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DAAT · NIVEAU 2 — LAMDAN

Siman 107 — Niveau Lamdan : l’œuf qui pourrait rester en dernier, et la mouche tombée dans le plat

סימן ק״ז
נשאר באחרונה, לא מחזקינן איסורא, ביטול ברוב יבש, הזבוב והכף
עיון, פלפול, שיטות הראשונים והאחרונים
📜 רמת הלמדן · Talmid Hakham
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Deux seifim, et deux questions qui ne se ressemblent pas : ce qui rend permis un mélange dont on retire les pièces une à une, et ce que vaut la sécrétion d’une chose répugnante.

Sujet :
שולחן ערוך יורה דעה סימן ק״ז · ב׳ סעיפים · avec ש״ך · ט״ז · פתחי תשובה

Fondement de la sougya dans le Chas :
חולין צ״ח ע״א (des œufs cachers bouillis avec des œufs impurs, et l’œuf contenant un poussin) · חולין צ״ז ע״ב (le goût, מין במינו, l’annulation dans soixante) · חולין ק׳ ע״א (חתיכה נעשית נבילה, et l’objection « qu’il s’annule donc dans la majorité »)

Rédaction :
הרב יוסף חיים סממה · DAAT

📑 Table des matières

  1. Introduction de la sougya — cuire des œufs dans leur coquille et l’ordre du retrait, la crainte que l’interdit reste en dernier (seif 1)
  2. La hakira du « il y a qui permettent » — les deux motifs : on ne présume pas l’interdit (R. Chimchon) contre l’annulation dans la majorité du sec (R. Baroukh, auteur du Séfer HaTerouma), et la position du Riva
  3. L’asymétrie des œufs et des poissons — pourquoi les poissons sont permis et les œufs interdits (ט״ז ס״ק ד, le Maharchal, ש״ך ס״ק א)
  4. L’irouy et l’épaisseur d’une pelure — l’irouy comme premier ustensile, et מין במינו / אינו מינו dans le poisson impur (ש״ך ס״ק א, siman 98)
  5. On maintient l’ustensile dans sa présomption — même ceux qui interdisent le plat n’interdisent pas les ustensiles (le Maharil, ש״ך ס״ק ב)
  6. Sang des œufs et saumure de poissons impurs, de rabbinique — précisément par le salage, et non par la cuisson (ש״ך, פ״ת ס״ק א, simanim 66 / 83)
  7. La mouche et la chose répugnante — נותן טעם לפגם, et l’usage répandu d’alléger (seif 2, renvoi au siman 104)
  8. La loi de la cuillère — qu’on ne dit pas « un morceau devient nevela » dans un ustensile, et le peu de plat devenu nevela (ש״ך ס״ק ה–ז)
  9. Hakira et nafka mina lema‘assé
  10. Tableaux de synthèse

📜 Le texte du Choulhan Aroukh — seif 1

↩ Explication détaillée (niveau 1)

דין המבשל ביצה ודבר מיאוס הנמצא בתבשיל. ובו ב׳ סעיפים: המבשל ביצים הרבה בקליפתן לא יוציאם מהמים שנתבשלו בהם עד שיצטננו או יתן עליהם מים צוננים לצננם ואחר כך יוציאם משום דחיישינן שמא ימצא באחת מהן אפרוח ואם היה מוציא מהם קודם שיצטננו שמא היתה נשאר אותה שיש בה אפרוח עם האחרונות והיתה אוסרתן לפי שלא היה נשאר שם ששים לבטלו: הגה ואם לא עשה כן אלא עירה אותן לקערה ונמצא אחת מהן טרפה יש אוסרין הכל דחיישינן שמא הטרפה נשאר לבסוף ולא היה ששים בקדרה לבטל ונאסר מה שבקדרה וחוזר ואוסר כל מה שבקערה (ב״י בשם סמ״ג ובארוך) וכן בדגים קטנים שנמצא דג טמא בקערה ולא עירה כלם בפעם אחת אל תוך הקערה דאז יש לחוש שמא נשאר האיסור לבסוף ויש מתירין בכל ענין (טור בשם י״א) דלא מחזקינן איסור לומר דנשאר האיסור בלא ס׳ (בית יוסף בשם ר״ש) וכן עיקר ואפילו לדעת האוסרים אין לאסור הכלים שנתבשלו בו דמעמידין הכלי על חזקתו (ב״י בשם סמ״ג והגהות מיימוני):

résumé : celui qui fait cuire beaucoup d’œufs dans leur coquille ne les retirera pas de l’eau où ils ont cuit avant qu’ils n’aient refroidi, ou bien il versera sur eux de l’eau froide pour les refroidir, et les retirera ensuite — parce qu’on craint qu’il ne se trouve dans l’un d’eux un poussin, et que, s’il les retirait avant le refroidissement, celui qui contient le poussin resterait avec les derniers et les interdirait, faute de soixante pour l’annuler. Glose du Rama : s’il n’a pas fait ainsi mais a versé le tout dans une écuelle et que l’un d’eux se trouve téréfa, il y a qui interdisent tout, de crainte que le téréfa ne soit resté à la fin ; il en va de même pour de petits poissons parmi lesquels on trouve un poisson impur et qu’on n’a pas versés en une seule fois. Et il y a qui permettent en toute manière, car on ne présume pas un interdit pour dire qu’il est resté sans soixante — et c’est cela le principal. Et même selon ceux qui interdisent, on n’interdit pas les ustensiles dans lesquels on a cuit, car on maintient l’ustensile dans sa présomption.

