Sougyot, sources, la ’hakira de fond, ma’hlokot de Richonim et d’A’haronim,
nafka minot pour la halakha et examen des chitot
Le sujet :
שולחן ערוך יורה דעה סימן קצ״ו — treize seifim
avec l’appareil : ש״ך (שפתי כהן) · ט״ז (טורי זהב) · פתחי תשובה
Le fond de la sougya dans le Chas :
נדה ס״ח ע״ב — le compte des sept jours propres, et la michna de Rabbi Yehouda sur celle qui הִפְרִישָׁה בְּטָהֳרָה ; נדה י״א–י״ב — les bedikot ; שבת פ״ו ע״א — פוֹלֶטֶת שִׁכְבַת זֶרַע ; et le verset וְסָפְרָה לָּהּ שִׁבְעַת יָמִים (ויקרא ט״ו:כ״ח), que la guemara lit לְעַצְמָהּ (כתובות ע״ב ע״א) : elle compte pour elle-même
Rédaction et étude :
הרב יוסף חיים סממה · DAAT
📑 Table des matières
Introduction de la sougya — שתפסוק בטהרה, le compte des sept à partir du lendemain, et le principe d’un compte ouvert sur une pureté établie (seif 1)
Le hefsek tahara et sa nature — au plus près de בין השמשות ; le מוך דחוק quand elle n’a vu qu’un seul jour, la ma’hloket du Rachba et du Ramban, et le bedieved du Rama (seifim 1–2)
Les lbanim et le début du compte — chemise vérifiée, draps vérifiés, et l’usage du lavage et des vêtements blancs (seif 3)
Les bedikot des sept jours et leur mesure — deux par jour lekhat’hila, une seule bedieved, et בחזקת טמאה tant qu’il n’y a pas eu de hefsek ; multiplier les bedikot (seifim 4–5, 9)
Le tissu et ce qui rend la bedika valable — lin blanc usé, recoins et replis עד מקום שהשמש דש ; l’aveugle, la sourde-muette et la choteh (seifim 6–8)
Jours consécutifs, setira et פולטת שכבת זרע — une vue annule même au soir du septième jour ; le ketem dans les trois premiers jours selon le Rama ; les six onot et le compte à partir du cinquième jour ; l’erreur de compte ; et אין אנו בקיאין (seifim 10–13)
שבעת ימים שהזבה סופרת מתחילין ממחרת יום שפסקה בו וכך משפטה אם תראה ב׳ ימים או ג׳ ופסקה מלראות בודקת ביום שפסקה כדי שתפסוק בטהרהובדיקה זו תהיה סמוך לבין השמשות (וכן נוהגין לכתחלה ובדיעבד אפילו לא בדקה עצמה רק שחרית ומצאה עצמה טהורה סגי בכך …) ולעולם ילמד אדם (להחמיר לכתחלה) בתוך ביתו שתהא בודקת ביום הפסק טהרתה במוך דחוק ושיהא שם כל בין השמשות שזו הבדיקה מוציאה מידי כל ספק
Les passages en petits caractères sont les gloses que Sefaria insère à l’intérieur du seif : elles sont du Rama, non du Mehaber.
1. Introduction de la sougya — שתפסוק בטהרה et le principe d’un compte ouvert sur la pureté
Le fondement — le compte à partir du lendemain, et שתפסוק בטהרה
Fondement du siman : pour que le compte des sept jours propres lui soit acquis et qu’elle soit apte à la tevila, deux conditions. (a) Le compte מתחילין ממחרת יום שפסקה בו(שו״ע יו״ד קצ״ו:א) — c’est-à-dire à partir du lendemain, le jour de l’arrêt lui-même n’entrant pas dans le compte. (b) Avant le compte il faut un hefsek tahara : une bedika, le jour où elle a cessé, שתפסוק בטהרה(שו״ע יו״ד קצ״ו:א) — afin qu’elle sache avec certitude que la vue a pris fin.
De là ce que tout le siman déploie : il n’y a de compte que s’il s’ouvre sur une pureté établie — et c’est la racine de toute la série des bedikot qui suit.
La racine d’un compte pour la pureté. Le verset dit וְסָפְרָה לָּהּ שִׁבְעַת יָמִים(ויקרא ט״ו:כ״ח), et la guemara le lit לְעַצְמָהּ(כתובות ע״ב ע״א) : c’est elle qui compte, pour elle-même. Les poskim en tirent que la bedika du hefsek n’est pas une simple précaution mais ce qui rend le compte possible : sans un arrêt constaté dans la pureté, il n’y a pas de commencement de compte du tout. Le Choulhan Aroukh le dit lui-même au seif 5 — בחזקת טמאה עד שתפסוק בטהרה(שו״ע יו״ד קצ״ו:ה). La première bedika est donc une condition du compte ; celles des sept jours en sont l’accomplissement et la garde.
Source de la sougya — נדה ס״ח ע״ב. Le din du compte des sept jours propres et du hefsek tahara a sa racine dans la guemara de נדה, autour de la michna de Rabbi Yehouda sur celle qui הִפְרִישָׁה בְּטָהֳרָה ; puis dans les Richonim — Roch, Rachba dans תורת הבית, Ramban, Tour — qui ont précisé la mesure des bedikot, le tissu et la proximité de בין השמשות. Le Beit Yossef a rassemblé leurs chitot, et le Mehaber a tranché : « ובדיקה זו תהיה סמוך לבין השמשות » (שו״ע יו״ד קצ״ו:א), au plus près de la fin du jour, pour que sa pureté soit établie jusqu’au bout.
