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DAAT · NIVEAU 4 — HALAKHA LEMA'ASSE / PSAK

שולחן ערוך · יורה דעה

Siman 114 — La bière et les boissons des non-Juifs — Psika lema'asse
סימן קי״ד · הלכה למעשה
דין שכר ושאר משקין של עכו״ם
פסק המחבר והרמ״א · הכרעת נושאי הכלים · פסיקת הספרדים והאשכנזים בזמננו
⚖️ פסק הלכה ולמעשה ⚖️
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Halakha lema'asse — la psika pratique

Du psak du Mehaber et du Rama, à l'arbitrage du Taz, du Shach, du Pri Hadash
et du Pithei Teshuva, jusqu'aux poskim séfarades et ashkénazes contemporains

Sujet :
שולחן ערוך יורה דעה סימן קי״ד (י״ב סעיפים)
עם נושאי הכלים: ט״ז, ש״ך, פרי חדש, פתחי תשובה

⚠ Avertissement de niveau :
Ce niveau n'est pas « Daat HaRav » : le Choulhan Aroukh HaRav
(Admour HaZaken) ne couvre pas le Yoreh De'ah, donc pas le Siman 114.
C'est un niveau de psika pratique : ce que l'on fait, et à qui demander.

Rédaction et iyun :
הרב יוסף חיים סממה · DAAT

Comment lire ce niveau. Chaque affirmation est ancrée soit dans le texte du Choulhan Aroukh et de ses nossei kelim (Taz, Shach, Pri Hadash, Pithei Teshuva), soit dans une responsa nommée des poskim contemporains. Sur le Yoreh De'ah, il n'y a ni Mishna Berurah (qui ne commente que l'Orach Chaim), ni Choulhan Aroukh HaRav / Daat HaRav (l'Admour HaZaken n'a pas écrit le YD). Toute application concrète (lema'asse) se conclut par le renvoi à ton Rav : les cas réels mêlent des détails de fait (le lieu où l'on boit, l'usage local, le prix de la boisson, la nature du produit en conserve, la présence d'une certification) que seul un posek voyant ta situation peut trancher.

📑 תוכן העניינים

  1. שורש הסימן — גזרת חתנות בשתייה, ויין נסך הנעלם (סעיף א')
  2. פסק המחבר והרמ״א — מסגרת ההלכה בי״ב סעיפים
  3. שכר עכו״ם וגזרת חתנות — במקום מכירתו, קביעות ועראי (סעיף א'–ג')
  4. מבחן המחיר והחבית — חנות / מן החבית, בס׳ ובששה (סעיף ד'–ה')
  5. שמרים ודבר המעמיד — עביד לטעמיה (סעיף ו')
  6. שמן ודבש ומים חמים — לא בישול ולא גיעול (סעיף ז')
  7. כבושים וקבוע / פריש — מן האוצר / בחנות (סעיף ח'–י')
  8. מורייס וכרכום — תבלין וצבעים (סעיף י״א–י״ב)
  9. פסיקת הספרדים בזמננו — Yabia Omer, Yalkout Yossef, Or LeTzion
  10. פסיקת האשכנזים — Aroukh HaShoulhan et acharonim
  11. מקרים מודרניים — Café en terrasse, conserves, épices, additifs
  12. סיכום מעשי וטבלאות — ולמעשה, שאל את רבך

📜 Le texte du Choulhan Aroukh — Seif Alef

כָּל שֵׁכָר שֶׁל עוֹבֵד כּוֹכָבִים, אֶחָד שֵׁכָר שֶׁל תְּמָרִים אוֹ שֶׁל תְּאֵנִים אוֹ שֶׁל שְׂעוֹרִים אוֹ שֶׁל תְּבוּאָה אוֹ שֶׁל דְּבַשׁ, אָסוּר מִשּׁוּם חַתְנוּת, וְאֵינוֹ אָסוּר אֶלָּא בִּמְקוֹם מְכִירָתוֹ ; אֲבָל אִם הֵבִיא הַשֵּׁכָר לְבֵיתוֹ וְשׁוֹתֵהוּ שָׁם — מֻתָּר, שֶׁעִקַּר הַגְּזֵרָה שֶׁמָּא יִסְעַד אֶצְלוֹ.

וְלֹא אָסְרוּ אֶלָּא כְּשֶׁקּוֹבֵעַ עַצְמוֹ לִשְׁתּוֹת ; אֲבָל אִם נִכְנַס וְשָׁתָה דֶּרֶךְ עֲרַאי בְּאַקְרַאי — מֻתָּר. הַגָּה : וְיֵשׁ מַתִּירִין בְּשֵׁכָר שֶׁל דְּבַשׁ וּתְבוּאָה, וְכֵן נוֹהֲגִין לְהָקֵל בִּמְדִינוֹת אֵלּוּ.

