חתיכה שאינה ראויה להתכבד שנתערבה באחרות מין במינה יבש ביבש (דהיינו שאין נבלל והאיסור עומד בעצמו אלא שנתערב ואינו מכירו) (ב״י בשם תשובת הרשב״א והרמב״ן וסה״ת) חד בתרי בטיל ומותר לאכלן אדם אחד כל אחת בפני עצמה אבל לא יאכל שלשתם יחד ויש מי שאוסר לאכלם אדם אחד אפילו זה אחר זה
הגה וכן יש לנהוג לכתחילה ויש מחמירין להשליך אחד או ליתן לעובד כוכבים (הגהות ש״ד בשם מוהר״ם ורש״י בעבודת כוכבים דף ע״ד ע״א) ואינו אלא חומרא בעלמא וכל זה כשנתערב במינו אבל שלא במינו ואין מכירו אפילו יבש ביבש צריך ששים (טור בשם בעל התרומה ועוד הרבה פוסקים) ואין חלוק בכל זה בין אם האיסור מדרבנן או מדאורייתא (בית יוסף בשם הפוסקים דלא כהגהת ש״ד) וע״ל סימן קכ״ב אם נתערבו כלים ביחד
(שו״ע יו״ד ק״ט:א)
1. Introduction à la sougya — le sec mêlé au sec, et la pièce qui n’est pas digne d’être servie
Le fondement — qu’est-ce que « le sec dans le sec » ?
Le siman part d’une situation précise. Un morceau sec d’interdit — qui ne s’est pas délité et ne s’est pas fondu dans le permis, mais qui, selon la parenthèse même du Mehaber, שאין נבלל והאיסור עומד בעצמו אלא שנתערב ואינו מכירו, « ne se mêle pas, l’interdit se tient de lui-même, seulement il s’est mélangé et on ne le reconnaît plus » — est tombé parmi des morceaux permis de son propre genre, et nul ne sait lequel des trois est l’interdit. Un tel mélange ne se juge pas au goût, comme le liquide répandu dans le liquide, mais au nombre. De là : חד בתרי בטיל — un morceau est annulé dans deux, à la simple majorité, sans qu’il faille soixante. Et tout cela à une condition : que la pièce ne soit pas digne d’être servie à des hôtes ; car une pièce importante ne s’annule pas, fût-ce dans mille (voir les simanim 101 et 110).
« חתיכה שאינה ראויה להתכבד שנתערבה באחרות מין במינה יבש ביבש » (שו״ע יו״ד ק״ט:א)
Pourquoi le sec et non le liquide : dans le liquide mêlé au liquide, le corps de l’interdit se défait et se répand dans tout le permis ; on ne juge plus que son goût, et la mesure en est soixante. Dans le sec mêlé au sec, chaque morceau demeure entier, le corps de l’interdit se tient de lui-même et n’a pas donné de goût à son voisin ; tout le manque est que l’on ne reconnaît plus lequel est interdit. Or ce manque-là n’est pas affaire de goût mais de discernement — et pour discerner, la majorité suffit, selon le verset אחרי רבים להטות. Le Chakh précise dès son ס״ק ג que קמח בקמח ne relève pas du sec : la farine se mêle, et son din est celui du liquide dans le liquide. Il l’apporte au nom du Bah, puis l’appuie sur le Rashba et sur les Tossafoth de Zevahim et de Menahoth.
Le Chakh ס״ק א — « digne d’être servie » : le Chakh pose la borne du siman tout entier. Une pièce digne d’être servie ne s’annule pas, ni dans son genre ni hors de son genre, fût-ce dans mille, et il renvoie au siman 101 plus haut et au siman 110 plus bas. Tout ce qui suit n’est donc dit que d’une pièce qui n’est pas digne d’être servie ; car si elle l’est, même le sec dans le sec et dans son genre ne s’annule pas par la majorité.
« ראויה להתכבד בין במינה בין שלא במינה לא בטלה אפילו באלף » (ש״ך יו״ד ק״ט ס״ק א)
Le Chakh ס״ק ב — la seconde borne : le lemme du Chakh porte sur les mots מין במינה du Mehaber, et il annonce d’avance ce que la glose du Rama dira plus bas : hors de son genre, soixante sont requis. Les deux ס״ק qui ouvrent le siman posent donc ensemble son champ exact — pièce non honorable, et mélange dans son propre genre.
« אבל שלא במינה צריך ס׳ כדבסמוך בהג״ה » (ש״ך יו״ד ק״ט ס״ק ב)
2. La racine de l’annulation par la majorité — אחרי רבים להטות
C’est la racine de tout le siman, et c’est là que le Taz met le poids de son ס״ק א.
La hakira — pourquoi le sec dans le sec ne demande-t-il pas soixante ? Partout où des interdits se mêlent par le goût, il faut soixante. Pourquoi ici la majorité suffit-elle — deux morceaux seulement contre un ?
