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DAAT · NIVEAU 4 — HALAKHA LEMA'ASSE / PSAK

שולחן ערוך · יורה דעה

Siman 136 — Sceller les récipients à vin confiés à un non-Juif — Psika lema'asse
סימן קל״ו · הלכה למעשה
שהשולח כלי יין ביד עובד כוכבים צריך לחתמו
פסק המחבר והרמ״א · הכרעת נושאי הכלים · הסקת ההלכה למקרים בני זמננו
⚖️ פסק הלכה ולמעשה ⚖️
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Halakha lema'asse — la psika pratique

Du psak du Mehaber et du Rama, à l’arbitrage du Chakh, du Taz
et du Baer Hetev, jusqu’à la cuve qu’on envoie réparer

Sujet :
שולחן ערוך יורה דעה סימן קל״ו (סעיף אחד)
עם נושאי הכלים: ש״ך, ט״ז, באר היטב, בית יוסף, טור

⚠ Avertissement de niveau :
Ce niveau n’est pas “Daat HaRav” : le Choulhan Aroukh HaRav
(Admour HaZaken) ne couvre pas le Yoreh De'ah, donc pas le Siman 136.
C’est un niveau de psika pratique : ce que l’on fait, et à qui demander.

Rédaction et iyun :
הרב יוסף חיים סממה · DAAT

Comment lire ce niveau. Chaque affirmation est ancrée soit dans le texte du Choulhan Aroukh et de ses nossei kelim, soit dans un posek nommé et vérifiable (Tour, Beit Yossef, guemara Avoda Zara). Sur le Yoreh De'ah il n’y a ni Mishna Beroura (qui ne commente que l’Orach Chaim), ni Choulhan Aroukh HaRav (l’Admour HaZaken n’a pas écrit le YD). Le Pit’hei Techouva ne commente pas ce siman — il n’y a donc rien à en rapporter, et l’on ne lui prête rien. Le Aroukh HaChoulhan n’est pas cité ici : son texte sur ce siman ne nous est pas accessible, et l’on ne cite pas ce que l’on ne peut pas vérifier. Restent, et ils suffisent : le Chakh (5 ס״ק), le Taz (2 ס״ק) et le Baer Hetev (3 ס״ק). Là où la question déborde le siman, ce niveau le dit et s’arrête : la halakha lema'asse passe par ton Rav.

📑 תוכן העניינים

  1. שורש הפסק — החותם סימן, ושיעורו כשיעור הריווח
  2. פסק המחבר והרמ״א — מפת הסעיף
  3. כמה חותמות — לכתחילה ובדיעבד
  4. שיעור הזמן — אפילו לפי שעה
  5. נשלח בלא חותם — ההכשר, ואיזה
  6. כבר נשתמש בו — הרמ״א והט״ז
  7. חביות גדולות — אצל האומן
  8. מקרים בני זמננו
  9. סיכום מעשי — טבלה, קישורים, ולמעשה שאל את רבך

📜 Le texte du Choulhan Aroukh — le seif unique

השולח ביד עובד כוכבים כלים המיוחדים ליין צריך להחתימם בחותם אחד כדי שיהא ניכר אם הכניס בהם העובד כוכבים יין ויש מי שמצריך חותם בתוך חותם

Le cas fondateur. On expédie, par la main d’un non-Juif, des récipients réservés au vin — et ils sont vides. Le Mehaber n’exige pas qu’on renonce à les envoyer : il exige qu’on les scelle, et il donne le motif dans la phrase même — כדי שיהא ניכר, pour que l’usage se voie.

Et il rapporte aussitôt un second avis. Un sceau, ou deux ? Le Mehaber tranche pour un et signale l’exigence du חותם בתוך חותם ; c’est là toute la ma’hloket du siman, et le niveau 2 en montre la racine dans la lecture d’un usage de Rava.

