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DAAT · NIVEAU 4 — HALAKHA LEMA'ASSE

שולחן ערוך · יורה דעה

Siman 148 — Les lois des fêtes des idoles — Psika lema'assé
סימן קמ״ח · הלכה למעשה
דיני חגי האלילים
פסק המחבר · הכרעת נושאי הכלים · הסקת ההלכה למקרים בני זמננו
⚖️ פסק הלכה ולמעשה ⚖️
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Halakha lema'asse — la psika pratique

Du psak du Mehaber à l’arbitrage du Chakh, du Taz, du Baer Hetev,
du Pit’hei Techouva et des Nekoudot HaKessef, jusqu’aux cas d’aujourd’hui

Sujet :
שולחן ערוך יורה דעה סימן קמ״ח (י״ב סעיפים)
עם נושאי הכלים: ש״ך, ט״ז, נקודות הכסף, באר היטב, פתחי תשובה, בית יוסף, טור, רמב״ם

⚠ Avertissement de niveau :
Ce niveau n’est pas “Daat HaRav” : le Choulhan Aroukh HaRav
(Admour HaZaken) ne couvre pas le Yoreh De'ah, donc pas le Siman 148.
C’est un niveau de psika pratique : ce que l’on fait, et à qui demander.

Rédaction et iyun :
הרב יוסף חיים סממה · DAAT

Comment lire ce niveau. Chaque affirmation est ancrée soit dans le texte du Choulhan Aroukh et de ses nossei kelim, soit dans un posek nommé et vérifiable (Tour, Beit Yossef, Rambam, guemara d’Avoda Zara, de Guittin, de Berakhot et de Houlin). Sur le Yoreh De'ah il n’y a ni Mishna Beroura (qui ne commente que l’Orach Chaim), ni Choulhan Aroukh HaRav (l’Admour HaZaken n’a pas écrit le YD). Le Aroukh HaChoulhan n’est pas cité : son texte sur ce siman ne nous est pas accessible, et l’on ne cite pas ce que l’on ne peut pas vérifier. Restent, et ils suffisent : le Chakh (13 ס״ק), le Taz (8 ס״ק), le Baer Hetev (9 ס״ק), le Pit’hei Techouva (1 ס״ק) et les Nekoudot HaKessef (3 entrées). Là où la question déborde le siman, ce niveau le dit et s’arrête : la halakha lema'assé passe par ton Rav.

📑 Sommaire

  1. שורש הפסק — les trois mesures et ce qu’elles décident
  2. פסק המחבר — la carte des douze seifim
  3. משא ומתן — le commerce, et ce qui reste interdit
  4. הלוואה וגבייה — le prêt, le gage, et le tribunal d’aujourd’hui
  5. דורון — le cadeau envoyé, le cadeau reçu
  6. יום החג — quel jour, quelle communauté, quel homme
  7. שלום וכניסה — le salut, la visite, et la borne du Chakh
  8. הליכה וחזרה — la route de la fête
  9. בזמן הזה — la permission du seif 12, ses bornes, et les cas d’aujourd’hui
  10. סיכום מעשי — tableau, et lema’assé consulte ton Rav

1. שורש הפסק — les trois mesures et ce qu’elles décident

Le siman se décide avec trois instruments, et le Mehaber ne s’en sert d’aucun autre.

Première mesure — l’écho. Ce n’est pas la transaction qui est interdite mais ce que le non-Juif en dira à son idole.
« משום דאזיל ומודה לפני אליל ביום חגו » (ש״ך יו״ד קמ״ח ס״ק א)
« כולהו משום דאזיל ומודה לעבודת כוכבים ביום אידו » (ט״ז יו״ד קמ״ח ס״ק א)
Deuxième mesure — ce qui reste en main. Le critère n’est ni la valeur ni la nature du marché, mais la durée : ce qu’il aura encore le jour de sa fête, objet ou argent.
« עד יום חגו דחזי ליה קמיה ביום חגו ואזיל ומודי » (ש״ך יו״ד קמ״ח ס״ק ב)
Troisième mesure — l’hostilité. Elle ne supprime pas l’interdit, elle le fait plier — et laisse toujours un reste à faire.
« ואם א״א שלא יקבלנו משום איבה יקבלנו ולא יהנה בו » (ש״ך יו״ד קמ״ח ס״ק ה)
Ce que cela donne en pratique. Devant un cas, la question n’est jamais « est-ce leur fête ? » mais : quelque chose passe-t-il, en restera-t-il quelque chose ce jour-là, et que se passerait-il si je refusais ? C’est pourquoi on peut leur vendre un plat cuisiné et non un vêtement, encaisser une créance perdue et non une créance sûre, recevoir un cadeau qu’on ne peut pas rendre — mais sans en jouir.

