Choulhan Aroukh · Orah Haïm
Pilpoul approfondi
Sougya de Chabbat 48a–50a,
חקירה sur le ייחוד et les gedarim du מוקצה,
gader de la גומא et טלטול מן הצד,
גורם בישול au rescellement du four
Sujet : Choulhan Aroukh Orah Haïm siman 259 · 7 seifim
Base talmudique : Chabbat 48a–50a · Rambam, Hilkhot Chabbat ch. 4
Rédaction : Rav Yossef Haim Samama · DAAT
📑 Table des matières
- Ouverture de la sougya — Chabbat 48a–50a et la braïta des mokhin
- חקירה sur le gader du ייחוד — pensée / acte / permanence
- Ce qui sépare les mokhin des toisons de laine — la racine de la distinction
- Pierres et briques — le ייחוד לעולם
- Le gader de la גומא — remise en place ou הטמנה nouvelle
- טלטול מן הצד — la חקירה sur « il secoue le couvercle »
- La matrice des combinaisons (seifim 4–5)
- Yom Tov tombant la veille de Chabbat — בנין et solution
- Le scellement du four — seif 7
- גורם בישול — le hidouch du Rama, la nuit / le jour
- נפקא מינות pratiques modernes
📜 Le texte du Choulhan Aroukh — 7 seifim (extraits)
Quatre fragments, pris au seif 1 et au seif 7, pour poser les deux bouts du siman : ce qui rend déplaçable la matière d'enfouissement, et ce qu'on peut faire du four scellé. Chacun est donné tel que Sefaria le porte, sans les gloses entre parenthèses que l'édition y insère.
« ואם יחדן לכך מותר לטלטלן » (שו״ע או״ח רנ״ט:א)
« התנור שמניחין בו החמין וסותמין פיו בדף ושורקין » (שו״ע או״ח רנ״ט:ז)
« אותו בטיט מותר לסתור אותה סתימה כדי להוציא החמין ולחזור ולסתמו ואם יש בו גחלים לוחשות מותר ע״י עכו״ם » (שו״ע או״ח רנ״ט:ז)
résumé : les sept seifim tiennent en trois questions — qu'est-ce qui rend déplaçable ce dont on a entouré la marmite (seifim 1–2), comment sortir la marmite quand ce qui l'entoure ne l'est pas (seifim 3–5), et que peut-on faire du four scellé (seifim 6–7). Les seifim sont ici donnés par extraits ; le texte entier, clause par clause, est au niveau 1.
1. Ouverture de la sougya — Chabbat 48a–50a et la braïta des mokhin
La question naît d'un dialogue très bref. Rav Ada bar Matana demande à Abayé ce qu'il advient des mokhin — toute matière molle, bourre, cardures, vieux linges — dans lesquels on a enfoui la marmite avant Chabbat : peut-on les déplacer le lendemain ?
« בְּעָא מִינֵּיהּ רַב אַדָּא בַּר מַתְנָה מֵאַבָּיֵי: מוֹכִין שֶׁטָּמַן בָּהֶן, מַהוּ לְטַלְטְלָן בְּשַׁבָּת » (שבת מ״ח ע״א)
La réponse d'Abayé n'est pas un « oui » ni un « non » : c'est une objection de bon sens, posée sous forme de question. Enfouir une marmite dans des mokhin n'est pas les abandonner ; celui qui n'a pas de panier de paille ne va pas, pour autant, déclarer sans maître un panier de bourre.
« אֲמַר לֵיהּ: וְכִי מִפְּנֵי שֶׁאֵין לוֹ קוּפָּה שֶׁל תֶּבֶן, עוֹמֵד וּמַפְקִיר קוּפָּה שֶׁל מוֹכִין » (שבת מ״ח ע״א)
La guemara cherche alors un appui dans une braïta, et c'est elle qui donne la liste des matières d'enfouissement — toisons de laine, flocons de laine, langues de pourpre, mokhin — en concluant qu'on ne les déplace pas.
« טוֹמְנִין בְּגִיזֵּי צֶמֶר וּבְצִיפֵּי צֶמֶר וּבִלְשׁוֹנוֹת שֶׁל אַרְגָּמָן וּבְמוֹכִין, וְאֵין מְטַלְטְלִין אוֹתָן » (שבת מ״ח ע״א)
La michna, un peu plus loin, tranche autrement selon la matière : les peaux se déplacent, les toisons de laine non, et elle indique le procédé — on secoue le couvercle et elles tombent.
« טוֹמְנִין בְּשִׁלְחִין וּמְטַלְטְלִין אוֹתָן, בְּגִיזֵּי צֶמֶר וְאֵין מְטַלְטְלִין אוֹתָן. כֵּיצַד הוּא עוֹשֶׂה? נוֹטֵל אֶת הַכִּסּוּי, וְהֵן נוֹפְלוֹת » (שבת מ״ט ע״א)
Sur cette michna, Rava est rapporté en deux versions, et l'écart entre elles est tout l'enjeu du siman. Première version : ce qui libère les toisons, c'est l'enfouissement lui-même.