2. Le hefsek tahara et sa nature — סמוך לבין השמשות et le מוך דחוק
C’est le cœur du siman : ce qu’est au juste le hefsek tahara, son moment propre, et le din du מוך דחוק lorsqu’elle n’a vu qu’un seul jour.
Le texte du Mehaber et du Rama (seif 2)
ראתה יום אחד בלבד ופסקה בו ביום צריכה לבדוק עצמה במוך דחוק ושיהא שם כל בין השמשות (הגה: ובדיעבד אם בדקה עצמה סמוך לבין השמשות ומצאה עצמה טהורה אע״פ שלא היה המוך אצלה כל בין השמשות סגי (טור בשם הרשב״א וה״ה בשם רמב״ן וב״י להרמב״ם וכ״מ בש״ס) … אבל בדיקת שחרית לא מהני הואיל ולא ראתה רק יום אחד)
La ’hakira — qu’est-ce qu’un hefsek tahara ? La bedika du hefsek est-elle une constatation (elle établit qu’il n’y a plus de sang), ou un acte qui rend apte, sans lequel aucun compte ne commence ? Du seif 1 — la bedika doit être « ובדיקה זו תהיה סמוך לבין השמשות » (שו״ע יו״ד קצ״ו:א) — et du seif 5 — בחזקת טמאה עד שתפסוק בטהרה(שו״ע יו״ד קצ״ו:ה) — il ressort qu’elle rend apte et ne fait pas que constater. C’est pourquoi on l’a exigée à la toute fin du jour : pour qu’une vue survenant plus tard ce même jour ne vienne pas la démentir.
La racine de la ma’hloket — le מוך דחוק pendant tout בין השמשות :
Chita
La mesure de la bedika quand elle n’a vu qu’un jour
Source
Le Mehaber (le din lui-même)
Elle a vu un seul jour et a cessé le jour même : il lui faut un מוך דחוק qui demeure pendant tout בין השמשות — temps de doute, jour ou nuit, où l’on exige une clarification entière
מחבר ס״ב
Rachba et Ramban (bedieved, selon le Rama)
Elle a fait la bedika au plus près de בין השמשות et s’est trouvée pure — סגי, cela suffit, même sans מוך pendant tout בין השמשות
טור בשמם ; רמ״א ס״ב
Le raisonnement du מוך דחוק. Celle qui n’a vu qu’un seul jour appelle une vigilance supplémentaire — le sang peut encore se trouver là — et c’est pourquoi on lui a demandé un במוך דחוק(שו״ע יו״ד קצ״ו:ב), bien enfoncé, demeurant pendant tout בין השמשות, qui est le temps du doute : si elle se trouve pure au terme de tout בין השמשות, il est établi rétroactivement qu’elle avait cessé. Le Rachba et le Ramban ont tenu — et le Rama l’a retenu bedieved — qu’une bedika de hefsek au plus près de בין השמשות clarifie déjà par elle-même ; ils n’ont exigé le séjour du מוך que lekhat’hila. La différence est donc celle-ci : le מוך est-il l’essentiel de la clarification (Mehaber) ou un renfort lekhat’hila (Rama, bedieved) ?
Mais le Rama ajoute aussitôt une limite, et elle est décisive pour la lecture de la ma’hloket : אבל בדיקת שחרית לא מהני הואיל ולא ראתה רק יום אחד(רמ״א יו״ד קצ״ו:ב). La bedika du matin, qui suffit bedieved au seif 1 (רמ״א יו״ד קצ״ו:א), ne suffit pas ici. Le Taz en donne la raison — הטעם הואיל ומעיינה פתוח ביום ההוא(ט״ז יו״ד קצ״ו ס״ק ב) — et le Chakh écrit de même ומעיינה פתוח(ש״ך יו״ד קצ״ו ס״ק ו) : ce jour-là, la source est encore ouverte. Le Pit’hei Techouva rapporte au nom du Dagoul Merevava que ce n’est pas la bedika du matin en particulier : דלאו דוקא בדיקת שחרית אלא כל שהיתה קודם מנחה קטנה לא מהני ביום הראשון(פת״ש יו״ד קצ״ו ס״ק ב).
Nafka mina. Elle a vu un seul jour et a cessé ; elle a fait la bedika au plus près de בין השמשות et s’est trouvée pure, mais n’a pas laissé de מוך pendant tout בין השמשות : selon le din du Mehaber il manque quelque chose lekhat’hila, et selon le Rama bedieved cela suffit. En outre : lorsqu’elle a vu deux ou trois jours puis a cessé, une bedika de hefsek au plus près de בין השמשות suffit pour toutes les chitot, sans מוך pendant tout בין השמשות — cette rigueur ne vise que le cas du jour unique. Et pour la pratique — demandez à votre rav / à la morat kala.
L’appareil sur la nature du hefsek. Le Chakh, au ס״ק א, glose les mots שתפסוק בטהרה du Mehaber en deux mots — בין השמשות(ש״ך יו״ד קצ״ו ס״ק א) : c’est là que la bedika doit tomber. Sur le seif 2, le Taz (ט״ז יו״ד קצ״ו ס״ק ב) et le Chakh (ש״ך יו״ד קצ״ו ס״ק ו) donnent la même raison à la rigueur du jour unique, et le Chakh ajoute, au nom du מעדני מלך, que la nafka mina se trouve surtout quand elle revient à voir au milieu des jours du compte : « דכיון שלא ראתה רק יום א׳ בימי הספירה בדיקת שחרית לא מהני אפילו בדיעבד » (ש״ך יו״ד קצ״ו ס״ק ו). Le Pit’hei Techouva (פת״ש יו״ד קצ״ו ס״ק ב) élargit la limite au nom du Dagoul Merevava. Les Sidrei Tahara développent longuement les gedarim de cette bedika. Et pour la pratique — demandez à votre rav / à la morat kala.
