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DAAT · NIVEAU 2 — LAMDAN

Choulhan Aroukh · Yoreh De'ah

Ce qui empêche une créature entière de s'annuler — étude et pilpoul
סימן ק׳
בריה אפילו באלף לא בטיל. ובו ד׳ סעיפים
Les trois conditions · le gid hanashé · les vers des légumes
⚡ Pour lamdanim et talmidei hakhamim ⚡
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Pilpoul et étude approfondie

Sougyot, sources, la חקירה du fondement, ma'hlokot de Richonim et d'A'haronim,
נפקא מינות pour la pratique et examen des positions

Sujet :
שולחן ערוך יורה דעה סימן ק׳ — quatre seifim
avec l'appareil : ש״ך (שפתי כהן), ט״ז (טורי זהב), פתחי תשובה, et les poskim qu'ils rapportent

Fondement de la sougya dans le Chas :
חולין צ״ט ע״ב–ק׳ ע״א (le gid cuit, et pourquoi il ne s'annule pas dans la majorité) · חולין צ״ו ע״א (ce que la Torah a interdit du gid, et la beriah en elle-même) · חולין ק״ח ע״א (חתיכה עצמה נעשית נבילה) · ביצה ג׳ ע״ב (la formule אפילו באלף לא בטיל, et ביצה חשובה)

Rédaction et étude :
הרב יוסף חיים סממה · DAAT

📑 Table des matières

  1. Ouverture de la sougya — une beriah ne s'annule pas même dans mille (seif א׳)
  2. Le fondement de la beriah — חשיבות, et de la Torah ou des Sages — le hiddouch du Taz (ס״ק א), et le cas douteux (seif א׳)
  3. Les trois conditions — vie / interdit dès l'origine / entier, et la חקירה sur chacune (seif א׳)
  4. La fourmi — le Kreti ouPleti contre le Tour haEven, dans le Pit'hei Techouva (seif א׳)
  5. Le gid hanashé — חיותא et אין בגידין בנותן טעם, la mesure de quatre doigts sur le kaf (seifim א׳–ב׳)
  6. Beriah cuite avec du permis · la graisse du gid · le gid fondu — le reconnaît ou non, soixante contre la graisse (seif ב׳)
  7. Beriah perdue dans la sauce — pas de remède, et la puce tombée dans le plat (seif ג׳)
  8. Les vers dans les légumes — ג׳ — la 'hazaka par trois, l'eau de cuisson et la viande lavée (seif ד׳)
  9. חקירה et נפקא מינה pour la pratique
  10. Tableaux de synthèse

📜 Le texte du Choulhan Aroukh — seif א׳

↩ Explication détaillée (niveau 1)
« בריה אפילו באלף לא בטיל. ובו ד׳ סעיפים » (שו״ע יו״ד ק׳:א)
« בריה דהיינו כגון נמלה או עוף טמא וגיד הנשה ואבר מן החי וביצה שיש בה אפרוח וכיוצא בהם אפי׳ באלף לא בטלה » (שו״ע יו״ד ק׳:א)
« ואין לו דין בריה אא״כ הוא דבר שהיה בו חיות לאפוקי חטה אחת של איסור וכן צריך שיהא דבר שאסור מתחילת ברייתו לאפוקי עוף טהור שנתנבל ושור הנסקל וכן צריך שיהיה דבר שלם שאם יחלק אין שמו עליו לאפוקי חלב וכן צריך שיהא שלם » (שו״ע יו״ד ק׳:א)
« ועיקר גיד הנשה אינו אלא על הכף בלבד והוא כרוחב ד׳ אצבעות ואם הוא שלם מקרי בריה » (רמ״א יו״ד ק׳:א)

Traduction — Une beriah, même dans mille, ne s'annule pas. Et il comporte quatre seifim. Une beriah, c'est-à-dire par exemple une fourmi, un oiseau impur, le gid hanashé, un membre pris sur la bête vivante, un œuf contenant un embryon, et ce qui leur ressemble — même dans mille elle ne s'annule pas. Et une chose n'a le statut de beriah que si elle a eu en elle de la vie — à l'exclusion d'un grain de blé interdit ; il faut encore que ce soit une chose interdite dès le commencement de sa formation — à l'exclusion d'un oiseau pur devenu nevela et du taureau voué à la lapidation ; il faut encore que ce soit une chose entière, telle que si on la divise son nom ne lui reste plus — à l'exclusion du 'hélev ; et il faut encore qu'elle soit entière. Glose du Rama — l'essentiel du gid hanashé n'est que ce qui se trouve sur le kaf seul, et c'est la largeur de quatre doigts ; et s'il est entier, on l'appelle beriah (Issour veHeter haArokh, règle 28).