« אָמַר רָבָא: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁלֹּא טָמַן בָּהֶן, אֲבָל טָמַן בָּהֶן — מְטַלְטְלִין אוֹתָן » (שבת מ״ט ע״ב)
La guemara réfute cette lecture — la michna dit « on ne les déplace pas » à propos de toisons dans lesquelles on a précisément enfoui — et corrige : ce qui libère, ce n'est pas l'acte mais la désignation.
« אָמַר רָבָא לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁלֹּא יִחֲדָן לְהַטְמָנָה. אֲבָל יִחֲדָן לְהַטְמָנָה — מְטַלְטְלִין אוֹתָן » (שבת נ׳ ע״א)
Ravina, lui, garde la première version et explique la michna autrement : elle parle de toisons de stock, mises en réserve pour la vente. Une braïta le soutient.
« רָבִינָא אוֹמֵר: בְּשֶׁל הֶפְתֵּק שָׁנוּ » (שבת נ׳ ע״א)
« גִּיזֵּי צֶמֶר שֶׁל הֶפְתֵּק אֵין מְטַלְטְלִין אוֹתָן. וְאִם הִתְקִינָן בַּעַל הַבַּיִת לְהִשְׁתַּמֵּשׁ בָּהֶן — מְטַלְטְלִין אוֹתָן » (שבת נ׳ ע״א)
Racine de la sougya : la dichotomie est posée — désigné, on déplace ; non désigné, on ne déplace pas. Toute la discussion porte ensuite sur qui tombe de quel côté. Le Beit Yossef rapporte ici le Roch — וכתב הרא״ש ע״ז —, qui résume la difficulté laissée par la guemara : si Abayé et Rava ne divergent pas, il faut dire ou bien que les mokhin sont tenus pour semblables aux toisons, ou bien que la michna parle de toisons de stock.
« והא דאמר אביי לעיל אם טמן במוכין אין מטלטלין אותם אם נאמר דלא פליג רבא עליה צריכין אנו לומר דמוכין חשיב כגיזי צמר או בשל הפתק איירי » (ב״י או״ח רנ״ט)
Le Choulhan Aroukh, au seif 1, porte les deux côtés : mokhin enfouis par hasard — interdits au déplacement ; mokhin désignés — permis ; toisons de laine — permises même sans désignation ; toisons mises en réserve pour la vente — de nouveau soumises à désignation.
« אבל אם טמן בגיזי צמר אפילו לא יחדן לכך מותר לטלטלן » (שו״ע או״ח רנ״ט:א)
« וה״מ סתם גיזין שאין עומדים לסחורה אבל אם נתנם לאוצר לסחורה צריכין יחוד » (שו״ע או״ח רנ״ט:א)
2. חקירה sur le gader du ייחוד
חקירה à trois branches sur le ייחוד :
- Branche א — la pensée : le ייחוד est une décision intérieure. Il suffit que l'homme se résolve à affecter la chose à cet usage.
- Branche ב — l'acte : le ייחוד exige un acte réel — une parole, une marque, un déplacement, un rangement.
- Branche ג — la permanence : le ייחוד exige une affectation pour toujours — non pour cette seule fois.
Le Choulhan Aroukh écrit au seif 1 « et s'il les a désignés pour cela » sans autre précision, et au seif 2 « il faut qu'il les désigne pour cela לעולם ». La question du lamdan est de savoir si ce mot, absent du premier seif, y est sous-entendu. Le Magen Avraham répond en quatre mots : il l'y lit.
« פי׳ יחדן לכך לעולם » (מג״א רנ״ט ס״ק ב)
La Michna Beroura donne la réponse complète, et elle tranche les trois branches d'un coup : la permanence est requise (branche ג), l'acte ne l'est pas (contre la branche ב), et la pensée seule suffit (branche א).
« פי׳ שיחדן מע״ש להטמנה לעולם ואפילו היה היחוד רק במחשבה בעלמא לא בפה » (מ״ב רנ״ט:ה)
L'Admour HaZaken lit le seif de la même manière, et il glose le mot « désigner » par une formule qui ne laisse aucun doute : c'est une résolution intérieure, et elle porte sur toujours.
« אֲבָל אִם יִחֲדָם לְהַטְמָנָה, דְּהַיְנוּ שֶׁגָּמַר בְּדַעְתּוֹ לְהַטְמִין בָּהֶם לְעוֹלָם — מֻתָּר לְטַלְטְלָם » (שו״ע הרב רנ״ט:א)
« נראה מדבריו שצריך שיחדם לכך לעולם אבל יחדם לשבת זו בלבד לא מהני וכדברי הרשב״א בתשובה » (ב״י או״ח רנ״ט)Le Ran, rapporté par le Beit Yossef, ouvre une autre porte : là où l'enfouissement seul suffit — c'est-à-dire pour des toisons qui ne sont pas de stock — peut-être ne vaut-il que pour ce Chabbat-là, et non pour un autre.