1. Introduction de la sougya — cuire des œufs et l’ordre du retrait

↩ Explication détaillée (niveau 1)

Le fondement — « il resterait avec les derniers et les interdirait »

Le fondement du siman tient en une crainte de fait : quand on cuit beaucoup d’œufs dans leur coquille, il se peut que l’un d’eux contienne un poussin — ou une goutte de sang — et soit donc interdit. Tant que tous sont dans la marmite, l’œuf interdit est annulé par les autres œufs et par l’eau, qui lui font soixante contre un. Mais si on les retire un à un, encore chauds, il faut craindre que celui-là précisément ne reste le dernier : les autres étant partis, il n’y a plus soixante pour l’annuler, et il revient interdire ce qui reste et l’eau avec.

Le remède du Mehaber n’est pas de compter autrement, mais d’arrêter l’échange de goût : refroidir d’abord, ou verser de l’eau froide, et retirer ensuite — car dans le froid il n’y a plus ni sécrétion ni absorption qui puissent interdire.

« המבשל ביצים הרבה בקליפתן לא יוציאם מהמים שנתבשלו בהם עד שיצטננו » (שו״ע יו״ד ק״ז:א)
« או יתן עליהם מים צוננים לצננם ואחר כך יוציאם » (שו״ע יו״ד ק״ז:א)
« משום דחיישינן שמא ימצא באחת מהן אפרוח » (שו״ע יו״ד ק״ז:א)
La racine de la crainte — ce qui reste en dernier. Le danger n’est pas dans l’absorption de l’interdit comme telle, mais dans l’ordre du retrait. Tant que tout est mêlé, l’interdit est annulé ; mais retirer un à un ramène à un état où, tout à l’heure, il y avait une majorité, et où, à la fin, il n’y en a plus — car le dernier œuf peut être l’œuf interdit, seul et sans rien qui l’annule. Le Mehaber le dit en propres termes :
« שמא היתה נשאר אותה שיש בה אפרוח עם האחרונות והיתה אוסרתן לפי שלא היה נשאר שם ששים לבטלו » (שו״ע יו״ד ק״ז:א)
Le refroidissement est donc le mécanisme qui arrête la sécrétion avant que le rapport ne se retourne.
La glose du Rama (הגה). Si l’on n’a pas pris cette précaution et qu’on a tout versé dans une écuelle, et qu’un des œufs se trouve téréfa :
« ואם לא עשה כן אלא עירה אותן לקערה ונמצא אחת מהן טרפה יש אוסרין הכל » (רמ״א יו״ד ק״ז:א)
et la raison de cette rigueur est la même crainte, poussée jusqu’à son terme :
« דחיישינן שמא הטרפה נשאר לבסוף ולא היה ששים בקדרה לבטל ונאסר מה שבקדרה וחוזר ואוסר כל מה שבקערה » (רמ״א יו״ד ק״ז:א)
Le Rama étend le cas aux petits poissons parmi lesquels se trouve un poisson impur, quand on ne les a pas versés d’un seul coup :
« וכן בדגים קטנים שנמצא דג טמא בקערה ולא עירה כלם בפעם אחת אל תוך הקערה » (רמ״א יו״ד ק״ז:א)
Puis il rapporte l’avis permissif, en donne le motif, et tranche :
« ויש מתירין בכל ענין… דלא מחזקינן איסור לומר דנשאר האיסור בלא ס׳… וכן עיקר » (רמ״א יו״ד ק״ז:א)
Et il ajoute que même selon les stricts, les ustensiles ne sont pas interdits :
« ואפילו לדעת האוסרים אין לאסור הכלים שנתבשלו בו דמעמידין הכלי על חזקתו » (רמ״א יו״ד ק״ז:א)

2. La hakira du « il y a qui permettent » — les deux motifs

↩ Explication détaillée (niveau 1)

C’est le cœur du siman : sur quoi repose la permission des « il y a qui permettent », et pourquoi elle porte deux raisons qui ne disent pas la même chose.