1. Ouverture de la sougya — même dans mille, elle ne s'annule pas

↩ Explication détaillée (niveau 1)

Le fondement — la חשיבות de la beriah, et pourquoi elle tient

Fondement du siman : tout interdit au monde s'annule dans une majorité ou dans soixante — hormis la beriah, une chose entière qui tient debout par elle-même : la fourmi, l'oiseau impur, le gid hanashé, le membre pris sur la bête vivante, l'œuf où il y a un embryon. Et la raison : la beriah est une chose importante (חשיבות), et une chose importante ne s'annule pas dans la majorité, puisqu'elle porte un nom qui lui est propre et que l'esprit des gens ne l'efface pas. Il en résulte que la racine du din n'est pas dans la mesure mais dans la considération — et c'est pourquoi même une très grande quantité de permis ne l'annule pas.
Racine de l'affaire — considération, et non goût. Dans les autres mélanges on mesure un goût (soixante) ou une majorité (sec dans sec) : l'interdit s'y efface parce qu'il n'a plus de consistance reconnaissable. La beriah, elle, demeure reconnaissable et se tient à part, et la majorité n'efface pas son nom. C'est exactement la manière dont la guemara pose la question sur le gid cuit — elle demande d'abord qu'il s'annule comme tout le reste :
« וְלִיבְטוֹל בְּרוּבָּא » (חולין צ״ט ע״ב)

et c'est dans la suite de la sougya qu'elle répond, brièvement :

« בְּרִיָּה שָׁאנֵי » (חולין ק׳ ע״א)
מקור הדין — la sougya de Houlin, et la formule de Betsa. La sougya court de חולין צ״ט ע״ב à ק׳ ע״א : elle traite du gid hanashé cuit avec d'autres tendons, puis de la חתיכה הראויה להתכבד, et elle prend soin de montrer que les deux raisons ne se ramènent pas l'une à l'autre — le gid parce qu'il est une beriah, la pièce parce qu'elle honore la table :
« וּצְרִיכָא, דְּאִי אַשְׁמְעִינַן גִּיד – מִשּׁוּם דִּבְרִיָּה הִיא, אֲבָל חֲתִיכָה – אֵימָא לָא » (חולין ק׳ ע״א)

La formule même que porte l'en-tête de notre siman — אפילו באלף לא בטיל — se lit dans la guemara de Betsa, à propos du דבר שיש לו מתירין, où il est dit aussi que l'œuf est une chose importante :

« דָּבָר שֶׁיֵּשׁ לוֹ מַתִּירִין — אֲפִילּוּ בְּאֶלֶף לֹא בָּטֵיל » (ביצה ג׳ ע״ב)
« בֵּיצָה חֲשׁוּבָה וְלֹא בָּטְלָה » (ביצה ג׳ ע״ב)

Le siman 101 continue ce même chapitre pour la חתיכה הראויה להתכבד et le דבר שבמנין : notre siman et le suivant forment un seul bloc, celui des choses considérables qui ne s'annulent pas.

2. Le fondement de la beriah — de la Torah ou des Sages (le hiddouch du Taz)

↩ Explication détaillée (niveau 1)

C'est l'un des hiddouchim les plus tranchants du siman, et tout le poids de la main du Taz (ס״ק א) y est engagé.

La חקירה — elle ne s'annule pas est-il de la Torah ? À première vue, si la beriah est à ce point considérable, on dirait qu'elle ne s'annule pas même de la Torah. Mais à l'inverse : toute la règle de l'annulation dans la majorité est une règle de la Torah, et tout interdit s'y annule ; d'où saurait-on que la beriah sort de cette règle au niveau de la Torah ?
La réponse du Taz (ס״ק א) — de la Torah, elle s'annule. Le Taz enseigne que la non-annulation de la beriah n'est pas un din de la Torah mais une rigueur des Sages :
« חשיבות דבריה שלא תהיה בטילה היא מדרבנן » (ט״ז יו״ד ק׳ ס״ק א)

Son argument part de l'autre bout : la Torah, elle, a bien marqué la beriah d'une considération — on est passible pour elle même en deçà d'un kezayit, puisque le verset interdit les espèces impures sans mesure.

« דכיון שמן התורה יש חשיבות דלוקין על אכילתה אפי׳ היא פחות מכזית » (ט״ז יו״ד ק׳ ס״ק א)
« דהא סתמא כתיב אצל מינים טמאים לא תאכל אותם אפי׳ הם קטנים » (ט״ז יו״ד ק׳ ס״ק א)

Et c'est de cette rigueur de la Torah sur la beriah elle-même que les Sages ont tiré leur rigueur sur son mélange :

« ע״כ החמירו רבנן בתערובת שלהם אבל מן התורה היא בטילה כשאר איסורים » (ט״ז יו״ד ק׳ ס״ק א)
Racine de l'affaire. Deux dins distincts se tiennent ici, et les confondre est l'erreur que le Taz écarte : (a) la responsabilité pour la consommation de la beriah elle-même, même en deçà d'un kezayit — celle-là est de la Torah ; (b) le din du mélange, qu'elle ne s'y annule pas — celui-là est des Sages. La rigueur rabbinique sur le mélange se déduit de la rigueur de la Torah sur le corps de l'interdit : puisque même une quantité infime en est défendue, ils ont décrété qu'elle ne s'annulerait pas du tout dans la majorité.
נפקא מינה — le doute sur le statut de beriah. Puisque la non-annulation est des Sages, un doute portant sur le statut — est-ce là une beriah véritable ou non ? — est un doute sur une règle rabbinique, et l'on va vers l'allègement :
« ונ״מ לענין ספק אי הוה בריה או לא הוה ספיקא דרבנן ובטל » (ט״ז יו״ד ק׳ ס״ק א)