« דאפשר דכי אמרינן דבשאינן של הפתק בטמן בהם בלחוד סגי דוקא לאותה שבת אבל לשבת אחרת לא » (ב״י או״ח רנ״ט)
Reste un troisième chemin, que la Michna Beroura ouvre sur le mot « par hasard » du seif 1 : celui qui a l'habitude d'enfouir dans ces mokhin en a ôté le nom de מוקצה sans avoir jamais rien désigné explicitement — et le Bayit Hadach tient que deux fois suffisent.
« לאפוקי אם רגיל להטמין בהן נסתלק מהן שם מוקצה אף שלא יחדן בפירוש ודעת הב״ח דאפילו בשני פעמים סגי לזה » (מ״ב רנ״ט:ב)
נפקא מינה : une famille qui enveloppe sa marmite, chaque veille de Chabbat, dans la même couverture, sans avoir jamais décidé que cette couverture servirait « pour toujours » à cela. Selon la lecture du Magen Avraham et de la Michna Beroura au ס״ק ה, il n'y a pas eu de ייחוד. Selon ce que la Michna Beroura rapporte au ס״ק ב au nom du Bayit Hadach, la régularité fait à elle seule tomber le nom de מוקצה. La Michna Beroura rapporte l'avis du Bayit Hadach sans le trancher ; nous rapportons, et nous ne tranchons pas.
3. Ce qui sépare les mokhin des toisons de laine — la racine de la distinction
חקירה : pourquoi les toisons de laine n'exigent-elles pas de ייחוד ?
- Branche א — l'aptitude à l'usage : les toisons sont une matière utilisable en l'état, sans préparation. On peut s'en vêtir, s'en couvrir, en envelopper : elles ne tombent donc pas sous le nom de מוקצה.
- Branche ב — l'importance propre : les toisons ont une valeur marchande. On ne les jette pas ; c'est cette importance qui les garderait hors du מוקצה.
Les A'haronim prennent ici un chemin que la seconde branche n'attendait pas : ce n'est pas l'importance des toisons qui les libère, c'est le défaut d'importance. Le Magen Avraham le dit en trois mots.
« אין חשובים כ״כ » (מג״א רנ״ט ס״ק ג)
La Michna Beroura développe : les toisons sont bien מוקצה en soi, destinées au filage et au tissage, mais elles ne sont pas tenues pour aussi importantes que les mokhin — et c'est pourquoi le seul fait d'y avoir enfoui vaut désignation.
« אף דסתם גיזי צמר מוקצה הוא לטויה לאריגה מ״מ אין חשובין כ״כ כמו מוכין וכיון שטמן בהן כמאן דיחדן להכי דמי » (מ״ב רנ״ט:ו)
Le raisonnement suppose donc l'inverse pour les mokhin : ils sont, eux, trop importants pour qu'un usage occasionnel les entraîne. La Michna Beroura en donne la raison technique — ils sont מוקצה מחמת חסרון כיס, l'homme y tient et refuse de les employer à autre chose.
« דסתמן חשובין הם ואדם מקצה דעתו מהן מפני שעומדין לעשות מהן לבדין והן מוקצין מחמת חסרון כיס » (מ״ב רנ״ט:ג)
L'Admour HaZaken énonce les deux versants dans le même seif : pour les mokhin, ils sont מוקצים parce qu'ils sont destinés à faire des feutres ; pour les toisons, elles ne sont pas si importantes, et un seul enfouissement les établit.
« לְפִי שֶׁהֵם מֻקְצִים, שֶׁמִּן הַסְּתָם הֵם עוֹמְדִים לַעֲשׂוֹת מֵהֶם לְבָדִים » (שו״ע הרב רנ״ט:א)
« שֶׁאֵין הַגִּזִּין חֲשׁוּבִין כָּל כָּךְ, וּכְשֶׁמַּטְמִין בָּהֶם פַּעַם אַחַת מִן הַסְּתָם עוֹמְדוֹת הֵן לְהַטְמָנָה » (שו״ע הרב רנ״ט:א)
« ודוקא כשמקפיד עליהם » (מג״א רנ״ט ס״ק ד)La Michna Beroura en donne le motif : puisqu'elles sont chez lui pour la vente, il compte bien les rendre ensuite à l'entrepôt, et il ne les annule donc pas au profit de l'enfouissement.