La bière du non-Juif (גזרת חתנות). Toute bière d'un non-Juif — de dattes, de figues, d'orge, de céréales ou de miel — est interdite à cause de la חתנות (le rapprochement social), mais seulement au lieu de sa vente ; si on l'emporte chez soi et qu'on l'y boit → permis, car « l'essentiel du décret, c'est qu'il ne dîne pas chez lui ».

On n'a interdit que lorsqu'on s'installe pour boire ; mais entrer et boire en passant, occasionnellement → permis. Rama : certains permettent la bière de miel et de céréales, et tel est l'usage indulgent dans nos contrées.

— Choulhan Aroukh, Yoreh De'ah 114:1 · גזרת חתנות étendue au breuvage, en parallèle au bishul akum (siman 113) · Sefaria YD 114:1

1. שורש הסימן — la חתנות en boisson, et le vin caché

Le fondement. Le Siman 114 tient sur deux axes. Axe 1 : la גזרת חתנות — décret de rapprochement social — étendue aux boissons (la bière, שכר), parallèle au bishul akum du siman 113 mais pour le breuvage : on craint le « שמא יסעוד אצלו » (qu'on en vienne à partager le repas). Axe 2 : le יין נסך (stam yeinam) caché dans les saumures et conserves commerciales, et le régime du doute qui en découle (test du prix, ביטול, חנות / חבית, קבוע / פריש, תלינן לקולא).
Pourquoi seulement במקום מכירתו (Beit Yossef). Le décret sur la bière n'est pas un interdit de substance (la bière elle-même est cachère) : c'est une גזרה de חתנות, un garde-fou contre la convivialité prolongée. D'où sa portée limitée : interdit sur place, chez le non-Juif ou à son débit, mais permis emporté chez soi ; interdit seulement quand on קובע עצמו (s'installe), permis דרך עראי באקראי (en passant) ; et celui qui loge chez le non-Juif — c'est comme chez lui. C'est le germe de toutes les applications modernes (terrasse, café).

Le Rama et l'usage indulgent

Le Mehaber pose le décret ; le Rama (הגה) rapporte que beaucoup permettent la bière de miel et de céréales, et conclut : « וכן נוהגין להקל במדינות אלו » — tel est l'usage indulgent. C'est ce courant qui rend l'application moderne (café, thé, bière, sodas en terrasse) si vivante : le Pitchei Teshuva s.k. 1 discute justement le קאווי (café) comme parallèle au שכר.

2. פסק המחבר והרמ״א — la carte du siman

Le Siman 114 compte 12 seifim. Le Mehaber pose la trame ; le Rama (הגה) glose, surtout dans le sens de l'indulgence (l'usage permet la bière, on suit le rov et on penche לקולא pour le vin caché). Voici la carte d'ensemble, telle qu'elle ressort du texte lui-même.

SeifSujetPsak (ancré dans le texte)
1שכר עכו״ם — חתנותBière (dattes, figues, orge, céréales, miel) interdite משום חתנות, seulement במקום מכירתו ; permise emportée chez soi ; seulement si קובע עצמו ; עראי/אקראי permis ; loger chez lui = comme sa maison ; permis d'envoyer acheter en ville. Rama : certains permettent la bière de miel/céréales — usage indulgent.
2là où l'on est indulgent sur le vinLà où Israël est indulgent sur le vin du non-Juif (cf. siman 123), même la bière est interdite (on ne cumule pas deux indulgences).
3vin de pommes / grenadesVin de pommes, de grenades et semblables : permis partout — דבר שאינו מצוי, on n'a pas décrété dessus.
4test du prix ; חנות / חביתCes breuvages + vinaigre de bière : interdit d'acheter s'ils sont plus chers que le vin (soupçon de mélange), sauf 60× pour annuler. בחנות → interdit ; מן החבית → permis (le vin gâterait le tonneau). Rama : ustensiles graissés au porc → טעם לפגם + בטל בס׳, aucune crainte ; ni crainte des récipients à vin ; cf. סי' קל״ז.
5vin de grenades pour remèdeVin de grenades vendu pour remède : permis même hors tonneau, même plus cher — כיון דאית ביה קפידא, לא מרע נפשיה ; idem tout ce qu'on achète à l'artisan.
6שמרים / lie de vinVérifier bière et boisson de miel : y met-on de la lie de vin (שמרים) ? Rama : si tel est l'usage, interdit sauf 60× ; et si עביד לטעמיה — אפילו באלף לא בטיל (cf. סי' קל״ד, סי' קכ״ג).
7huile, miel, eau chaudeHuile et miel du non-Juif : permis — ni bishul akum ni gi'ulei akum (absorption d'ustensile) ; idem leur eau chaude. (Taz : le miel est mangé cru / la graisse pgam l'huile.)
8câpres, poireaux, saumuresCâpres, poireaux (קפלוטות), sauterelles saumurés : permis si מן האוצר (vu sortir du dépôt), interdits en boutique (זילוף de vin). Olives idem même très molles, pourvu qu'elles ne soient pas coupées à leur couteau (Rama : aliment חריף → absorbe ; mais saumuré dans l'eau, le חריפות est annulé ; cf. סי' צ״ו).
9raisins, טרית, צירRaisins même dégoulinants ; tous saumurés sans usage d'y mettre vin/vinaigre ; טרית non hachée (gros poisson, טונינ״ה) ; saumure de poissons avec כולכית ; feuille de חלתית — permis.
10חלתית, טרית טרופה ; קבוע / פרישInterdit d'acheter : קורט de חלתית, טרית טרופה, חילק (petits poissons mêlés), saumures où l'on met parfois du vin → interdit à la consommation, permis au profit ; « tous y mettent » → interdit même au profit. Rama : on vend en déduisant le יי״נ ; un seul non-Juif n'ajoutant pas → on achète de tous (תלינן לקולא, איסורי דרבנן) ; certains oui / certains non → בתר רובא (כל דפריש מרובא פריש), mais chez eux (קבוע) = מחצה על מחצה.
11מורייס / garumמורייס (graisse/sauce de poissons) : là où l'usage met du vin → interdit ; mais si le vin est plus cher → permis ; là où pas d'usage → permis d'acheter, de déposer, d'envoyer par eux.
12כרכום / safranLe Rashba se gardait du כרכום (safran) : on y aspergeait beaucoup de vin et on y mêlait des fils de viande séchée.
כלל הפסק של הסימן :
שני צירים — גזרת חתנות בשתייה (שכר אסור רק במקום מכירתו, ורק בקביעות, ולמנהגנו מקילין), ויין נסך הנעלם בכבושים ובמשקין (מבחן המחיר, ביטול בס׳ או בששה, חנות מול חבית, קבוע מול פריש, ותלינן לקולא באיסורי דרבנן). ובכל ספק מעשי — שאל את רבך.

