne voit pas dans les quatorze jours — son statut, durant ces jours, est celui d'une femme à וסת (séif 3)
  6. La נאמנות réciproque — « מתוך שנאמנת על שלה נאמנת על שלו » (séif 4)
  7. מסולקת דמים — בתולת דמים, la femme enceinte et la nourrice (Pit'hei Techouva ס״ק א et ס״ק ד)
  8. הרואה מחמת תשמיש — trois fois consécutives et l'interdit perpétuel, l'ouverture vers le סימן קפ״ז (séif 5)
  9. חקירה et נפקא מינה pour la pratique
  10. Tableaux de synthèse

📜 Le texte du Choulhan Aroukh — séif 1

↩ Explication détaillée (niveau 1)
דיני בדיקת אשה בין לפני תשמיש בין לאחר תשמיש. ובו ה' סעיפים:
אשה שיש לה וסת קבוע אינה צריכה בדיקה כלל לא לפני תשמיש ולא לאחר תשמיש ואדרבה אין לה לבדוק בפני בעלה בשעת תשמיש כדי שלא יהא לבו נוקפו והרמב"ם ז"ל מצריך לבדוק אחר תשמיש היא בעד אחד והוא בעד אחד ולראות בהם שמא ראתה דם בשעת תשמיש ולדעתו הצנועות בודקות עצמן אף קודם תשמיש (וסברא הראשונה היא עיקר וכן נהגו) (רוקח והגהות מיימוני ורוב המורים):

Traduction — Lois de la בדיקה de la femme, tant avant le rapport qu'après le rapport ; et il comporte cinq séifim. Une femme qui a un וסת קבוע n'a besoin d'aucune בדיקה, ni avant le rapport ni après ; et au contraire, elle ne doit pas se vérifier devant son mari au moment du rapport, afin que son cœur à lui ne soit pas troublé. Le Rambam, lui, exige une בדיקה après le rapport — elle avec un עד, lui avec un עד — pour voir si elle n'a pas vu de sang pendant le rapport ; et selon lui, les צנועות se vérifient même avant le rapport. Glose du Rama : mais la première opinion est la principale, et tel est l'usage (Roke'a'h, Hagahot Maïmoniot et la plupart des décisionnaires).

1. Ouverture de la sougya — les deux moments de la בדיקה et le fondement « לבו נוקפו »

↩ Explication détaillée (niveau 1)

Le fondement — entre la בדיקה des טהרות et la בדיקה du rapport

Le fondement du siman : puisque le sang de נדה interdit la femme à son mari, il y aurait eu lieu de lui imposer une בדיקה au voisinage du rapport — avant comme après — afin d'établir qu'elle ne voit pas. Or le Mehaber ouvre par une règle générale : אשה שיש לה וסת קבוע אינה צריכה בדיקה כלל (שו״ע יו״ד קפ״ו:א). Deux considérations opposées se heurtent dans cette sougya : d'un côté la crainte qu'elle ne voie du sang au moment du rapport ; de l'autre le maintien de sa חזקת טהרה, et avec elle la paix du foyer — que le cœur du mari ne soit pas troublé.
Deux sens du mot בדיקה. C'est le partage qui commande toute la sougya : il faut distinguer la בדיקה faite pour les טהרות — à l'époque du Temple, les femmes se vérifiaient constamment — et la בדיקה faite pour le seul rapport. Le Pit'hei Techouva, à son ס״ק א, souligne que la formule du ש״ס ne vise que les טהרות, et qu'on n'en tire donc aucune obligation de בדיקה pour le rapport de notre temps.
« ואע״ג דאמרי׳ בש״ס משהגיעו לפרקן נשים בודקות אותן היינו לטהרות » (פת״ש יו״ד קפ״ו ס״ק א)
Par là s'ouvre une large porte à l'allègement, comme on le verra dans la שיטה du Chakh.
La חקירה — « שלא יהא לבו נוקפו ופורש ». Quelle est la raison du Mehaber, qui ne dit pas seulement qu'elle n'est pas tenue de se vérifier, mais qu'elle ne doit pas le faire devant son mari ?
« אין לה לבדוק בפני בעלה בשעת תשמיש כדי שלא יהא לבו נוקפו » (שו״ע יו״ד קפ״ו:א)
À première vue la בדיקה est une rigueur, et l'on ne voit pas quel mal il y aurait à s'y tenir. Mais il y a ici un fondement propre : voir sa femme se vérifier au moment du rapport risque d'installer dans le cœur du mari une crainte permanente — peut-être est-elle devenue impure — jusqu'à ce que son cœur le frappe et qu'il s'écarte d'elle. C'est la question même que pose la guemara, et c'est la réponse qu'elle donne.
« אִשָּׁה מַהוּ שֶׁתִּבְדּוֹק עַצְמָהּ לְבַעְלָהּ » (נדה י״ב ע״א)
« אִם כֵּן — לִבּוֹ נוֹקְפוֹ וּפוֹרֵשׁ » (נדה י״ב ע״א)
Il se trouve donc que la בדיקה elle-même, loin de renforcer la pureté, porte atteinte à l'accomplissement de la mitsva et à la paix du foyer.