— Choulhan Aroukh, Yoreh De'ah 136:1 · Sefaria YD 136:1

1. שורש הפסק — החותם סימן, ושיעורו כשיעור הריווח

Ce siman ne protège pas du vin : il protège un contenant vide. Toute la pratique en découle. La question à poser devant un fût qui part n’est pas “ y a-t-il du vin dedans ? ” — il n’y en a pas — mais “ quelqu’un aurait-il intérêt à s’en servir en route ? ”. Si oui, il faut un sceau ; et le nombre de sceaux se règle sur l’intérêt.
La source est un usage, non une discussion. La guemara rapporte ce que faisait Rava lui-même, et en tire la catégorie qui commande tout : כל דבר שמכניסו לקיום.
« רָבָא כִּי הֲוָה מְשַׁדַּר גּוּלְפֵי לְהַרְפַּנְיָא, סָחֵיף לְהוּ אַפּוּמַּיְיהוּ וְחָתֵים לְהוּ אַבִּירְצַיְיהוּ. קָסָבַר: כׇּל דָּבָר שֶׁמַּכְנִיסוֹ לְקִיּוּם, אֲפִילּוּ לְפִי שָׁעָה — גְּזַרוּ בֵּיהּ רַבָּנַן. » (עבודה זרה ע״ד ע״ב)
Et le motif du nombre de sceaux, en une ligne du Ran rapportée par le Chakh. C’est la phrase à retenir avant toute application :
« דהתם אין העובד כוכבים יכול להחליפו אלא ביין מבושל או בחומץ שהוא גרוע ממנו מעט שאם היה שבחו של זה מרובה ממנו היה חלופו ניכר ומיתפס עליו כגנב ומשום שבחא פורתא לא טרח ומזייף אבל כאן משום תשמיש מרובה טרח ומזייף. הר״ן » (ש״ך יו״ד קל״ו ס״ק ב)
כלל הפסק של הסימן :
אין החותם מחיצה אלא סימן, וכוחו נמדד כנגד השבחא שיפיק המזייף. ולפיכך : משום שבחא פורתא לא טרח ומזייף — ודי בחותם אחד ; ובמקום תשמיש מרובהטרח ומזייף, ולכתחילה חותם בתוך חותם. וכיוון שגזרו על הכלי אפילו לפי שעה, אין שהות מתרת, שכן בכלי היין לא שייך נ״ט לפגם.
Ce que cela change pour toi. Devant un fût, une cuve, une citerne qu’on confie à un tiers non juif, la première question n’est jamais “ combien de temps ? ” mais “ ce contenant peut-il servir à quelqu’un, et pour combien ? ”. Un très grand foudre : non, et le siman le dit. Un fût ordinaire : oui, même une heure.

2. פסק המחבר והרמ״א — la carte du seif

Le Siman 136 compte un seul seif — c’est le compte annoncé par l’en-tête (ובו סעיף אחד) et c’est le compte réel du texte. Il se lit en trois clauses du Mehaber et une glose du Rama insérée entre les deux dernières.

ClauseQuiPsak (ancré dans le texte)
1MehaberCelui qui expédie par un non-Juif des récipients réservés au vin doit les sceller d’un sceau, pour que l’usage soit visible. Second avis : il faut un sceau dans un sceau.
2RamaEnvoyés sans sceau : le récipient doit être kachérisé, selon le mode qui s’appliquerait s’il avait été à un non-Juif. Mais s’il a déjà servi sans cela : on n’interdit pas a posteriori — et le Taz refuse ce dernier point.
3MehaberDe grands fûts peuvent rester un jour ou deux chez un artisan non juif pour être réparés, car un contenant de cette taille ne sert pas pour un court moment.