3. שכר עכו״ם וגזרת חתנות — במקום מכירתו, קביעות ועראי

כל שכר של עובד כוכבים... אסור משום חתנות, ואינו אסור אלא במקום מכירתו ; אבל אם הביא השכר לביתו ושותהו שם מותר... ולא אסרו אלא כשקובע עצמו לשתות... אבל אם נכנס ושתה דרך עראי באקראי מותר.

— שולחן ערוך יו״ד קי״ד:א ; הגה: ויש מתירין בשכר של דבש ותבואה, וכן נוהגין להקל במדינות אלו.
Le Mehaber et le Rama. Pour le Mehaber, la bière du non-Juif est interdite seulement במקום מכירתו, et seulement si l'on s'installe (קובע עצמו) — c'est un décret de חתנות, non un interdit de substance. Le Rama ajoute l'indulgence reçue : on permet la bière de miel et de céréales, « וכן נוהגין להקל ». C'est la trame de tout l'axe 1, et la plus déterminante pour notre conduite pratique aujourd'hui.
Seif 2 et seif 3 (la cohérence du décret). Seif 2 : là où Israël est déjà indulgent sur le vin du non-Juif, même la bière reste interdite — on ne cumule pas deux brèches dans le garde-fou de חתנות. Seif 3 : en revanche le vin de pommes, de grenades et semblables est permis partout, car דבר שאינו מצוי (chose peu courante) sur quoi on n'a pas décrété. Le décret est donc ciblé : ni étendu au rare, ni doublé là où une indulgence existe déjà.
Taz (s.k. 1-2) : pourquoi le pain (pat akum, siman 112) est-il traité plus sévèrement que la bière ? « על הפת יחיה האדם » — le pain est l'aliment de base, et מעשה נשים, d'où une crainte de חתנות plus forte ; la bière, breuvage, reçoit l'indulgence du seif 1. Le Taz cite aussi le Maharshal (רש״ל) : aujourd'hui où l'usage permet, on boit la bière chez le non-Juif — avec ses nuances sur le « chez soi ».
Pitchei Teshuva (s.k. 1) : débat directement applicable au café (קאווי). Le Maharit (מהרי״ט) le permet comme la bière (boisson, décret limité au lieu de vente) ; mais l'aïeul de l'auteur, le Panim Meïrot (פנים מאירות), conteste. C'est la source vivante pour le café et le thé en terrasse.

Lema'asse (la bière, le café en terrasse). Le décret de חתנות ne porte que sur la convivialité installée chez le non-Juif (קביעות), au lieu même de vente ; emportée chez soi, ou bue en passant (עראי), la boisson est permise. Le Rama a reçu l'usage d'alléger sur la bière. Pour le café et le thé, c'est le débat Maharit / Panim Meïrot du PT — savoir si ta situation est « קביעות » ou « עראי », et quel usage local suivre, dépend du cas concret. Pour l'application à ta situation, consulte ton Rav.

