Le siman 173 est un siman de cas. Le reprendre seif après seif ne produirait qu’une liste — et une liste de dix-neuf entrées ne se retient pas. On le range donc ici par les cinq mécanismes qui décident réellement : la parole, la mesure publique, la possession, la charge du risque, le travail. Un tableau-maître, placé au début, permet de retrouver n’importe quel seif dans l’ordre du livre.
DAAT · daattorah.com — הרב יוסף חיים סממה
« וכשם שאסור למכור ביוקר בשביל המתנת המעות כך אסור ליקח בזול בשביל המתנת המעות » (טור יו״ד קע״ג)
« אָמַר רַב נַחְמָן: כְּלָלָא דְרִיבִּיתָא, כֹּל אֲגַר נְטַר לֵיהּ – אָסוּר » (בבא מציעא ס״ג ע״ב)
Ce qui suit ne prend donc pas les seifim dans l’ordre du livre. Ils sont rangés par le mécanisme qui les décide — cinq mécanismes, plus une figure disqualifiante et deux catégories à part. Un même seif peut apparaître deux fois, parce que deux critères y jouent.
Devant n’importe lequel des dix-neuf cas, ces cinq questions se posent dans cet ordre. La première qui répond « oui » ferme le dossier.
| # | La question | Si oui | Où le siman la pose |
|---|---|---|---|
| 1 | Les deux prix ont-ils été énoncés l’un en face de l’autre — « tant maintenant, tant plus tard » ? | Interdit, sans autre examen, à la vente comme à l’achat. | seifim 1, 3, 7 |
| 2 | L’objet a-t-il un cours connu, ou une estimation communément admise ? | L’écart est mesurable, donc visible, donc interdit. | seifim 1, 2, 7 |
| 3 | Le vendeur possède-t-il déjà la chose — vraiment, non par créance ? | L’argent achète : le rabais n’est qu’un rabais. | seifim 7, 8, 17 |
| 4 | Qui supporte la perte si la chose périt, ou si le cours tombe ? | Celui qui la supporte est le propriétaire ; l’autre a prêté. | seifim 4, 10, 13, 14, 15, 16, 18 |
| 5 | Le supplément paie-t-il un travail réellement accompli ? | Ce n’est pas de l’intérêt — reste à savoir s’il est entier. | seifim 12, 15, 16 |
Une seule fois, dans l’ordre du livre : de quoi chaque seif parle, et par quel mécanisme il se décide. C’est la table à laquelle revenir quand on cherche un seif ; les sections suivantes, elles, sont rangées par mécanisme.
| Seif | Ce dont il traite | Le mécanisme qui décide |
|---|---|---|
| 1 | La vente à terme au prix majoré — le טרשא de Rav Nahman | la parole, puis la mesure publique |
| 2 | Le prix bradé au marché n’est pas le prix de référence | la mesure publique, correctement identifiée |
| 3 | La remise pour paiement anticipé après conclusion du marché | la parole, et l’instant de la conclusion |
| 4 | La vente d’une créance avec escompte | la charge du risque |
| 5 | La communauté qui vend la ferme du vin, puis la créance | la structure : deux ventes licites |
| 6 | Le changeur : un denier frappé contre des pièces non frappées | l’espèce, et la possession |
| 7 | L’achat à bas prix contre paiement d’avance | la possession, la parole, la mesure publique |
| 8 | Les dix courges payées petites, livrées grandes | la possession, élargie par la croissance propre |
| 9 | Le lait, la laine, le miel — « la mesure » ou « tout ce qu’il y aura » | la possession ; puis la figure du gain sans perte |
| 10 | Le fruit du verger, et le veau laissé chez le vendeur | l’usage du marché ; puis la charge du risque |
| 11 | Les sarments payés d’avance, et l’acte sur ce qui est attaché | la possession, acquise par un acte |
| 12 | Le salaire des gardiens des champs, retardé contre supplément | le travail |
| 13 | Le vin payé aux vendanges, et le partage des risques | la charge du risque, et la figure disqualifiante |
| 14 | Le fût confié à revendre, avec faculté de rendre | la charge du risque, et le travail |
| 15 | Porter la marchandise au marché cher, contre paiement différé | la charge du risque, et le travail |
| 16 | Le séla donné au marchand pour six séas du village | la charge du risque, le travail, la personne |
| 17 | Recevoir ici, rendre en nature là-bas | la possession — mais là-bas |
| 18 | Le prêt sur le risque du navire | la forme : des pièces contre des pièces |
| 19 | Vingt payés à qui garantit cent sur un navire | la forme : rien n’est à rendre |
C’est le critère le plus simple et le plus absolu : il ne connaît aucune exception dans tout le siman. Dès que les deux prix sont énoncés l’un en face de l’autre, l’écart est déclaré, et il ne reste rien à interpréter. La guemara le formule à propos du טרשא : là il a fixé, ici il n’a pas fixé.