3. כמה חותמות — לכתחילה ובדיעבד

צריך להחתימם בחותם אחד כדי שיהא ניכר אם הכניס בהם העובד כוכבים יין ויש מי שמצריך חותם בתוך חותם

— שולחן ערוך יו״ד קל״ו:א

Un sceau selon le Mehaber, deux selon le second avis

Le Mehaber écrit בחותם אחד et rapporte ensuite ויש מי שמצריך חותם בתוך חותם. La pratique la plus sûre est donc le double sceau ; mais le Ba’h, rapporté par le Chakh, tranche l’a posteriori.

« כתב הב״ח ובדיעבד כדאי הם המתירין בחותם א׳ לסמוך עליהם וע״ל סימן ק״ל ס״ב » (ש״ך יו״ד קל״ו ס״ק א)
« הטעם דמשום תשמיש מרובה טרח ומזייף וכתב הב״ח דבדיעבד כדאי הם המתירים בחותם א׳ לסמוך עליהם וע״ל סימן ק״ל ס״ב » (באר היטב יו״ד קל״ו ס״ק א)
Lema'asse. A priori — sceller deux fois : une fermeture, puis une seconde marque par-dessus (par exemple un scellé numéroté sur la vanne et un film scellé sur la trappe). Ce n’est ni coûteux ni compliqué, et cela satisfait les deux avis. A posteriori, quand un seul sceau a été posé et qu’il est intact, il y a sur quoi s’appuyer — le Ba’h le dit, le Chakh le rapporte, le Baer Hetev le reprend.

4. שיעור הזמן — אפילו לפי שעה

Il n’y a pas de durée minimale. C’est le point où la pratique se trompe le plus souvent : on croit qu’un arrêt bref est sans conséquence. Le Chakh l’exclut au nom du Tour :
« ושהה אפילו שעה אחת ביד העובד כוכבים צריך הכשר כפי ענין כו׳ טור » (ש״ך יו״ד קל״ו ס״ק ג)
« וכ״כ ר׳ ירוחם דצריך הכשר אפי׳ לא שהה בידו אלא לפי שעה » (ש״ך יו״ד קל״ו ס״ק ג)

👈 La porte de sortie qui n’en est pas une

Le Ba’h proposait de laisser reposer le récipient vingt-quatre heures, pour que le goût devienne dépréciant. Le Chakh refuse, et son motif n’est pas juridique mais matériel : un fût à vin ne se déprécie pas en vieillissant.

« דדוקא בקדרות וקערות שעמדו בבית העובד כוכבים קאמר הרא״ה דמשהה אותם מעל״ע אבל בכלי היין לא שייך נ״ט לפגם אפילו ישהנו כמה ימים וכדלקמן סימן קל״ז » (ש״ך יו״ד קל״ו ס״ק ג)
Lema'asse. Ne compte jamais sur le temps pour rattraper un sceau manquant. Ni l’attente, ni la distance, ni la brièveté de l’escale ne changent le statut du récipient : c’est la kachérisation, et elle seule, qui le rétablit.

5. נשלח בלא חותם — ההכשר, ואיזה

ואם עבר ושלחם בלא חותם יש להכשירו כפי ענין ההכשר אם היה של עובד כוכבים

— שולחן ערוך יו״ד קל״ו:א
Le Chakh donne l’adresse ; le Taz délimite le renvoi. Le premier renvoie sans réserve au siman 135 :
« ועל הדרך שנתבאר סי׳ קל״ה: » (ש״ך יו״ד קל״ו ס״ק ד)

Ce que « comme s’il avait été à un non-Juif » veut dire — et ne veut pas dire

Le Taz refuse qu’on lise la glose comme si elle assimilait le fût à un ustensile acheté au marché non juif. Elle vise le cas où le récipient avait effectivement appartenu à un non-Juif, et elle laisse la terre cuite à son propre régime.