Le Taz étend expressément cette conséquence aux autres catégories qui ne s'annulent pas et que le siman 101 traitera :

« וכן בכל הדברים דאמרינן לקמן שאינם בטלים כגון ראוי להתכבד או דבר שבמנין » (ט״ז יו״ד ק׳ ס״ק א)

Mais il pose aussitôt la borne, et c'est elle qu'il faut retenir avec le reste : le doute qui allège est le doute sur le statut, non le doute sur l'interdit. Lorsque la beriah est certaine et que seul l'interdit est douteux, la rigueur demeure entière :

« אבל אי הוה ודאי בריה או א׳ מהני שאין מתבטלים אלא שהאיסור ספק בזה אפילו באלף לא בטיל כגון ביצי ספק טריפה » (ט״ז יו״ד ק׳ ס״ק א)

Et pour la pratique — demande à ton Rav.

3. Les trois conditions — la vie, l'interdit dès l'origine, l'intégrité

↩ Explication détaillée (niveau 1)

Le texte du Mehaber (seif א׳)

« ואין לו דין בריה אא״כ הוא דבר שהיה בו חיות לאפוקי חטה אחת של איסור וכן צריך שיהא דבר שאסור מתחילת ברייתו לאפוקי עוף טהור שנתנבל ושור הנסקל וכן צריך שיהיה דבר שלם שאם יחלק אין שמו עליו לאפוקי חלב וכן צריך שיהא שלם » (שו״ע יו״ד ק׳:א)

Traduction — une chose n'a le statut de beriah que si elle a eu en elle de la vie — à l'exclusion d'un grain de blé interdit ; il faut encore que ce soit une chose interdite dès le commencement de sa formation — à l'exclusion d'un oiseau pur devenu nevela et du taureau voué à la lapidation ; il faut encore que ce soit une chose entière, telle que si on la divise son nom ne lui reste plus — à l'exclusion du 'hélev ; et il faut encore qu'elle soit entière.

Le fondement — trois conditions qui s'additionnent.
Le din de la beriah ne s'applique qu'au concours de trois conditions, et chacune vient écarter un cas différent :

• הוא דבר שהיה בו חיות (שו״ע יו״ד ק׳:א) — qu'il y ait eu en elle un souffle de vie → écarte le grain de blé et les autres semences, où il n'y a jamais eu de vie : לאפוקי חטה אחת של איסור (שו״ע יו״ד ק׳:א).
• שיהא דבר שאסור מתחילת ברייתו (שו״ע יו״ד ק׳:א) — que son interdit lui ait été attaché dès sa formation → écarte l'oiseau pur devenu nevela et le taureau voué à la lapidation, qui ne sont devenus interdits qu'après leur formation : לאפוקי עוף טהור שנתנבל (שו״ע יו״ד ק׳:א), ושור הנסקל.
• שיהיה דבר שלם שאם יחלק אין שמו עליו (שו״ע יו״ד ק׳:א) → écarte le 'hélev, dont le morceau coupé porte encore le nom de 'hélev : לאפוקי חלב (שו״ע יו״ד ק׳:א).

Qu'une seule des trois manque, et il n'y a pas de statut de beriah : la chose s'annule dans soixante ou dans la majorité, comme tout interdit.

Le Chakh explique la troisième exclusion, et sa formulation montre bien que la condition porte sur le nom :

« כיון שאלו יחלק שמו חלב עליו משא״כ גיד הנשה ואבר מן החי שאם יחלקו אין שמו עליו » (ש״ך יו״ד ק׳ ס״ק ה)

Il prend soin, sur la première, d'écarter une objection qu'on pourrait lui faire : un grain de blé peut fort bien être interdit dès son origine — de kilaïm — et il n'est pas pour autant une beriah, faute de vie.

« אע״פ שהיא אסורה מתחלת ברייתה כגון של כלאים » (ש״ך יו״ד ק׳ ס״ק ג)
Le détail des trois conditions et ce qu'elles écartent :
La conditionCe qu'elle vient écarterLa raison
(a) avoir eu de la vie le grain de blé et les autres semences il n'y a jamais eu en lui de souffle de vie → ce n'est pas une beriah
(b) interdit dès l'origine l'oiseau pur devenu nevela · le taureau voué à la lapidation l'interdit lui est venu après sa formation → la considération de la beriah n'adhère pas à son interdit
(c) entier — que divisé, son nom ne lui reste pas le 'hélev le morceau coupé s'appelle encore 'hélev → son nom ne dépend pas de son intégrité
La חקירה sur la condition d'intégrité — deux exigences en une (ט״ז ס״ק ב). Le Taz relève que le mot entier recouvre deux choses : non seulement un critère portant sur le nom de la chose — que divisée, elle perde son nom — mais encore une exigence de fait, qu'elle soit effectivement entière. Il écarte expressément la lecture qui se contenterait de la première :
« פירוש דל״ת דעיקר הקפידה שצריך שיהא שייך בו לומר אם יחלק אין שמו עליו ואז הוה בריה אפילו באמת אינו שלם » (ט״ז יו״ד ק׳ ס״ק ב)
« קמ״ל דדוקא יהא ג״כ שלם » (ט״ז יו״ד ק׳ ס״ק ב)