« אֲמַר לֵיהּ: הָתָם – קַץ לֵיהּ, הָכָא – לָא קַץ לֵיה » (בבא מציעא ס״ה ע״א)
| Où | Ce qui est dit | Effet |
|---|---|---|
| seif 1 | « Si tu me donnes tout de suite, dix ; si à telle date, douze » | Interdit, même pour un objet sans estimation connue |
| seif 1 | Rien n’est dit, mais la hausse est si forte qu’elle se voit | Interdit selon le « il est quelqu’un qui dit », qui est le Tour |
| seif 3 | « Paie-moi maintenant dix » — dit avant la conclusion | Interdit de prendre douze ensuite |
| seif 3 | Le même, dit après la conclusion à douze | Permis : c’est un abandon de créance |
| seif 7 | « Si tu me donnes maintenant, dix ; sinon, douze » — côté achat | Interdit, même si le vendeur a la marchandise |
« אלא א״ל סתם באייר תתן לי כשער של אייר בין שיהיה אותו זמן יוקר או זול מותר אע״פ שדרכן להתייקר באייר » (ש״ך יו״ד קע״ג ס״ק ג)
Une hausse ne peut être imputée au délai que si l’on sait ce que la chose vaut sans lui. C’est pourquoi tout dépend de l’existence d’une mesure publique. Deux formes en tiennent lieu : le cours — poivre, cire, blé — et l’estimation communément admise. Là où ni l’une ni l’autre n’existe — un manteau, une terre, une monnaie étrangère —, le siman permet.
| Le bien | A-t-il une mesure publique ? | Conséquence | Source |
|---|---|---|---|
| Poivre, cire, blé | Oui — un cours de marché | Interdit de majorer pour le délai | seif 1 |
| Un manteau, un objet unique | Non | Permis, sans parole explicite et sans hausse forte | seif 1 |
| La terre | Non — elle ne connaît pas la lésion | Permis, sauf parole explicite | ש״ך ס״ק ב |
| Une monnaie étrangère | Non, selon le Beit Efraïm — elle est comme la terre | Permis dans les mêmes conditions | פת״ש ס״ק ג |
| Une chose dont le prix affiché est un prix de détresse | Le cours n’est pas ce prix-là | Le vrai prix sert de référence : vendre à ce prix est permis | seif 2 |
« עיין בתשובת בית אפרים שם שכתב בשם כנה״ג דעד שוה ה׳ מקרי מעלהו מעט ע״ש » (פת״ש יו״ד קע״ג ס״ק ד)
C’est le mécanisme propre au versant de l’achat. Payer d’avance n’est licite que si le vendeur a la chose : alors les pièces achètent, et le rabais n’est qu’un rabais. S’il ne l’a pas, l’argent reste un prêt et le rabais en est le fruit. Le siman consacre six seifim à dire ce qui compte pour « avoir ».