2. La femme qui a un וסת קבוע — la ma'hloket du Mehaber et du Rambam

↩ Explication détaillée (niveau 1)

Dès le premier séif, les Richonim divergent : une femme à וסת קבוע est-elle dispensée de toute בדיקה, ou tenue à celle qui suit le rapport ?

La racine de la ma'hloket — la בדיקה d'après le rapport chez la femme à וסת :
שיטהFemme à וסת קבועSource
Le Mehaber Aucune בדיקה — ni avant, ni après ; et au contraire, qu'elle ne se vérifie pas devant lui (לבו נוקפו) מחבר ס״א
Le Rambam Exige une בדיקה après le rapport — elle avec un עד et lui avec un עד — de crainte qu'elle n'ait vu pendant le rapport ; et selon lui les צנועות se vérifient même avant מחבר ס״א
La glose du Rama Tranche que la première opinion est la principale, et que tel est l'usage — au nom du רוקח, des הגהות מיימוני et de la plupart des décisionnaires רמ״א ס״א
L'explication du partage. Pour le Rambam, même lorsqu'elle a un וסת קבוע, le וסת n'écarte pas entièrement la crainte qu'elle ait vu du fait du rapport — chose distincte du וסת, qui ne relève pas du calendrier mais de l'acte ; il convient donc de vérifier après coup. Pour le Mehaber au contraire, le וסת l'installe dans une חזקת טהרה pleine, et la crainte d'une vue מחמת תשמיש n'est pas assez fréquente pour imposer une בדיקה — d'autant que la בדיקה elle-même nuit à la paix du foyer. Et c'est la glose du Rama, non le texte du Mehaber, qui énonce la décision en toutes lettres.
« וסברא הראשונה היא עיקר וכן נהגו » (רמ״א יו״ד קפ״ו:א)
Les צנועות se vérifient (selon le Rambam). Même pour le Rambam, la בדיקה d'avant le rapport n'est pas une obligation stricte mais l'usage des צנועות, une מידת חסידות.
« הצנועות בודקות עצמן אף קודם תשמיש » (שו״ע יו״ד קפ״ו:א)
Il ressort de là que, pour la femme à וסת, nul ne tient la בדיקה d'avant le rapport pour une obligation de principe ; le partage ne porte que sur celle qui suit, et le Mehaber l'écarte elle aussi.

3. L'obligation de בדיקה sans וסת — les Richonim et le Chakh

↩ Explication détaillée (niveau 1)

C'est la grande ma'hloket pratique du siman, et elle touche toute femme qui n'a pas de וסת קבוע.

Le texte du Mehaber et du Rama (séif 2)

אם אין לה וסת קבוע שלש פעמים הראשונים צריכין לבדוק קודם תשמיש ואחר תשמיש הוא בעד שלו והיא בעד שלה ואם הוחזקה באותם ג"פ שאינה רואה דם מחמת תשמיש שוב אינה צריכה בדיקה כלל לא לפני תשמיש ולא לאחר תשמיש ולהרמב"ם והרא"ש כל זמן שאין לה וסת צריכה היא בדיקה לעולם קודם תשמיש ואחר תשמיש והרמב"ם מצריך שגם הבעל יבדוק עצמו אחר תשמיש: הגה ואין צריכין לבדוק עצמם אחר כל תשמיש ותשמיש שעושין בלילה אחד אלא מקנחין עצמן כל הלילה בעד ולמחר צריכין בדיקה ואם מצא דם טמאה (ב"י בשם הרמב"ם פ"ד) קנחה עצמה בעד ואבדה לא תשמש עד שתבדוק עצמה הואיל ואין לה וסת (שם):

Traduction — Si elle n'a pas de וסת קבוע, les trois premières fois ils doivent se vérifier avant le rapport et après le rapport, lui avec son עד et elle avec le sien ; et si, en ces trois fois, elle a été établie (הוחזקה) comme ne voyant pas de sang du fait du rapport, elle n'a plus besoin d'aucune בדיקה, ni avant ni après. Selon le Rambam et le Roch, tant qu'elle n'a pas de וסת, elle doit se vérifier toujours, avant le rapport et après ; et le Rambam exige que le mari aussi se vérifie après le rapport. Glose du Rama : ils n'ont pas à se vérifier après chaque rapport d'une même nuit ; ils s'essuient avec un עד durant toute la nuit, et le lendemain une בדיקה est requise — si l'on y trouve du sang, elle est impure. S'étant essuyée avec un עד et l'ayant perdu, elle ne s'unit pas avant de s'être vérifiée, puisqu'elle n'a pas de וסת.