2. פסק המחבר — la carte des douze seifim

SeifPsak du MehaberCe que les nossei kelim en font
א3 jours avant : ni acheter ni vendre du durable ; le périssable se vendTaz ס״ק ב : la joie du gain d’un côté, l’argent en main de l’autre
אPrêt et emprunt d’objets, prêt sans intérêt : interditsTaz ס״ק ג : שאלה pour l’objet, הלואה pour l’argent qui se dépense
אEncaissement : oral permis, par acte ou sur gage interdit ; permis si leur main est forte, et pour un prêt à intérêtChakh ס״ק ג contre le Beit Yossef sur la raison ; Pit’hei Techouva renverse là où le tribunal exécute
בJour même : interdit au profit ; trois jours avant : permisHalakha comme Rech Lakich pour les trois jours
גFête longue = un seul jour, plus trois avantRambam ch. 9 halakha 3, recopié sans changement
דHors d’Eretz Israël : le jour de la fête seulChakh ס״ק ד : et encore, seulement si elle est annuelle
הNi envoyer ni recevoir un cadeau ; reçu par crainte, à perdre כלאחר ידChakh ס״ק ה : sans jouissance quand on ne peut pas le perdre ; Taz ס״ק ה permet d’en jouir, Nekoudot HaKessef et Baer Hetev refusent
וInstallation d’un dignitaire avec offrande : jour de fêteBeit Yossef : c’est le יום גינוסיא de la michna
זFête privée : ce jour-là, cet homme-làChakh ס״ק ו : ce n’est pas un jour fixe pour tous
חCeux qui n’y adhèrent pas : commerce permisRan : ils ne le font que par crainte du roi
טNe pas entrer chez lui pour le saluer ; dehors, brièvementChakh ס״ק י״ב : ce seif reste interdit aujourd’hui
יNe jamais doubler le salut ; le saluer le premierChakh ס״ק ז : le mot shalom, qui est un Nom, avec un doute ; Taz ס״ק ו le retrouve au Semak
י״אAller interdit / retour permis pour le non-Juif ; l’inverse pour le JuifTaz ס״ק ז–ח ; Chakh ס״ק ט–י״א
י״בDe nos jours : commerce, prêt et le reste permisChakh ס״ק י״ב : sauf le seif 9 ; Rama : בעל נפש ; Chakh ס״ק י״ג : le cadeau, la veille

3. משא ומתן — le commerce, et ce qui reste interdit

« שלשה ימים לפני חגם של עובדי כוכבים אסור ליקח מהם ולמכור להם דבר המתקיים » (שו״ע יו״ד קמ״ח:א)
« ומותר למכור להם דבר שאינו מתקיים עד יום חגם כגון ירקות ותבשיל » (שו״ע יו״ד קמ״ח:א)
Psak. Le Mehaber suit le Rambam : le durable est interdit dans les deux sens, le périssable se vend et ne s’achète pas. La raison, donnée par le Beit Yossef, est la seule chose à retenir — ce qui compte est ce qu’il aura en main le jour de sa fête, objet ou argent.
« אבל כשלוקח מהם בין דבר המתקיים בין דבר שאינו מתקיים הרי המעות בידו ביום חגו ומודה עליהם אע״פ שאין בידו החפץ » (בית יוסף יו״ד קמ״ח)
Ce que le seif 2 ajoute. Si l’affaire a été faite malgré l’interdit, le gain du jour de la fête est interdit au profit ; celui des trois jours d’avant ne l’est pas. C’est la seule sanction que le siman prononce, et elle marque la différence de gravité entre le jour même et sa clôture.
« עבר ונשא ונתן ביום חגם אסור בהנאה ואם נשא ונתן בשלשה ימים שלפני החג מותר בהנאה » (שו״ע יו״ד קמ״ח:ב)
Et pourtant, le seif 12. Toute cette section est, de nos jours, levée par le seif 12 : le commerce est permis le jour de leur fête. Ce qui suit en §8 dit exactement ce qui n’est pas levé.