La réponse du Taz (ס״ק א) — c’est le din de la majorité, de la Torah : le Taz explique que חד בתרי בטיל tient au verset אחרי רבים להטות. La mesure de soixante n’a sa place que là où un goût réel se répand — dans le liquide, ou hors du genre —, et il faut alors annuler ce goût. Dans le sec et dans son genre il n’y a pas de goût du tout : l’interdit se tient de lui-même et n’a rien donné au permis ; tout le manque est de savoir quel morceau est interdit, et la majorité des morceaux permis y suffit. Le Taz ajoute deux choses qu’il faut lire ensemble : les Sages n’ont pas exigé soixante parce que la pièce n’est pas digne d’être servie ; et ce qu’ils ont exigé, à titre de rigueur, c’est seulement qu’on ne mange pas les trois en une fois — car alors, de quelque côté qu’on se tourne, on mange l’interdit dans cette bouchée même.
« דכתיב אחרי רבים להטות ולא החמירו רבנן להצריך ס׳ כיון שאינה ראוייה להתכבד » (ט״ז יו״ד ק״ט ס״ק א)
« רק שהחמירו שלא יאכל שלשתן כא׳ דהא ממה נפשך אוכל האיסור באותה אכילה » (ט״ז יו״ד ק״ט ס״ק א)
Un point de méthode à ne pas manquer : chez le Taz, la sevara de ממה נפשך sert à interdire — elle montre que celui qui avale les trois d’un coup avale l’interdit à coup sûr. Chez le Rashba, que le Chakh rapporte au ס״ק ז, le même raisonnement sert à permettre — celui qui mange un morceau peut dire de chacun qu’il est le permis. Ce n’est pas une contradiction : c’est le même calcul lu dans les deux sens, et c’est ce qui explique que le séif permette une chose et interdise l’autre dans la même phrase.
Le Chakh ס״ק ו — la majorité se compte, elle ne se pèse pas : le Chakh glose les mots בתרי בטיל : cela veut dire par la majorité, selon le verset ; et même s’il n’y a de majorité que dans ces deux morceaux-là alors qu’ils sont plus petits que l’interdit, c’est annulé. Le Chakh ajoute entre parenthèses la condition du cas : qu’on ne sache pas lequel est interdit, comme il l’expliquera au ס״ק ח.
« ברוב כדכתיב אחרי רבים להטות ואפילו ליכא רוב אלא בהנך תרי שהם קטנים מהאיסור » (ש״ך יו״ד ק״ט ס״ק ו)
Le Chakh ס״ק ה — ce que le Mehaber a laissé de côté : le Chakh relève que le Tour rapportait ici une ma’hloketh des poskim sur les interdits dont on ne peut tirer profit, tel le hametz à Pessah, et que le Mehaber l’a omise à cet endroit — parce qu’il s’est appuyé sur ce qu’il écrit à Orah Haïm 447, que même dans mille cela ne s’annule pas, et qu’il y a des avis pour qui le hametz est comme les autres interdits. Il renvoie encore à son propre ס״ק י״ב du siman 102.
« הטור הביא מחלוקת הפוסקים גבי אסורי הנאה כגון חמץ בפסח » (ש״ך יו״ד ק״ט ס״ק ה)
Le fondement — manger une à une est permis, les trois ensemble est interdit :
Puisque l’annulation n’est ici qu’un discernement par la majorité, il est permis de manger les morceaux un à un. Le Chakh donne la parole du Rashba : quand il mange le premier, il dit « celui-ci est le permis » ; et ainsi de chacun ; et même du dernier il peut dire que ce qui a été mangé en premier était l’interdit, qu’il s’en est allé, et que celui-ci est du permis — ce qu’on ne peut plus dire des choses qui se mêlent. Mais s’il les mange tous les trois ensemble, il n’y a plus rien à dire : il avale l’interdit avec certitude. C’est pourquoi le Mehaber interdit la bouchée des trois et permet de les manger séparément.
« דכשאוכל הא׳ אני אומר זהו של היתר » (ש״ך יו״ד ק״ט ס״ק ז)
« חד בתרי בטיל ומותר לאכלן אדם אחד כל אחת בפני עצמה אבל לא יאכל שלשתם יחד » (שו״ע יו״ד ק״ט:א)
Une seule personne — un à un, ou deux d’un coup ?
Shita
Ce qu’une seule personne peut manger
Source
Le Rashba, rapporté et retenu par le Chakh
Chacun séparément ; et le Chakh en déduit qu’il est de même permis d’en manger un puis deux, ou deux puis un — il reste toujours de quoi dire « l’interdit est celui-là » —, à l’exclusion des trois ensemble. Il appuie cette déduction sur ce qu’il expliquera au ס״ק י״ב, qu’il est permis de les cuire en deux marmites.
ש״ך ס״ק ז
Le « il y a qui interdit » (fin du séif 1)
Une seule personne ne les mangera pas, même l’un après l’autre
מחבר ס״א
« דה״ה דמותר לאכול א׳ וב׳ או ב׳ וא׳ לאפוקי שלשתן יחד דלא » (ש״ך יו״ד ק״ט ס״ק ז)
« ויש מי שאוסר לאכלם אדם אחד אפילו זה אחר זה » (שו״ע יו״ד ק״ט:א)
Ce que le Chakh retient, et ce que le Rama en fait : pour le Chakh, l’interdit ne porte que sur les trois ensemble, parce que là seulement il n’y a plus rien à supposer. Le Rama, lui, tranche l’usage : il est bon de se conduire a priori comme le « il y a qui interdit », et une seule personne ne les mangera pas même l’un après l’autre. Quant à ceux qui sont plus rigoureux encore et jettent un morceau ou le donnent à un non-juif, le Rama écrit en toutes lettres que ce n’est qu’une rigueur, rien de plus.