Le fondement — trois degrés dans l'obligation de בדיקה.
Sans וסת קבוע, les Richonim se partagent en trois degrés :

• Le Mehaber — בדיקה les trois premières fois ; une fois établie, elle en est dispensée : ואם הוחזקה באותם ג״פ שאינה רואה דם מחמת תשמיש שוב אינה צריכה בדיקה כלל (שו״ע יו״ד קפ״ו:ב)
• Le Rambam et le Roch — בדיקה toujours, tant qu'elle n'a pas de וסת, et pour le Rambam le mari se vérifie aussi : כל זמן שאין לה וסת צריכה היא בדיקה לעולם (שו״ע יו״ד קפ״ו:ב)
• Le Chakh — aucune בדיקה n'est requise, même sans וסת : לא בעיא בדיקה כלל (ש״ך יו״ד קפ״ו ס״ק א)

Autrement dit : de l'obligation permanente (Rambam / Roch), en passant par l'obligation bornée (Mehaber), jusqu'à la dispense entière (Chakh).
Le 'hidouch du Chakh (ס״ק א) — « לא בעיא בדיקה כלל ». Le Chakh écrit une chose tranchante : même sans וסת, il n'y a de בדיקה ni avant ni après.
« אבל האמת יורה דרכו דדעת הרי״ף כדעת כל הפוסקי׳ דאפילו אשה שאין לה וסת לא בעיא בדיקה לבעלה כלל » (ש״ך יו״ד קפ״ו ס״ק א)
Et il referme son long ס״ק sur une formule qu'il faut lire dans sa réserve : il ne dit pas « ainsi est la halakha », il dit il me semble que telle est la pratique du peuple.
« וכמדומה שכן עמא דבר » (ש״ך יו״ד קפ״ו ס״ק א)
Le Pit'hei Techouva, en le rapportant, garde cette nuance jusque dans son verbe — il a fini par dire.
« והש״ך פסק דא״צ בדיקה וסיים וכן עמא דבר » (פת״ש יו״ד קפ״ו ס״ק ב)
La lecture du Rif — Rachi, Rabbenou 'Hananel et Rabbi 'Hanina ben Antignos. La racine de la ma'hloket des Richonim tient à l'interprétation de la ברייתא de la בדיקה : quand est-il dit que la femme « se sert de deux עדים » ? Les uns l'ont lue comme visant le mari et le rapport, les autres comme visant les seules טהרות. La ברייתא est celle de Rabbi 'Hanina ben Antignos.
« רַבִּי חֲנִינָא בֶּן אַנְטִיגְנוֹס אוֹמֵר: מְשַׁמֶּשֶׁת בִּשְׁנֵי עִדִּים, הֵן עִוְּתוּהָ, הֵן תִּקְּנוּהָ » (נדה י״ב ע״ב)
Le Chakh expose d'abord la lecture reçue : les plus grands Richonim ont prêté au Rif le second commentaire — celui de Rabbenou 'Hananel, que Rachi avait réfuté — et donc la décision selon Rabbi 'Hanina ben Antignos, qui exigerait une בדיקה pour le mari les trois premières fois.
« באמת כן הבינו הפוסקים הלא המה הרמב״ן והרשב״א והרא״ש והר״ן ושאר פוסקים דברי הרי״ף » (ש״ך יו״ד קפ״ו ס״ק א)
« והלכה כרבי חנינא בן אנטיגנוס דצריכה לבעלה בדיקה ומשמשת בעדים ג״פ הראשונים » (ש״ך יו״ד קפ״ו ס״ק א)
Il relève aussitôt le porte-à-faux : le Roch, après avoir longuement réfuté le Rif, conclut lui-même à la dispense — et ne s'est pourtant pas permis d'alléger contre le commentaire de Rabbenou 'Hananel.
« והאריך הרא״ש לסתור דברי הרי״ף והסכים להלכה דלא בעי בדיקה כלל » (ש״ך יו״ד קפ״ו ס״ק א)
« אלא שלא מלאו לבו להקל נגד פי׳ ר״ח » (ש״ך יו״ד קפ״ו ס״ק א)
La קושיא — et le Chakh ne l'adoucit pas : il avoue ne pas comprendre comment tous ces grands ont pu prêter au Rif une décision qu'il n'a pas prise.
« לא ירדתי לסוף דעת כל אלו הגדולים » (ש״ך יו״ד קפ״ו ס״ק א)
Son argument est de place avant d'être de fond : si le Rif avait voulu fixer ici une halakha de נדה, il l'aurait posée dans les הלכות נדה, où est son lieu — et non à la fin du chapitre אלמנה ניזונית, dans כתובות, où la question n'a rien à y faire.