4. הלוואה וגבייה — le prêt, le gage, et le tribunal d’aujourd’hui

« אבל מלוה על פה נפרעים מהם מפני שהוא כמציל מידם » (שו״ע יו״ד קמ״ח:א)
« ובזמן דידם תקיפה אפילו בשטר חשיב כמציל מידם » (שו״ע יו״ד קמ״ח:א)
« ואם היא מלוה ברבית אפילו במשכון חשיב כמציל מידם » (שו״ע יו״ד קמ״ח:א)
La raison, et pourquoi elle compte. Le Beit Yossef attribue la permission des Tossefot à l’intérêt ; le Chakh la rattache à la faiblesse de notre position. Ce n’est pas une querelle de mots : selon le premier, la permission suit la forme du prêt ; selon le second, elle suit l’état du monde.
« ולי נראה שטעמא מפני דהאידנא ידם תקיפה עלינו ובקל יכול העובד כוכבים להעליל ולכפור סך ההלואה » (ש״ך יו״ד קמ״ח ס״ק ג)
« לשון הש״ך והתוס׳ כתבו סתמא דבמלוה במשכון נמי הוי כמציל מידם שכמה פעמים אובדות אפילו במשכון » (באר היטב יו״ד קמ״ח ס״ק ג)
Là où le tribunal fait exécuter. Le Pit’hei Techouva tire la conséquence que la logique du Chakh impose : là où la justice contraint au paiement, même sur une simple reconnaissance manuscrite, il n’y a plus rien à sauver, et l’encaissement redevient un profit ordinaire. C’est le seul endroit du siman où un A’haron durcit au lieu d’alléger, et c’est celui qui parle le plus directement à un pays de droit.
« שכתב דבזמן שעושים משפט חרוץ לכוף לשלם אפילו כתב יד. נשתנה הדין וכל העומד לגבות כגבוי דמי » (פתחי תשובה יו״ד קמ״ח ס״ק א)

5. דורון — le cadeau envoyé, le cadeau reçu

« אסור לשלוח דורון לעובד כוכבים ביום חגם אלא אם כן נודע לו שאינו מודה באלילים ואינו עובדם » (שו״ע יו״ד קמ״ח:ה)
« ואם חושש לאיבה מקבלו ויזרקנו בפניו לבור או למקום האבד כלאחר יד » (שו״ע יו״ד קמ״ח:ה)
Psak — le cadeau envoyé. Interdit le jour de leur fête, sauf s’il est établi que le destinataire ne sert pas d’idoles. La permission n’est pas une présomption générale mais une connaissance personnelle : le Beit Yossef la fonde sur le cas de Rav Yehouda, qui disait connaître son homme.
« רב יהודה שדר ליה קורבנא לאבידרנא ביום אידו אמר ידענא ביה דלא פלח אליל » (בית יוסף יו״ד קמ״ח)
Psak — le cadeau reçu, et la ma’hloket. Quand on peut s’en défaire sous ses yeux sans créer d’hostilité, on le fait כלאחר יד. Quand on ne le peut pas — le cas ordinaire — trois autorités disent qu’on le prend sans en tirer aucun profit, et une seule permet d’en jouir.
« דהיכא דלא מציל אשתמוטי דלא להוי ליה איבה שקיל ליה » (ש״ך יו״ד קמ״ח ס״ק ה)
« אבל נראה דאם א״א לעשות בפני העובד כוכבים שיאבדנו מותר לקבלו וליהנות ממנו » (ט״ז יו״ד קמ״ח ס״ק ה)
« רחוקי׳ בישוב דברי הטור והרמב״ם והנכון כמ״ש בש״ך ס״ק ה » (נקודות הכסף יו״ד קמ״ח)
« והט״ז פסק דאם א״א לאשתמוטי יקבל ממנו ומותר להנות ממנו ודבריו תמוהים וכן בנה״כ חולק עליו » (באר היטב יו״ד קמ״ח ס״ק ה)
Ce qu’on retient. Le Chakh, les Nekoudot HaKessef et le Baer Hetev sont d’un côté, le Taz de l’autre. Le Baer Hetev, qui est l’abrégé pratique, écrit en toutes lettres que le Taz est étonnant. Sur un cas réel — un cadeau d’affaires reçu, un présent qu’on ne peut pas rendre — c’est là qu’il faut demander à un Rav, et la question à lui poser est précise : puis-je m’en servir, ou seulement le garder sans usage ?