« משום דכיון דמעות קונות מן התורה ואם חוזר בו מקבל מי שפרע ה״ז לענין רבית כאילו קנאם קנין גמור » (בית יוסף יו״ד קע״ג)
| La situation | Compte-t-elle pour « il a » ? | Pourquoi | Où |
|---|---|---|---|
| La marchandise est chez lui, mais il ne peut y accéder aujourd’hui | Oui | Le retard n’est pas une attente : la chose est acquise | seif 7 |
| Il a la même denrée à crédit chez d’autres | Non | Il y manque encore le recouvrement | seif 7 |
| Il a la même denrée en dépôt chez un tiers | Oui | Un dépôt est encore à son propriétaire | ש״ך ס״ק י״ח |
| Les courges sont petites et grandiront d’elles-mêmes | Oui | Elles ont déjà poussé un peu, et le surplus vient de la terre | seif 8 |
| Le lait que les chèvres donneront demain | Non | Ce lait-ci pris, un autre vient à sa place | seif 9 |
| Le fruit du verger encore vert | Non | Ce n’est pas l’usage de l’acheter ainsi : il n’a pas de prix | seif 10 |
| Les sarments, après un acte accompli sur eux attachés | Oui | Il est devenu acquéreur de l’arbre pour ses branches | seif 11 |
| Les fruits qu’il rendra à l’arrivée, s’il en a là-bas | Oui | C’est une mesure contre une mesure, et il l’a | seif 17 |
| Les pièces non frappées qu’il a chez lui, chez le changeur | Oui — et sur la quantité, le Rama et les A’haronim se divisent | Il vend une denrée, il ne prête pas | seif 6 |
« ולפ״ז כי שרינן באין שומתן ידוע אפי׳ באין לו נמי ביצא השער בדוקא היא דלא כדמשמע בעט״ז » (ש״ך יו״ד קע״ג ס״ק י״ז)
C’est le mécanisme le plus employé du siman — huit seifim sur dix-neuf — et il tient en une phrase : celui qui porte la perte est le propriétaire. Là où le propriétaire n’a pas changé, il n’y a pas eu de vente ; et s’il n’y a pas eu de vente, il y a eu un prêt, et l’écart de prix en est le fruit.
« דאל״כ אין כאן מכר אלא הלואה ויש כאן רבית מה שקבל יותר » (ט״ז יו״ד קע״ג ס״ק ג)
| Le cas | Qui doit porter le risque | Si c’est l’autre | Où |
|---|---|---|---|
| Vendre une créance avec escompte | L’acheteur, pour l’insolvabilité du débiteur | Ce n’est plus une vente : c’est un prêt, et l’escompte est un intérêt | seif 4 |
| La même, pour un vice qui vient du vendeur — dette payée, saisie antérieure | Le vendeur peut la garder | Rien : ce n’est pas un risque de marché mais une garantie de ce qu’il a vendu | seif 4 |
| Le veau acheté à bas prix, laissé chez le vendeur | L’acheteur, pour la mort et l’amaigrissement | Le rabais devient le prix du délai | seif 10 |
| Le vin payé aux vendanges | L’acheteur, pour la hausse et la baisse ; le vendeur peut garder l’aigreur | Près du gain, loin de la perte — interdit même s’il l’a tiré chez lui | seif 13 |
| Le fût confié à revendre | Selon la forme : soit le vendeur garde la perte, soit l’acheteur la prend et reçoit un salaire | Le montage sort du cadre permis par le Rambam | seif 14 |
| Porter la marchandise au marché cher | Le vendeur, pour la route | Il y a un prêt dès maintenant, et l’écart de marché en est le fruit | seif 15 |
| Le séla donné au marchand pour six séas | L’acheteur, pour le vol et la perte | Le Rama permet tout de même, si le salaire de la peine est versé | seif 16 |
| Prêter contre le risque du navire | Peu importe : la forme du prêt subsiste | Interdit dans tous les cas ; la qualification seule change | seif 18 |
Ce qui paie une peine réellement accomplie n’est pas de l’intérêt. Ce mécanisme joue deux rôles distincts dans le siman, et il faut les tenir séparés : il rend licite ce qui ne le serait pas (seifim 15 et 16), et il empêche que la dette naisse (seif 12).