Le תירוץ — le Rif ne se tait pas parce qu'il exigerait la בדיקה : il se tait parce qu'il n'en exige aucune. La ברייתא de Rabbi 'Hanina ben Antignos ne vise que la femme occupée aux טהרות, et de notre temps, où il n'y a plus de טהרות, aucune בדיקה n'est requise.
« וההיא ברייתא דרחב״א בעסוק׳ בטהרות בדוקא היא » (ש״ך יו״ד קפ״ו ס״ק א)
« כיון דהאידנא דליכא טהרות לא בעינן בדיקה כלל » (ש״ך יו״ד קפ״ו ס״ק א)
S'il l'a posée dans כתובות, c'est que la נפקא מינה y est la כתובה et non l'interdit. Et le Chakh ajoute la réserve qui sauve la portée de la ברייתא : elle garde son objet pour la femme qui a vu du sang du fait du rapport.
« מיהו נ״מ באשה שראתה דם מחמת תשמיש דצריכה בדיקה ג״פ » (ש״ך יו״ד קפ״ו ס״ק א)
Il conclut en rangeant le Rambam à part — et en relevant que le Rambam lui-même, dans son commentaire sur la michna, écrit autrement.
« חוץ מהרמב״ם שמפרש כל הסוגיא באינה עסוקה בטהרות והוא יחיד נגד כל הפוסקים » (ש״ך יו״ד קפ״ו ס״ק א)
« וגם הרמב״ם גופיה בפי׳ המשנה בפ״ק דנדה כתב דבאינה עסוקה בטהרות קי״ל דכל לבעלה אין צריכה בדיקה אפילו אין לה וסת » (ש״ך יו״ד קפ״ו ס״ק א)
Puis il appuie sa lecture sur le Raavad et sur les Richonim d'Achkenaz, et c'est de là seulement qu'il passe à la pratique.
« ומסיק שם להרי״ף הלכה למעשה כסוגיא דשמעתא דכל לבעלה לא בעיא בדיקה ואפילו אשה שאין לה וסת » (ש״ך יו״ד קפ״ו ס״ק א)
« ואפילו רוצה להחמיר על עצמה ולבדוק קודם תשמיש או לאחר תשמיש לא שבקינן דאם כן לבו נוקפו » (ש״ך יו״ד קפ״ו ס״ק א)
Le Torat HaChlamim et le 'Hokhmat Adam (Pit'hei Techouva ס״ק ב). Le Pit'hei Techouva rapporte le Torat HaChlamim — et sa phrase a deux moitiés, qu'il faut lire ensemble : là où l'on a pris l'usage d'alléger, on n'impose pas la rigueur ; mais à défaut d'un tel usage, on n'allège pas contre la décision du Mehaber et du Rama.
« ועיין בתוה״ש שכתב דבמקום שנהגו להקל אין להחמיר אבל בלא״ה אין להקל נגד פסק המחבר והרמ״א » (פת״ש יו״ד קפ״ו ס״ק ב)
Il rapporte ensuite le 'Hokhmat Adam, qui resserre encore la dispense : ceux qui écrivent qu'aucune בדיקה n'est requise parlent de la בדיקה fouillée ; il reste, selon lui, un קינוח, l'עד devant demeurer le temps d'un שיעור וסת, et l'examen se faisant le lendemain.
« ועח״ד שכתב דאף האומרים דא״צ בדיקה היינו בדיקת חורין וסדקין לא בעי אבל מ״מ צריכה קנוח ולהשהות העד על גופה כשיעור וסת » (פת״ש יו״ד קפ״ו ס״ק ב)
« וראוי לכל אדם לעשות כן לחוש לדברי ר״ח ורוב הפוסקים והמחבר והרמ״א » (פת״ש יו״ד קפ״ו ס״ק ב)
Et il ajoute, au nom du même, que si elle a vu une seule fois la nuit du rapport, une ריעותא est née et la בדיקה redevient due — trois fois pour la femme sans וסת, jusqu'à ce qu'elle soit de nouveau établie.
« ואם היא אשה שאין לה וסת צריכה ג״פ בדיקה שתתחזק באין רואה מ״ת » (פת״ש יו״ד קפ״ו ס״ק ב)
Nous rapportons, et nous ne tranchons pas.
Récapitulatif de la ma'hloket — la בדיקה sans וסת :
שיטהObligation de בדיקה (sans וסת)Source
Le Mehaber Les trois premières fois seulement ; une fois établie, elle en est dispensée מחבר ס״ב
Le Rambam et le Roch Toujours — avant et après (et pour le Rambam, le mari aussi) מחבר ס״ב
Le Chakh לא בעיא בדיקה כלל — et il conclut : וכמדומה שכן עמא דבר ש״ך ס״ק א
Le Torat HaChlamim (au Pit'hei Techouva) Là où l'usage est d'alléger, on n'impose pas la rigueur ; à défaut, on n'allège pas contre le Mehaber et le Rama פת״ש ס״ק ב