ביום שפסקה מלראות ובודקת עצמה כאמור תלבש חלוק הבדוק לה שאין בו כתם ובלילה תשים סדינים הבדוקים מכתמים ומיום המחרת תתחיל לספור שבעה נקיים (הגה: ומנהג כשר הוא כשהאשה פוסקת בטהרה שתרחץ ולובשת לבנים אמנם אם לא רחצה רק פניה של מטה די בכך (מרדכי בשם רוקח) וכן נוהגין ואין לשנות…)
Le fondement — garder le compte à l’abri d’un doute de ketem :
Après le hefsek tahara, il faut veiller à ce que ne naisse pas un doute qui viendrait défaire le compte. D’où :
• חלוק הבדוק לה שאין בו כתם(שו״ע יו״ד קצ״ו:ג) — une chemise vérifiée, sans ketem antérieur qu’elle pourrait prendre pour une vue.
• סדינים הבדוקים מכתמים(שו״ע יו״ד קצ״ו:ג) — des draps vérifiés pour la nuit, qu’aucun ketem ne vienne défaire le compte.
• ומנהג כשר הוא(רמ״א יו״ד קצ״ו:ג) — le lavage et les vêtements blancs : sur un tissu blanc toute teinte se voit et rien ne se prête à être attribué à autre chose ; et le lavage ôte les restes de sang. Le Rama ajoute que אם לא רחצה רק פניה של מטה די בכך(רמ״א יו״ד קצ״ו:ג).
Et le compte lui-même commence le lendemain : le jour du hefsek n’y entre pas.
L’usage des lbanim — coutume ou obligation ? Le mot du Rama, ומנהג כשר הוא(רמ״א יו״ד קצ״ו:ג), indique que la chose ne relève pas du din lui-même mais d’un bon usage : se laver et revêtir du blanc au moment du hefsek. Sa raison est double — le blanc soutient la bedika, car toute teinte s’y voit ; le lavage ôte les restes de sang susceptibles d’apparaître ensuite et d’éveiller un doute. Le Rama n’en fait pas pour autant une chose facultative : il écrit וכן נוהגין ואין לשנות(רמ״א יו״ד קצ״ו:ג). Et il donne lui-même la limite, dans le texte même du seif : en cas de שעת הדחק — une femme en voyage qui n’a pas de vêtements — elle peut compter ses sept jours propres pourvu que la chemise soit propre et vérifiée de sang. Et pour la pratique — demandez à votre rav / à la morat kala.
L’appareil sur les lbanim. Le Chakh, au ס״ק ז, renvoie ailleurs pour la question du jour où l’on revêt les lbanim : « וע״ל סי׳ קצ״ט ס״ק י״ב מדין לבישת לבנים בשבת ויו״ט וט״ב ואבילות ויוה״כ » (ש״ך יו״ד קצ״ו ס״ק ז). Le Pit’hei Techouva, au ס״ק ג, rapporte au nom du מעיל צדקה le cas d’une femme qui trouve un ketem pendant ses jours de libboun et refait un hefsek tahara (פת״ש יו״ד קצ״ו ס״ק ג). L’Aroukh HaChoulhan traite le lavage et les lbanim à son seif 22 (ערוך השולחן יו״ד קצ״ו:כ״ב). Et pour la pratique — demandez à votre rav / à la morat kala.
4. Les bedikot des sept jours et leur mesure — lekhat’hila et bedieved
בכל יום מז׳ ימי הספירה צריכה להיות בודקת לכתחלה פעמים בכל יום אחת שחרית וא׳ סמוך לבין השמשות ואם לא בדקה בכל השבעה אלא פעם אחת לא שנא בדקה ביום ראשון של השבעה או ביום השביעי או בא׳ מהאמצעים מאחר שבדקה ביום שקודם השביעי ומצאה טהורה עלו לה אבל אם לא בדקה בכל הז׳ וביום השמיני בדקה ומצאה טהורה אין לה אלא יום ח׳ בלבד ומשלמת עליו וי״א שצריך שתבדוק ביום ראשון מהשבעה וביום השביעי ואין להקל (הגה: והבדיקה תהיה לאור היום ולא לאור הנר … ובדיעבד מהני אפילו לאור הנר)
ס״ה. בדקה עצמה ביום שפסקה מלראות ומצאה טמאה ובדקה לאחר שלשה או ד׳ ימים ומצאה טהורה ה״ז בחזקת טמאה עד שתפסוק בטהרה שלעולם אינה סופרת עד שתבדוק אם פסקה ואז מונה למחרתו
ס״ט. האשה שמרבה לבדוק בין בימי ספירתה בין בימים שלא ראתה בהם הרי זו משובחת אף על פי שיש לה וסת קבוע
La mesure des bedikot — lekhat’hila et bedieved :
Cas
Le din
Source
Lekhat’hila
Deux bedikot chaque jour — une le matin, une au plus près de בין השמשות
מחבר ס״ד (טור בשם סה״ת)
Bedieved
Une seule bedika dans les sept jours — premier, septième, ou l’un des jours intermédiaires — à la condition que le Choulhan Aroukh énonce lui-même : מאחר שבדקה ביום שקודם השביעי ומצאה טהורה עלו לה
מחבר ס״ד
Une opinion plus exigeante, dans le texte même du Mehaber
וי״א שצריך שתבדוק ביום ראשון מהשבעה וביום השביעי ואין להקל
מחבר ס״ד
Celle qui multiplie les bedikot
הרי זו משובחת, même si elle a un וסת קבוע
מחבר ס״ט
’Hakira — quelle est au juste la bedika requise ? Si, bedieved, une seule bedika dans les sept jours suffit, il apparaît que la bedika quotidienne n’est pas me‘akev le compte mais seulement lekhat’hila. Reste la question de fond : la bedika constate qu’elle n’a pas vu — et les jours non vérifiés se tiennent alors sur une présomption — ou bien rend apte chaque jour pris à part ? Le Choulhan Aroukh ne pose pas la question en ces termes, mais sa formule oriente : מאחר שבדקה ביום שקודם השביעי ומצאה טהורה עלו לה(שו״ע יו״ד קצ״ו:ד) — ce n’est pas une bedika quelconque qui vaut, c’en est une placée avant le septième et qui a trouvé la pureté ; une seule constatation, bien placée, établit l’ensemble. Et le Mehaber rapporte aussitôt, dans le même seif, une opinion qui exige le premier et le septième jour — וי״א שצריך שתבדוק ביום ראשון מהשבעה וביום השביעי ואין להקל(שו״ע יו״ד קצ״ו:ד). Nous rapportons, et nous ne tranchons pas.