« דכיון שהם עומדים אצלו לסחורה מסתמא עתיד להחזירן אח״כ ג״כ לאוצר וע״כ אין מבטלן להטמנה » (מ״ב רנ״ט:ז)
4. Pierres et briques — le ייחוד לעולם
« שהרי כל זמן שלא יחדן אינם חשובים לו ומשליכן הלכך אסור לטלטלן אם לא שיצניעם ומייחדן לכך » (שו״ע או״ח רנ״ט:ב)
קושיא : pourquoi le mot לעולם n'apparaît-il qu'ici, au seif 2, et non au seif 1 ? La section 2 a montré que les A'haronim le lisent aussi au seif 1. Que reste-t-il donc de propre aux pierres ?
תירוץ : ce qui change n'est pas la durée exigée, mais ce qui peut en tenir lieu. Pour les toisons, l'acte d'enfouir vaut à lui seul désignation (section 3) ; pour les mokhin, l'habitude peut en tenir lieu (מ״ב רנ״ט:ב) ; pour les pierres, rien n'en tient lieu, parce qu'après usage l'usage est de les rejeter dehors. Le Choulhan Aroukh le dit lui-même dans la suite du seif — « tant qu'il ne les a pas désignées elles ne sont pas importantes à ses yeux et il les jette » — et la Michna Beroura l'explicite.
« דלאחר שנשתמש בהן הדרך להשליכן לחוץ שאין עליהם שם כלי ואינם חשובין » (מ״ב רנ״ט:יא)
« היינו שייחדם מע״ש להטמין בהם תמיד » (מ״ב רנ״ט:י)
« הַנּוֹתְנִים אֲבָנִים וּלְבֵנִים סְבִיב הַכִּירָה — צָרִיךְ שֶׁיְּיַחֲדֵם לְכָךְ לְעוֹלָם » (שו״ע הרב רנ״ט:ה)Et il pose aussitôt la limite : les pierres qui reposent en permanence sur le fourneau n'ont besoin d'aucune désignation expresse, puisqu'elles sont d'elles-mêmes affectées à un usage. Le Magen Avraham l'avait écrit, et la Michna Beroura le reprend.
« אוֹתָן הָאֲבָנִים הַמֻּנָּחִים עַל גַּבֵּי הַכִּירָה — אֵין צָרִיךְ יִחוּד בְּפֵרוּשׁ, שֶׁמִּן הַסְּתָם הֵם מְיֻחָדִים לְתַשְׁמִישׁ » (שו״ע הרב רנ״ט:ה)
« ונ״ל דהאבנים המונחים ע״ג כירה שרי לטלטלינהו דמיוחדין לתשמיש » (מג״א רנ״ט ס״ק ז)
נפקא מינה : deux pierres, l'une posée depuis toujours sur le fourneau, l'autre ramassée dehors la veille de Chabbat pour caler la marmite de cette semaine. La première ne demande rien ; la seconde, selon le seif 2, demande une désignation pour toujours, et il ne suffit pas de l'avoir voulue pour ce Chabbat-ci.
5. Le gader de la גומא — remise en place ou הטמנה nouvelle ?
« וי״א שאפילו טמן בדבר שמותר לטלטל אם נתקלקלה הגומא לא יחזיר מפני שתצטרך הקדירה לעשות לעצמה מקום כשמחזירה ונמצא כמי שטומן בשבת » (שו״ע או״ח רנ״ט:ג)
חקירה : quel est le gader de la גומא, ce creux que la marmite laisse dans la matière d'enfouissement ?
- Branche א — l'indice : la גומא est le signe que rien n'a bougé. Tant qu'elle subsiste, la marmite qu'on y remet retrouve sa place : il n'y a pas d'acte nouveau.
- Branche ב — la réalité : la גומא est la preuve matérielle que la marmite n'a pas eu à se faire une place. Ce qui compte est l'état physique, non le signe.
Ce n'est pas une spéculation : le Choulhan Aroukh met les deux dans le même seif, et le Beit Yossef nomme les deux raisons. Selon la première opinion — celle de Rachi et du Tour — l'interdit tient à ce qu'on déplace les toisons, qui sont מוקצה : c'est pourquoi le seif ne parle que d'une corbeille de toisons qu'il est interdit de déplacer. La Michna Beroura le dit.
« שנפלו הגיזין שמכאן ומכאן למקום מושב הקדרה ולכך לא יחזירנה לפי שמזיז את הגיזין שהוא מוקצה » (מ״ב רנ״ט:יד)
Selon les יש אומרים — le Rambam, dans son commentaire de la michna — la raison est tout autre : la marmite devrait se creuser une place, et l'on se trouverait alors enfouir pendant Chabbat. Cette raison vaut quelle que soit la matière, et c'est ce que dit le seif.
מחלוקת et נפקא מינה : une matière qui n'est pas מוקצה — des couvertures, des linges désignés. Selon la première opinion, la גומא effondrée n'y change rien, puisque rien de מוקצה n'est déplacé. Selon les יש אומרים, on ne remet pas, parce que le problème n'est pas le מוקצה mais la הטמנה. Le Choulhan Aroukh rapporte les deux sans les départager.