| Où | Ce que le travail fait | Ce qui reste en discussion |
|---|---|---|
| seif 12 | Les gardiens qui aident au battage ne sont pas encore créanciers : la location ne se paie qu’à la fin, et il n’y a donc rien à attendre. | Rien : le seif ne porte aucune note d’appareil propre. |
| seif 15 | Sans salaire de la peine, le porteur travaille pour le prêt qui suivra, et ce travail est une contrepartie. | Le montant : entier selon le Chakh lisant le Beit Yossef, modique selon le Taz. |
| seif 16 | Le salaire versé permet la variante du Rama, où le risque de la route reste sur le marchand. | Le Chakh soutient qu’il n’y a pas là de désaccord : le Mehaber parlait du cas sans salaire. |
| seif 14 | L’excédent sur deux est nommé salaire : il paie la peine de revendre, non l’argent. | Rien sur le principe ; tout sur la place de la clause de restitution. |
« בבית יוסף משמע דבעי למיתן ליה שכר עמלו ומזונו משלם וע״ל סימן קע״ז » (ש״ך יו״ד קע״ג ס״ק ל)
« בב״י משמע דבעי למיתן ליה שכר עמלו ומזונו משלם ולא די בדבר מועט אבל הט״ז כתב דאפילו בדבר מועט סגי » (באר היטב יו״ד קע״ג ס״ק כ״ב)
Ce n’est pas un sixième mécanisme mais un test de contrôle, et il s’applique après les cinq autres. Un montage peut satisfaire à tous les critères et rester interdit, s’il place l’une des parties dans une position où elle ne peut que gagner. Le siman s’en sert dans les deux sens.
| Où | Comment elle est employée | Le verdict |
|---|---|---|
| seif 9 | Pour permettre : « tout ce que donneront mes chèvres, beaucoup ou peu » — l’acheteur peut y perdre. | Permis |
| seif 13 | Pour interdire : l’acheteur qui ne prend pas la baisse sur lui ne peut que gagner. | Interdit, dit le Taz, même s’il l’a tiré chez lui |
| Rambam | Pour caractériser le צאן ברזל : le maître du troupeau est près du gain et loin de la perte. | Interdit, sauf s’il accepte hausse, baisse et bêtes déchirées |
« מותר שהוא קרוב להפסד כמו לשכר » (שו״ע יו״ד קע״ג:ט)
« אפי׳ (לא) משכו דהוי קרוב לשכר ורחוק להפסד כן נראה לענ״ד » (ט״ז יו״ד קע״ג ס״ק י״ט)
« הֲרֵי זֶה אָסוּר שֶׁהֲרֵי בַּעַל הַצֹּאן קָרוֹב לְשָׂכָר וְרָחוֹק לְהֶפְסֵד » (רמב״ם הלכות מלווה ולווה פרק ח׳ הלכה י״ב)
Quatre seifim ne portent sur aucune marchandise, et c’est ce qui les rend les plus actuels du siman. Ils enseignent qu’un droit se vend, qu’une monnaie peut être une denrée, et qu’un risque s’achète.
| Seif | L’objet de l’opération | Pourquoi ce n’est pas un prêt | La condition |
|---|---|---|---|
| 4 | Une créance sur un tiers | L’acheteur achète un risque, non un délai | La garantie de l’insolvabilité doit passer à l’acheteur |
| 5 | Un droit d’exploitation communautaire, puis la créance qui en naît | Deux ventes successives, chacune licite en soi | Un acte doit constater l’obligation avant la cession |
| 6 | Une monnaie frappée contre une monnaie non frappée | Deux espèces différentes : la seconde vaut denrée | Il faut qu’il ait les pièces — et sur combien, on se divise |
| 19 | Une garantie contre la perte d’une cargaison | Rien n’est à rendre : c’est כעין מכר | Aucune : même versée d’avance, la prime reste licite |
« לפי שאין כאן הלואה אלא כעין מכר שמקבל עליו אחריות מעות האחר בעד סך ההוא שנותן לו זה » (ש״ך יו״ד קע״ג ס״ק ל״ד)
Deux fois, le siman refuse à un homme ce qu’il permet à tous. Ce n’est pas une rigueur de piété : c’est la conséquence d’un fait. Ce que d’autres obtiennent parce que le marché y trouve son compte, l’homme de marque l’obtient parce qu’on lui fait une faveur — et une faveur consentie à celui qui a versé de l’argent est un salaire d’attente.