בחזקת טמאה עד שתפסוק בטהרה (seif 5) — pas de compte sans hefsek. Elle a fait la bedika le jour où elle a cessé et s’est trouvée impure, puis s’est trouvée pure quelques jours plus tard : elle n’additionne pas les jours qui séparent les deux, mais demeure בחזקת טמאה עד שתפסוק בטהרה(שו״ע יו״ד קצ״ו:ה) jusqu’à ce qu’elle fasse un véritable hefsek tahara, et elle compte alors à partir du lendemain. Cela renforce le fondement posé au §1 : il n’y a pas de compte sans un arrêt constaté dans la pureté — tout le compte s’ouvre sur le hefsek, sans lui il ne s’ouvre pas du tout, et les jours situés entre l’impur et le pur ne se joignent pas. C’est aussi pourquoi celle qui multiplie les bedikot est louable (seif 9) relève du surcroît de clarification, non de ce qui retient le compte.
L’appareil sur la mesure des bedikot. Le Chakh, au ס״ק ח, précise de quelle bedika unique il s’agit : תוך הז׳ נקיים מלבד הבדיק׳ דהפסק טהרה דלעיל סעיף א׳(ש״ך יו״ד קצ״ו ס״ק ח) — elle est dans les sept, en plus de celle du hefsek tahara. Au ס״ק ט il étend le din du seif 5 : וה״ה אם ראתה ולא בדקה עצמה ביום שפסקה מלראות ובדקה לאחר ג׳ או ד׳ ימים ומצאה טהורה ה״ה בחזקת טמאה(ש״ך יו״ד קצ״ו ס״ק ט). Sur le seif 9 il renvoie ailleurs — וע״ל סימן קפ״ד ס״ק ד׳(ש״ך יו״ד קצ״ו ס״ק י״א). Le Pit’hei Techouva rapporte au ס״ק ו le Dagoul Merevava, דאפילו לא בדקה ביום ראשון ובדקה באחד מימים אמצעים וגם ביום שביעי גם הסמ״ג מודה שעלו לה, puis, du même auteur dans ses תשובות, la position inverse — דדוקא ראשון ושביעי בעינן(פת״ש יו״ד קצ״ו ס״ק ו) — et au ס״ק ז le ’Hatam Sofer sur le bedieved. L’appareil du Taz ne s’arrête pas sur ces seifim : ses entrées voisines portent sur les seifim 1 et 2, puis reprennent au seif 10. L’Aroukh HaChoulhan traite les bedikot des sept jours à ses seifim 23 à 26 (ערוך השולחן יו״ד קצ״ו:כ״ג–כ״ו). Et pour la pratique — demandez à votre rav / à la morat kala.
5. Le tissu et ce qui rend la bedika valable — פשתן ישן et חורין וסדקין
כל בדיקות אלו בין בדיקת הפסק טהרה בין בדיקת כל השבעה צריכות להיות בבגד פשתן לבן ישן או בצמר גפן או בצמר לבן נקי ורך ותכניסנו באותו מקום בעומק לחורים ולסדקים עד מקום שהשמש דש ותראה אם יש בו שום מראה אדמומית ולא שתכניסהו מעט לקנח עצמה ואם יקשה בעיניה מאד להכניסו כל כך בעומק לפחות בדיקה של יום הפסק טהרה ובדיקה של יום ראשון מהשבעה תהיינה עד מקום שהשמש דש (הגה: מיהו בדיעבד אם לא עשתה כן כלל רק שבדקה עצמה יפה בחורין ובסדקין בעומק היטב כפי כחה אע״פ שלא הגיע למקום שהשמש דש סגי לה)
ס״ז. הסומא בודקת עצמה ומראה לחבירתה
ס״ח. החרשת ששומעת ואינה מדברת או שמדברת ואינה שומעת הרי הן כפקחות אבל אם אינה שומעת ואינה מדברת וכן השוטה או שנטרפה דעתה מחמת חולי צריכות פקחות לבדוק אותן ולקבוע להן וסתות כדי שתהיינה מותרות לבעליהן הוקבע להן וסת הרי הן כשאר כל הנשים לא הוקבע להן חוששות משלשים יום לשלשים יום ובודקות על ידי פקחות
Le fondement — trois conditions dans l’instrument de la bedika :
• Blanc, usé, doux — בבגד פשתן לבן ישן, או בצמר גפן או בצמר לבן נקי ורך(שו״ע יו״ד קצ״ו:ו) : c’est le blanc qui soutient la bedika, car toute rougeur s’y voit.
