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Accueil Yoreh De’ah · Issour ve-Heter Siman קע״ט Niveau 3 — Synthèse / Révision
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Siman 179 — Sorcellerie, augures et divination

שלא לכשף לעונן ולנחש
Dix-neuf seifim, ramenés à une question : de quel côté de la ligne le geste tombe-t-il ?

שולחן ערוך יורה דעה סימן קע״ט · י״ט סעיפים
ש״ך · ט״ז · באר היטב · פתחי תשובה · טור · בית יוסף · רמב״ם
DAAT · הרב יוסף חיים סממה
Sommaire
  1. L’axiome : deux registres, et non deux degrés
  2. Les trois questions-réflexes
  3. Tableau-maître — les dix-neuf seifim clause par clause
  4. Ce qu’on n’interroge pas — et la question du malade
  5. ניחוש contre סימן — les seifim ב à ד
  6. Le mot qui fait l’interdit — le motif énoncé
  7. חובר חבר et les deux brèches du danger — les seifim ה à ז
  8. Les versets — guérir, protéger, écrire : les seifim ח à י״ב
  9. Les morts — les seifim י״ג et י״ד
  10. L’illusion, le Séfer Yetsira et les démons — les seifim ט״ו et ט״ז
  11. La table, l’encens et l’אמגושי — les seifim י״ז à י״ט
  12. Vocabulaire, règles d’or, mnémonique et pièges classiques

1. L’axiome : deux registres, et non deux degrés

L’axiome. Le siman ne juge pas des puissances : il juge des conduites, et il les répartit en deux registres qui ne se mesurent pas l’un à l’autre. Interroger se heurte à une exigence — תמים תהיה — qui n’énumère aucun acte. Agir par augure, par divination ou par sorcellerie se heurte à un interdit de la Torah. Presque toute permission du siman se loge dans le premier registre, ou dans un geste dont on peut dire qu’il n’est pas l’acte visé.
« הוא משום תמים תהיה אסור לשאול בהן אבל העושה מעשה בקסמים וניחוש וכישוף איסור דאורייתא הוא » (ש״ך יו״ד קע״ט ס״ק א)
Trois conséquences, et elles ordonnent le siman. (1) Une permission peut porter sur un geste qui ne sert à rien — le seif ו le dit lui-même de l’incantation sur la morsure. (2) Un interdit peut porter sur une phrase — le seif י״ז interdit une table à cause de ce qu’on dit d’elle. (3) Et là où le siman permet malgré tout, une clause de conduite suit presque toujours la permission.

2. Les trois questions-réflexes

1. Est-ce une parole ou un acte ?
Parole → תמים תהיה, et le siman est plus souple.
Acte → interdit de la Torah, et il l’est beaucoup moins.
2. Le motif est-il énoncé ?
Énoncé → le geste prend le statut de ce qu’on en dit.
Tu → la glose du seif ג permet, le Taz explique pourquoi, le Pit’hei Techouva laisse la question ouverte pour l’abstention.
3. Y a-t-il un danger ?
Danger de mort → tout est permis : incantation, verset, rouleau.
Pas de danger → on revient aux deux premières questions, et le Maharchal refuse même le danger d’un membre.