« וכן יש לנהוג לכתחילה ויש מחמירין להשליך אחד או ליתן לעובד כוכבים » (שו״ע יו״ד ק״ט:א)
« ואינו אלא חומרא בעלמא » (שו״ע יו״ד ק״ט:א)
4. מין במינו contre שלא במינו — la crainte de la cuisson
C’est la distinction la plus aiguë du séif 1, et c’est d’elle que tout le séif 2 dépendra.
La hakira — pourquoi soixante hors du genre, alors même que c’est sec ? Si, dans le sec et dans son genre, la majorité suffit, pourquoi le Rama exige-t-il soixante quand le morceau interdit est tombé parmi des morceaux d’un autre genre et qu’on ne le reconnaît plus ? Là aussi l’interdit se tient de lui-même et n’a donné aucun goût.
« וכל זה כשנתערב במינו אבל שלא במינו ואין מכירו אפילו יבש ביבש צריך ששים » (שו״ע יו״ד ק״ט:א)
La réponse — la mesure du sec est prise sur ce qu’il deviendrait cuit (le Ran, chez le Chakh ס״ק ט ; le Taz ס״ק ב) : la distinction tient à la racine de l’annulation dans la Torah.
Dans son genre — le Taz écrit que même le liquide dans le liquide n’y demande soixante que rabbiniquement, et il renvoie pour cela au siman 98 ; les Sages n’ont donc pas alourdi le sec, même rabbiniquement.
Hors de son genre — là, le liquide dans le liquide exige soixante de la Torah, puisqu’il y a don de goût ; les Sages ont donc étendu la rigueur au sec lui-même, pour qu’on n’en vienne pas à un interdit de la Torah par la cuisson.
« דבמינו אפי׳ בלח בלח אין צריך ס׳ רק מדרבנן כמ״ש סי׳ צ״ח ס״ח ביבש אפי׳ מדרבנן לא החמירו » (ט״ז יו״ד ק״ט ס״ק ב)
« אבל באינו מינו שמן התורה צריך בלח בלח ששים כיון שיש נתינת טעם » (ט״ז יו״ד ק״ט ס״ק ב)
« ע״כ החמירו רבנן גם ביבש להצריך ס׳ שלא יבוא לידי איסור דאורייתא בבישול » (ט״ז יו״ד ק״ט ס״ק ב)
La racine de l’affaire : toute la distinction se prend donc sur le liquide. Dans le sec, il n’y a jamais de goût réel ; mais les Sages ont réglé le din du sec sur ce qu’il serait s’il venait à être cuit. Dans son genre — même cuit, la majorité suffirait ; on n’a donc rien alourdi. Hors du genre — cuit, il faudrait soixante de la Torah ; on a donc alourdi dès l’état sec. Et c’est le fondement sur lequel le séif 2 est bâti tout entier : ce qu’on redoute, c’est la cuisson, qui fera sortir le goût enfermé. Le Chakh dit la même chose en rapportant la langue du Ran, et sa parenthèse à lui renvoie au siman 98 séif 2 — là où le Taz, au même endroit, renvoie au séif 8. Les deux renvois ne visent pas la même chose, et il vaut de les lire séparément.
« מין בשאינו מינו דבלח בלח אזלינן בתר טעמא אפילו ביבש נמי בעינן ס׳ » (ש״ך יו״ד ק״ט ס״ק ט)
Le Chakh ס״ק ח — qu’appelle-t-on « hors de son genre » ? Le Chakh donne deux figures. Celle du Tour : l’interdit s’est émietté en morceaux fins qu’on ne distingue plus les uns des autres. Et celle qu’il ajoute lui-même : deux ou trois genres sont en présence, on sait que l’un d’eux est interdit et on ignore lequel — par exemple plusieurs bêtes abattues dont l’une l’a été irrégulièrement. Dans tous ces cas, même le sec dans le sec demande soixante. Le Chakh discute encore, et laisse sur un צריך עיון, la formule d’autres Aharonim qui parlent de genres distincts par leur graisse et semblables d’aspect : à son sens, ce qui importe est qu’ils soient distincts par le goût, puisque c’est le goût qui interdit, et il incline à voir là une erreur de copiste.
« כגון שנפרך לחתיכות דקות שאין ניכר בין זה לזה » (ש״ך יו״ד ק״ט ס״ק ח)
5. Dérabanan et déoraïta — le Rama ne distingue pas, le Chakh distingue
La glose du Rama (fin du séif 1) — « aucune différence »
Le Rama ferme le séif par une phrase que le Beit Yossef lui a donnée : il n’y a, en tout cela, aucune différence entre un interdit rabbinique et un interdit de la Torah. Autrement dit : dans les deux cas, dans son genre, le sec est annulé par la majorité et non par soixante ; et l’on ne dira pas qu’un interdit rabbinique s’annulerait déjà un contre un — il faut toujours une majorité.