4. La חזקה de trois fois — la femme établie comme ne voyant pas מחמת תשמיש

↩ Explication détaillée (niveau 1)
Le fondement — une חזקה qui se fixe en trois fois.
Pour le Mehaber, le statut de la femme sans וסת n'est pas définitif : elle se vérifie trois fois, et si les trois sont nettes, elle est établie comme ne voyant pas du fait du rapport, et n'a plus à se vérifier.
« שלש פעמים הראשונים צריכין לבדוק קודם תשמיש ואחר תשמיש » (שו״ע יו״ד קפ״ו:ב)
C'est l'application de la règle du ש״ס selon laquelle une chose ne se tient pour établie qu'au bout de trois fois.
« וְהוּא דְּאִתַּחְזַק תְּלָתָא זִימְנֵי » (יבמות ס״ד ע״ב)
חקירה — une חזקה qui se crée, ou un fait qui se découvre ? Les trois fois établissent-elles une חזקה nouvelle, qui la tient désormais pour ne voyant pas — ou ne font-elles que révéler, après coup, qu'elle n'a jamais été de celles qui voient מחמת תשמיש ? La נפקא מינה apparaît si elle voit une fois après avoir été établie : pour le premier côté sa חזקה est contredite et la בדיקה revient ; pour le second il n'y aurait là qu'un accident. Le Pit'hei Techouva, au nom du 'Hokhmat Adam, rapporte qu'une seule vue fait renaître l'obligation — ce qui incline du premier côté, sans que la חקירה en soit tranchée. Le détail relève des lois de la רואה מחמת תשמיש (séif 5, et סימן קפ״ז).
Le קינוח de toute la nuit (glose du Rama). Le Rama enseigne qu'il n'est pas besoin d'une בדיקה après chaque rapport d'une même nuit : on s'essuie avec un עד durant toute la nuit, et le lendemain une seule בדיקה suffit ; si du sang s'y trouve, elle est impure.
« מקנחין עצמן כל הלילה בעד » (רמ״א יו״ד קפ״ו:ב)
La raison : le קינוח — un essuyage extérieur — n'est pas une בדיקה achevée, mais il suffit à tenir la situation toute la nuit, et l'examen du matin fait le בירור. En revanche, si elle s'est essuyée avec un עד et l'a perdu, elle ne s'unit pas avant de s'être vérifiée, puisqu'elle n'a pas de וסת et que le בירור lui manque.
« קנחה עצמה בעד ואבדה לא תשמש עד שתבדוק עצמה הואיל ואין לה וסת » (רמ״א יו״ד קפ״ו:ב)
Sur ce point précis, le Pit'hei Techouva laisse une question ouverte au nom de la תשובה מאהבה : cette conduite vaut-elle aussi pour la בדיקה d'avant le rapport, ou seulement pour celle qui suit ? Elle est rapportée ici parce qu'elle est posée, et elle n'est pas tranchée.
« עיין בשו״ת תשובה מאהבה ח״א סי׳ נ״ב דצ״ע אי גם קודם התשמיש תוכל לבדוק על סמך שתראה למחר על העד » (פת״ש יו״ד קפ״ו ס״ק ג)
Le lien avec la רואה מחמת תשמיש (סימן קפ״ז). Toute l'affaire de la חזקה, dans ce siman, est le versant « positif » du din de la רואה מחמת תשמיש : ici la femme s'établit comme ne voyant pas, et s'en trouve dispensée ; au siman suivant se déploie le din de celle qui a vu du fait du rapport trois fois — interdite à ce mari pour toujours (séif 5, ci-dessous).

5. La femme qui ne voit pas dans les quatorze jours — une fixité partielle

↩ Explication détaillée (niveau 1)

Le texte du Mehaber (séif 3)

אשה שאינה רואה בפחות מי"ד ימים אחר טבילתה אבל לאחר י"ד ימים אין לה קבע עד י"ד יום דינה כדין אשה שיש לה וסת:

Traduction — Une femme qui ne voit jamais de sang en deçà de quatorze jours après sa טבילה, mais qui, passé ces quatorze jours, n'a pas de date fixe : son statut, durant ces quatorze jours, est celui d'une femme qui a un וסת.

Le fondement — une fixité partielle vaut comme וסת.
Cette femme n'a pas de וסת complet, mais elle a une fixité négative à l'intérieur d'une période donnée : il est établi et constant qu'elle ne voit pas dans les quatorze jours qui suivent la טבילה. Et cette fixité-là, dans ses bornes, reçoit le din d'un וסת קבוע — de sorte que, durant ces jours, aucune בדיקה n'est requise.
« אין לה קבע עד י״ד יום דינה כדין אשה שיש לה וסת » (שו״ע יו״ד קפ״ו:ג)
Il ressort donc que le גדר de « וסת קבוע » du séif 1 n'est pas seulement un jour de vue fixe, mais aussi une période d'absence de vue dûment établie.
נפקא מינה — passé les quatorze jours. Tout l'allègement ne vaut qu'à l'intérieur des quatorze jours où elle est tenue pour ne voyant pas ; au-delà de ces jours, faute de fixité, elle revient au din de la femme qui n'a pas de וסת (séif 2), avec toute la ma'hloket des Richonim et du Chakh qui s'y attache. Et c'est le 'hidouch du séif : une même femme se divise en deux temps — un temps « comme à וסת » et un temps « sans וסת ».