La hakira — qu’est-ce qui permet, quand on n’a pas refroidi ? Si l’on a retiré ou versé sans se garder de l’ordre, et qu’un des œufs se trouve interdit, au nom de quoi permettre le tout ? Est-ce parce que nous ne présumons pas que l’interdit soit resté en dernier — un doute sur le fait —, ou bien parce que de plein droit l’unique interdit est annulé dans la majorité du sec — une annulation réelle ?
Les deux motifs, tels que le Chakh les démêle (ס״ק א). Le Chakh oppose d’abord la position stricte, celle du Riva et de ceux qui le suivent :
« דריב״א וסייעתו שהביאו הסה״ת והמרדכי סוף פא״ט » (ש״ך יו״ד ק״ז ס״ק א)
dont la crainte est de fait : le poisson impur peut rester au fond quand le bouillon diminue.
« דחוששין שמא נשאר הדג טמא בצד מטה בסוף כשמתמעט הרוטב ע״י עירוי » (ש״ך יו״ד ק״ז ס״ק א)
Puis il expose la position de R. Baroukh, auteur du Séfer HaTerouma, à laquelle tous les décisionnaires se rangent :
« ודעת ר׳ ברוך בעל סה״ת וסייעתו » (ש״ך יו״ד ק״ז ס״ק א)
« מ״מ בטלים ברוב לפי שדרך להיות הרבה דגים קטנים דיש רוב נגד אותן שנאסרו » (ש״ך יו״ד ק״ז ס״ק א)
et il précise que ce qui permet ici est l’annulation dans le sec, une fois le bouillon versé :
« א״כ לא נתערבו אלא ביבש ובטלים ברוב » (ש״ך יו״ד ק״ז ס״ק א)
Enfin il rapporte la position de R. Chimchon, qui est d’un tout autre ordre :
« ודעת ר״ש שהביא הסמ״ג והגהת ש״ד ר״ס נ׳ דמתיר מטעם דתלינן דאיסור ברובא איתא » (ש״ך יו״ד ק״ז ס״ק א)
Riva / R. Baroukh / R. Chimchon.
PositionContenuSource
Le Riva et ceux qui le suivent Strict — on craint que l’interdit ne soit resté à la fin sans soixante, et tout est interdit ש״ך ס״ק א
R. Baroukh, auteur du Séfer HaTerouma Permet dans les poissons, parce qu’ils sont nombreux et que les quelques-uns rendus interdits s’annulent dans la majorité, sans revenir interdire les autres par contact ש״ך ס״ק א
R. Chimchon Permet parce qu’on rattache l’interdit à la majorité — et c’est le motif que le Rama retient ב״י ; רמ״א ס״א ; ש״ך ס״ק א
La racine de la différence entre les deux motifs. La nafka mina est grande : le motif de l’annulation dans le sec exige une majorité réelle de permis contre l’interdit, et sans majorité il n’y a pas de permission. Le motif de R. Chimchon, lui, ne compte pas : il rattache l’interdit à la majorité, là où il a le plus de chances de se trouver.
Mais le Chakh refuse de tirer de là que R. Chimchon se passerait de majorité. Il tient au contraire qu’une majorité lui est nécessaire aussi :
« נראה דעכ״פ בעינן שיהיו אותן של צד מעלה הרוב » (ש״ך יו״ד ק״ז ס״ק א)
et il en déduit, contre ce qu’on lit d’ordinaire, que dans les œufs R. Chimchon interdirait lui aussi :
« ואם כן בביצים דאסר ר״ב מטעם שאין רגילין להיות רוב אף לר״ש אסור » (ש״ך יו״ד ק״ז ס״ק א)
Il dit même expressément ne pas comprendre la lecture inverse du Maharchal :
« ולא אבין מ״ש מהרש״ל פרק ג״ה סי׳ מ״ד דלר״ש מותרים אף הביצים » (ש״ך יו״ד ק״ז ס״ק א)
Pour la décision, le Chakh conclut que tous les décisionnaires tiennent la voie de R. Baroukh :
« ולענין דינא הנה כל הפוסקים הנ״ל עומדים בשטת ר״ב » (ש״ך יו״ד ק״ז ס״ק א)
C’est de cette divergence de lecture que sort l’asymétrie des œufs et des poissons, exposée à la section suivante. Nous rapportons, et nous ne tranchons pas.

3. L’asymétrie des œufs et des poissons — pourquoi les poissons sont permis et les œufs interdits

↩ Explication détaillée (niveau 1)

Le hidouch du Taz (ס״ק ד) et du Maharchal — la loi des œufs n’est pas celle des poissons.