4. מבחן המחיר והחבית — le vin caché dans les boissons

כל אלו המשקים וכן החומץ של שכר אסור לקנותו מהם אם דמיהם יקרים מדמי היין, שאנו חוששים שמא עירב בהן יין (עד שאין ס' לבטלו) ; בד״א כשמוכרים בחנות, אבל אם רואה שמוציאים אותו מהחבית מותר, שאם היה מערב יין בחבית היה מתקלקל.

— שולחן ערוך יו״ד קי״ד:ד ; הגה: ואע״פ שרגילים למשוח היורות בשומן חזיר אין לחוש, דהוי נתינת טעם לפגם וגם בטל בס׳ ; ועי' לקמן סי' קל״ז.
SituationMesureRaison (ancrée dans le texte)
Boisson plus chère que le vin, en boutique (חנות)Interdit d'acheter, sauf 60× pour annulerשמא עירב יין — soupçon d'ajout de vin (seif 4)
Vu sortir du tonneau (מן החבית)PermisLe vin gâterait le tonneau (היה מתקלקל) — pas de fraude
Ustensiles graissés au porc / ayant contenu du vinAucune crainteנתן טעם לפגם + בטל בס׳ (Rama ; cf. סי' קל״ז)
Vin de grenades vendu pour remèdePermis même hors tonneau, même plus cherקפידא → לא מרע נפשיה (seif 5)
בס׳ ou בששה ? (Taz, le cœur du pilpoul). Le seif 4 exige 60 (בששים) pour annuler le vin soupçonné. Mais le Taz soulève la grande question : selon סי' קל״ד, le stam yeinam tombé dans l'eau est annulé dès שישה (six fois) — pourquoi ici exiger soixante ? Réponse : ici la boisson n'est pas que de l'eau, et l'on craint un mélange volontaire et important ; on revient donc à la mesure standard de 60. C'est l'arbitrage technique du seif (à confronter avec סי' קל״ד).
קפידא → לא מרע נפשיה (seif 5). Le vin de grenades vendu comme remède est permis même hors tonneau et même plus cher que le vin. Pourquoi ? כיון דאית ביה קפידא, לא מרע נפשיה : comme l'acheteur est exigeant (un remède doit être pur), le vendeur ne se discréditera pas en le frelatant. Le Mehaber généralise : tout ce qu'on achète à l'artisan bénéficie de ce raisonnement — un principe pratique majeur (le « professionnel ne ruine pas sa réputation »).

Lema'asse (conserves et boissons industrielles). Le test du prix et la distinction חנות / חבית sont aujourd'hui largement théoriques (on ne voit plus le tonneau), mais le principe est vivant : pour une boisson ou une conserve où un ajout de vin/יי״נ est possible (vinaigres, jus, sauces), c'est la certification (hekhsher) qui joue le rôle du « tonneau » et de la « קפידא ». Savoir si un produit précis requiert un hekhsher, et comment compter un éventuel ביטול, dépend du cas. Pour l'application à ta situation, consulte ton Rav.

5. שמרים ודבר המעמיד — la lie de vin et l'additif

צריך ליזהר ולבדוק ולחקור בשכר ובמשקה של דבש... אם נותנים בהם שמרים של יין. הגה: ואם דרכן ליתן בו שמרים, אסור לקנות מהם אם אין במשקה ששים מן השמרים, והוא דלא עבידי לטעמיה ; דלטעמיה אפילו באלף לא בטיל.

— שולחן ערוך יו״ד קי״ד:ו ; ב״י בשם תוס' ומרדכי ; וע״ל סי' קל״ד וסי' קכ״ג.
Le seif 6. Il faut vérifier la bière et la boisson de miel : y a-t-on mis de la lie de vin (שמרים) ? Le Rama tranche : si tel est l'usage local, c'est interdit sauf s'il y a 60 fois la lie — à condition que la lie ne soit pas עביד לטעמיה (mise pour le goût/l'effet). Car לטעמיה אפילו באלף לא בטיל : ce qui est ajouté pour son goût ou son action ne s'annule même dans mille fois son volume — c'est le דין de דבר המעמיד et de l'אבק (ce qui donne corps/goût).
Pitchei Teshuva (s.k. 5) : la lie (שמרים) n'est pas exactement un מעמיד comme la présure du fromage, car ici l'interdit n'est pas ניכר (perceptible/identifiable) — contraste avec la גבינה. Distinction fine à connaître : le « אפילו באלף לא בטיל » du seif vise le cas où l'additif agit pour son goût, pas tout résidu inerte.
Pitchei Teshuva (s.k. 2) : sur le seuil de ביטול — ס׳ contre ו׳ (soixante contre six). Le PT renvoie au Magen Avraham סי' ר״ד pour la distinction des mesures selon la nature du mélange. À rapprocher du Taz du seif 4 (pourquoi 60 et non 6).