6. יום החג — quel jour, quelle communauté, quel homme

« כל אותם הימים כיום אחד הם וכל אותם הימים אסורים עם ג׳ לפניהם » (שו״ע יו״ד קמ״ח:ג)
« במה דברים אמורים בארץ ישראל אבל בשאר ארצות אינו אסור אלא יום חגם בלבד » (שו״ע יו״ד קמ״ח:ד)
Trois filtres avant d’appliquer le siman. (א) La fête est-elle annuelle ? Si elle ne revient pas chaque année, le Chakh permet même le jour où elle tombe.
« ואם הוא יום חג שאינו קבוע שאינם עושים אותו בכל שנה אפילו ביום חגם מותר » (ש״ך יו״ד קמ״ח ס״ק ד)
(ב) La communauté entière l’observe-t-elle ? La fête d’un seul homme — anniversaire, banquet, sortie de prison — n’interdit que ce jour-là et cet homme-là, et non ceux qui dépendent de lui.
« כיון שאינו יום קבוע לכל » (ש״ך יו״ד קמ״ח ס״ק ו)
(ג) Ceux qui la tiennent y adhèrent-ils ? Ceux qui la suivent par coutume ou par honneur, sans y croire, sortent du siman — c’est le seif 8, et c’est le filtre qui, aujourd’hui, opère le plus souvent.
« אין יום החג אסור אלא לעובדיה בו בלבד » (שו״ע יו״ד קמ״ח:ח)

7. שלום וכניסה — le salut, la visite, et la borne du Chakh

« אסור ליכנס לבית העובד כוכבים ביום חגו וליתן לו שלום מצאו בחוץ מותר אבל יאמר לו בשפה רפה ובכובד ראש » (שו״ע יו״ד קמ״ח:ט)
« אסור לכפול לו שלום לעובד כוכבים לעולם לפיכך טוב להקדים לו שלום » (שו״ע יו״ד קמ״ח:י)
Psak — et c’est ici que le siman reste vivant. Le seif 9 n’interdit pas de saluer : il interdit d’aller chez lui le jour de sa fête pour le saluer. Rencontré dehors, on répond brièvement. Et cette règle-là, le Chakh écrit qu’elle n’a pas été levée par le seif 12.
« ומ״מ מה שנזכר בסעיף ט׳ אסור גם האידנא » (ש״ך יו״ד קמ״ח ס״ק י״ב)
« ומה שנזכר בסעיף ט׳ איך דינא האידנא עיין ב״ח » (באר היטב יו״ד קמ״ח ס״ק ט)
Le seif 10 ne dépend pas de la fête. Le Chakh l’écrit en quatre mots, et le Rambam le confirme par son classement : il l’a rangé, non parmi les fêtes, mais parmi les devoirs de paix, dont il marque la limite.
« כלומר אפי׳ שלא ביום חגו » (ש״ך יו״ד קמ״ח ס״ק ח)
« וְשׁוֹאֲלִים בִּשְׁלוֹמָם וַאֲפִלּוּ בְּיוֹם חַגָּם מִפְּנֵי דַּרְכֵי שָׁלוֹם. וְאֵין כּוֹפְלִין לָהֶן שָׁלוֹם לְעוֹלָם » רמב״ם הלכות עבודה זרה וחוקות הגויים פרק י׳ הלכה ה׳
Quant au mot visé, le Chakh rapporte au nom du Maharam qu’il s’agit de shalom, qui est un Nom — mais il laisse la question ouverte, et le Taz retrouve la même distinction au Semak. Lema’assé, on ne s’appuie pas sur un doute que son auteur laisse ouvert.
« ומכל מקום צ״ע קצת דבש״ס גבי מקדים ויהיב שלמא וגבי שלמא למר לא משמע לכאורה הכי ושמא שלמא הוי בכלל שלום » (ש״ך יו״ד קמ״ח ס״ק ז)