Une remarque de lecture, faite ici parce qu'elle vaut pour le niveau lamdan : le texte du séif, tel que Sefaria le sert, porte אין לה קבע עד י״ד יום à l'endroit où l'on attendrait « à l'intérieur de ces quatorze jours ». Nous recopions la source telle qu'elle est et n'y touchons pas ; le sens retenu ici est celui que donne le niveau 1, et il suit les commentateurs.

6. La נאמנות réciproque — « נאמנת על שלה נאמנת על שלו »

↩ Explication détaillée (niveau 1)

Le texte du Mehaber (séif 4)

יש לאדם להניח את אשתו שתבדוק בעד שלו מתוך שנאמנת על שלה נאמנת על שלו:

Traduction — Un homme peut laisser sa femme se vérifier avec son עד à lui ; puisqu'elle est crue sur le sien à elle, elle est crue sur le sien à lui.

Le fondement — une נאמנות qui s'étend.
La femme est crue lorsqu'elle examine עד שלה — le linge par lequel elle se vérifie — et qu'elle dit s'il s'y trouve du sang : c'est elle qui vérifie, et elle est en חזקת כשרות. De là le Mehaber bâtit une seconde נאמנות : dès lors qu'on la croit sur ce qui ne dépend que d'elle, on la croit à plus forte raison sur un témoignage supplémentaire issu du même acte.
« מתוך שנאמנת על שלה נאמנת על שלו » (שו״ע יו״ד קפ״ו:ד)
L'élargissement du fondement de la נאמנות (suite du סימן קפ״ה). Ce séif est un rameau du principe de נאמנות exposé au siman précédent. Là, le Mehaber pose que la femme tenue pour impure reste interdite jusqu'à ce qu'elle dise elle-même s'être immergée — sa parole sur son propre état est ce qui fait basculer le din.
« האשה שהיא בחזקת טמאה אסור לו לבא עליה עד שתאמר לו טבלתי » (שו״ע יו״ד קפ״ה:א)
Et le même siman marque aussitôt la borne de cette נאמנות, lorsqu'elle se dédit après coup.
« אמרה לבעלה טמאה אני ואחר כך אמרה טהורה אני אינה נאמנת » (שו״ע יו״ד קפ״ה:ג)
Ici, le din avance d'un pas : sa נאמנות s'étend jusqu'à l'עד du mari, puisque la vérification lui est tout entière remise. Et c'est ce que dit la mesure du verbe qu'emploie le Mehaber — יש לאדם להניח את אשתו שתבדוק בעד שלו (שו״ע יו״ד קפ״ו:ד) : une permission laissée au mari, fondée sur la confiance qu'il a en elle.
Remarque. Cette נאמנות porte sur le constat de la vue et de la pureté ; elle n'est pas une הוראה. Tout doute sur une couleur ou sur une situation relève de la décision d'un מורה הוראה, et d'une יועצת הלכה qualifiée.

7. מסולקת דמים — בתולת דמים, la femme enceinte et la nourrice

↩ Explication détaillée (niveau 1)

Même là où le principe du din impose une בדיקה — selon les Richonim qui l'exigent de la femme sans וסת — il est des femmes que leur état écarte du sang et qui en sont dispensées.

Le fondement — la מסולקת דמים est en חזקת טהרה.
Une מסולקת דמים est une femme que son état, en cette période, écarte de la vue : elle est en חזקת טהרה forte, à la manière d'une femme à וסת. Aussi, même pour ceux qui exigent une בדיקה de la femme sans וסת, la מסולקת דמים n'a pas à se vérifier, puisqu'il n'y a là nulle crainte de vue. L'appareil de ce siman en donne notamment la בתולת דמים, la femme enceinte et la nourrice.
בתולת דמים (Pit'hei Techouva ס״ק א). Une femme qui n'a jamais vu de sang demeure dans sa חזקה et n'a pas à se vérifier pour son mari — le Pit'hei Techouva le rapporte au nom du Rav David Aramah, et de la techouva du 'Hakham Tsvi.
« כתב הר״ד ערמאה דאשה שלא ראתה מעולם דהיינו בתולת דמים בחזקתה קאי וא״צ בדיקה לבעלה » (פת״ש יו״ד קפ״ו ס״ק א)
Et il écarte l'objection tirée de la formule du ש״ס : ce qui y est dit des femmes qui en examinent d'autres a été dit pour les טהרות, non pour imposer une בדיקה au rapport.
La femme enceinte et la nourrice (Pit'hei Techouva ס״ק ד). Au nom du Maharam de Padoue, le Pit'hei Techouva écrit que même une femme sans וסת קבוע, si elle est enceinte et donc מסולקת דמים, n'a pas à se vérifier.
« עי׳ בתשובת מהר״ם פדוא״ה סי׳ כ״ה שכתב דאפילו אשה שאין לה וסת אם היא מעוברת שמסולקת דמים א״צ בדיקה » (פת״ש יו״ד קפ״ו ס״ק ד)
Et la nourrice n'est pas dans la techouva citée : c'est le Pit'hei Techouva lui-même qui l'y adjoint, par identité de raison — ce qu'il marque en disant que la chose lui paraît simple.
« ונראה פשוט דה״ה למניקה דחד טעמא הוא » (פת״ש יו״ד קפ״ו ס״ק ד)
נפקא מינה — un cumul dans le sens de l'allègement. Les lois de la מסולקת דמים se joignent à la שיטה du Chakh : même pour ceux qui tiennent la rigueur dans le principe du din, il n'y a pas lieu d'être rigoureux sur une מסולקת דמים. Il faut toutefois tenir avec cela les deux réserves de l'appareil rapportées plus haut — celle du Torat HaChlamim, qui n'allège que là où l'usage est déjà d'alléger, et celle du 'Hokhmat Adam, qui maintient un קינוח. Et pour la pratique — demande à ton Rav, et en matière de טהרת המשפחה à une יועצת הלכה qualifiée.