La kouchia — si l’on permet les poissons, pourquoi serait-on strict dans les œufs ? Dans les deux cas il s’agit d’un interdit unique au milieu de plusieurs, qu’on sort un à un. Le Taz répond que la différence ne tient pas à la nature de l’interdit, mais au rapport des nombres — et donc au motif qu’on retient.
La réponse du Taz (ס״ק ד) et du Maharchal. Le Taz commence par établir que le motif écrit par le Rama est celui de R. Chimchon, et que selon lui les œufs eux aussi seraient permis :
« הטעם דכתב כאן רמ״א דלא מחזקינן איסור כו׳ הוא טעם הרב רבינו שמשון שמביא בסמ״ג ולפ״ז אף בביצים מותרים » (ט״ז יו״ד ק״ז ס״ק ד)
Mais un second motif court dans le Semag et dans le Tour, et celui-là ne vaut que pour les poissons :
« דהיינו דמתיר בדגים לפי שאותן מעט דגים שנאסרו בקדירה בטלים ברוב תערובות אח״כ ואין חוזרים ואוסרים השאר » (ט״ז יו״ד ק״ז ס״ק ד)
et il ne peut pas valoir pour les œufs, parce qu’on n’a pas coutume d’en cuire assez pour faire une majorité :
« ולפי זה יש לאסור בביצים כיון דאין רגילות לבשל ביצים כ״כ ביחד שיהא עשרים או שלשים ביצים שנאסרו בטלים ברוב תערובות של היתר » (ט״ז יו״ד ק״ז ס״ק ד)
Le Maharchal, tenant que c’est ce second motif qui est retenu, en tire la rigueur dans les œufs :
« וכתב רש״ל פג״ה סימן מ״ד מדזכר הטור הטעם השני כוותיה קי״ל ויש להחמיר בביצים » (ט״ז יו״ד ק״ז ס״ק ד)
et le Taz conclut comme lui :
« על כן נראה להחמיר כדעת רש״ל דבביצים אסור ובדגים מותר כל זמן שאפשר שיש ס׳ נגד המעט מים שנשאר בקדרה » (ט״ז יו״ד ק״ז ס״ק ד)
Ce que le Taz écrit sur la nature de l’interdit dans l’œuf. Le Taz énonce en toutes lettres que l’interdit — le poussin ou le sang — n’est pas de la même espèce que les œufs qui l’entourent :
« דכאן בביצה שיש בה אפרוח או דם הוה מין באינו מינו דהאיסור הוא אינו מינו עם הביצים » (ט״ז יו״ד ק״ז ס״ק ד)
et le Chakh dit la même chose de son côté :
« ונראה דכל הנך פוסקים מיירי במין בשאינו מינו שהדג טמא אינו מינו וכן הביצת אפרוח או ביצה של טפת דם הוא אינו מינו עם שאר הביצים » (ש״ך יו״ד ק״ז ס״ק א)
Il faut le retenir, car c’est de là que sortira, à la section 4, la réponse du Chakh sur ce qui « entre dans le doute ».
Le Taz aux ס״ק א–ג. L’avertissement du Mehaber ne vise que le premier temps, et non le fait accompli :
« דדוקא לכתחלה קמזהיר ובדיעבד מותר כיש מתירין שזכר רמ״א » (ט״ז יו״ד ק״ז ס״ק א)
Si l’on n’a pas versé les œufs dans une écuelle mais qu’on a seulement vidé l’eau bouillante, il y a lieu d’interdire, l’œuf interdit pouvant se trouver au fond de la marmite :
« דאם לא עירה אותן לקערה אלא נשארו בקדירה ועירה הרותחין מהן ג״כ אסור דשמא היתה ביצה האסורה בשולי הקדירה » (ט״ז יו״ד ק״ז ס״ק ב)
Et dans le doute sur la manière dont on a versé, on est strict :
« ואם יש ספק בדבר אם עירה בפעם אחת משמע בטור להחמיר וכן כתב או״ה » (ט״ז יו״ד ק״ז ס״ק ג)
Nafka mina — c’est le rapport des nombres qui décide. Tant que l’interdit est un au milieu d’une majorité nette, comme dans les petits poissons, il s’annule ; quand le nombre des pièces cuites est faible, comme dans les œufs, il n’y a pas d’annulation, et la crainte de ce qui reste en dernier demeure. L’asymétrie ne tient donc pas à la nature de l’interdit mais à la quantité — et, selon le Chakh, elle vaut même pour le motif de R. Chimchon. Et pour la pratique — demande à ton Rav.

4. L’irouy et l’épaisseur d’une pelure — et l’espèce du poisson impur

↩ Explication détaillée (niveau 1)
Le fondement — l’irouy vaut comme premier ustensile, et n’interdit que l’épaisseur d’une pelure.
Verser l’eau bouillante depuis la marmite est tenu pour un premier ustensile quant à la rigueur :
« דעירוי ככלי ראשון » (ש״ך יו״ד ק״ז ס״ק א)
et ce que cela interdit est mesuré :
« הכל אסור אף לר״ב כדי קליפה דעירוי מבשל כדי קליפה » (ש״ך יו״ד ק״ז ס״ק א)
Le Chakh ajoute que, selon le Beit Yossef lui-même, une pelure est de toute façon requise, et que la divergence ne porte que sur l’interdiction du tout :
« ונ״ל דס״ל לב״י דקליפה עכ״פ בעינן ולא נחלקו אלא לאסור הכל » (ש״ך יו״ד ק״ז ס״ק א)
Le Taz énonce la même règle de l’irouy (ס״ק ד) : דעירוי ככלי ראשון (ט״ז יו״ד ק״ז ס״ק ד). Voir aussi le siman 105.
« Tout entre dans le doute » — un argument d’allègement, et la réponse du Chakh. Le Chakh examine la position du Torat Hatat, qui veut alléger, et il commence par reconnaître que son argument paraît juste : puisque nous tenons comme le Rachba et le Tour au siman 111 que tout entre dans le doute, pourquoi le tout ne se joindrait-il pas ici pour annuler ?
« כיון דקי״ל כהרשב״א והטור ס״ס קי״א דהכל נכנס בספק ולמה לא יצטרף כאן הכל לבטל » (ש״ך יו״ד ק״ז ס״ק א)
Sa réponse est que les décisionnaires de notre siman parlent d’une espèce dans une autre espèce — le poisson impur, le poussin, la goutte de sang, n’étant pas de l’espèce de ce qui les entoure — et que dans ce cas la règle ne s’applique pas :
« והלכך במין בשאינו מינו כיון דאיכא למיקם אטעמא מתחלה לא נכנס הכל בספק » (ש״ך יו״ד ק״ז ס״ק א)
« דהכא גם הרשב״א והטור מודים דאין מצטרפין » (ש״ך יו״ד ק״ז ס״ק א)
Ainsi « tout entre dans le doute » est, chez le Rachba et le Tour, un motif d’allègement ; le Chakh ne le nie pas, il en borne le champ.
Le poisson impur — mêmes espèces ou non (ס״ק א). Le Chakh appuie encore sa lecture sur le critère du nom, que le Rama pose au siman 98 :
« דאזלינן בתר שמא דפשיטא דדג טמא דאית ליה שמא באפי נפשיה דהוי מין באינו מינו » (ש״ך יו״ד ק״ז ס״ק א)
Le poisson impur portant un nom qui lui est propre, il est jugé comme une autre espèce — et les lois de l’annulation s’en trouvent changées.