« פי׳ אם היה של עובד כוכבים מתחילה וקנאו ישראל ממנו ואין בכלל זה כלי חרס דאם תחילת תשמישו ביד עובד כוכבים צריך עירוי אע״פ שאין מכניסו לקיום ואילו בזה שהיה תחלה של ישראל א״צ אלא כמבואר סימן קל״ה סעיף ד׳ » (ט״ז יו״ד קל״ו ס״ק א)
CasCe qu’il fautSource
Récipient d’un Juif, expédié sans sceauKachérisation selon le siman 135 seif 4ט״ז קל״ו ס״ק א
Récipient qui fut d’un non-Juif et fut achetéLe régime du récipient acquis d’un non-Juifרמ״א קל״ו · ט״ז ס״ק א
Terre cuite, premier usage chez un non-Juifצריך עירויט״ז קל״ו ס״ק א
Le détail des modes de kachérisationRenvoi intégral au siman 135ש״ך קל״ו ס״ק ד

6. כבר נשתמש בו — הרמ״א והט״ז

אבל אם כבר עבר והשתמש בו אין לאסור בדיעבד

— שולחן ערוך יו״ד קל״ו:א

La seule opposition frontale du siman

Rama : on n’interdit pas a posteriori. Taz : au siman 122 il a établi le contraire, et il applique ici sa conclusion.

« לעיל סי׳ קכ״ב סעיף ט׳ הארכנו דלא קי״ל כן אלא אף בדיעבד אסור » (ט״ז יו״ד קל״ו ס״ק ב)
« גם פסק דאפילו בדיעבד יש לאסור בכל הכלים דלא כרמ״א וע״ל סי׳ קכ״ב ס״ט » (באר היטב יו״ד קל״ו ס״ק ב)
Ce qui fonde la position du Rama, et il faut le savoir avant de trancher. Le Chakh ne l’explique pas comme une indulgence : il montre que le décret ne portait jamais sur le contenu.
« דכיון דלא היה ביד עובד כוכבים אלא לפי שעה א״כ ודאי לא נבלע איסור בכלי וגם לא נשתמש בו בודאי ודי שגזרו שהכלי צריך הכשר דלפי שעה חשיב כמכניסו לקיום אבל ודאי בדיעבד המאכל מותר » (ש״ך יו״ד קל״ו ס״ק ג)
Lema'asse. Sépare toujours les deux questions. (1) Le récipient : il doit être kachérisé — nul n’en discute, et l’on ne s’en sert pas tant que ce n’est pas fait. (2) Ce qu’on y a déjà versé : le Rama ne le condamne pas, le Taz le condamne, et le Baer Hetev enregistre les deux. C’est exactement le genre de question qu’un Rav tranche au vu du cas — de la valeur en jeu, de la nature du récipient, et de ce que l’on sait du trajet.

7. חביות גדולות — אצל האומן

ואם הם חביות גדולות מותר להשהותן בבית העובד כוכבים אומן יום או יומים לתקנם דבכלי גדול כזה אין רגילים להשתמש בו לפי שעה

— שולחן ערוך יו״ד קל״ו:א
Une permission de fait, non de principe. Le motif est écrit dans le texte : on ne se sert pas d’un très grand contenant pour un court moment. Là où le fait cesse d’être vrai — un fût de taille ordinaire, un bidon, une cuve mobile —, la permission tombe avec lui.
« ומיהו כתבו דמ״מ טוב להחמיר ונראה מדבריהם דלא שרי להשהות אלא יום או יומים אבל בא״ח כתב בשם ר״י דאפי׳ זמן מרובה שרי להשהות בבית האומן » (בית יוסף יו״ד קל״ו)
« מיהו כתבו יש פוסקים דלכתחלה יש ליזהר בכל מאי דאפשר וכ״כ האחרונים » (ש״ך יו״ד קל״ו ס״ק ה)
« מיהו כתבו יש פוסקים דלכתחלה יש ליזהר בכל מאי דאפשר וכן כתבו האחרונים » (באר היטב יו״ד קל״ו ס״ק ג)
Lema'asse. Le Mehaber permet, mais le Chakh et le Baer Hetev, au nom des A’haronim, recommandent expressément de se garder autant qu’on le peut. En pratique : sceller même les grands fûts quand c’est faisable, et n’invoquer la permission que lorsque le scellement est réellement impossible — par exemple parce que la réparation exige précisément l’ouverture.