Le Magen Avraham ajoute une pièce qui rattache cette section à la suivante : ici, l'interdit est plus grave que le טלטול מן הצד permis ailleurs, parce qu'il faut écarter la matière de côté et d'autre.
« והכי גרע טפי מטילטול מן הצד דשרי » (מג״א רנ״ט ס״ק ח)
Et la Michna Beroura rappelle pourquoi la remise en place est, en soi, permise : la חזרה est permise pendant Chabbat dans ce qui n'ajoute pas de chaleur, comme il a été exposé au siman 257.
« דחזרה מותר בשבת בדבר שאינו מוסיף הבל » (מ״ב רנ״ט:יג)
6. טלטול מן הצד — la חקירה sur « il secoue le couvercle »
« וכגון שמקצתן מגולה שאין זה טלטול אלא מצדו » (שו״ע או״ח רנ״ט:א)
חקירה : qu'est-ce qu'un « טלטול מן הצד » ?
- Branche א — l'indirect : un mouvement qui ne porte pas directement sur la chose מוקצה — il s'opère par l'intermédiaire d'un autre objet.
- Branche ב — l'intention : un mouvement qui ne vise pas à servir la chose מוקצה — il tend à une fin permise.
La condition que le seif ajoute — « qu'une partie en soit découverte » — se comprend selon la branche א, et la Michna Beroura le dit explicitement : il faut un espace libre pour saisir le couvercle, afin de n'avoir pas à déplacer les mokhin directement.
« כדי שיהיה לו מקום פנוי לאחוז הכסוי כדי שלא יצטרך לטלטל המוכין להדיא » (מ״ב רנ״ט:ד)
Le Magen Avraham tire la conséquence : si rien n'est découvert, il reste le fuseau — on peut l'enfoncer et secouer, ce qui demeure un mouvement indirect.
« כגון שמקצתן מגולה ואם אינה מגולה נ״ל אם יוכל לתחוב כוש ולנער שרי » (מג״א רנ״ט ס״ק ה)
L'Admour HaZaken nomme la chose en propres termes au seif 2, en renvoyant au siman 311 où le gader est exposé.
« אִם יָכוֹל לִתְחוֹב כּוֹשׁ אוֹ סַכִּין בְּתוֹךְ הַכִּסּוּי וּלְהַגְבִּיהוֹ וְלַהֲסִירוֹ מֵהַקְּדֵרָה — הֲרֵי זֶה מֻתָּר » (שו״ע הרב רנ״ט:ב)
« שֶׁטִּלְטוּל מִן הַצַּד הוּא וְאֵינוֹ טִלְטוּל » (שו״ע הרב רנ״ט:ב)
קושיא du Taz (ס״ק ב) : pourquoi exiger qu'une partie soit découverte ? Au siman 309, à propos de la pierre posée sur la bouche du tonneau, le Taz rappelle que lorsqu'on a besoin de la place, il est permis de déplacer le tonneau.
« ק״ל מ״ש מההיא דפרק נוטל ולקמן סי׳ ש״ט באבן ע״פ החבית דבצריך למקומו שרי לטלטל החבית » (ט״ז רנ״ט ס״ק ב)
תירוץ du Taz : là-bas il s'agit de quelqu'un qui a oublié la pierre ; ici, il l'a posée de ses mains, et ce qui la porte devient בסיס לדבר איסור.
« וצ״ל דשאני התם דמיירי בשוכח אבל במניח בידים הוה ליה בסיס לדבר איסור » (ט״ז רנ״ט ס״ק ב)
Et le Taz ne se tient pas quitte : il observe que sa propre réponse suit l'une des opinions du siman 309 — celle qui tient pour מניח même lorsqu'on entend reprendre l'objet le jour même — et non celle du Baal HaTeroumot, pour qui il n'y a מניח que si l'on entend laisser l'objet en place tout le Chabbat. Or au seif 7 du même siman, à propos du four, le Choulhan Aroukh tranche comme le Baal HaTeroumot. Il termine sur un צריך עיון, et nous le laissons ouvert.
« אלא דק״ל הא בסעיף ז׳ גבי תנור פסק כבעל התרומות וצ״ע » (ט״ז רנ״ט ס״ק ב)
7. La matrice des combinaisons — seifim 4–5
« טמן וכיסה בדבר שאינו ניטל אם מקצת הקדירה מגולה נוטל ומחזיר ואם לאו אינו נוטל » (שו״ע או״ח רנ״ט:ה)
| Matière d'enfouissement | Couvercle de la marmite | Din |
|---|---|---|
| déplaçable | déplaçable | aucune question ne se pose (cas non traité par les seifim) |
| non déplaçable (seif 4) | déplaçable | il découvre le couvercle, saisit la marmite et la sort |
| non déplaçable (seif 5) | non déplaçable — une partie de la marmite est découverte | il prend et il remet |
| non déplaçable (seif 5) | non déplaçable — rien n'est découvert | il ne prend pas |
Une cinquième combinaison manque au tableau parce que les seifim ne la formulent pas, et le Magen Avraham la comble : enfoui dans du déplaçable, couvert de non déplaçable. On dégage alors le pourtour, on saisit la marmite et on la sort — la marmite n'étant pas devenue בסיס de ce qui la couvre. La Michna Beroura ajoute qu'on secoue ensuite la marmite et que le non déplaçable tombe de lui-même.