Le Taz, sur le cas de la beriah écrasée, ne tranche pas ici et renvoie ailleurs :

« ואם נתרסקה הבריה עיין בסימן ק״א סעיף ו׳ » (ט״ז יו״ד ק׳ ס״ק ב)

Le Chakh, lui, l'écarte du statut de beriah dans les termes mêmes de la condition, et va jusqu'au membre détaché :

« לאפוקי נתרסק או נחתך ממנה אבר אחד אפילו אבר שאין הנשמה תלויה בו » (ש״ך יו״ד ק׳ ס״ק ו)

4. La fourmi — la ma'hloket rapportée par le Pit'hei Techouva

↩ Explication détaillée (niveau 1)
La חקירה — depuis quand la fourmi est-elle interdite dès son origine ? Une fourmi qui grandit dans des fruits ou dans la farine : est-elle tenue pour interdite dès le commencement de sa formation, ou bien y a-t-il eu un temps où elle était permise — avant qu'elle ne se mette à ramper et à sortir ? La נפקא מינה porte sur la deuxième condition : si elle n'a pas été interdite dès l'origine même, elle n'est pas une beriah et s'annule dans soixante.
Le Kreti ouPleti contre le Tour haEven (פתחי תשובה ס״ק א) :
La positionFourmi trouvée dans des fruits ou de la farineSource
כרתי ופלתי avant qu'elle ne sorte, elle était permise — elle n'est donc pas interdite dès son origine → elle s'annule dans soixante פת״ש ס״ק א
טור האבן (סי׳ כ״ו), qui conteste elle est une beriah à part entière et ne s'annule pas — il n'y a pas lieu de distinguer avant et après la sortie פת״ש ס״ק א

Le Pit'hei Techouva rapporte l'allègement du Kreti ouPleti en le rattachant expressément à la deuxième condition :

« שלמד היתר על נמלים הגדלים בפירות וקמח שאף אם פירשו בטילים בס׳ » (פת״ש יו״ד ק׳ ס״ק א)
« דהרי הא דבריה אינה בטילה דוקא כשהוא אסור מתחלת ברייתו » (פת״ש יו״ד ק׳ ס״ק א)
« ונמלה אין אסור מתחלת ברייתו דהא קודם שפירשה היתה מותרת » (פת״ש יו״ד ק׳ ס״ק א)

Et il rapporte aussitôt qui le conteste :

« ועיין בתשובת טור האבן סי׳ כ״ו שחולק על זה ופסק דמקרי בריה ואינה בטילה » (פת״ש יו״ד ק׳ ס״ק א)
Racine de la ma'hloket. Tout le débat tient à la deuxième condition. Pour le Kreti ouPleti, tant que la bestiole n'a pas rampé ni quitté le lieu de sa formation, l'interdit n'a pas pris sur elle — à la manière du ver qui n'est pas sorti du fruit, sujet du siman 84 — et elle n'a donc pas été interdite dès le commencement de sa formation. Pour le Tour haEven, le fait même d'être une bestiole entière lui confère la nature de beriah, et l'on ne regarde pas au temps où elle était enclose dans le fruit. Le Pit'hei Techouva rapporte encore, au même endroit, une autre voie d'allègement, celle des Michkenot Yaakov sur les vers de la farine :
« ועיין בתשובת משכנות יעקב סימן ל״א » (פת״ש יו״ד ק׳ ס״ק א)
« על אכילת קמח בימות החמה » (פת״ש יו״ד ק׳ ס״ק א)

Et pour la pratique — demande à ton Rav.

5. Le gid hanashé — חיותא, et אין בגידין בנותן טעם

↩ Explication détaillée (niveau 1)

C'est l'une des חקירות les plus vives et les plus répandues de toute la sougya de la beriah.

La חקירה — un tendon qui ne donne aucun goût, comment ne s'annule-t-il pas ? Nous tenons pour établi que les tendons ne donnent pas de goût : le gid n'est, de ce point de vue, que du bois. La guemara le pose comme halakha :
« אֵין בְּגִידִין בְּנוֹתֵן טַעַם » (חולין צ״ט ע״ב)

et le Mehaber le reprend à son seif ב׳ pour en faire l'exception du siman :

« חוץ מגיד הנשה שאין טעמו אוסר דאין בגידים בנותן טעם » (שו״ע יו״ד ק׳:ב)

Si donc le gid hanashé a cuit avec du permis, quel interdit y a-t-il là, puisqu'il ne dégage rien ? Et comment le din une beriah ne s'annule pas peut-il s'y appliquer ?

La réponse — considération, et non goût (ש״ך ס״ק א, au nom du Rachba et du Ran). Le gid est une beriah non à cause de son goût mais à cause de la vie qui a été en lui : c'est un corps entier et reconnaissable. Puisque toute l'affaire de la beriah tient à la considération et non au goût, l'absence de goût ne l'annule pas.
« דהוה ביה חיותא חידושי הרשב״א והר״ן פג״ה וכן אבר מן החי » (ש״ך יו״ד ק׳ ס״ק א)
La mesure du gid — quatre doigts sur le kaf (glose du Rama ; ט״ז ס״ק ג). Le Rama circonscrit ce qui, dans le gid, est en cause comme beriah :
« ועיקר גיד הנשה אינו אלא על הכף בלבד » (רמ״א יו״ד ק׳:א)
« והוא כרוחב ד׳ אצבעות ואם הוא שלם מקרי בריה » (רמ״א יו״ד ק׳:א)

Cette limitation au kaf n'est pas une nouveauté du Rama : c'est la parole de Chmouel dans la guemara, sur ce que la Torah a effectivement interdit.