« וְנִשְׁקוֹל שִׁיתָּא! אָדָם חָשׁוּב שָׁאנֵי » (בבא מציעא ע״ג ע״א)
| Où | Ce qui lui est refusé | Ce qui lève l’empêchement |
|---|---|---|
| seif 15 | Rien : c’est l’inverse — s’il est homme de marque, l’acheteur n’a pas à lui payer sa peine, car son nom exempte du péage. | — |
| seif 16 | Donner un séla au marchand pour six séas du village, ce qui est permis à tout autre. | Selon le Chakh au nom du Rivach : s’il prend la garantie et paie la peine, c’est permis même à lui. |
« וכשמקבל עליו אחריות ונותן לו ג״כ שכר טרחו אפי׳ אדם חשוב שרי. ריב״ש מביאו ב״י » (ש״ך יו״ד קע״ג ס״ק ל״ב)
| Le terme | Ce qu’il désigne | Où il travaille |
|---|---|---|
| אגר נטר | Le salaire de l’attente — le critère de tout le bloc | partout ; formule de Rav Nahman |
| טרשא | La vente à terme au prix majoré, permise sous conditions | seif 1 |
| קציצה · מפרש | Le prix arrêté, la parole explicite | seifim 1, 3, 7 |
| שער ידוע · שומא ידועה | Le cours de marché, l’estimation communément admise | seifim 1, 2, 7 |
| יצא השער | Le cours est établi — condition ajoutée par le Chakh | ש״ך ס״ק י״ז |
| הקפה ביד אחרים | La créance en nature détenue par un tiers — ce n’est pas « avoir » | seif 7 |
| ממילא קא רבו | Ce qui grandit de soi-même à partir de ce qui existe déjà | seifim 8, 9, 10 |
| אחריות | La charge du risque — qui la porte est propriétaire | seifim 4, 10, 13, 14, 15, 16, 18 |
| יוקרא וזולא | Le risque de cours, hausse et baisse — distinct du risque sur la chose | seif 13 ; ש״ך ס״ק כ״ד |
| קרוב לשכר ורחוק להפסד | Près du gain, loin de la perte — la figure qui disqualifie | seifim 9, 13 ; Rambam ח:י״ב |
| שכר טרחו | Le salaire de la peine — jamais de l’intérêt | seifim 12, 14, 15, 16 |
| אדם חשוב | L’homme de marque, à qui l’on refuse ce que d’autres peuvent | seifim 15, 16 |
| מכר על מנת להחזיר | La vente avec faculté de restitution — matière du siman 174 · קע״ד | affleure aux seifim 11 et 14 |
| עזר | La ferme communautaire du vin ou de la viande | seif 5 ; ט״ז ס״ק ח |
| אבק רבית | La poussière d’intérêt — le régime ordinaire de tout ce siman | ש״ך ס״ק ד ; Rambam ח:א |
| Le piège | Ce qu’on croit | Ce que le siman dit |
|---|---|---|
| Le vendeur riche | S’il n’a pas besoin d’argent, il ne gagne rien au délai, donc c’est permis. | On ne regarde pas le vendeur mais l’acheteur : s’il avait eu de l’argent, il aurait payé le prix d’aujourd’hui. |
| Le prix du marché | Le prix affiché au marché est le prix de référence. | Non : c’est parfois un prix de détresse. Le prix de référence est celui que paie qui achète pour la chose. |
| La remise pour paiement comptant | Elle est licite en toute hypothèse. | Seulement après conclusion du marché au prix plein. Annoncée dans l’offre, elle est l’alternative interdite. |
| La croissance naturelle | Tout ce qui grandit de soi-même est permis. | Il faut deux choses de plus : que cela pousse de ce qui est déjà là, et que ce soit l’usage de vendre ainsi. |
| Le risque pris | Prendre un risque suffit à sortir du prêt. | Non, au seif 18 : la forme du prêt subsiste, car les pièces reçues ne sont pas celles qui sont parties. |
| « ויש מתירין » | Le Rama allège l’avis du Mehaber. | Selon le Chakh, il n’y a pas de désaccord : le Mehaber parlait du cas où le salaire n’est pas versé. |
| Le salaire symbolique | Payer quelque chose suffit à couvrir la peine. | Selon le Chakh lisant le Beit Yossef, il faut le salaire entier ; le Taz se contente de peu, et le Baer Hetev n’a pas tranché. |
| La qualification | Puisque c’est « seulement » de la poussière d’intérêt, on peut passer outre. | La poussière d’intérêt est interdite ; et le Tachbets rappelle que le marché fait ainsi peut être nul, l’argent devant être rendu sur-le-champ. |
« כיון שנעשה המקח באיסור בטל לגמרי ולא מקבל עליו מי שפרע » (פת״ש יו״ד קע״ג ס״ק ח)