8. הרואה מחמת תשמיש — trois fois, et l'interdit perpétuel

↩ Explication détaillée (niveau 1)

Le texte du Mehaber (séif 5)

אם ראתה דם מחמת תשמיש שלש פעמים רצופים אסורה לשמש לעולם עם אותו בעל ויתבאר בסימן שאחר זה:

Traduction — Si elle a vu du sang du fait du rapport trois fois consécutives, elle est interdite de s'unir pour toujours avec ce mari ; et cela sera expliqué au siman qui suit.

Le fondement — l'autre versant du din de la חזקה.
C'est l'exact inverse de la חזקה du séif 2 : là, trois fois où elle n'a pas vu établissent qu'elle ne voit pas et la dispensent ; ici, trois fois où elle a vu du fait du rapport établissent qu'elle voit à cause de lui — et elle est interdite à ce mari pour toujours.
« אם ראתה דם מחמת תשמיש שלש פעמים רצופים אסורה לשמש לעולם עם אותו בעל » (שו״ע יו״ד קפ״ו:ה)
La même règle des trois fois joue donc dans les deux sens : pour dispenser de la בדיקה, et pour interdire au mari. La ברייתא d'où sort ce din l'énonce dans les mêmes termes.
« הָרוֹאָה דָּם מֵחֲמַת תַּשְׁמִישׁ — מְשַׁמֶּשֶׁת פַּעַם רִאשׁוֹנָה, וּשְׁנִיָּה, וּשְׁלִישִׁית, מִכָּאן וְאֵילָךְ — לֹא תְּשַׁמֵּשׁ עַד שֶׁתִּתְגָּרֵשׁ » (נדה ס״ה ע״ב)
חקירה — la raison de l'interdit. Quel en est le motif : une crainte de danger — que quelque chose provoque cette vue — ou une crainte d'interdit de נדה — que ce sang soit un sang de נדה ? De là nombre de נפקא מינות : l'attribution à une plaie, les בדיקות, l'examen du וסת. Tout le détail de ce din — qui est dite « מחמת תשמיש », comment la חזקה s'établit, et à quoi l'on peut rattacher la vue pour la permettre — est exposé au סימן קפ״ז ; il n'y a ici qu'une porte, grave et lourde, ouverte vers lui.
נפקא מינה pour la pratique. Une vue מחמת תשמיש est une affaire grave, qui a une dimension médicale autant qu'halakhique ; on n'y arrête aucune conclusion par soi-même. Et pour la pratique — demande à ton Rav sans tarder, parfois aussi un médecin, et vois le développement au סימן קפ״ז.

9. חקירה et נפקא מינה pour la pratique

↩ Explication détaillée (niveau 1)
La חקירה d'ensemble du siman : quand une femme est-elle tenue à une בדיקה pour le rapport, et quand la maintient-on dans sa חזקת טהרה ?
נפקא מינה pour la pratique — ce que l'appareil rapporte, sans que nous tranchions :
  1. Femme à וסת קבוע — pas de בדיקה pour le rapport, et qu'elle ne se vérifie pas devant son mari (Mehaber séif 1 ; le Rama : וסברא הראשונה היא עיקר וכן נהגו (רמ״א יו״ד קפ״ו:א)).
  2. Sans וסת — le Chakh atteste que l'usage est de ne pas se vérifier, et il le dit en réserve : וכמדומה שכן עמא דבר (ש״ך יו״ד קפ״ו ס״ק א). Le Pit'hei Techouva, au nom du Torat HaChlamim, borne cette dispense : là où l'usage d'alléger n'est pas établi, on n'allège pas contre le Mehaber et le Rama (פת״ש ס״ק ב) ; et au nom du 'Hokhmat Adam, il maintient un קינוח avec l'עד gardé le temps d'un שיעור וסת (פת״ש ס״ק ב).
  3. מסולקת דמים — בתולת דמים, femme enceinte, nourrice — dispensées de la בדיקה (פת״ש ס״ק א et ס״ק ד).
  4. Elle est crue sur l'עד du mari, puisqu'elle est crue sur le sien (Mehaber séif 4 ; prolongement du סימן קפ״ה).
  5. A-t-elle vu מחמת תשמיש trois fois — interdite pour toujours à ce mari ; affaire grave, voir le סימן קפ״ז.
Et pour la pratique — demande à ton Rav, et en matière de טהרת המשפחה à une יועצת הלכה qualifiée.