« לֹא אָסְרָה תּוֹרָה אֶלָּא שֶׁעַל הַכַּף בִּלְבַד » (חולין צ״ו ע״א)

Et le Taz précise que la mesure de quatre doigts est dite d'un gros bovin ; sur une petite bête elle se réduit à proportion :

« זה בשור הגדול ובכבש קטן ב׳ אצבעות כ״כ או״ה שם » (ט״ז יו״ד ק׳ ס״ק ג)

On notera, en marge, que c'est la même guemara de חולין צ״ו ע״א qui fonde la rigueur de la Torah invoquée plus haut par le Taz : on est passible pour le gid même en deçà d'un kezayit, et la raison en est donnée sans détour.

« בְּרִיָּה (בִּפְנֵי עַצְמָהּ) הִיא » (חולין צ״ו ע״א)

6. Beriah cuite avec du permis · la graisse du gid · le gid fondu

↩ Explication détaillée (niveau 1)

Le texte du Mehaber (seif ב׳)

« דבר שהוא בריה שנתבשל עם ההיתר אם אינו מכירו הכל אסור והרוטב בנותן טעם ואם מכירו זורקו והאחרים והרוטב צריך שיהא בהם ס׳ כנגדו חוץ מגיד הנשה שאין טעמו אוסר דאין בגידים בנותן טעם אבל שמנו אוסר וצריך ששים כנגדו להתיר הרוטב » (שו״ע יו״ד ק׳:ב)
« לפיכך ירך שנתבשל עם גידו אם מכירו זורקו וכל השאר מותר אם יש בו ס׳ כנגד שמנו ואם אינו מכירו כל החתיכות אסורות ואם יש בקדירה ס׳ כנגד השומן מותר הרוטב ואם לאו אסור » (שו״ע יו״ד ק׳:ב)
« ואם נמוח הגיד ואינו ניכר צריך גם כן ס׳ כנגדו » (שו״ע יו״ד ק׳:ב)

Traduction — une chose qui est une beriah et qui a cuit avec du permis : s'il ne la reconnaît pas, tout est interdit, et la sauce l'est si elle a reçu du goût ; et s'il la reconnaît, il la jette, et il faut qu'il y ait dans le reste et dans la sauce soixante contre elle. Sauf pour le gid hanashé, dont le goût n'interdit pas, puisque les tendons ne donnent pas de goût ; mais sa graisse, elle, interdit, et il faut soixante contre elle pour permettre la sauce. Ainsi : une cuisse qui a cuit avec son gid — s'il reconnaît le gid, il le jette et tout le reste est permis s'il y a soixante contre sa graisse ; s'il ne le reconnaît pas, tous les morceaux sont interdits, et s'il y a dans la marmite soixante contre la graisse, la sauce est permise, sinon elle est interdite. Et si le gid a fondu et n'est plus reconnaissable, il faut également soixante contre lui.

Le fondement — deux interdits distincts dans le gid.
Le gid hanashé enveloppe deux choses séparées, et c'est de leur séparation que sort tout le seif :

• le gid lui-même — une beriah, qui ne s'annule pas même dans mille ; mais il ne donne pas de goût, si bien que, reconnu, il suffit de le jeter, et le reste n'a pas besoin de soixante à cause de lui.
• la graisse qui est sur le gid — elle donne du goût comme tout interdit, et il faut donc soixante contre la graisse pour permettre la sauce et les morceaux : אבל שמנו אוסר וצריך ששים כנגדו להתיר הרוטב (שו״ע יו״ד ק׳:ב).

D'où les deux cas du seif : il ne reconnaît pas → tout est interdit, puisqu'il risque de manger la beriah ; il reconnaît → il jette le gid, et il ne lui reste à compter soixante que contre la graisse.
La graisse du gid, l'interdit collé et la pièce devenue nevela (ט״ז ס״ק ד). Le Taz ne se contente pas de soixante contre la graisse : il demande soixante dans le morceau auquel la graisse adhère, et à défaut, soixante contre ce morceau entier, devenu lui-même interdit.
« ואם השומן דבוק בחתיכה אחת צריך שיהיה באותה חתיכה ס׳ נגד השומן » (ט״ז יו״ד ק׳ ס״ק ד)
« ואם לאו צריך ס׳ נגד כל החתיכה ההיא שהאיסור דבוק בה » (ט״ז יו״ד ק׳ ס״ק ד)
« לדידן דאמרינן סי׳ צ״ב בכל האיסורים חתיכה עצמה נעשית נבילה » (ט״ז יו״ד ק׳ ס״ק ד)

Le Chakh pose la même difficulté, mais il la retourne contre le texte du Choulhan Aroukh lui-même, qui écrit sans réserve comme le Tour — lequel ne tient pas le principe de l'interdit collé :

« קשה דהיאך סתם הרב כדברי הט״ו » (ש״ך יו״ד ק׳ ס״ק ח)
« א״כ ה״נ ירך שנתבשל עם גידו אין השאר מותר » (ש״ך יו״ד ק׳ ס״ק ח)

La graisse, en somme, n'est pas jugée comme une beriah mais comme n'importe quel 'hélev absorbé : c'est le régime ordinaire des interdits, avec ce que le siman 92 y ajoute.