5. On maintient l’ustensile dans sa présomption — les ustensiles ne sont pas interdits

↩ Explication détaillée (niveau 1)

Même pour ceux qui sont stricts sur le plat, on n’est pas strict sur les ustensiles. Et la raison en est un grand hidouch.

Le fondement — la présomption de l’ustensile.
Bien qu’il y ait qui interdisent les œufs ou les poissons, les ustensiles où l’on a cuit ne sont pas interdits :
« ואפילו לדעת האוסרים אין לאסור הכלים שנתבשלו בו דמעמידין הכלי על חזקתו » (רמ״א יו״ד ק״ז:א)
Car le doute porte sur ce qui est resté en dernier sans soixante ; quant à l’ustensile, sa présomption est qu’il n’a pas été rendu interdit.
Jusqu’à quand l’ustensile reste-t-il dans sa présomption (ש״ך ס״ק ב).
PositionContenuSource
La formulation du Rama L’ustensile reste dans sa présomption, sans condition de délai רמ״א ס״א
Le Maharil, rapporté par le Chakh L’ustensile n’est permis qu’après vingt-quatre heures, l’absorbé donnant alors un goût gâté et le doute devenant rabbinique ש״ך ס״ק ב
La déduction du Chakh — la preuve qu’il s’agit d’un interdit de la Torah. Le Chakh renvoie à la responsa du Maharil, qui donne plusieurs raisons de distinguer l’aliment de l’ustensile :
« עיין בתשובת מהרי״ל סימן קס״ב שכתב הרבה טעמים לחלק בין המאכל לכלי » (ש״ך יו״ד ק״ז ס״ק ב)
puis relève la condition de délai que le Maharil y pose :
« וכתב שם דנראה דלא התיר הכלי אלא אחר מעל״ע משום דהוה ספיקא דרבנן דנטל״פ » (ש״ך יו״ד ק״ז ס״ק ב)
et en tire sa conséquence : si le Maharil a eu besoin des vingt-quatre heures pour que le doute devienne rabbinique, c’est que sans elles l’interdit en cause est de la Torah.
« ומזה ראיה דהסמ״ג והפוסקים מיירי באיסור דאורייתא » (ש״ך יו״ד ק״ז ס״ק ב) Et pour la pratique — demande à ton Rav.

6. Sang des œufs et saumure de poissons impurs, de rabbinique — précisément par le salage

↩ Explication détaillée (niveau 1)
Hakira — de la Torah ou des Sages ? Le sang qui se trouve dans les œufs et la saumure des poissons impurs sont-ils interdits par la Torah ou par les Sages ? Car le sang des œufs n’a pas le statut du sang plein, et la saumure n’est pas le poisson lui-même. De la réponse dépend le sort de tous les doutes du siman.
Ce que tranchent le Chakh et le Pit’hei Techouva (ס״ק א). Le Pit’hei Techouva renvoie à la fin du ס״ק א du Chakh, et en formule la conclusion :
« עש״ך סוף סק״א מ״ש דהא דציר דגים טמאים דרבנן היינו דווקא ע״י מליחה ולא על ידי בישול » (פת״ש יו״ד ק״ז ס״ק א)
« ועיין מ״ש מזה לעיל סימן פ״ג ס״ק ה׳ בשם תשובת נו״ב » (פת״ש יו״ד ק״ז ס״ק א)
Le Chakh, à l’endroit visé, écrit la distinction en propres termes :
« דוקא ציר ע״י מליחה הוא מדרבנן משא״כ טעם ע״י בישול דיוצא עיקר הטעם והלחלוחית » (ש״ך יו״ד ק״ז ס״ק א)
et l’appuie sur le Maharaï : un poisson impur mariné avec un poisson pur est interdit de la Torah, la saumure et l’humeur en sortant pour de bon.
« דדג טמא שכבשו עם הדג טהור אסור מדאוריית׳ שאז יוצא עיקר הציר והלחלוחית » (ש״ך יו״ד ק״ז ס״ק א)
Il note aussi que le Semag, pour sa part, tient le sang des œufs pour un interdit de la Torah :
« דסבירא ליה לסמ״ג דדם ביצים דאורייתא » (ש״ך יו״ד ק״ז ס״ק א)
Le Taz ס״ק ה — le sang des œufs, et la cuillère. Le Taz renvoie au siman 66 pour le statut du sang des œufs :
« ולענין עיקר הדין שכתב או״ה דקי״ל דם ביצים דרבנן כבר נתבאר בסימן ס״ו סעיף ד׳ » (ט״ז יו״ד ק״ז ס״ק ה)
et rappelle la voie médiane que le Rama y trace :
« הכרעת רמ״א דכל היכא די״ל חד בתרי בטל אז סמכינן אמ״ד דם ביצים דרבנן אבל בלאו הכי אנו מחמירין כמ״ד דם ביצים הוא דאורייתא » (ט״ז יו״ד ק״ז ס״ק ה)
Il ajoute, et c’est la porte ouverte sur le second seif, que même selon l’avis permissif on sera strict si l’on a retiré chaque œuf avec la même cuillère :
« ואפילו לדעה זו יש להחמיר אם בישל ביצים הרבה בקדירה והיה ביניהם אחת שהיא אסורה והוציא כל א׳ בכף אחת דיש לחוש שמא הוציא האסורה בראשונה ונאסר הכף ממילא נאסרו האחרים אח״כ » (ט״ז יו״ד ק״ז ס״ק ה)
car la permission de R. Chimchon tient à ce que l’interdit se trouve dans la majorité, ce qui ne se dit plus ici :
« דהא דאמרי׳ לא מחזקינן איסורא כו׳ היינו מטעם דאמרינן איסורא ברובא איתא » (ט״ז יו״ד ק״ז ס״ק ה)
Les Nekoudot HaKessef, sur ce même ס״ק ד du Taz, renvoient simplement au Chakh : עיין בש״ך סק״א נתבאר הכל על נכון (נקודות הכסף יו״ד ק״ז).