« ואם טמן בדבר הניטל וכיסה בדבר שאינו ניטל מפנה סביבותיה ואוחז בקדירה ומוציאה דלא נעשית בסיס להן » (מג״א רנ״ט ס״ק ט)
« ואם טמן בדבר הניטל וכיסה פיה בדבר שאינו ניטל מפנה סביבותיה ואוחז בקדרה ומוציאה דלא נעשית בסיס להן כמ״ש סוף ס״א ואח״כ מנער את הקדרה והדבר שאינו ניטל נופל מאליו » (מ״ב רנ״ט:טו)
יסוד de la matrice : tout tient à l'accès physique — peut-on prendre la marmite sans porter la main sur le מוקצה ? Si le couvercle est déplaçable, on passe par le couvercle. Si tout est מוקצה mais qu'une partie de la marmite est découverte, on passe par la partie découverte. Si tout est fermé, il ne reste aucun chemin, et le Choulhan Aroukh écrit « il ne prend pas ». Le fuseau du Magen Avraham (section 6) est le dernier recours avant cela.
8. Yom Tov tombant la veille de Chabbat — seif 6
Deux avis, et le Beit Yossef les rapporte tous deux depuis le Chibolei HaLeket :
- Celui qui interdit : Rabbi Yehouda bar Natan se gardait d'enfouir dans des pierres, tenant que c'est comme un בנין.
- Celui qui permet : HaRav Binyamin répond que la Torah n'a interdit que le בנין קבע, et que pour l'honneur de Chabbat on n'a pas décrété.
« היה מקפיד ר׳ יהודה בר נתן שלא להטמין באבנים דס״ל דאסור דהוי כמו בנין » (ב״י או״ח רנ״ט)
« וה״ר בנימין אומר דאין להקפיד שלא אסרה תורה אלא בנין קבע » (ב״י או״ח רנ״ט)
La Michna Beroura précise l'enjeu et écarte une confusion : la difficulté n'est pas le מוקצה — même si les pierres ont été désignées de longue date, la question demeure. Elle est celle du בנין עראי, interdit de רבנן le jour de fête.
« היינו אפילו אם יחדן לכך מכבר דלית בהן משום מוקצה » (מ״ב רנ״ט:טז)
« היינו דסידור האבנים דהוי כמו דופן הוי בכלל בנין עראי ואסור מדרבנן ביו״ט » (מ״ב רנ״ט:יז)
« דמשום כבוד שבת לא גזרו » (מג״א רנ״ט ס״ק י)Sur l'usage, la Michna Beroura rapporte l'Eliyahou Rabba — le מנהג suit ceux qui permettent — et note que l'Admour HaZaken écrit de même.
« ועיין בא״ר שכתב שהמנהג כהיש מתירים וכ״כ הגר״ז » (מ״ב רנ״ט:יח)
L'Admour HaZaken, dans son propre Choulhan Aroukh, écrit les deux membres dans un seul seif : l'interdit d'abord, puis la permission lorsqu'on n'a rien d'autre.
« אָסוּר לְהַטְמִין חַמִּין לְשַׁבָּת בָּאֲבָנִים, שֶׁאָסוּר לְצַדֵּד אֲבָנִים בְּיוֹם טוֹב, מִפְּנֵי שֶׁדּוֹמֶה לְבִנְיָן » (שו״ע הרב רנ״ט:ו)
« מִפְּנֵי שֶׁאֵין כַּאן בִּנְיָן קָבוּעַ אֶלָּא בִּנְיַן עֲרַאי, וְאֵינוֹ אָסוּר אֶלָּא מִדִּבְרֵי סוֹפְרִים, וּמִשּׁוּם כְּבוֹד שַׁבָּת לֹא גָזְרוּ » (שו״ע הרב רנ״ט:ו)
9. Le scellement du four — seif 7
« אותו בטיט מותר לסתור אותה סתימה כדי להוציא החמין ולחזור ולסתמו ואם יש בו גחלים לוחשות מותר ע״י עכו״ם » (שו״ע או״ח רנ״ט:ז)
קושיא : le four est attaché au sol, et l'on ne démolit pas un bâtiment attaché au sol. Pourquoi briser l'enduit d'argile qui en ferme la bouche serait-il permis ?
תירוץ : ce n'est pas une סתירת בנין, même de רבנן, parce que ce scellement n'a jamais été fait pour durer. La Michna Beroura le pose en une ligne, et le Taz rapporte la même raison au nom du Mordekhi, telle que le Beit Yossef la donne.