8. הליכה וחזרה — la route de la fête

« עובדי כוכבים ההולכים לחגם למרחוק בהליכה אסור לשאת ולתת עמהם והבאים מותרים » (שו״ע יו״ד קמ״ח:י״א)
Psak. Pour le non-Juif : l’aller est interdit, le retour permis — sauf si le groupe voyage lié, ce qui signale l’intention de revenir. Pour le Juif : l’inverse, parce qu’à l’aller il peut encore se raviser et qu’au retour il y est attaché. L’apostat est interdit dans les deux sens. Le Taz résume les deux dissymétries en une ligne.
« דמאי דהוה הוה אבל בישראל כיון דאביק ביה גרע טפי ואסור בחזרה אבל בהליכה אפשר שיחזור אא״כ הוא מומר » (ט״ז יו״ד קמ״ח ס״ק ח)
« דכיון שהורגל עמהם ודאי דעתו לחזור » (ש״ך יו״ד קמ״ח ס״ק י״א)
Une précision de lecture. « Au loin » n’est pas une condition : le Taz écrit que c’est une emphase — si même pour un long voyage l’aller est interdit, à plus forte raison pour un court.
« נראה דלרבותא קאמר למרחוק דאפילו בהליכה אסור » (ט״ז יו״ד קמ״ח ס״ק ז)

9. בזמן הזה — la permission du seif 12, ses bornes, et les cas d’aujourd’hui

« יש אומרים שאין כל דברים אלו אמורים אלא באותו זמן אבל בזמן הזה אינם בקיאים בטיב אלילים » (שו״ע יו״ד קמ״ח:י״ב)
Ce que le seif 12 permet. Le commerce le jour de leur fête, le prêt, et tout le reste de ce qui est énuméré au seif 1. Le fondement est un constat, non une indulgence : ils suivent la coutume de leurs pères et ne sont pas experts dans la nature des idoles.
« גּוֹיִם שֶׁבְּחוּצָה לְאָרֶץ לָאו עוֹבְדֵי עֲבוֹדָה זָרָה הֵן, אֶלָּא מִנְהַג אֲבוֹתֵיהֶן בִּידֵיהֶן » (חולין י״ג ע״ב)
« והאידנא כתב הרשב״ם בשם רש״י שהכל מותר דלאו עובדי אליל הם ולא אזלי ומודי » (טור יו״ד קמ״ח)
Ce que le seif 12 ne permet pas — trois bornes. (א) Le seif 9 : entrer chez lui le jour de sa fête pour le saluer reste interdit. (ב) Le בעל נפש : là où l’abstention ne créerait pas d’hostilité, le Rama demande de s’abstenir. (ג) Le cadeau : la fin de la glose ne permet pas simplement d’envoyer, elle ordonne d’avancer à la veille.
« ומ״מ מה שנזכר בסעיף ט׳ אסור גם האידנא » (ש״ך יו״ד קמ״ח ס״ק י״ב)
« ומיהו כתב הר״ן ואעפ״כ בעל נפש ימעט וכן כתב הרמב״ן ז״ל והביא ראיה מהירושלמי » (בית יוסף יו״ד קמ״ח)
« דאי יאחר תהוי ליה איבה הואיל והורגל כבר דמאי דהוה הוה וכ״ש בזמן הזה דלא שכיחא כולי האי דאזלי ומודי » (ש״ך יו״ד קמ״ח ס״ק י״ג)

Les cas qui suivent sont donnés pour l’étude. Ils montrent où le raisonnement du siman s’applique — non ce qu’il faut faire.