📜 Le texte du Choulhan Aroukh — seif 2

↩ Explication détaillée (niveau 1)

זבוב וכיוצא בו מדברים המאוסים שנפשו של אדם קצה בהם שנמצא בתבשיל זורקן והתבשיל מותר שאין פליטת דברים אלו הפגומים אוסרת (ועיין ס״ק ו׳): הגה וכן המנהג פשוט אף על גב דיש מחמירין דברי המקילין עיקר (ב״י פסק כרשב״א ורוקח וטור סי׳ ק״ד) ואין לשנות המנהג ואם לקח עם הכף דג טמא מן הקדירה או שאר דבר שאינו פוגם אסור להחזיר הכף לקדרה ואם החזירו צריך ס׳ מן הקדירה נגד האיסור ולא נגד כל הכף (ד״ע דלא אמרינן גבי כלי חתיכה נעשית נבילה) אבל אם היה מעט מן התבשיל עם האיסור בכף והוחזר לקדירה צריך ס׳ גם נגד מעט התבשיל דהרי נעשה נבילה בכף (ארוך כלל כ״ז):

résumé : une mouche et ce qui lui ressemble, de ces choses répugnantes dont l’âme de l’homme a horreur, trouvée dans un plat — on la jette, et le plat est permis, car la sécrétion de ces choses gâtées n’interdit pas. Glose du Rama : tel est l’usage répandu ; bien qu’il y ait des stricts, la parole de ceux qui allègent est le principal, et il ne faut pas changer l’usage. Et si l’on a pris avec la cuillère un poisson impur hors de la marmite, ou une autre chose qui ne gâte pas, il est interdit de remettre la cuillère dans la marmite ; et si on l’y a remise, il faut soixante dans la marmite contre l’interdit, et non contre la cuillère entière. Mais s’il y avait un peu du plat avec l’interdit sur la cuillère et qu’on l’ait remise, il faut soixante aussi contre ce peu de plat, devenu nevela sur la cuillère.

7. La mouche et la chose répugnante — le goût qui gâte

↩ Explication détaillée (niveau 1)
Le fondement — la sécrétion de ce qui est répugnant n’interdit pas.
« זבוב וכיוצא בו מדברים המאוסים שנפשו של אדם קצה בהם שנמצא בתבשיל זורקן והתבשיל מותר » (שו״ע יו״ד ק״ז:ב)
et la raison en est donnée dans le seif même :
« שאין פליטת דברים אלו הפגומים אוסרת » (שו״ע יו״ד ק״ז:ב)
C’est la règle du goût qui gâte : ce qui ne donne qu’un goût mauvais n’interdit pas, même si ce goût entre réellement dans le plat. Le Chakh renvoie, pour tout le sujet, à la fin du siman 104 : ע״ל ס״ס ק״ד ועיין מ״ש בס״ס זה (ש״ך יו״ד ק״ז ס״ק ג).
L’usage, et ceux qui sont stricts (ש״ך ס״ק ז, פ״ת ס״ק ב).
PositionContenuSource
Le Mehaber et le Rama La parole de ceux qui allègent est le principal, tel est l’usage répandu, et il ne faut pas le changer מחבר ורמ״א ס״ב
Le Maharam de Padoue et le Maharchal, dans le Chakh L’usage est d’être strict ; on allège en cas de grande perte ou de circonstance pressante, et dans le vinaigre ou la bière tous interdisent ש״ך ס״ק ז
L’étonnement du Chakh (ס״ק ז). Le Chakh note d’abord que le Rama s’est rangé au Mehaber :
« ולענין אי זבוב אוסר בטעמו הסכים הרב להמחבר וסייעתו » (ש״ך יו״ד ק״ז ס״ק ז)
puis s’en étonne, les décisionnaires qui interdisent étant nombreux, et rapporte l’usage contraire :
« וכ״כ מהר״ם פדוואה דכן נוהגין » (ש״ך יו״ד ק״ז ס״ק ז)
Il indique ensuite où l’on peut alléger :
« מיהו במקום הפסד מרובה או שעת הדחק וכה״ג נראה דעת מהר״ם פדוואה בתשובה להתיר וכ״פ הב״ח » (ש״ך יו״ד ק״ז ס״ק ז)
et où nul n’allège :
« מיהו בחלא ושיכרא לכ״ע אסור וכמו שנתבאר בס״ס ק״ד » (ש״ך יו״ד ק״ז ס״ק ז)
Pit’hei Techouva (ס״ק ב) — sur l’usage répandu. Sur les mots du Rama « tel est l’usage répandu », le Pit’hei Techouva renvoie à la responsa du Radbaz :
« עיין בתשובת רדב״ז החדשות סי׳ מ״ז » (פת״ש יו״ד ק״ז ס״ק ב)
Le Rama lui-même écrit :
« וכן המנהג פשוט אף על גב דיש מחמירין דברי המקילין עיקר » (רמ״א יו״ד ק״ז:ב)
« ואין לשנות המנהג » (רמ״א יו״ד ק״ז:ב)