« שאין זה בכלל סתירת בנין אפילו מדרבנן כיון שלא נעשה לקיום כלל » (מ״ב רנ״ט:יט)
« דדוקא אם היה עושה לקיים שלא להסירן בשבת היה אסור משום סתירה אבל דף זה אינו עשוי לקיים » (ט״ז רנ״ט ס״ק ג)
L'Admour HaZaken déplie le raisonnement en deux temps : d'abord la règle générale — de la Torah, l'interdit ne porte que sur le corps du bâtiment, non sur son ouverture ; puis l'application — l'enduit du four, fait pour garder la chaleur quelques heures et pour être brisé le lendemain, n'entre pas dans le décret.
« הוֹאִיל וּמִן הַתּוֹרָה אֵין אִסּוּר אֶלָּא כְּשֶׁסּוֹתֵר גּוּף הַבִּנְיָן אֲבָל לֹא כְּשֶׁסּוֹתֵר פִּתְחוֹ » (שו״ע הרב רנ״ט:ז)
« אֲבָל שְׁרִיקַת הַתַּנּוּר שֶׁלֹּא נַעֲשֵׂית כְּלָל לְקִיּוּם אֶלָּא לִשְׁמוֹר הַחֹם לְפִי שָׁעָה וּלְסָתְרָהּ לְמָחָר — לֹא גָזְרוּ עָלֶיהָ » (שו״ע הרב רנ״ט:ז)
La glose du Rama ne renverse pas la permission, elle la borne : on ne brisera pas soi-même le scellement enduit d'argile s'il est possible de le faire faire par un non-Juif, ni par un adulte si un enfant le peut, et à défaut on le fera avec un léger changement. La Michna Beroura en donne le motif : peut-être, l'enduit d'argile étant là, y a-t-il un peu de סתירת בנין.
« ויש מחמירין שלא לסתור סתימת התנור הטוח בטיט ע״י ישראל אם אפשר לעשות ע״י עכו״ם » (רמ״א או״ח רנ״ט:ז)
« טעמם דאולי כיון שטוח בטיט יש בזה קצת משום סתירת בנין » (מ״ב רנ״ט:כב)
Reste la clause des braises ardentes, et il faut la prendre par le bon bout : la permission « par un non-Juif » du séif 7 porte sur la fermeture, et la crainte est d'éteindre. La Michna Beroura l'écrit sans détour — אבל ע״י ישראל אסור לסתום דמכבה הגחלים ואע״פ שאין מתכוין לכך אסור משום פסיק רישא אבל באמירה לא״י לא קפדינן כולי האי (משנה ברורה רנ״ט ס״ק כ״א) — et renvoie à la fin du siman 253. Le point de l'ouverture, où l'air entrant attise les braises, est dérivé : le Maguen Avraham l'introduit par ומשמע בת״ה דה״ה לפותחו, et la Michna Beroura le met à la fin du même ס״ק. La Michna Beroura précise encore, sur les mots « et le refermer », qu'il s'agit d'un point distinct : il n'y a pas à craindre que la fermeture éteigne des braises qui s'y trouveraient.
« הוא ענין בפ״ע וקמ״ל דלא צריך למיחש שמא יש בפנים גחלים לוחשות וכשיסתמנו יגרום שיכבו » (מ״ב רנ״ט:כ)
10. גורם בישול — le hidouch du Rama, la nuit / le jour
« ואפי׳ ע״י עכו״ם אסור כמו שנתבאר לעיל סוף סי׳ רנ״ג » (רמ״א או״ח רנ״ט:ז)
יסוד du hidouch : גורם בישול — causer la cuisson indirectement. Le Rama distingue deux moments :
- Le matin de Chabbat : toutes les marmites sont de toute façon cuites à point. Refermer ne cause aucune cuisson ; cela conserve seulement la chaleur.
- La nuit, aussitôt après l'enfouissement : il y a lieu de douter qu'elles le soient. Refermer hâte alors la cuisson — c'est גורם בישול, et le Rama l'interdit même par un non-Juif, en renvoyant à la fin du siman 253.
La Michna Beroura précise le mécanisme, et il est plus large qu'on ne croirait : c'est la fermeture de la bouche du four, même sans l'enduit d'argile, qui ajoute de la chaleur et fait cuire plus vite.
« דע״י סתימת פיו ואפילו בלא טיחה בטיט מוסיף חום ומתבשל במהרה » (מ״ב רנ״ט:כד)
Elle précise aussi la portée de l'interdit — il ne s'arrête pas au fait : le plat lui-même est interdit après coup, comme pour celui qui cuit pendant Chabbat, et la Michna Beroura renvoie pour cela au siman 318 séif 1 — עיין לקמן בסימן שי״ח ס״א. C'est à la restriction qui suit qu'elle attache la responsa 102 du Rama : cela ne vaut que si la cuisson n'avait pas encore atteint le מאכל בן דרוסאי — והוא שלא הגיע עדיין למאכל בן דרוסאי [רמ״א סימן ק״ב ע״ש] (משנה ברורה רנ״ט ס״ק כ״ה).