• La profondeur — לחורים ולסדקים, עד מקום שהשמש דש(שו״ע יו״ד קצ״ו:ו) : elle l’introduit jusqu’au lieu qu’atteint le rapport, afin qu’il ne reste pas de sang caché ; et le Mehaber précise ולא שתכניסהו מעט לקנח עצמה(שו״ע יו״ד קצ״ו:ו).
• L’examen de la teinte — elle regarde s’il s’y trouve quelque rougeur ; et cela se fait au jour : « והבדיקה תהיה לאור היום ולא לאור הנר » (רמ״א יו״ד קצ״ו:ד), ובדיעבד מהני אפילו לאור הנר(רמ״א יו״ד קצ״ו:ד).
עד מקום שהשמש דש — la mesure de la profondeur. Cette mesure, empruntée à la langue de la guemara de נדה, est la mesure de pénétration de la bedika : jusqu’au lieu où le rapport atteint. Sa raison : un sang qui se trouve en un lieu que la bedika n’atteint pas n’est pas une vue susceptible de défaire le compte, n’étant pas au lieu qui compte ; et c’est pourquoi la bedika doit arriver jusque-là précisément — ni moins, ni d’un geste superficiel, ce que le Mehaber dit en toutes lettres : ולא שתכניסהו מעט לקנח עצמה(שו״ע יו״ד קצ״ו:ו).
Mais le Choulhan Aroukh pose lui-même la limite de l’exigence, dans le seif même : si cela lui est très difficile, לפחות בדיקה של יום הפסק טהרה ובדיקה של יום ראשון מהשבעה תהיינה עד מקום שהשמש דש(שו״ע יו״ד קצ״ו:ו) — au moins celle du jour du hefsek et celle du premier des sept. Et le Rama ajoute le bedieved : מיהו בדיעבד אם לא עשתה כן כלל רק שבדקה עצמה יפה בחורין ובסדקין בעומק היטב כפי כחה אע״פ שלא הגיע למקום שהשמש דש סגי לה(רמ״א יו״ד קצ״ו:ו). La bedika a donc bien une mesure, mais la mesure a son propre bedieved.
Celles qui ne peuvent pas faire elles-mêmes la bedika (seifim 7–8) :
Le cas
Le din
La raison
L’aveugle (סומא)
« הסומא בודקת עצמה ומראה לחבירתה » (שו״ע יו״ד קצ״ו:ז)
Elle sent et peut introduire, mais ne voit pas la teinte
La sourde ou la muette (l’un des deux seulement)
הרי הן כפקחות — elle fait la bedika elle-même
Sa דעת est entière pour vérifier et discerner
Sourde-muette / שוטה / שנטרפה דעתה מחמת חולי
Des femmes en pleine possession de leur דעת les vérifient et leur fixent des וסתות
Il n’y a pas en elles la דעת de vérifier et de garder
L’appareil sur l’instrument et sur la bedika. Sur le seif 8, le Chakh renvoie au siman des וסתות : ע״ל סי׳ קפ״ט מקביעות הוסתות(ש״ך יו״ד קצ״ו ס״ק י). Le Pit’hei Techouva rapporte sur le seif 6 le Noda BiYehouda, à deux reprises : au ס״ק ח, « דאם כואב לה הרבה אינה צריכה בדיקה כלל בשאר ימים חוץ מיום ראשון ויום שביעי » (פת״ש יו״ד קצ״ו ס״ק ח), et au ס״ק ט sur la portée de l’allègement dans la bedika. L’appareil du Taz ne s’arrête pas sur les seifim 6 à 8. L’Aroukh HaChoulhan traite l’instrument et les bedikot à ses seifim 27 à 30 (ערוך השולחן יו״ד קצ״ו:כ״ז–ל׳). Et pour la pratique — demandez à votre rav / à la morat kala.
השבעה נקיים צריך שיהיו רצופים שלא תראה דם בהם שאם ראתה דם אפילו בסוף יום השביעי סתרה כל הימים וצריכה לפסוק בטהרה ולחזור ולמנות שבעה נקיים (הגה: יש אומרים דבשלשה ימים ראשונים של ימי הספירה אם מצאה כתם אין תולין אותו להקל כמו שתולין שאר כתמים דג׳ ימים ראשונים צריכים להיות נקיים לגמרי … אבל אח״כ דינו כשאר כתם וכן נוהגין ודוקא כתם שהוא יותר מכגריס ועוד אבל פחות מכגריס ועוד תולה בכינה אפילו ג׳ ימים ראשונים … כמבואר לעיל סימן ק״צ)
ס״י״א.הפולטת שכבת זרע בימי ספירתה אם הוא תוך ו׳ עונות לשמושה סותרת אותו יום לפיכך המשמשת מטתה וראתה אחר כך ופסקה אינה מתחלת לספור ז׳ נקיים עד שיעברו עליה ו׳ עונות שלימות שמא תפלוט לפיכך אינה מתחלת לספור עד יום ה׳ לשמושה דקי״ל אין שכבת זרע מסריח עד שיעברו עליו שש עונות שלימות מעת לעת (הגה: ותפסוק יום ד׳ לעת ערב ויום ה׳ עולה למנין ויש שכתבו שיש להמתין עוד יום א׳ דהיינו שלא תתחיל למנות עד יום הששי והוא יהיה יום ראשון לספירתה … וכן נוהגין בכל מדינות אלו ואין לשנות … וכל אשה שרואה אפי׳ כתם צריכה להמתין ה׳ ימים עם יום שראתה בו ותפסוק לעת ערב ותספור ז׳ נקיים)
ס״י״ב.אם טעתה במנין יום א׳ וטבלה ושמשה צריכה להמתין ששה עונות שלימות ואחר כך תמנה יום אחד נקי ותטבול אך סתירה שלאחר שבעה כגון שלא טבלה כראוי ושמשה ה״ז טובלת בכל עת
ס״י״ג.האשה ששמשה מטתה וראתה אחר כך ופסקה ורוצה לספור מיום מחרת ראייתה תקנח יפה יפה אותו מקום במוך או בבגד להפליט כל הזרע או תרחוץ במים חמין והם יפליטו כל הזרע (הגה: ויש אומרים דאין אנו בקיאין בזמן הזה ואין לסמוך על זה … והכי נהוג דהרי כבר נתבאר שאנו נוהגין להמתין אפילו לא שמשה כלל כדי שלא לחלק בין ספירה לספירה)
Le fondement — sept jours propres, entiers et consécutifs :
Deux principes dans cette partie :
• צריך שיהיו רצופים(שו״ע יו״ד קצ״ו:י) — les sept doivent être propres et consécutifs ; toute vue survenant entre eux סתרה כל הימים(שו״ע יו״ד קצ״ו:י), même au soir du septième jour, et elle revient au hefsek puis à un compte recommencé.