« ואין חלוק בכל זה בין אם האיסור מדרבנן או מדאורייתא » (שו״ע יו״ד ק״ט:א)
Hors de son genre et rabbinique — faut-il soixante ?
Shita
Sec, hors du genre, interdit rabbinique
Source
La lecture large de la glose (Beit Yossef)
Aucune différence — le rabbinique aussi demande soixante
רמ״א ס״א ; ב״י
Le Chakh, au nom du Ran (ס״ק ט–י)
Hors du genre, un interdit rabbinique n’exige pas soixante dans le sec — puisque tout ce soixante n’est là que pour qu’on n’en vienne pas à un interdit de la Torah, et qu’ici il n’y a aucun interdit de la Torah à craindre. Le Chakh s’en sert pour accorder entre elles les deux gloses contradictoires de l’Or Zaroua’ rapportées aux Hagahot Cha’arei Doura.
ש״ך ס״ק ט–י
« דדבר שאינו אסור אלא מדרבנן אף שלא במינו א״צ ס׳ ביבש » (ש״ך יו״ד ק״ט ס״ק ט)
« ועל פי זה נ״ל ליישב מה שנמצא בהגהת ש״ד סי׳ ל״ט שני הגהות מא״ז דסתרי אהדדי » (ש״ך יו״ד ק״ט ס״ק ט)
La racine du désaccord : tout dépend du motif des soixante hors du genre. Si les soixante sont là parce que l’interdit sec « compte » déjà comme donnant du goût, alors il n’y a pas à distinguer le rabbinique du biblique. Mais si les soixante ne sont qu’une garde, pour qu’on n’arrive pas à un interdit de la Torah, alors un interdit rabbinique n’a rien vers quoi arriver, et soixante ne sont pas requis. Le Chakh tient la seconde branche, et il établit au ס״ק י que ces soixante ne sont que rabbiniques et non de la Torah, contre ce qu’on pourrait déduire des Tossafoth. Il faut dire ici tout net ce que le Chakh écrit de son côté : sur la phrase du Rama « aucune différence », il pose lui-même un צריך עיון et demande d’où elle est tirée ; puis il propose que le Rama ne parle que du début de la phrase — qu’il faut une majorité et qu’un contre un ne suffit pas. La question reste ouverte dans le Chakh, et nous la laissons ouverte.
« וא״כ צריך עיון על מ״ש הרב ואין חילוק בכל זה בין אם האיסור מדרבנן » (ש״ך יו״ד ק״ט ס״ק ט)
« ולי נראה כדברי הרב כדמשמע בסה״ת וטור להדיא דלא הוי אלא מדרבנן » (ש״ך יו״ד ק״ט ס״ק י)
Le Chakh ס״ק ד — l’interdit se tient de lui-même, même cuit : même si le morceau interdit a été cuit dans de l’eau ou dans d’autres liquides, il garde le nom de « sec ». Mais le Chakh ajoute aussitôt la conséquence, et elle est double : une fois cuit, il faut soixante — les morceaux et l’eau ensemble — contre l’interdit ; et il faut encore que les morceaux soient en majorité, car s’ils ne le sont pas, tous les morceaux sont interdits même s’il y a soixante.
« אע״פ שהוא מבושל במים או משקים אחרים מקרי יבש » (ש״ך יו״ד ק״ט ס״ק ד)
« ואם אין בחתיכות רוב כל החתיכות אסורות אע״פ שיש ס׳ » (ש״ך יו״ד ק״ט ס״ק ד)
יבש ביבש שנתבטל חד בתרי אם בשלן כולן כאחד ואפי׳ לאכול כל א׳ בפני עצמו אסור אם אין שם ששים מפני שהרוטב בנותן טעם ונבלע בחתיכות ואם רוצה לבשלן יחד ואין שם ס׳ מותר להרבות עליהם כדי שיעור ששים ולבשלן ואין בו משום מבטל איסור
הגה וי״א דאם נודע התערובת קודם שנתבשלו ביחד הכל שרי דאין חוזרין ונאסרים מאחר שנתבטל ביבש (טור בשם הרא״ש ור׳ ירוחם בשם התוספות וכתב שכן עיקר) ובמקום הפסד יש לסמוך אדברי המקילין ולהתיר
(שו״ע יו״ד ק״ט:ב)
6. La grande hakira du séif 2 — la cuisson du mélange
Le fondement — comment une cuisson interdit-elle ce qui était déjà annulé ?
Un mélange de sec dans le sec, déjà annulé un dans deux et permis, s’il est cuit tout entier ensemble, redevient interdit s’il n’y a pas soixante — et cela même pour les manger un à un. Le motif est dans le Mehaber : le bouillon donne du goût et se fait absorber dans les morceaux. Par la cuisson, le goût de l’interdit sort dans le bouillon et se répand dans tous les morceaux ; il n’y a plus là un discernement par la majorité, mais un interdit de goût — et un interdit de goût demande soixante.