Lema'asse (lie / additifs œnologiques). Un additif mis pour son goût ou son effet (דבר המעמיד, עביד לטעמיה) ne s'annule jamais, même dans mille — à la différence d'un résidu inerte annulé à 60 (ou parfois à 6, cf. סי' קל״ד). Pour les boissons fermentées modernes (additifs œnologiques, agents de clarification), c'est exactement la question que tranche une certification. Savoir si un additif donné est « עביד לטעמיה » est une question de fait et de réalité industrielle. Pour l'application à ta situation, consulte ton Rav.

6. שמן ודבש ומים חמים — huile, miel et eau chaude permis

שמן ודבש של עובד כוכבים מותרים, ואינם נאסרים משום בישולי עובד כוכבים ולא משום גיעולי עובד כוכבים, וה״ה למים חמים שלהם.

— שולחן ערוך יו״ד קי״ד:ז
Le seif 7. L'huile et le miel du non-Juif sont permis : ni interdit de בישולי עכו״ם (bishul akum — car ils se mangent crus, אינו עולה על שלחן מלכים / consommables tels quels), ni de גיעולי עכו״ם (absorption d'un ustensile non cachère). Idem leur eau chaude. Le Taz (s.k. 7) précise : pour l'huile, même si l'ustensile était graissé, la graisse gâte l'huile (pgam) et n'interdit pas ; le miel se mange cru, donc pas de bishul akum.

Lema'asse (huile, miel, eau chaude). Sur le plan du bishul akum et de l'absorption d'ustensile, l'huile, le miel et l'eau chaude ne posent pas problème en eux-mêmes (le seif les déclare permis). Restent évidemment les questions modernes autres que celles du siman (additifs, mélanges, dérivés industriels), qui relèvent d'une certification. Pour l'application à ta situation, consulte ton Rav.

7. כבושים וקבוע / פריש — saumures, dépôt et boutique

הקפריסין והקפלוטות והחגבים שלהם הכבושים — מותרין, והוא שרואה שמוציאים אותם מהאוצר ; אבל הנמכרים בחנות אסורים, שמא זילף עליהם יין... ובלבד שלא יהיו חתוכות בסכין שלהם.

— שולחן ערוך יו״ד קי״ד:ח ; הגה: דמאחר שהם חריפים בלעו מן הסכין... ועיין לעיל סי' צ״ו.
Cas (seifim 8-10)MesureRaison
Câpres, poireaux, sauterelles, olives saumurés — מן האוצרPermisVu sortir du dépôt → pas de זילוף de vin (s.8)
Les mêmes vendus en boutique (חנות)InterditsPeur du זילוף (aspersion de vin) en boutique
Olives coupées au couteau du non-JuifPlus sévèreAliment חריף → absorbe du couteau (Rama) ; saumuré dans l'eau, le חריפות est annulé (cf. סי' צ״ו)
Raisins dégoulinants ; saumures sans usage d'y mettre vin ; טרית non hachée ; חלתית (feuille)PermisPas d'usage d'ajouter du vin (s.9)
קורט de חלתית ; טרית טרופה (hachée) ; חילק (poissons mêlés)Interdit d'acheterDes non-casher s'y mêlent, inséparables (s.10)
קבוע / פריש — le cœur du seif 10 (Taz s.k. 14, Rama). Pour les saumures où l'on met parfois du vin : interdit à la consommation, permis au profit ; si « tous y mettent du vin » → interdit même au profit. Le Rama ajoute le régime du doute : (1) s'il existe ne serait-ce qu'un non-Juif en ville qui n'ajoute pas → on achète de tous (תלינן לקולא, on penche vers l'indulgence dans les איסורי דרבנן) ; (2) certains ajoutent certainement, d'autres certainement non → on suit le rov : כל דפריש מרובא פריש (ce qui s'est « détaché » suit la majorité) ; (3) mais acheter chez eux (קבוע, à la source) = מחצה על מחצה — moitié-moitié, pas de rov. C'est la grammaire classique de קבוע / פריש (cf. סי' ק״י).
Pri Hadash : sur ce siman, le Pri Hadash insiste sur les limites du תלינן לקולא — l'indulgence ne vaut que tant qu'on ignore avec certitude (« כל זמן שלא ידוע בודאי »), et seulement dans un איסור דרבנן comme le stam yeinam en mélange. Dès qu'un fait est avéré, on ne « suspend » plus.

Lema'asse (conserves et saumures industrielles). Les olives, cornichons, câpres et poissons marinés du commerce relèvent exactement de ce régime : suspicion d'ajout de vin/יי״נ, jeu du rov (כל דפריש), de la קביעות (à la source = מחצה) et du תלינן לקולא — que la certification vient stabiliser aujourd'hui. La coupe au couteau חריף (olives, légumes) reste un point réel. Pour l'application à ta situation, consulte ton Rav.