La חקירה du gid fondu — une considération qui s'est perdue (ט״ז ס״ק ה). Si le gid a fondu au point de n'être plus reconnaissable, la forme de la beriah lui a échappé, et l'on dirait qu'il devrait s'annuler dans la majorité. Le Mehaber tranche pourtant qu'il faut soixante contre lui. Le Taz explique : la considération s'en est bien allée, mais l'interdit demeure de la Torah, et il faut donc encore soixante.
« פירוש ואזיל ליה חשיבותיה דבריה אבל צריך מ״מ ס׳ נגדו » (ט״ז יו״ד ק׳ ס״ק ה)
« דאע״ג דעץ בעלמא הוא התורה אסרתו » (ט״ז יו״ד ק׳ ס״ק ה)

Le Chakh dit la même chose en une ligne, et renvoie au siman 65 :

« דאע״פ שאין בו טעם התורה אסרתו » (ש״ך יו״ד ק׳ ס״ק ט)

Mais le Taz ajoute aussitôt ce qu'il a trouvé dans le Torat haBayit haArokh — que peut-être il s'annule dans la majorité, puisqu'un tendon ne donne jamais de goût :

« ומסיק על זה בת״ה הארוך ואפשר שבטל ברוב כיון שלעולם אינו נותן טעם » (ט״ז יו״ד ק׳ ס״ק ה)

et il en tire, pour lui, une conclusion mesurée : on ne l'écrit pas comme din, mais on s'y appuie dans un cas douteux.

« מ״מ נראה לסמוך להקל בספק כזה » (ט״ז יו״ד ק׳ ס״ק ה)
Le gid fondu — la considération de la beriah contre les tendons ne donnent pas de goût :
La positionGid fondu, non reconnaissableSource
Le Mehaber il faut soixante contre lui מחבר ס״ב ; ט״ז ס״ק ה ; ש״ך ס״ק ט
Le Torat haBayit haArokh, rapporté par le Taz peut-être s'annule-t-il dans la majorité, puisqu'un tendon ne donne jamais de goût — et le Taz s'y appuie dans un cas douteux ט״ז ס״ק ה

7. Beriah perdue dans la sauce — et ce que le Chakh y ajoute

↩ Explication détaillée (niveau 1)

Le texte du Mehaber (seif ג׳)

« קדרה של מרק שנפל שם בריה ונאבדה אסור הכל » (שו״ע יו״ד ק׳:ג)

Traduction — une marmite de bouillon dans laquelle est tombée une beriah, qui s'y est perdue — tout est interdit.

Le fondement — pourquoi il n'y a pas de remède.
Quand la beriah est reconnaissable, il la reconnaît, il la jette, et cela suffit. Mais quand elle s'est perdue dans la sauce, les deux issues se ferment ensemble :
• on ne l'annule pas dans la majorité ni dans soixante → une beriah ne s'annule pas ;
• on ne la retire pas → elle n'est plus reconnaissable.

Les deux portes fermées, tout est interdit. C'est là toute la différence entre le seif ב׳ (il reconnaît → il jette) et le seif ג׳ (il ne reconnaît pas et elle s'est perdue → pas de remède).

Le Chakh, ici, ne commente pas : il borne. Son mot est court et il change la portée du seif — le tout est interdit ne vaut que là où le passage au tamis ne peut rien.

« היינו כשא״א להתיר על ידי סינון » (ש״ך יו״ד ק׳ ס״ק י)

Ce qui veut dire que le seif ג׳ et le seif ד׳ ne se contredisent pas : ils disent la même règle des deux côtés. Là où une séparation matérielle reste possible, on sépare ; là où elle ne l'est pas, tout est interdit.

La puce tombée dans le plat (פתחי תשובה ס״ק ג, au nom des 'Havot Yaïr סי׳ ק״ב). Une puce qui a sauté dans un mets et s'y est perdue est interdite, et la raison donnée est exactement celle du seif ג׳ lu avec le Chakh : elle s'est perdue dans la sauce, on ne peut pas filtrer, et l'on ne peut pas non plus vérifier la viande.
« פרעוש שקפץ לתוך המאכל אסור מצד הדין מאחר שנאבדה ברוטב » (פת״ש יו״ד ק׳ ס״ק ג)
« וא״א לסננה וא״א לבדוק הבשר אולי דבקה בו » (פת״ש יו״ד ק׳ ס״ק ג)

Le Pit'hei Techouva ne laisse pas la chose sans discussion : il rapporte que les Panim Meïrot ont hésité, au motif que la puce est d'elle-même repoussante, et que le Rama tient au siman 103 qu'une beriah repoussante en elle-même s'annule. Mais il rapporte de même que les Panim Meïrot sont ensuite revenus longuement sur cette objection, et il conclut en faveur des 'Havot Yaïr :

« וא״כ יפה פסק החו״י » (פת״ש יו״ד ק׳ ס״ק ג)

Et pour la pratique — demande à ton Rav.