La question du Taz (ס״ק ב) — d’où l’interdit de la Torah reviendrait-il ? Le Taz pose la difficulté en son nom propre. Avant la cuisson, l’interdit était annulé par la majorité ; s’il l’avait voulu, il aurait pu le manger de par la Torah, et la chose était devenue du permis achevé. Pourquoi donc serait-elle interdite ensuite, de la Torah, par la cuisson ? Et en quoi diffère-t-elle du cas du siman 98 séif 2, où l’interdit tombé dans son genre et hors de son genre est dit débordé par son genre, de sorte qu’on ne se soucie pas du goût qu’il donnera ensuite à ce qui n’est pas son genre — puisqu’il est déjà devenu du permis, et que la Torah n’y exige pas soixante ?
« וקשה לי קודם הבישול נתבטל ברוב ואי בעי שרי למיכליה מדאורייתא ונעשה כהיתר גמור ולמה יאסר אח״כ מן התורה בבישול » (ט״ז יו״ד ק״ט ס״ק ב)
« ומ״ש מההיא דסי׳ צ״ח בסעיף ב׳ בנתערב במינו ואינו מינו דאמרינן מינו רבה עליו » (ט״ז יו״ד ק״ט ס״ק ב)
La réponse du Taz — le goût se fait sentir pour lui-même : le Taz distingue, et la distinction porte sur le goût, non sur le statut. Au siman 98, l’interdit a beau donner du goût à ce qui n’est pas son genre, ce goût ne se fait jamais sentir pour lui-même, car son propre genre l’a déjà débordé. Ici, dans le sec mêlé au sec, l’interdit se tient entier dans son morceau ; et quand on le cuit, le goût de l’interdit se fait sentir pour lui-même. C’est la différence, et c’est elle qui fait revenir l’interdit.
« דשם אע״פ שגם האיסור נ״ט לאינו מינו מ״מ אין הטעם נרגש בפני עצמו משא״כ בדין זה שטעם האיסור נרגש בפני עצמו » (ט״ז יו״ד ק״ט ס״ק ב)
La profondeur du fondement : il ressort de là que l’annulation par la majorité, dans le sec, n’a pas fait disparaître le corps de l’interdit — elle a seulement levé l’interdit du doute, tant que les morceaux restent secs côte à côte. Le morceau interdit est toujours là, entier, dans le tas ; c’est notre ignorance qui a été traitée, non sa matière. Vient la cuisson, qui fait sortir son goût : l’interdit se répand pour de bon, et il faut soixante. C’est en cela que le cas diffère du liquide dans le liquide du siman 98, où le corps de l’interdit s’est défait et n’a plus aucune tenue propre. Jusqu’où va cette lecture — si l’annulation du sec est un vrai ביטול ou seulement un היתר ספק — le Taz ne le tranche pas en ces termes, et nous ne le tranchons pas pour lui.
7. Ajouter jusqu’à soixante · su avant la cuisson — le nom de permis
Ajouter par-dessus jusqu’à soixante — et ce n’est pas annuler un interdit :
Le cas
Le din
Source
Il veut les cuire et il n’y a pas soixante
Il lui est permis d’ajouter par-dessus des morceaux permis jusqu’à la mesure de soixante, puis de les cuire
מחבר ס״ב
La crainte d’annuler un interdit a priori
Il n’y a là aucun interdit — puisque chaque morceau est déjà permis par lui-même
ט״ז ס״ק ג ; ש״ך ס״ק י״ג בשם הר״ן
« מותר להרבות עליהם כדי שיעור ששים ולבשלן ואין בו משום מבטל איסור » (שו״ע יו״ד ק״ט:ב)
Le hiddouch du Taz (ס״ק ג) : à première vue, on n’annule pas un interdit a priori. Le Taz répond en une ligne, et le Chakh dit la même chose au nom du Ran : puisque chaque morceau est permis pour lui-même, il n’y a pas ici d’interdit. Celui qui ajoute n’annule donc rien — il ajoute du permis à du permis, afin que la cuisson ne fasse pas ressortir le goût. Et il suit de là que tout ce heter est bâti sur l’annulation antérieure : si le mélange n’avait pas déjà été annulé un dans deux, il serait interdit d’ajouter.
« כיון שכל אחד בפני עצמו מותר אין כאן איסור » (ט״ז יו״ד ק״ט ס״ק ג)
« כיון שכל אחד מותר בפני עצמו ר״ן שם » (ש״ך יו״ד ק״ט ס״ק י״ג)
Le Rama — su avant la cuisson, tout est permis (le Rosh et les Tossafoth) : si le mélange a été connu avant qu’on ne les cuise ensemble, tout est permis : ils ne redeviennent pas interdits, puisqu’ils ont déjà été annulés à l’état sec. Le Rama l’apporte du Tour au nom du Rosh, et de Rabbenou Yerouham au nom des Tossafoth, en écrivant que c’est là le principal. Le Taz donne le motif d’une ligne : le nom de permis avait déjà été appelé sur lui. Et en cas de perte, on peut s’appuyer sur les paroles de ceux qui allègent et permettre.