SituationSeifCe qu’il faut demander avant tout
Régler une facture, encaisser un paiement, livrer une commande un jour de fête d’un autre culte1, 12Le seif 12 permet le commerce. Reste la question du seif 9 pour ce qui n’est pas du commerce.
Encaisser une créance sûre, exécutable en justice1 + Pit’hei TechouvaIci le raisonnement s’inverse : il n’y a plus rien à « sauver », et le Pit’hei Techouva le dit expressément.
Un cadeau d’affaires envoyé à date fixe5, Rama du 12Le Rama demande de l’avancer à la veille au soir ; le jour même n’est toléré qu’à défaut.
Un cadeau reçu qu’on ne peut pas rendre5Trois autorités sur quatre : le prendre sans en tirer profit. C’est ici qu’on demande à un Rav.
Se rendre chez un collègue le jour de sa fête pour le saluer9Le Chakh écrit que ce seif n’a pas été levé. Le croiser dehors et répondre brièvement est une autre question.
Répondre à un vœu par un vœu redoublé10Ne dépend pas de la fête. La distinction du Maharam sur le mot reste un doute que le Chakh laisse ouvert.
Assister à une fête d’entreprise organisée pour une fête religieuse8, 12, RamaSi ceux qui la tiennent n’y adhèrent pas, le seif 8 la met hors du siman. Le Rama permet de se réjouir à cause de l’hostilité, et referme par le בעל נפש.
Une cérémonie officielle comportant un rite religieux6Le seif ne vise pas l’installation mais l’offrande et la louange qui l’accompagnent.
Un anniversaire, un mariage, une fête privée7Ce jour-là et cet homme-là seulement, et non ceux qui dépendent de lui.
Une fête qui ne revient pas chaque année4 + Chakh ס״ק דLe Chakh permet même le jour où elle tombe.

10. סיכום מעשי — tableau, et lema’assé consulte ton Rav

QuestionRéponse pratiqueOù c’est écrit
Puis-je commercer avec eux le jour de leur fête ?Oui de nos joursSeif 12 ; Houlin 13b
Puis-je encaisser une créance ce jour-là ?Oui si elle était fragile ; non si la justice l’exécuteSeif 1 ; Pit’hei Techouva ס״ק א
Puis-je envoyer un cadeau ?La veille au soir ; le jour même seulement à défautRama du seif 12 ; Chakh ס״ק י״ג
Puis-je garder un cadeau reçu ce jour-là ?Le prendre oui, en jouir non — trois autorités contre uneSeif 5 ; Chakh ס״ק ה, Nekoudot HaKessef, Baer Hetev ס״ק ה
Puis-je aller chez lui pour le saluer ce jour-là ?Non — c’est la borne expresseSeif 9 ; Chakh ס״ק י״ב
Puis-je redoubler un vœu ?Non, et jamaisSeif 10 ; Chakh ס״ק ח
Une fête qui n’est pas annuelle ?Hors du simanChakh ס״ק ד
Des gens qui fêtent sans y croire ?Hors du simanSeif 8
Puis-je me réjouir avec eux si j’entre dans la ville ?Oui à cause de l’hostilité ; sinon, s’en éloignerRama du seif 12 ; Beit Yossef au nom du Ran
La règle du psak, en une phrase. Ce qui a été aboli par le premier motif du seif 12 — la disparition de la crainte — ne revient pas ; ce qui n’est permis que par le second — l’hostilité — reste sous condition et laisse toujours un reste à faire.
Lema’assé. Trois questions de ce siman se posent encore chaque année, et aucune ne se tranche seul : le cadeau reçu qu’on ne peut pas rendre (le Taz contre trois), la visite ou le vœu le jour d’une fête (seif 9, que le Chakh maintient), et l’encaissement d’une créance exécutable (le Pit’hei Techouva contre la lettre du seif). Sur chacune, la question à poser à ton Rav est déjà écrite ci-dessus ; pose-la telle quelle.
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DAAT · הרב יוסף חיים סממה
תלמיד חכם · מעביר שיעורים בהלכה ובחסידות
סימן קמ״ח · Niveau 4 — Halakha lema'assé · דיני חגי האלילים
daattorah.com
⚠️ Ce contenu est destiné à l’étude. Pour toute application pratique (לְמַעֲשֶׂה), consultez un Rav qualifié.

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