• La פולטת שכבת זרע est traitée comme une vue — la semence émise après un rapport défait ce jour-là tant qu’elle est ו׳ עונות שלימות(שו״ע יו״ד קצ״ו:י״א) — six onot, l’onah étant, selon le Chakh, ועונה הוא י״ב שעות(ש״ך יו״ד קצ״ו ס״ק י״ד) — et c’est pourquoi, après un rapport, « אינה מתחלת לספור עד יום ה׳ לשמושה » (שו״ע יו״ד קצ״ו:י״א).
La rigueur du Rama sur le ketem dans les trois premiers jours :
Le moment
Le din du ketem
Source
Les trois premiers jours du compte
Si elle a trouvé un ketem — אין תולין אותו להקל כמו שתולין שאר כתמים ; דג׳ ימים ראשונים צריכים להיות נקיים לגמרי
רמ״א ס״י
Ensuite
אבל אח״כ דינו כשאר כתם וכן נוהגין — le ketem suit les règles ordinaires des ketamim
רמ״א ס״י, (ועיין סימן ק״צ)
La limite que le Rama pose lui-même
ודוקא כתם שהוא יותר מכגריס ועוד אבל פחות מכגריס ועוד תולה בכינה אפילו ג׳ ימים ראשונים
רמ״א ס״י
La ’hakira de la פולטת — décret ou vue véritable ? Quel est le motif de la פולטת qui défait le compte ? La semence émise est-elle une vue au sens propre — du sang s’y mêlant — ou bien y a-t-il là un décret, de crainte qu’elle n’émette sans s’en apercevoir ? La nafka mina est dans la mesure même des ו׳ עונות שלימות : le Choulhan Aroukh en donne la raison — « אין שכבת זרע מסריח עד שיעברו עליו שש עונות שלימות מעת לעת » (שו״ע יו״ד קצ״ו:י״א) — d’où le compte à partir du cinquième jour, une fois les six onot écoulées.
Deux entrées de l’appareil font ici tout le travail. Le Taz, au ס״ק ה, explique ce que change le fait qu’elle soit devenue מסריח : ואחר שהוא מסריח אע״פ שפולטת אותו הרי היא כפולטת מיא בעלמא(ט״ז יו״ד קצ״ו ס״ק ה) — ce n’est plus alors une émission qui compte ; et il donne la mesure de l’onah : היינו כל עונה היא כשיעור יום או לילה דהיינו י״ב שעות(ט״ז יו״ד קצ״ו ס״ק ה). Puis, au ס״ק י, il pose la distinction qui tranche la ’hakira dans un sens précis : דפליטת שכבת זרע אין סותר למפרע כדם אלא דאותן ימים עצמן אינן נחשבים לנקיים(ט״ז יו״ד קצ״ו ס״ק י) — l’émission ne défait pas rétroactivement comme le sang ; seuls les jours eux-mêmes ne comptent pas comme propres. Le Chakh dit de même la raison de l’attente : דעד אותו היום חיישינן לכל יום ויום שמא תפלוט(ש״ך יו״ד קצ״ו ס״ק ט״ז). Ce même Taz renvoie, dans son ס״ק ה, à ce qu’il a écrit au סימן קצ״ג sur la בעילת מצוה — c’est là que se noue le lien entre notre siman et celui-là.
ויש אומרים דאין אנו בקיאין בזמן הזה ואין לסמוך על זה — une remarque qui produit une rigueur. Le Mehaber, au seif 13, indique une voie pour nettoyer la semence — תקנח יפה יפה אותו מקום במוך או בבגד להפליט כל הזרע(שו״ע יו״ד קצ״ו:י״ג), ou l’eau chaude — et compter dès le lendemain. Le Rama glose : ויש אומרים דאין אנו בקיאין בזמן הזה ואין לסמוך על זה(רמ״א יו״ד קצ״ו:י״ג). Autrement dit : nous ne sommes pas experts à nettoyer entièrement, et l’on ne s’appuie donc pas sur le nettoyage. Le nous ne sommes pas experts n’est pas ici un allègement mais une rigueur : de l’absence d’expertise on tire qu’il faut craindre et attendre.