8. Les vers dans les légumes — ce que veut dire ג׳

↩ Explication détaillée (niveau 1)

Le texte du Mehaber (seif ד׳)

« ירקות מבושלות שנמצאו בהם ג׳ תולעים הירקות אסורים אבל מי השלקות מסננן ומותרים וכן הבשר ירחצנו ויבדקנו ומותר » (שו״ע יו״ד ק׳:ד)

Traduction — des légumes cuits dans lesquels on a trouvé trois vers : les légumes sont interdits ; mais l'eau de cuisson, il la filtre et elle est permise ; et de même la viande, il la lave et l'examine, et elle est permise.

La חקירה — que compte ce ג׳ ? Le Mehaber écrit ג׳ תולעים (שו״ע יו״ד ק׳:ד). Deux lectures s'offrent, et elles ne donnent pas le même din : s'agit-il de trois vers trouvés dans ce plat-ci — trois créatures — ou bien de trois fois, c'est-à-dire de trois plats successifs où l'on a trouvé des vers, en sorte que l'espèce est désormais tenue pour infestée ?
La réponse du Taz (ס״ק ו) — trois fois, et la 'hazaka ne se prend qu'à trois. Le Taz remonte au Beit Yossef du siman 84, qui rapporte la même réponse du Rachba en écrivant deux fois, et il tient la chose pour une faute de copiste :
« ונראה לי פשוט שט״ס הוא שם וצ״ל ג׳ פעמים » (ט״ז יו״ד ק׳ ס״ק ו)

Il rapporte alors que son beau-père — le Bayit Hadach — voulait être rigoureux dès deux fois, parce que Rabbi tient qu'une 'hazaka se forme en deux :

« ומו״ח ז״ל כ׳ דיש להחמיר בב׳ כיון דלרבי הוה חזקה בב׳ זימני » (ט״ז יו״ד ק׳ ס״ק ו)

et il ne le suit pas : hors des cas de mariage et de circoncision, où l'on suit Rabbi par allègement sur un doute de vies, on suit Rabban Chimon ben Gamliel, qui exige trois.

« קיימא לן כרבן שמעון בן גמליאל דדוקא בתלתא זימנין הוה חזקה וכן עיקר » (ט״ז יו״ד ק׳ ס״ק ו)

Il clôt en rappelant ce que le Beit Yossef rapporte au nom du Ran, au même siman 84 :

« דפעם אחת או ב׳ מותר התבשיל » (ט״ז יו״ד ק׳ ס״ק ו)
Le fondement — pourquoi l'eau et la viande sont permises et le légume interdit.
La difficulté saute aux yeux : si une beriah — un ver — s'est trouvée dans le plat, toute la marmite devrait être interdite, comme la beriah perdue du seif ג׳ !
Le Chakh donne la raison de l'interdiction des légumes, et elle n'est pas le ver que l'on a trouvé mais ceux que l'on n'a pas trouvés :
« דמאחר שנמצאו ג׳ הוחזק שיש שם עוד ואינן ניכרות » (ש״ך יו״ד ק׳ ס״ק י״א)

Dès lors la ligne de partage est claire, et c'est celle que le Chakh avait posée au seif ג׳ : là où une séparation matérielle est praticable, on l'exige et le mets est permis — l'eau de cuisson, on la filtre ; la viande, on la lave et on l'examine. Là où elle ne l'est pas — le légume lui-même, où les vers restés sont tenus pour présents et invisibles — le mets demeure interdit. Le Chakh renvoie, pour le détail de ces dinim, au siman 84.

Résumé de la distinction. Tout le siman tourne autour d'un seul axe : la beriah reconnaissable contre la beriah perdue. Reconnaissable (seif ב׳) — on la jette. Perdue (seif ג׳) — pas de remède, et le Chakh précise : pour autant que le filtrage ne puisse rien. Les vers du seif ד׳ reviennent enseigner les deux côtés à la fois : dans le légume, ils sont tenus pour présents et invisibles → interdit ; dans l'eau et la viande, ils peuvent être séparés (filtrage, lavage et examen) → permis. Voir les lois des vers au siman 84.

9. חקירה et נפקא מינה pour la pratique

↩ Explication détaillée (niveau 1)
La חקירה d'ensemble du siman : quelle est la définition de la beriah qui ne s'annule pas, et à quel moment sa considération s'éteint-elle ?
נפקא מינה pour la pratique, telle qu'elle ressort des sources citées ci-dessus :
  1. Une beriah entière — fourmi, oiseau impur, gid, membre pris sur la bête vivante, œuf où il y a un embryon — ne s'annule pas même dans mille (מחבר ס״א).
  2. Qu'une des trois conditions manque — grain de blé, nevela, 'hélev, chose écrasée — et elle s'annule comme tout interdit (מחבר ס״א ; ש״ך ס״ק ו).
  3. Doute sur le statut de beriah — doute sur une règle rabbinique, et elle s'annule ; mais beriah certaine et interdit douteux — elle ne s'annule pas (ט״ז ס״ק א).
  4. Gid hanashé : reconnu — on le jette ; sa graisse demande soixante, et le Taz demande ce compte dans le morceau auquel elle adhère ; fondu — soixante encore (מחבר ס״ב ; ט״ז ס״ק ד–ה ; ש״ך ס״ק ח–ט).
  5. Beriah perdue dans la sauce — tout est interdit là où le filtrage ne peut rien (מחבר ס״ג ; ש״ך ס״ק י) ; vers dans le légume — interdit, et dans l'eau ou la viande — on filtre, on lave et on examine, et c'est permis (מחבר ס״ד ; ט״ז ס״ק ו ; ש״ך ס״ק י״א).
Et pour la pratique — demande à ton Rav.