10. Tableaux de synthèse

↩ Explication détaillée (niveau 1)

Tableau — la situation de la femme et l'obligation de בדיקה

Situation de la femme Obligation de בדיקה Source
וסת קבוע Aucune בדיקה ; qu'elle ne se vérifie pas devant lui (לבו נוקפו) מחבר ס״א
וסת קבוע — selon le Rambam בדיקה après le rapport ; les צנועות même avant — et le Rama tranche que ce n'est pas l'opinion principale מחבר ורמ״א ס״א
Sans וסת — selon le Mehaber Les trois premières fois ; une fois établie, dispensée מחבר ס״ב
Sans וסת — selon le Rambam et le Roch בדיקה toujours (et pour le Rambam, le mari aussi) מחבר ס״ב
Sans וסת — selon le Chakh Aucune בדיקה requise — וכמדומה שכן עמא דבר ש״ך ס״ק א
Sans וסת — la réserve du Pit'hei Techouva Là où l'usage d'alléger n'est pas établi, on n'allège pas contre le Mehaber et le Rama ; et le 'Hokhmat Adam maintient un קינוח פת״ש ס״ק ב
Ne voit pas dans les quatorze jours Durant ces jours — comme une femme à וסת (pas de בדיקה) מחבר ס״ג
מסולקת דמים (enceinte, nourrice, בתולת דמים) Pas de בדיקה, même sans וסת פת״ש ס״ק א et ס״ק ד
A vu מחמת תשמיש trois fois Interdite pour toujours à ce mari מחבר ס״ה ; et voir סימן קפ״ז

Tableau — les ma'hlokot centrales du siman

Sujet שיטה א׳ שיטה ב׳
La בדיקה d'après le rapport chez la femme à וסת Le Mehaber — aucune בדיקה ; et le Rama tranche ainsi Le Rambam — exige une בדיקה après le rapport
L'obligation de בדיקה sans וסת Mehaber — trois fois ; Rambam et Roch — toujours Le Chakh — aucune בדיקה requise (וכמדומה שכן עמא דבר)
La lecture du Rif Les Richonim — comme décidant selon Rabbi 'Hanina ben Antignos, donc exigeant la בדיקה Le Chakh — le Rif est avec tous les décisionnaires ; la ברייתא vise les טהרות
Là où l'on a pris l'usage d'alléger Le Torat HaChlamim — on n'impose pas la rigueur Le même — mais à défaut d'un tel usage, on n'allège pas contre le Mehaber et le Rama (פת״ש ס״ק ב)

Tableau — les sources de la sougya

Guemara : נדה י״ב ע״א (אשה מהו שתבדוק עצמה לבעלה — לבו נוקפו ופורש) · נדה י״ב ע״ב (la ברייתא de רבי חנינא בן אנטיגנוס) · נדה מ״ח ע״ב (נשים בודקות אותן) · יבמות ס״ד ע״ב (תלתא זימני) · נדה ס״ה ע״ב (הרואה דם מחמת תשמיש) · נדה י״א ע״א et ס״ג ע״ב (וסתות)
Richonim : רש״י · ר״ח (רבנו חננאל) · רי״ף · רמב״ם (הלכות איסורי ביאה) · רא״ש · רמב״ן · רשב״א · ר״ן · ראב״ד (ספר בעלי הנפש) · רוקח · הגהות מיימוני · מרדכי · סמ״ג · הטור
A'haronim : בית יוסף · ב״ח · רמ״א · ש״ך · תורת השלמים · חכמת אדם · סדרי טהרה · ערוך השולחן · חכם צבי · מהר״ם פדוא״ה · פתחי תשובה · תשובה מאהבה

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DAAT · הרב יוסף חיים סממה
תלמיד חכם · מעביר שיעורים בהלכה ובחסידות
סימן קפ״ו · Niveau 2 — Lamdan · בדיקת האשה לפני תשמיש ולאחריו
daattorah.com
⚠️ Ce contenu est écrit pour l'étude et l'examen seulement. Pour toute conduite pratique (לְמַעֲשֶׂה) — demande à ton Rav, et en matière de טהרת המשפחה à une יועצת הלכה qualifiée.

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