« ואפילו בדיעבד אסור התבשיל כדין מבשל בשבת » (מ״ב רנ״ט:כה)
Et sur le non-Juif, elle sépare le a priori du fait accompli : l'interdit tient, parce que la fermeture rapproche réellement la cuisson ; mais si le non-Juif a refermé, on n'interdit pas le plat, puisqu'il aurait fini par cuire de toute manière.
« דהוא מקרב הבישול ממש עי״ז » (מ״ב רנ״ט:כו)
L'Admour HaZaken consacre à cela son huitième seif — le siman en a huit chez lui, sept chez le Mehaber — et la formulation y est la même.
« אֲבָל אִם יֵשׁ לְהִסְתַּפֵּק שֶׁמָּא לֹא נִתְבַּשְּׁלוּ עֲדַיִן כָּל צָרְכָּן, כְּגוֹן בַּלַּיְלָה סָמוּךְ לְהַטְמָנָתָן — אָסוּר לִסְתּוֹם הַתַּנּוּר אֲפִלּוּ עַל יְדֵי נָכְרִי, מִפְּנֵי שֶׁגּוֹרֵם לְמַהֵר בִּשּׁוּלָם » (שו״ע הרב רנ״ט:ח)
11. נפקא מינות pratiques modernes
Ce qui suit n'est pas une ligne de conduite : ce sont les questions que les sections précédentes posent à des objets d'aujourd'hui, avec le seif ou l'entrée d'appareil dont elles relèvent. Le niveau 2 rapporte et ne tranche pas ; la halakha lema'assé se demande au Rav.
1. Une couverture posée sur la marmite est-elle מוקצה ? Une couverture de maison est un vêtement, portant תורת כלי tout au long de l'année : la question du ייחוד, qui naît de ce que les mokhin sont מוקצה מחמת חסרון כיס (מ״ב רנ״ט:ג), ne se pose pas dans les mêmes termes. Reste à savoir si la couverture est devenue בסיס de ce qu'elle porte — c'est la clause de fin du seif 1 (מ״ב רנ״ט:ט).
2. Le papier d'aluminium de cuisine. Il n'est pas destiné à être mis en réserve pour la vente ; la clause du seif 1 sur les toisons de l'entrepôt, dont le Magen Avraham dit qu'elle suppose qu'il y soit מקפיד (מג״א רנ״ט ס״ק ד), ne le vise pas.
3. La housse isotherme. Objet fait pour cet usage seul : la question est de savoir si l'on est dans le cas des mokhin — matière qui demande une désignation — ou dans celui d'un כלי qui porte déjà תורת כלי. Les deux versants sont au seif 1.
4. La marmite ôtée de la plata. Deux gedarim distincts s'y croisent et ne doivent pas être confondus : la חזרה, que la Michna Beroura rappelle ici en renvoyant au siman 257 (מ״ב רנ״ט ס״ק י״ג), et la גומא du seif 3, qui suppose une הטמנה — un enfouissement de la marmite dans une matière. Une plata nue n'est pas une הטמנה.
5. Le four « mode Chabbat », le matin. C'est le cas que le Rama déclare permis : toutes les marmites sont cuites à point (רמ״א או״ח רנ״ט:ז). La Michna Beroura ajoute que la question de la fermeture ne se limite pas à l'enduit d'argile (מ״ב רנ״ט:כד).
6. Le four « mode Chabbat », la nuit. C'est le cas que le Rama interdit, et même par un non-Juif. La Michna Beroura y attache une conséquence a posteriori sur le plat (מ״ב רנ״ט:כה) et une réserve pour le cas du non-Juif (מ״ב רנ״ט:כו).
7. Le couvercle d'une mijoteuse. La question se dédouble : le couvercle est-il מוקצה — et s'il ne l'est pas, le fait de l'ôter puis de le remettre relève-t-il du גורם בישול du Rama lorsque le contenu n'est pas encore cuit à point.
8. Yom Tov tombant la veille de Chabbat. Le seif 6 porte sur des pierres que l'on dispose, et la Michna Beroura en nomme la raison — c'est le בנין עראי (מ״ב רנ״ט:יז). Savoir si un appareil que l'on pose relève du même gader n'est pas dit par le seif, et nous ne l'y ajoutons pas.
Pour aller plus loin
Niveau 3 — Synthèse : récapitulatif structuré, repères de mémoire, arbres de décision et règles pratiques.
Niveau 4 — Daat HaRav : la chita de l'Admour HaZaken (Choulhan Aroukh HaRav), dont plusieurs seifim du siman 259 sont cités ici section par section.