Le Chakh ne laisse pas passer le rapprochement que le Rama fait ensuite. Sur les mots והכי נהוג il objecte : לא ידענא מאי ענין זה לזה דהתם לא שייך בקיאות כלל(ש״ך יו״ד קצ״ו ס״ק כ״ה) — les deux choses ne relèvent pas du même motif, car là il n’est pas question d’expertise du tout. Et pourtant il conclut lui-même dans le sens de la rigueur : כיון דהסמ״ק והג״מ כתבו דאין אנו בקיאין אין להקל לכתחלה(ש״ך יו״ד קצ״ו ס״ק כ״ה). La question de fond — pourquoi la non-expertise s’applique ici — reste donc posée par le Chakh, et le din, lui, ne bouge pas.
Nafka mina :
Elle a vu du sang au soir du septième jour — tout est défait ; elle revient au hefsek et aux sept jours (שו״ע יו״ד קצ״ו:י).
Un ketem dans les trois premiers jours — on n’y allège pas comme dans les autres jours ; mais le Rama pose lui-même deux limites, celle du כגריס ועוד et celle de la מכה connue pour saigner (רמ״א יו״ד קצ״ו:י).
Après un rapport — elle ne commence pas à compter avant le cinquième jour selon le texte du Mehaber (שו״ע יו״ד קצ״ו:י״א) ; et le Rama y rapporte l’usage d’attendre un jour de plus — שיש להמתין עוד יום א׳ דהיינו שלא תתחיל למנות עד יום הששי והוא יהיה יום ראשון לספירתה — en ajoutant וכן נוהגין בכל מדינות אלו ואין לשנות(רמ״א יו״ד קצ״ו:י״א). On ne s’appuie pas sur le nettoyage (רמ״א יו״ד קצ״ו:י״ג).
Elle s’est trompée d’un jour dans le compte, a fait la tevila et a eu un rapport : « צריכה להמתין ששה עונות שלימות ואחר כך תמנה יום אחד נקי ותטבול » (שו״ע יו״ד קצ״ו:י״ב) — et non le seul délai d’attente.
La setira par un ketem relève des règles du סימן ק״צ ; et pour la pratique, une teinte ou un ketem pendant les jours du compte → une question à un rav, et non une appréciation personnelle.
Et pour la pratique — demandez à votre rav / à la morat kala.
L’appareil sur la setira et sur la פולטת. C’est ici que l’appareil est le plus dense. Le Taz commente les seifim 10 à 12 de ses ס״ק ג à י״א — au ס״ק ג il demande quelle nafka mina subsiste aujourd’hui à la règle des jours consécutifs et répond : דחזקת טומאה עליה עד שיכלו ז׳ רצופין(ט״ז יו״ד קצ״ו ס״ק ג). Le Chakh couvre les seifim 10 à 13 de ses ס״ק י״ב à כ״ה — au ס״ק י״ב : וה״ה ביום הח׳ דלעולם צריכה לישב ז׳ נקיים סמוך לטבילתה(ש״ך יו״ד קצ״ו ס״ק י״ב) ; au ס״ק כ״ב il délimite l’attente des cinq jours : היינו מתחלתה ומשום טעמא דש״ז(ש״ך יו״ד קצ״ו ס״ק כ״ב). Le Pit’hei Techouva y range ses ס״ק י à י״ח, où l’on trouve notamment le ’Hatam Sofer et le Dagoul Merevava sur le ketem des trois premiers jours et sur la פולטת. L’Aroukh HaChoulhan traite cette partie à ses seifim 31 à 42 (ערוך השולחן יו״ד קצ״ו:ל״א–מ״ב). Et pour la pratique — demandez à votre rav / à la morat kala.
La ’hakira d’ensemble du siman : quelle est la racine des bedikot, et quelle en est la mesure selon les cas ?
Le hefsek tahara — il rend le compte possible, et n’est pas une simple constatation ; au plus près de בין השמשות, et מוך דחוק quand elle n’a vu qu’un jour (ma’hloket Rachba / Ramban, et le bedieved du Rama).
La mesure des bedikot — deux par jour lekhat’hila, une seule bedieved, à la condition que le Mehaber énonce ; et pas de compte sans hefsek — בחזקת טמאה עד שתפסוק בטהרה.
L’instrument — lin blanc usé ou coton, עד מקום שהשמש דש, et l’examen de la teinte au jour.
Consécutifs et setira — une vue défait même au septième jour ; et la rigueur du Rama sur le ketem des trois premiers jours, avec les limites qu’il pose lui-même.
La פולטת שכבת זרע — six onot, et le compte à partir du cinquième jour selon le Mehaber, l’usage rapporté par le Rama étant d’attendre un jour de plus ; et le דאין אנו בקיאין בזמן הזה du Rama, qui va vers la rigueur — objecté par le Chakh dans son motif, non dans son din.
Ce qui s’en dégage pour la pratique — chaque ligne adossée à sa source :
Le compte commence le lendemain du jour de l’arrêt, et sans hefsek tahara il n’y a pas de compte (שו״ע יו״ד קצ״ו:א, ה).
La bedika du hefsek se fait au plus près de בין השמשות ; elle n’a vu qu’un jour — מוך דחוק, et bedieved une bedika au plus près de בין השמשות suffit selon le Rama, mais non celle du matin (שו״ע יו״ד קצ״ו ורמ״א ס״א–ב).
Chemise et draps vérifiés ; et un מנהג כשר de se laver et de revêtir du blanc au hefsek (שו״ע יו״ד קצ״ו ורמ״א ס״ג).