10. Tableaux de synthèse

↩ Explication détaillée (niveau 1)

Tableau — la beriah, les conditions et le din

Le cas Le din Source
Beriah entière (fourmi, oiseau impur, gid, membre pris sur la bête vivante, œuf où il y a un embryon) même dans mille elle ne s'annule pas מחבר ס״א ; חולין צ״ט ע״ב–ק׳ ע״א
Grain de blé interdit s'annule — il n'y a jamais eu en lui de vie מחבר ס״א (1re condition) ; ש״ך ס״ק ג
Oiseau pur devenu nevela · taureau voué à la lapidation s'annulent — ils n'ont pas été interdits dès leur origine מחבר ס״א (2e condition)
'Hélev s'annule — son nom lui reste même divisé מחבר ס״א (3e condition) ; ש״ך ס״ק ה
Doute sur le statut de beriah doute sur une règle rabbinique → elle s'annule ט״ז ס״ק א
Beriah certaine, interdit douteux même dans mille elle ne s'annule pas ט״ז ס״ק א
Gid hanashé qu'il reconnaît il le jette ; sa graisse demande soixante מחבר ס״ב ; ש״ך ס״ק א ; ט״ז ס״ק ד
Gid fondu, non reconnaissable il faut soixante contre lui (et le Taz s'appuie sur l'allègement dans un cas douteux) מחבר ס״ב ; ט״ז ס״ק ה ; ש״ך ס״ק ט
Beriah perdue dans la sauce tout est interdit — là où le filtrage ne peut rien מחבר ס״ג ; ש״ך ס״ק י ; פת״ש ס״ק ג
Légume où l'on a trouvé des vers (trois fois) le légume est interdit ; l'eau, on la filtre ; la viande, on la lave et on l'examine — et elles sont permises מחבר ס״ד ; ט״ז ס״ק ו ; ש״ך ס״ק י״א

Tableau — les ma'hlokot centrales du siman

Le point Première position Seconde position
La portée de elle ne s'annule pas lecture simple — elle ne s'annule pas de la Torah le Taz — c'est des Sages ; de la Torah elle s'annule, et le doute sur le statut s'allège (ס״ק א)
Fourmi trouvée dans des fruits ou de la farine כרתי ופלתי — permise avant qu'elle ne sorte → elle s'annule dans soixante (פת״ש ס״ק א) טור האבן סי׳ כ״ו — beriah à part entière, elle ne s'annule pas (פת״ש ס״ק א)
Membre pris sur la bête vivante, en deçà d'un kezayit פני אריה — il s'annule comme tout sec dans du sec (פת״ש ס״ק ב) פרי מגדים — son avis n'est pas tel (פת״ש ס״ק ב)
Gid fondu, non reconnaissable le Mehaber — il faut soixante תורת הבית הארוך, rapporté par le Taz — peut-être s'annule-t-il dans la majorité (ט״ז ס״ק ה)
La 'hazaka d'infestation מו״ח (le Bayit Hadach) — il y a lieu d'être rigoureux dès deux fois (ט״ז ס״ק ו) le Taz — trois fois, selon Rabban Chimon ben Gamliel (ט״ז ס״ק ו)

Tableau — les sources de la sougya

Guemara : חולין צ״ט ע״ב–ק׳ ע״א (le gid cuit, la beriah, la חתיכה הראויה להתכבד) · חולין צ״ו ע״א (ce que la Torah a interdit du gid, et la beriah en elle-même) · חולין ק״ח ע״א (חתיכה עצמה נעשית נבילה) · ביצה ג׳ ע״ב (la formule אפילו באלף לא בטיל, et ביצה חשובה)
Richonim : רש״י · רמב״ם · רשב״א (תורת הבית) · ר״ן · רא״ש · תוספות · טור · איסור והיתר הארוך (cité par le Rama et par le Taz)
A'haronim : בית יוסף · רמ״א · ש״ך · ט״ז · ב״ח (מו״ח du Taz) · תורת חטאת (cité par le ש״ך ס״ק ח) · פרי מגדים · פתחי תשובה · כרתי ופלתי · טור האבן · משכנות יעקב · פני אריה · פנים מאירות · חוות יאיר (סי׳ ק״ב) · לבושי שרד

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DAAT · Rav Yossef Haim Samama
Talmid hakham · donne des chiourim en halakha et en 'hassidout
Pilpoul sur le din de la beriah qui ne s'annule pas · סימן ק׳ · ⚡ Niveau 2 — Lamdan
⚠️ Ce contenu est écrit pour l'étude et l'examen seulement. Pour toute conduite pratique (לְמַעֲשֶׂה) — demande à ton Rav.

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