8. La loi de la cuillère — qu’un ustensile ne devient pas nevela

↩ Explication détaillée (niveau 1)

La seconde moitié du seif — la cuillère qui a remonté de l’interdit, et la question de « un morceau devient nevela » dans un ustensile.

Le fondement — pas de « morceau devenu nevela » dans un ustensile.
« ואם לקח עם הכף דג טמא מן הקדירה או שאר דבר שאינו פוגם אסור להחזיר הכף לקדרה » (רמ״א יו״ד ק״ז:ב)
« ואם החזירו צריך ס׳ מן הקדירה נגד האיסור ולא נגד כל הכף » (רמ״א יו״ד ק״ז:ב)
et le Rama donne sa raison entre parenthèses :
« דלא אמרינן גבי כלי חתיכה נעשית נבילה » (רמ״א יו״ד ק״ז:ב)
L’ustensile n’est pas un « morceau » qui deviendrait tout entier nevela ; on ne mesure donc les soixante que contre l’interdit qu’il porte. Le Chakh ajoute que la cuillère ne s’aide pas de ce qu’elle contient elle-même : אע״פ דיש בכף ס׳ נגד האיסור דאין משערינן בכלי בס׳ (ש״ך יו״ד ק״ז ס״ק ד) — et il renvoie au siman 92, seif 5.
La cuillère neuve et la cuillère ancienne ou de terre (ש״ך ס״ק ה).
Nature de la cuillèreLa loiSource
Bois ou métal, neuve Pas de « devenu nevela » — soixante contre le seul interdit absorbé ש״ך ס״ק ה
Ancienne, ou de terre cuite même neuve Il y a lieu d’être strict — soixante contre la cuillère entière (voir siman 98, seif 5) ש״ך ס״ק ה
Le texte du Chakh (ס״ק ה).
« והיינו דוקא בכלי של עץ ומתכות חדש אבל בישן או של חרס אפילו חדש דעת הרב לעיל סימן צ״ח ס״ה » (ש״ך יו״ד ק״ז ס״ק ה)
« דיש להחמיר דנ״נ וצריך ששים נגד כל הכף » (ש״ך יו״ד ק״ז ס״ק ה)
Le peu de plat devenu nevela sur la cuillère (ש״ך ס״ק ו). Si un peu du plat se trouvait avec l’interdit sur la cuillère et qu’on l’a remise, il faut soixante aussi contre ce peu de plat, le Rama l’écrit en toutes lettres :
« אבל אם היה מעט מן התבשיל עם האיסור בכף והוחזר לקדירה צריך ס׳ גם נגד מעט התבשיל דהרי נעשה נבילה בכף » (רמ״א יו״ד ק״ז:ב)
Le Chakh en précise la portée :
« משמע דאפילו הוחזר לקדרה עם הכף אינו צריך אלא ששים נגד מעט התבשיל אם הוא יותר מן האיסור דנ״נ אבל א״צ ס׳ גם נגד כל הכף » (ש״ך יו״ד ק״ז ס״ק ו)
puis il pose une difficulté qu’il ne résout pas, et s’arrête sur un « il faut examiner » :
« וקשה דכיון דידעי׳ דהיה מעט תבשיל עם האיסור בכף א״כ מאן לימא לן דאין כל הכף בלוע מאיסור דנהי דלא נעשה נבילה מ״מ לא ידעינן כמה בלע וכ״פ באו״ה וצריך עיון » (ש״ך יו״ד ק״ז ס״ק ו)
Elle est rapportée ici parce qu’elle est posée, et elle n’est pas tranchée.
Nafka mina — la cuillère comme premier ustensile quant à la rigueur (ש״ך ס״ק ז). La cuillère retirée brûlante de la marmite est tenue pour la marmite elle-même :
« דאנו מחזיקין הכף ההיא שעתא כמו הקדרה עצמה מאחר שהוציאה עתה מהקדרה רותחת וחשיב כלי ראשון לחומרא » (ש״ך יו״ד ק״ז ס״ק ז)
C’est de là que vient la précaution : ne pas l’y remettre, pour qu’elle ne rende pas à la marmite ce qu’elle a absorbé. Et pour la pratique — demande à ton Rav.