8. מורייס וכרכום — sauces, épices et safran

המורייס (פי' שומן של דגים) — במקום שדרכן לתת לתוכו יין אסור, ואם היה היין יוקר מהמורייס מותר, ובמקום שאין דרכם לתת לתוכו יין מותר לקנותו מהם, וכן להפקידו אצלם ולשלחו על ידם. הרשב״א היה נזהר מהכרכום, מפני שבכל הארץ ההיא היו מזלפים עליו יין הרבה, וגם מערבים בו חוטי בשר יבש.

— שולחן ערוך יו״ד קי״ד:י״א-י״ב ; י״א בשם הרשב״א.
מורייס / garum (seif 11). Le מורייס (sauce/graisse de poissons, le garum antique) : là où l'usage y met du vin → interdit ; mais si le vin est plus cher que le מורייס → permis (on ne frelate pas avec plus cher que soi — même logique de prix qu'au seif 4) ; là où il n'y a pas d'usage d'y mettre du vin → permis d'acheter, de déposer chez eux, et d'envoyer par eux.
כרכום / safran (seif 12). Le Rashba se gardait du כרכום (safran) dans son pays : on y aspergeait beaucoup de vin, et on y mêlait des fils de viande séchée (fraude au poids/à la couleur). C'est le paradigme de l'épice composée frelatée — directement applicable aux mélanges d'épices modernes.
Pitchei Teshuva (s.k. 7) : sur le כרכום et les épices/aromates composés (mention des נעגעלי״ך, clous de girofle) — la crainte du seif 12 vaut pour les denrées où l'on soupçonne aspersion de vin ou mélange de corps interdits. D'où, aujourd'hui, le besoin d'un hekhsher sur les épices composées et colorées.

Lema'asse (épices, safran, asa-fœtida). Le siman vise précisément les épices et colorants composés (safran/כרכום, חלתית) où l'on craint aspersion de vin, coupe au couteau חריף, ou fils de viande mêlés. En pratique : pour les mélanges d'épices et arômes industriels, on s'appuie sur une certification ; une épice simple et entière pose moins de questions qu'un mélange coloré. Savoir si un produit précis est concerné dépend du cas. Pour l'application à ta situation, consulte ton Rav.

9. פסיקת הספרדים בזמננו — la psika séfarade contemporaine

Note de méthode. Les responsa qui suivent (Yabia Omer, Yehavé Daat, Yalkout Yossef, Or LeTzion) prolongent les principes du siman 114 ci-dessus pour des cas modernes. Elles ne figurent pas dans le corpus du siman ; elles sont citées comme courants de psika reconnus, à confirmer auprès d'un Rav avant toute application.

La psika séfarade contemporaine (école du Rav Ovadia Yossef, Rav Ben-Tzion Abba Chaoul) part de la trame du Mehaber : le décret de חתנות limité au במקום מכירתו et à la קביעות (d'où une certaine ouverture pour le café/thé bus en passant, dans le sens du Maharit cité au PT), et pour le vin caché, le jeu du rov, du קבוע et du תלינן לקולא stabilisé par la certification. Sur les boissons et conserves, l'orientation séfarade insiste sur l'exigence d'un hekhsher fiable pour les produits composés (épices, sauces, additifs).
Cas concretOrientation séfarade (à vérifier)
Café / thé / bière en terrasseקביעות chez le non-Juif vs עראי ; usage indulgent (Rama) ; débat Maharit / Panim Meïrot (PT s.k. 1).
Conserves & saumures industriellesSuspicion de vin/יי״נ → rov / קבוע / תלינן לקולא ; en pratique, exiger une certification.
Épices composées (safran, חלתית)Crainte du seif 12 (Rashba) → hekhsher sur les mélanges colorés.
Additifs / lie (שמרים)דבר המעמיד / עביד לטעמיה → אפילו באלף לא בטיל ; rôle de la certification.
Ancrage dans le siman. Tout ceci découle du texte : חתנות limitée au lieu de vente et à la קביעות (seif 1, Rama), test du prix et חבית (seif 4-5), שמרים / עביד לטעמיה (seif 6), קבוע / פריש / תלינן לקולא (seif 10), מורייס et כרכום (seifim 11-12). Les responsa contemporaines appliquent ces règles aux rayons d'aujourd'hui.

10. פסיקת האשכנזים — la psika ashkénaze

Note de méthode. Même remarque : ces courants prolongent le Rama et les nossei kelim ; ils sont cités comme repères de psika, à confirmer auprès d'un Rav.