« דאם נודע התערובת קודם שנתבשלו ביחד הכל שרי דאין חוזרין ונאסרים מאחר שנתבטל ביבש » (שו״ע יו״ד ק״ט:ב)
« משום דכבר נקרא עליו שם היתר » (ט״ז יו״ד ק״ט ס״ק ד)
« ובמקום הפסד יש לסמוך אדברי המקילין ולהתיר » (שו״ע יו״ד ק״ט:ב)
Le Chakh ס״ק י״ב — les deux marmites, et le doute de la Torah :
Il les a partagés en deux marmites et cuits ainsi — c’est permis, et le Chakh montre pourquoi : ce qui interdit la cuisson en une seule marmite, c’est que l’interdit y est redevenu mêlé au permis comme les autres interdits qui se délient ; en deux marmites cela n’arrive pas, et devant chaque marmite on peut dire que l’interdit est dans l’autre. Et même si l’on voulait dire qu’un doute demeure — c’est un doute rabbinique, et le doute rabbinique s’allège.
Le mélange n’avait pas encore été connu quand il les a cuits — l’interdit n’avait alors été annulé en rien, et sur chaque marmite on peut dire que l’interdit y est : c’est un doute de la Torah, et l’on va vers la rigueur, ce qui est interdit de l’avis de tous. Le Chakh conclut que son din est celui de la fin du siman 111 : deux marmites d’un même homme se joignent pour annuler en soixante.
« ודינו כדלקמן ס״ס קי״א דב׳ קדרות של אדם אחד מצטרפים לבטל בס » (ש״ך יו״ד ק״ט ס״ק י״ב)
Nafka mina — su ou non su : tout le heter du « su avant » tient à ce que le nom de permis soit tombé sur le mélange avant la cuisson. D’où : (a) su, annulé à l’état sec, puis cuit → permis, et qui veut être rigoureux ajoute jusqu’à soixante ; (b) jamais su, puis cuit → doute de la Torah, il faut soixante, et deux marmites d’un même homme se joignent pour le compte. Et pour la pratique — demande à ton Rav.
8. Pitchei Techouva — majorité de nombre, double, part perdue et salaison
פ״ת ס״ק א — quelle majorité, et le « double » : le Pitchei Techouva ouvre par le Peri Hadach, qui conclut qu’un rien de plus que la moitié suffit. Il rapporte ensuite le Minhat Yaakov, pour qui il faut rabbiniquement le double ; puis le Peri Megadim, qui écrit que dans un interdit rabbinique le Minhat Yaakov lui-même l’admet, et que dans un interdit de la Torah on ne gronde pas celui qui allège comme le Peri Hadach. Il renvoie encore au Hatam Sofer, responsum 99.
Vient alors la partie la plus instructive du ס״ק, et elle demande d’être lue jusqu’au bout. Un certain savant avait lu le Chakh ס״ק ו comme disant qu’il suffit d’une majorité de nombre — deux parts contre une — sans majorité de masse. Le Chinoukh Beit Yehouda le réfute et lit le Chakh autrement : les deux morceaux, chez le Chakh, sont ensemble plus grands que l’interdit, et ce qu’on ne réclame pas, c’est seulement le double. Sa conclusion pratique suit sa lecture : on ne dit pas que le morceau interdit s’annule en six, ni en soixante, dès lors qu’il est à lui seul plus grand en quantité que tous les soixante réunis. Nous ne tranchons pas entre ces deux lectures du Chakh ; nous signalons seulement que la seconde est celle que le Pitchei Techouva rapporte en dernier, et que la première y est donnée comme réfutée.
« ועי׳ בספר מנ״י כלל ל״א וכלל ל״ט דעתו דמדרבנן בעינן דווקא כפל » (פת״ש יו״ד ק״ט ס״ק א)
« ופירש דר״ל דבהנך תרי יש גם רוב בנין שהב׳ יותר גדולים מן הא׳ אלא דא״צ כפל » (פת״ש יו״ד ק״ט ס״ק א)
« לא אמרינן שתתבטל בששה ולא בס׳ אם הגדולה גדולה בכמות מכל הס » (פת״ש יו״ד ק״ט ס״ק א)
פ״ת ס״ק ב — il en a jeté un, il mange le reste : le lemme est celui de la rigueur du Rama, « jeter un morceau ». Le Pitchei Techouva apporte le Noda’ biYehouda (Tinyana, Yoré Déa 47) : dès lors qu’on en a jeté un, même une seule personne peut manger des deux qui restent, et l’on ne dit pas ici que « l’interdit est resté dans la majorité ». Le motif est clair : puisque l’annulation a déjà eu lieu par la majorité, l’interdit ne se rattrape pas sur l’un des restants.