Les bedikot des sept — deux par jour lekhat’hila ; et le Mehaber rapporte lui-même l’opinion qui exige le premier et le septième jour, ואין להקל ; celle qui multiplie les bedikot est louable (שו״ע יו״ד קצ״ו:ד, ט).
L’instrument — lin blanc usé / coton, עד מקום שהשמש דש, avec le bedieved du Rama (שו״ע יו״ד קצ״ו ורמ״א ס״ו).
Les sept sont consécutifs ; une vue défait même au septième jour ; un ketem dans les trois premiers jours ne s’allège pas comme les autres (שו״ע יו״ד קצ״ו ורמ״א ס״י).
Après un rapport — le Mehaber compte à partir du cinquième jour, et le Rama rapporte l’usage d’attendre jusqu’au sixième, וכן נוהגין בכל מדינות אלו ואין לשנות ; et l’on ne s’appuie pas sur le nettoyage (שו״ע יו״ד קצ״ו ורמ״א ס״י״א, י״ג).
Et pour la pratique — demandez à votre rav / à la morat kala.
Une bedika le jour de l’arrêt, au plus près de בין השמשות, שתפסוק בטהרה ; le compte commence le lendemain
מחבר ס״א
מוך דחוק (un seul jour)
Elle n’a vu qu’un jour — מוך דחוק pendant tout בין השמשות ; bedieved, une bedika au plus près de בין השמשות suffit, mais non celle du matin
מחבר ורמ״א ס״ב
Lbanim et début du compte
Chemise et draps vérifiés ; מנהג כשר de se laver et de revêtir du blanc, avec la limite de la שעת הדחק
מחבר ורמ״א ס״ג
Les bedikot des sept
Deux par jour lekhat’hila ; bedieved une seule, à la condition du texte ; et une opinion exige le premier et le septième. בחזקת טמאה tant qu’il n’y a pas eu de hefsek ; multiplier les bedikot est louable
מחבר ס״ד–ה׳, ט׳
L’instrument, et celles qui ne peuvent vérifier
Lin blanc usé / coton, עד מקום שהשמש דש, avec le bedieved du Rama ; סומא, חרשת, שוטה
מחבר ורמ״א ס״ו–ח׳
Consécutifs et setira
Les sept sont consécutifs ; une vue défait même au septième jour ; le ketem des trois premiers jours ne s’allège pas, avec les limites du Rama
מחבר ורמ״א ס״י
פולטת שכבת זרע
Six onot ; le Mehaber compte à partir du cinquième jour, le Rama rapporte l’usage du sixième ; on ne s’appuie pas sur le nettoyage
מחבר ורמ״א ס״י״א–י״ג
Tableau — ma’hlokot et allègements centraux du siman
Sujet
Première chita
Seconde chita
מוך דחוק quand elle n’a vu qu’un jour
Mehaber — מוך דחוק pendant tout בין השמשות
Rachba / Ramban (Rama) — bedieved, au plus près de בין השמשות, cela suffit
La mesure des bedikot des sept
Lekhat’hila — deux chaque jour
Bedieved — une seule, מאחר שבדקה ביום שקודם השביעי ומצאה טהורה עלו לה
Premier et septième jour
Le din rapporté en premier — n’importe lequel des sept convient bedieved
La יש אומרים du Mehaber — וי״א שצריך שתבדוק ביום ראשון מהשבעה וביום השביעי ואין להקל
Lavage et lbanim au hefsek
מנהג כשר — se laver et revêtir du blanc
אם לא רחצה רק פניה של מטה די בכך ; et en שעת הדחק, une chemise propre et vérifiée
Le ketem dans les trois premiers jours
Rama — אין תולין אותו להקל כמו שתולין שאר כתמים
Les autres jours — on l’allège comme les ketamim ordinaires (סימן ק״צ)
Le nettoyage de la semence après un rapport
Mehaber — elle nettoie, et compte dès le lendemain
Rama — דאין אנו בקיאין בזמן הזה ; et le Chakh objecte sur le motif tout en concluant à la rigueur
Tableau — les sources de la sougya
Guemara et verset : נדה ס״ח ע״ב — le compte des sept jours propres, et la michna de Rabbi Yehouda sur celle qui הִפְרִישָׁה בְּטָהֳרָה · נדה י״א–י״ב — les bedikot · שבת פ״ו ע״א — פוֹלֶטֶת שִׁכְבַת זֶרַע · et le verset וְסָפְרָה לָּהּ שִׁבְעַת יָמִים(ויקרא ט״ו:כ״ח), que la guemara lit לְעַצְמָהּ(כתובות ע״ב ע״א)
Richonim : רש״י ותוספות (בסוגיא דנדה) · רמב״ם — הלכות איסורי ביאה פרק ו׳, tel que le Rama le cite au seif 2 · רמב״ן · רשב״א (תורת הבית) · רא״ש · מרדכי — cité par le Rama aux seifim 3 et 10 · טור · בית יוסף
A’haronim : רמ״א · ש״ך · ט״ז · באר היטב · פתחי תשובה — qui rapporte ici le דגול מרבבה, le נודע ביהודה, le ’Hatam Sofer et le מעיל צדקה · סדרי טהרה · חכמת אדם · ערוך השולחן
~ ~ ~ ~ ~ DAAT · הרב יוסף חיים סממה
תלמיד חכם · מעביר שיעורים בהלכה ובחסידות סימן קצ״ו · Niveau 2 — Lamdan · פלפול ועיון בדיני הפסק טהרה, שבעה נקיים ובדיקות daattorah.com
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