9. Hakira et nafka mina lema‘assé

↩ Explication détaillée (niveau 1)
La hakira d’ensemble du siman. Comment permet-on un mélange dont l’une des pièces est interdite, quand on les retire une à une ? Et quelle est la force de ce que sécrète une chose répugnante ?
Nafka mina lema‘assé (selon la décision de la plupart des Aharonim).
  1. Celui qui cuit beaucoup d’œufs dans leur coquille ne les retirera pas un à un tant qu’ils sont chauds : il les refroidira, ou les versera en une seule fois (מחבר ס״א).
  2. S’il ne s’est pas gardé et que l’un se trouve interdit — il y a qui permettent, et c’est le principal, car on ne présume pas l’interdit (רמ״א ס״א).
  3. Dans les poissons il y a lieu d’alléger davantage, parce qu’ils s’annulent dans la majorité ; dans les œufs il y a lieu de craindre, faute de majorité (מהרש״ל, ט״ז ס״ק ד) ; et après coup le Taz allège (ט״ז ס״ק א).
  4. Les ustensiles restent dans leur présomption, et pour le Maharil après vingt-quatre heures (ש״ך ס״ק ב).
  5. Une mouche ou une créature répugnante dans un plat — on la jette et le plat est permis, le goût étant gâté (מחבר ס״ב) ; et pour les stricts, en cas de grande perte (ש״ך ס״ק ז).
  6. Une cuillère qui a remonté de l’interdit qui ne gâte pas — on ne l’y remettra pas ; et si on l’y a remise, soixante contre l’interdit (et contre la cuillère entière si elle est ancienne ou de terre).
Et pour la pratique — demande à ton Rav.

10. Tableaux de synthèse

↩ Explication détaillée (niveau 1)

Tableau — les cas et leur loi

La situation Ce qui en résulte Source
Retirer les œufs un à un tant qu’ils sont chauds Crainte que l’interdit ne reste en dernier et n’interdise ; remède : refroidir מחבר ס״א
Avoir tout versé dans l’écuelle, et l’un se trouve téréfa Il y a qui interdisent ; et il y a qui permettent — et c’est le principal רמ״א ס״א ; ש״ך ס״ק א
Petits poissons parmi lesquels se trouve un poisson impur Ils s’annulent dans la majorité du sec — permis, parce qu’ils sont nombreux ר׳ ברוך ; ט״ז ס״ק ד
Des œufs — sans majorité Pas d’annulation dans la majorité — il y a lieu d’être strict מהרש״ל ; ט״ז ס״ק ד
Verser l’eau bouillante Comme un premier ustensile — n’interdit que l’épaisseur d’une pelure ש״ך ס״ק א ; סימן ק״ה
Les ustensiles où l’on a cuit Dans leur présomption ; pour le Maharil, après vingt-quatre heures רמ״א ס״א ; ש״ך ס״ק ב
Une mouche ou une chose répugnante dans le plat On la jette, et le plat est permis — le goût gâte מחבר ס״ב ; פ״ת ס״ק ב
Une cuillère qui a remonté de l’interdit et qu’on a remise Soixante contre le seul interdit — un ustensile ne devient pas nevela רמ״א ס״ב ; ש״ך ס״ק ה–ז

Tableau — les ma‘hlokot centrales du siman

Sujet Première position Seconde position
L’un se trouve interdit après le versement Le Riva et ceux qui interdisent — on craint ce qui est resté en dernier R. Chimchon et ceux qui permettent — on ne présume pas l’interdit (retenu)
Le motif de la permission R. Chimchon — l’interdit se trouve dans la majorité R. Baroukh — annulation dans la majorité du sec (une majorité est requise)
Les œufs face aux poissons Les poissons — nombreux, ils s’annulent dans la majorité Les œufs — pas de majorité, il y a lieu d’être strict (le Maharchal)
Les ustensiles Dans leur présomption, sans condition de délai Le Maharil — après vingt-quatre heures seulement
« Devenu nevela » dans la cuillère Bois ou métal, neuve — pas de « devenu nevela » Ancienne ou de terre — soixante contre la cuillère entière

Tableau — les sources de la sougya

Guemara : חולין צ״ח ע״א (des œufs cachers bouillis avec des œufs impurs, et l’œuf contenant un poussin) · חולין צ״ז ע״ב (le goût, מין במינו, l’annulation dans soixante) · חולין ק׳ ע״א (חתיכה נעשית נבילה, et l’objection « qu’il s’annule donc dans la majorité »)
Richonim : ריב״א · ר׳ ברוך בעל ספר התרומה · ר׳ שמשון · רשב״א · רוקח · מרדכי · סמ״ג · הגהות מיימוניות · שערי דורא · טור · איסור והיתר הארוך (כלל כ״ז) · מהרי״ל
Aharonim : בית יוסף · רמ״א (ותורת חטאת) · ש״ך · ט״ז · נקודות הכסף · מהרש״ל (ים של שלמה) · מהר״ם פדוואה · ב״ח · פתחי תשובה · נודע ביהודה · רדב״ז (החדשות סימן מ״ז)

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DAAT · הרב יוסף חיים סממה
תלמיד חכם · מעביר שיעורים בהלכה ובחסידות
סימן ק״ז · Niveau 2 — Lamdan · דין המבשל ביצה ודבר מיאוס הנמצא בתבשיל
daattorah.com
⚠️ Ce contenu est écrit pour l’étude et l’approfondissement seulement. Pour toute application pratique (לְמַעֲשֶׂה) — demande à ton Rav.

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