« דשוב אפילו אדם אחד יכול לאכול משנים הנותרים ולא אמרינן בהא איסורא ברובא אישתייר » (פת״ש יו״ד ק״ט ס״ק ב)
פ״ת ס״ק ג — Rabbi Akiva Eiger, une part perdue hors du genre : le lemme est « il faut soixante ». Rabbi Akiva Eiger (responsum 82) est interrogé sur un mélange hors du genre, à sec, dont une part s’est perdue sans qu’on sache s’il y avait soixante : allège-t-on par présomption, comme on le fait pour un mélange dans son genre qui s’est répandu ? Il répond en deux temps. D’abord la différence de fond : dans le liquide mêlé au liquide, faute de soixante le permis devient lui-même interdit par ce qu’il a absorbé — il y a donc présomption contre présomption, et le doute s’allège ; dans le sec, le permis ne se change jamais en interdit, il est seulement défendu parce qu’on ne sait plus reconnaître l’interdit — on ne sort donc pas le permis de son état, et la présomption d’interdit demeure pour dire qu’il n’a pas été annulé. Ensuite, un second motif : puisque le motif des soixante est la crainte qu’on ne les cuise, cette crainte vaut ici aussi. Et Rabbi Akiva Eiger termine en indiquant lui-même que les paroles du Chakh au siman 102 ס״ק י״ד ne semblent pas aller dans ce sens — la question reste donc ouverte chez lui, et nous la laissons telle.
« ועוד כיון דטעמא שמא יבשלם ממילא גם בזה שייך הגזירה שמא יבשלם » (פת״ש יו״ד ק״ט ס״ק ג)
« אולם מדברי הש״ך סימן ק״ב ס״ק י״ד לא משמע כן » (פת״ש יו״ד ק״ט ס״ק ג)
פ״ת ס״ק ד — la salaison est-elle comme la cuisson ? Le lemme est « il est permis d’ajouter ». Le Pitchei Techouva y rapporte d’abord le Chinoukh Beit Yehouda (responsum 41) : de même que le salé vaut le bouillant, si le mélange n’a été connu qu’après la salaison, le nom de permis n’était pas encore tombé sur lui et cette annulation ne sert de rien — il faut soixante. Le Noda’ biYehouda écrit de même. Mais le Pitchei Techouva poursuit, et c’est ce qu’il ne faut pas laisser tomber : le même Chinoukh Beit Yehouda, à la fin de son responsum 97 et au nom de son grand-père, écrit l’inverse — pour le sec mêlé au sec, la salaison ne vaut pas la cuisson, puisque ce qui fait ici la différence est que la graisse fonde. Et le Pitchei Techouva ajoute pour son propre compte que ces paroles-là lui paraissent surprenantes, et il les discute à la lumière du Chakh ס״ק ד. Il y a donc ici une ma’hloketh, et nous ne la tranchons pas.
« דקיי״ל מליח כרותח אם לא נודע עד אחר מליחה דעדיין לא נקרא עליו שם היתר לא מהני ביטול זה אלא צריך ס׳ » (פת״ש יו״ד ק״ט ס״ק ד)
« אמנם בתשובת חב״י הנ״ל גופיה סוס״י צ״ז בשם זקינו מבואר דבמליחה לא אמרינן הכי » (פת״ש יו״ד ק״ט ס״ק ד)
La hakira qui traverse le siman : de quelle nature est l’annulation de חד בתרי — une annulation achevée, ou la levée d’un doute — et quelle force la cuisson a-t-elle contre elle ?
חד בתרי בטיל — annulation par la majorité, du verset אחרי רבים להטות, sans qu’il faille soixante (ט״ז ס״ק א ; ש״ך ס״ק ו).
ממה נפשך — il en mange un à un, et le Chakh ajoute un puis deux ou deux puis un ; jamais les trois ensemble (רשב״א chez ש״ך ס״ק ז). Chez le Taz, la même sevara sert à interdire la bouchée des trois.
Dans son genre contre hors du genre — dans son genre, pas de soixante ; hors du genre, soixante même à sec, pour qu’on n’en vienne pas à un interdit de la Torah par la cuisson (ר״ן chez ש״ך ס״ק ט ; ט״ז ס״ק ב).
La cuisson — redevient interdit, parce que le goût de l’interdit s’y fait sentir pour lui-même, ce qui n’est pas le cas du siman 98 ; et si le mélange a été su avant, le nom de permis était tombé et il reste permis (רא״ש ותוספות chez le Rama).
La salaison — deux avis chez le Pitchei Techouva ס״ק ד ; la part perdue hors du genre — Rabbi Akiva Eiger est rigoureux, en notant lui-même que le Chakh 102 ס״ק י״ד semble dire autrement (פ״ת ס״ק ג).
Nafka mina pour la pratique, telle que le siman la donne :
Un morceau interdit qui n’est pas digne d’être servi, sec et dans son genre → חד בתרי בטיל, et il est permis de les manger séparément ; a priori, le Rama veut qu’une seule personne ne les mange pas même l’un après l’autre, et il nomme « rigueur » le fait d’en jeter un.
Hors du genre — ou émietté en morceaux fins qu’on ne distingue plus → il faut soixante même à sec.
Quant à la majorité, aucune différence entre rabbinique et biblique ; quant aux soixante hors du genre dans un interdit rabbinique, le Chakh ס״ק ט–י allège au nom du Ran et pose un צריך עיון sur la formule du Rama. La question reste ouverte.
Cuits tous ensemble sans soixante → interdit (le bouillon donne du goût) ; et qui veut les cuire ajoute jusqu’à soixante, sans crainte d’annuler un interdit.
Su avant la cuisson → tout est permis (le nom de permis) ; non su → doute de la Torah, et deux marmites se joignent (siman 111).