8. מקרים בני זמננו

👈 Cas 1 — La cuve envoyée en réparation

C’est le dernier membre du seif, littéralement. Permis un jour ou deux ; et l’on scelle quand même si la réparation le permet (ש״ך ס״ק ה).

👈 Cas 2 — La citerne ou le conteneur de transport

Un contenant réservé au vin qui voyage seul : c’est le cas même du siman. Deux sceaux a priori, un seul suffit a posteriori s’il est intact (ש״ך ס״ק א ; באר היטב ס״ק א).

👈 Cas 3 — L’escale imprévue

Un arrêt d’une heure n’est pas neutre : אפילו לפי שעה (ש״ך ס״ק ג). Ce qui protège n’est pas la brièveté, c’est le sceau intact.

👈 Cas 4 — Le fût revenu sans son sceau

Kachérisation due, selon le siman 135 (ש״ך ס״ק ד) ; sort de ce qu’on y a déjà versé : Rama permet, Taz interdit (ט״ז ס״ק ב ; באר היטב ס״ק ב). À poser à un Rav.

👈 Cas 5 — Un récipient de terre cuite

Le Taz l’écarte expressément du renvoi du Rama : s’il fut d’abord utilisé par un non-Juif, il requiert עירוי même sans être un récipient de conservation (ט״ז ס״ק א).

Le point que ce niveau ne tranchera pas. La cacheroute d’un vin réel dépend aussi de ce que ce vin est, de qui l’a manipulé, et de conventions de supervision qui n’ont pas de source dans ce siman. Ce niveau dit ce que le siman 136 exige du récipient ; il ne dit pas si telle cuvée est cachère. Cela, c’est l’organisme de certification et ton Rav.

9. סיכום מעשי — tableau, liens, et למעשה שאל את רבך

SituationVerdict pratiqueSource
Expédier un récipient réservé au vin par un non-JuifSceller — deux sceaux a prioriשו״ע קל״ו:א
Un seul sceau posé, intactIl y a sur quoi s’appuyer a posterioriש״ך ס״ק א · באר היטב ס״ק א
Un arrêt bref entre des mains non juivesNe change rien : la kachérisation reste dueש״ך ס״ק ג
Attendre 24 h pour éviter la kachérisationInopérant sur un récipient à vinש״ך ס״ק ג
Envoyé sans sceauKachérisation selon le siman 135רמ״א קל״ו · ש״ך ס״ק ד
Terre cuite, premier usage chez un non-Juifצריך עירויט״ז ס״ק א
Déjà utilisé sans kachérisationRama : non condamné · Taz : interditרמ״א קל״ו · ט״ז ס״ק ב
Grands fûts chez un artisan, un jour ou deuxPermis, mais l’on se garde autant qu’on peutשו״ע קל״ו:א · ש״ך ס״ק ה
Sources vérifiables :
Et pour finir, la seule règle qui vaut lema'asse. Ce niveau expose la psika des sources ; il ne remplace pas une décision. Un contenant, un transporteur, un délai et un scellé forment un cas concret, et un cas concret se tranche avec un Rav — ce que le Chakh et le Taz font eux-mêmes, en distinguant chaque fois l’a priori du fait accompli.
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DAAT · הרב יוסף חיים סממה
תלמיד חכם · מעביר שיעורים בהלכה ובחסידות
סימן קל״ו · Niveau 4 — Halakha lema'asse · שהשולח כלי יין ביד עובד כוכבים צריך לחתמו
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⚠️ Ce contenu est destiné à l’étude. Pour toute application pratique (לְמַעֲשֶׂה), consultez un Rav qualifié.

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