La psika ashkénaze part du Rama et des acharonim (Aroukh HaShoulhan YD, et pour les questions de cacherout industrielle les décisionnaires du XXᵉ siècle). Deux traits du Rama dominent ce siman : (1) « וכן נוהגין להקל » sur la bière (seif 1), et plus largement l'indulgence reçue sur le breuvage du non-Juif ; (2) le תלינן לקולא dans les איסורי דרבנן et le suivi du rov (seif 10) pour le vin caché — avec la limite que dès qu'un fait est avéré, on ne suspend plus.
Cas concretOrientation ashkénaze (à vérifier)
Bière / boisson du non-JuifUsage indulgent reçu (Rama « וכן נוהגין להקל ») ; reste la קביעות chez lui.
Vin caché (conserves)Rov / קבוע / תלינן לקולא (Rama, seif 10) ; certification en pratique.
שמרים / מעמידעביד לטעמיה → אפילו באלף לא בטיל (Rama, seif 6).
Épices composéesCrainte du כרכום (seif 12) → hekhsher.
Habad — uniquement par des sources réelles. Le Choulhan Aroukh HaRav ne couvre pas le Yoreh De'ah ; il n'y a donc pas de « Daat HaRav » sur le siman 114. Pour la pratique Habad sur ces questions, on se réfère aux responsa du Tzemach Tzedek et au Sefer HaMinhagim Habad lorsqu'ils traitent explicitement d'un point — et l'on s'abstient d'attribuer à l'Admour HaZaken un psak qu'il n'a pas écrit ici.

11. מקרים מודרניים — la vie d'aujourd'hui

Comment le siman 114 éclaire le quotidien. Quatre outils du siman servent à trancher les cas modernes : (1) la חתנות limitée à la קביעות במקום מכירתו (seif 1) ; (2) le vin caché et son régime de doute — prix, rov, קבוע / פריש, תלינן לקולא (seifim 4-5, 10) ; (3) דבר המעמיד / עביד לטעמיה (seif 6) ; (4) la crainte des épices composées (seif 12).
Cas moderneOutil du simanOrientation (à confirmer auprès du Rav)
Café, thé ou bière en terrasse chez un non-JuifSeif 1 (חתנות, קביעות / עראי)S'installer pour boire (קביעות) vs boire en passant (עראי) ; usage indulgent du Rama ; débat Maharit / Panim Meïrot sur le café (PT s.k. 1).
Conserves industrielles (olives, cornichons, câpres, poisson mariné, sauces type garum, vinaigres)Seif 4, 10-11 (prix ; rov ; קבוע)Suspicion d'ajout de vin/יי״נ ; rov / קבוע / תלינן לקולא ; le test du prix est devenu théorique mais le principe est vivant → certification.
Épices et colorants composés (safran/כרכום, asa-fœtida)Seif 12 (Rashba)Mélanges, coupe au couteau חריף, fils de viande → besoin d'un hekhsher sur les épices composées.
Lie / additifs œnologiques (שמרים) dans boissons fermentéesSeif 6 (מעמיד)עביד לטעמיה → אפילו באלף לא בטיל, vs annulation à 60 (ou 6) pour un résidu inerte.
Huile, miel, eau chaudeSeif 7Permis (ni bishul ni gi'ulei akum) ; les dérivés industriels relèvent d'une certification.

Lema'asse. Ces situations mêlent des questions de fait — es-tu « installé » ou « de passage », quel est l'usage local, le produit porte-t-il un hekhsher, l'additif est-il « עביד לטעמיה » — que seul ton Rav peut trancher en voyant le cas. La règle pratique : identifier précisément tu bois, quel produit tu achètes, et s'il est certifié, puis demander. Pour l'application à ta situation, consulte ton Rav.

12. סיכום מעשי — récapitulatif et tableaux

טבלה — les 12 seifim, en pratique

SeifRègle pratique (pour nous)Note
1Bière du non-Juif interdite seulement במקום מכירתו et en קביעותעראי permis ; Rama : usage indulgent
2Là où l'on est indulgent sur le vin, la bière reste interditeOn ne cumule pas deux brèches
3Vin de pommes / grenades : permis partoutדבר שאינו מצוי
4Plus cher que le vin → interdit (sauf 60×) ; מן החבית → permisTaz : pourquoi 60 et non 6 (cf. סי' קל״ד)
5Vin de grenades pour remède : permis (קפידא → לא מרע נפשיה)Idem ce qu'on achète à l'artisan
6שמרים : interdit sauf 60× ; mais עביד לטעמיה → אפילו באלף לא בטילPT s.k. 5 (l'interdit n'est pas ניכר)
7Huile, miel, eau chaude : permis (ni bishul ni gi'ulei akum)Taz s.k. 7 (pgam / mangé cru)
8Saumures מן האוצר → permis ; חנות → interdit ; pas coupé au couteauחריף absorbe ; cf. סי' צ״ו
9Raisins, טרית non hachée, ציר avec כולכית, חלתית (feuille) → permisPas d'usage d'y mettre du vin
10חלתית, טרית טרופה, חילק → interdit ; rov / קבוע / תלינן לקולאכל דפריש מרובא פריש ; קבוע = מחצה
11מורייס : interdit si usage d'y mettre du vin ; permis si vin plus cherMême logique de prix qu'au seif 4
12כרכום (safran) : à éviter (Rashba) — vin aspergé, fils de viandeParadigme de l'épice composée frelatée