חד בתרי בטיל par la majorité ; un à un permis, les trois ensemble interdits
מחבר ס״א ; ט״ז ס״ק א
Ce qu’une seule personne peut manger
Un à un, et selon le Chakh un puis deux ou deux puis un ; a priori le Rama ne le veut pas même l’un après l’autre
רשב״א ; ש״ך ס״ק ז ; רמ״א ס״א
Hors du genre, ou émietté en morceaux fins
Soixante requis même à sec — pour qu’on n’en vienne pas à un interdit de la Torah par la cuisson
רמ״א ס״א בשם בעל התרומה ; ט״ז ס״ק ב ; ש״ך ס״ק ח–ט
Farine dans de la farine
Son din est celui du liquide dans le liquide, non du sec
ש״ך ס״ק ג בשם הב״ח ; רשב״א ותוספות
Cuit alors qu’il était déjà sec et annulé, sans soixante
Interdit — le bouillon donne du goût et se fait absorber
מחבר ס״ב ; ט״ז ס״ק ב
Il veut cuire et il n’y a pas soixante
Il ajoute jusqu’à soixante ; il n’y a là aucun interdit à annuler
מחבר ס״ב ; ט״ז ס״ק ג ; ש״ך ס״ק י״ג
Su avant la cuisson
Tout permis — le nom de permis était tombé ; en cas de perte, on allège
רמ״א ס״ב ; ט״ז ס״ק ד ; ש״ך ס״ק י״ב
Cuit en deux marmites
Permis si le mélange était su ; s’il ne l’était pas, doute de la Torah et les deux marmites se joignent (siman 111)
ש״ך ס״ק י״ב
Une part perdue, hors du genre
Rabbi Akiva Eiger est rigoureux, en notant que le Chakh 102 ס״ק י״ד semble dire autrement
רעק״א סי׳ פ״ב ; פ״ת ס״ק ג
Su seulement après la salaison
Deux avis : l’annulation ne sert de rien et il faut soixante ; ou bien la salaison ne vaut pas ici la cuisson
פ״ת ס״ק ד (חינוך ב״י סי׳ מ״א ונוב״י מול חינוך ב״י סוס״י צ״ז)
Tableau — les ma’hlokoth centrales du siman
Sujet
Première shita
Seconde shita
Ce qu’une seule personne peut manger
Le Rashba — un à un, et un puis deux (ש״ך ס״ק ז)
Le « il y a qui interdit » — même l’un après l’autre ; et le Rama veut qu’on s’y conduise a priori
Hors du genre, interdit rabbinique — faut-il soixante ?
La lecture large de la glose du Rama (ב״י) — aucune différence
Le Chakh au nom du Ran — le rabbinique n’exige pas soixante, et il pose un צריך עיון sur la formule du Rama (ס״ק ט–י)
Cuisson d’un mélange déjà annulé
Le Mehaber — il redevient interdit (le goût se fait sentir pour lui-même ; à la différence du siman 98)
Le Rosh et les Tossafoth, chez le Rama — su avant, il ne redevient pas interdit
Quelle majorité est requise
Le Peri Hadach — un rien de plus que la moitié (פ״ת ס״ק א)
Le Minhat Yaakov — le double, rabbiniquement ; et le Chinoukh Beit Yehouda lit dans le Chakh une majorité de masse sans double
Une part perdue hors du genre, sans soixante
Rabbi Akiva Eiger — rigoureux (la présomption d’interdit demeure)
Le liquide dans le liquide qui s’est répandu — on y allège ; et Rabbi Akiva Eiger note que le Chakh 102 ס״ק י״ד semble ne pas distinguer
Tableau — les sources de la sougya
Guemara : חולין ק׳. וק״ח. (מין במינו ושלא במינו) · גיטין נ״ד: (חד בתרי) · ביצה ג׳: (ביטול ברוב, דבר שיש לו מתירין) · זבחים ע״ג (ביטול ברוב) · et, cités par le Chakh ס״ק ג et ס״ק י : תוספות זבחים ע״ג ע״א, מנחות כ״ב ע״ב, פסחים מ״ד ע״א, חולין צ״ט
Richonim : רש״י · רשב״א (חידושים ותורת הבית ותשובות) · רמב״ן · ר״ן · רא״ש · תוספות · רבנו ירוחם · טור · ספר התרומה · אור זרוע · איסור והיתר הארוך · הגהות שערי דורא
Aharonim : בית יוסף · רמ״א · ב״ח · ש״ך · ט״ז · מהרש״ל · פרי חדש · פרי מגדים · מנחת יעקב · פתחי תשובה · נודע ביהודה · רבי עקיבא איגר · חתם סופר · חינוך בית יהודה
~ ~ ~ ~ ~ DAAT · הרב יוסף חיים סממה
Talmid hakham · donne des cours de halakha et de hassidout Pilpoul et étude sur le sec mêlé au sec · סימן ק״ט · ⚡ Niveau 2 — Lamdan
⚠️ Ce contenu est écrit pour l’étude et l’examen seulement. Pour toute application pratique (לְמַעֲשֶׂה) — demande à ton Rav.