טבלה — qui dit quoi (nossei kelim du siman)

PosekApport décisif (ancré corpus)
Mehaber (seifim 1-12)חתנות limitée au במקום מכירתו et à la קביעות ; test du prix et חבית ; קפידא → לא מרע נפשיה ; שמרים ; huile/miel/eau chaude permis ; כבושים מן האוצר ; rov / קבוע / פריש ; מורייס ; le Rashba sur le כרכום.
Rama (הגה)« וכן נוהגין להקל » sur la bière (seif 1) ; טעם לפגם + בטל בס׳ pour ustensiles graissés (seif 4) ; עביד לטעמיה → אפילו באלף לא בטיל (seif 6) ; couteau חריף (seif 8) ; תלינן לקולא et בתר רובא, קבוע = מחצה (seif 10).
Taz (Turei Zahav)s.k. 1-2 : pourquoi le pain est plus sévère que la bière (חתנות, מעשה נשים) ; citation du Maharshal ; s.k. 4 : la grande question ס׳ / שישה (cf. סי' קל״ד) ; s.k. 7 : huile/miel — pgam, mangé cru ; s.k. 14 : קבוע / פריש (cf. סי' ק״י).
Shach (Siftei Kohen, s.k. 1)Sur le seif 1 : pas de bishul akum sur la bière (אינו עולה על שלחן מלכים ; la תבואה בטלה לגבי המים) — assise du régime allégé du breuvage.
Pri HadashLimites du תלינן לקולא : l'indulgence ne vaut que tant qu'on ignore avec certitude (איסור דרבנן) ; dès qu'un fait est avéré, on ne suspend plus.
Pitchei Teshuva (פתחי תשובה)s.k. 1 : le קאווי / café — Maharit le permet, Panim Meïrot conteste ; s.k. 2 : ס׳ vs ו׳ (Magen Avraham סי' ר״ד) ; s.k. 5 : שמרים ≠ מעמיד (l'interdit n'est pas ניכר, contraste גבינה) ; s.k. 7 : כרכום, נעגעלי״ך.

טבלה — courants de psika contemporains (hors corpus, à vérifier)

Séfarades : école du Rav Ovadia Yossef (Yabia Omer, Yehavé Daat), Yalkout Yossef ; Or LeTzion (Rav Ben-Tzion Abba Chaoul). Prolongent le Mehaber : חתנות limitée à la קביעות במקום מכירתו, vin caché via rov / קבוע / תלינן לקולא, exigence d'un hekhsher pour les produits composés (épices, sauces, additifs).
Ashkénazes : Aroukh HaShoulhan (Rav Yehiel Mikhel Epstein) et acharonim, et les décisionnaires de cacherout du XXᵉ siècle. Prolongent le Rama : « וכן נוהגין להקל » sur le breuvage, תלינן לקולא et suivi du rov pour le vin caché, עביד לטעמיה → אפילו באלף לא בטיל.
Habad : pas de Choulhan Aroukh HaRav sur le YD. On ne cite que des sources réelles — responsa du Tzemach Tzedek, Sefer HaMinhagim — quand elles traitent explicitement le point.

Liens Sefaria (texte et nossei kelim)

Choulhan Aroukh YD 114 : 114:1 · 114:4 · 114:6 · 114:10 · 114:12
Shach (Siftei Kohen) : 114 s.k. 1
Taz (Turei Zahav) : 114 s.k. 1 · 114 s.k. 4 · 114 s.k. 14
Pitchei Teshuva : 114 s.k. 1 · 114 s.k. 7

👈 הלכה למעשה — la règle d'or de ce niveau

  1. Sur le fond, retiens les deux axes : la חתנות en boisson (interdit limité au lieu de vente et à la קביעות) et le vin caché dans les conserves (régime du doute : prix, rov, קבוע / פריש, תלינן לקולא).
  2. En pratique sur la bière / le café, distingue s'installer (קביעות) de boire en passant (עראי) ; l'usage du Rama est indulgent, mais le débat Maharit / Panim Meïrot vit encore sur le café.
  3. Pour les conserves, épices et additifs, c'est la certification qui joue aujourd'hui le rôle du « tonneau », du rov et de la קפידא ; et un additif עביד לטעמיה ne s'annule jamais.
  4. Et pour tout cas réel — lieu, usage, hekhsher, nature de l'additif — la halakha lema'asse passe par ton Rav.

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DAAT · הרב יוסף חיים סממה
תלמיד חכם · מעביר שיעורים בהלכה ובחסידות
פסק והלכה למעשה בדין שכר ושאר משקין של עכו״ם · סימן קי״ד · ⚖️ Niveau 4 — Halakha lema'asse
⚠️ Ce contenu est à but d'étude. Les courants de psika contemporains cités (séfarades et ashkénazes) sont des repères, non un psak personnel. Pour toute application pratique (לְמַעֲשֶׂה), consultez un Rav qualifié.

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