3. Tableau-maître — les dix-neuf seifim clause par clause

SeifLa clause décisiveCe qu’elle décideL’appareil
1 « אין שואלין בחוזים בכוכבים ולא בגורלות » (שו״ע יו״ד קע״ט:א) On n’interroge pas : le registre est celui de la parole ש״ך א · באר היטב א · פת״ש א, ב
2 « נהגו שאין מתחילין בב׳ ובד׳ ואין נושאין נשים אלא במילוי הלבנה » (שו״ע יו״ד קע״ט:ב) Un usage peut tenir sans être un augure ט״ז א · ש״ך ב
3 « ולמי שאירע לו אחד מאלו עושה ממנו ניחוש שלא לצאת לדרך או שלא להתחיל במלאכה » (שו״ע יו״ד קע״ט:ג) L’interdit porte sur la règle de conduite qu’on en tire ט״ז ב · ש״ך ג · באר היטב ב · פת״ש ג, ד
4 « בית תינוק ואשה אף על פי שאין ניחוש יש סימן » (שו״ע יו״ד קע״ט:ד) Le signe est permis, et selon le Chakh on peut même agir sur lui ש״ך ד, ה, ו · ט״ז ג · באר היטב ג
5 « חובר חבר זהו שעל ידי לחש מקבץ חיות או נחשים ועקרבים » (שו״ע יו״ד קע״ט:ה) Une définition sans égard à l’intention ש״ך ז · באר היטב ד
6 « ואע״פ שאין הדבר מועיל כלום הואיל ומסוכן הוא התירו כדי שלא תטרף דעתו עליו » (שו״ע יו״ד קע״ט:ו) Première brèche : on protège la raison de l’homme en danger ש״ך ח
7 « מי שרודפים אחריו נחש ועקרב מותר לחבר כדי שלא יזיקוהו » (שו״ע יו״ד קע״ט:ז) Seconde brèche : le sauvetage d’une vie ט״ז ד · ש״ך ט · באר היטב ה
8 « ואם אינו רוקק איסורא מיהא איכא ואם יש בו סכנת נפשות הכל מותר » (שו״ע יו״ד קע״ט:ח) Trois degrés, et le danger les efface tous ט״ז ה, ו, ז · ש״ך י, י״א · באר היטב ו, ז · פת״ש ה
9 « תינוק שנפגע אין קורין עליו פסוק ואין מניחין עליו ס״ת » (שו״ע יו״ד קע״ט:ט) Les paroles de Torah ne guérissent pas le corps ט״ז ח · ש״ך י״ב · באר היטב ח · פת״ש ו
10 « הבריא מותר לקרות פסוקים להגן עליו מהמזיקין » (שו״ע יו״ד קע״ט:י) Mais elles protègent — c’est la contre-épreuve du seif ט
11 « למדוד האזור וללחוש עליו מותר ואפי׳ בשבת » (שו״ע יו״ד קע״ט:י״א) Une pratique nommément permise, et deux renvois à Orah Haïm ש״ך י״ג, י״ד
12 « ודוקא להגן שלא יחלה אבל לא להתרפאות בהם מי שיש לו מכה או חולי » (שו״ע יו״ד קע״ט:י״ב) Amulettes de versets : protéger, non guérir ; et ne pas écrire ט״ז ט
13 « זה שמרעיב עצמו ולן בבית הקברות כדי שתשרה עליו רוח הטומאה » (שו״ע יו״ד קע״ט:י״ג) Trois gestes conjoints — la définition est étroite ש״ך ט״ו · באר היטב ט
14 « להשביע את החולה לשוב אליו לאחר מיתה להגיד לו את אשר ישאל אותו מותר » (שו״ע יו״ד קע״ט:י״ד) On adjure un vivant ; l’avis rapporté va plus loin ש״ך ט״ז
15 « אוחז את העינים אסור וע״י ספר יצירה מותר » (שו״ע יו״ד קע״ט:ט״ו) Onze mots, quatre entrées, et deux solutions concurrentes ט״ז י · ש״ך י״ז, י״ח · באר היטב י, י״א · פת״ש ז
16 « מ״מ רוב העוסקים בזה אינן נפטרים מהם בשלום על כן שומר נפשו ירחק מהם » (רמ״א יו״ד קע״ט:ט״ז) La permission la plus large, refermée par le Rama lui-même ש״ך י״ט, כ · באר היטב י״ב
17 « ואומרים שהוא למזל התינוק אסור » (שו״ע יו״ד קע״ט:י״ז) C’est la phrase qui est interdite, non la table
18 « יש מי שאוסר אא״כ עושה כן כדי להסיר ריח רע » (שו״ע יו״ד קע״ט:י״ח) Une interdiction d’apparence, et sa sortie ש״ך כ״א
19 « המקטר לשד לחברו ולכופו לעשות כרצונו חייב משום עובד עבודת כוכבים » (שו״ע יו״ד קע״ט:י״ט) Le cas le plus grave, et le Chakh y attache un statut ש״ך כ״ב, כ״ג · פת״ש ח

4. Ce qu’on n’interroge pas — et la question du malade

Le seif א nomme quatre catégories : ceux qui scrutent les astres et les sorts dans le corps du seif, les devins, les diseurs d’augures et les sorciers dans la glose. La source est unique et elle est une exigence. La question que les A’haronim ont travaillée est celle du malade, et elle se pose précisément parce que la source est une exigence et non un interdit d’acte.

L’avisCe qu’il tient
Pisqei Maharai, tel que le Chakh le litUn malade peut consulter, puisque le seul obstacle est תמים תהיהש״ך יו״ד קע״ט ס״ק א
MaharchalInterdit hors danger de mort — même en cas de danger pour un membre ; permis si le mal est venu par sorcellerie, par accident ou par un esprit mauvaisש״ך יו״ד קע״ט ס״ק א
Beit Yossef au nom du ZoharUn grand interdit, même pour un maladeבית יוסף יו״ד קע״ט
Michkenot Yaakov, rapporté par le Pit’hei TechouvaDéfend l’usage indulgent, et conclut néanmoins par שומר נפשו ירחק מהםפתחי תשובה יו״ד קע״ט ס״ק ב
Avis rapporté par le Baer Hetev entre parenthèsesTient que la sorcellerie visée par la Torah était celle des temps anciensבאר היטב יו״ד קע״ט ס״ק א
Le Chakh rapporte ces avis et ne tranche pas explicitement. Ne lui prêter aucune décision qu’il n’a pas écrite — et de même pour le Pit’hei Techouva, dont la défense se termine par une clause de prudence.

5. ניחוש contre סימן — les seifim ב à ד

Trois seifim consécutifs mettent en place trois statuts distincts, et il faut les tenir séparés. Le seif ב : un usage consigné, dont la glose dit qu’il n’y a pas d’augure mais qu’il y a un signe — et qui referme aussitôt en interdisant d’enquêter. Le seif ג : l’augure proprement dit, en neuf formes. Le seif ד : le signe, permis, et que le Chakh élargit jusqu’à permettre d’agir sur lui.

« כי אע״פ שאין ניחוש יש סימן » (רמ״א יו״ד קע״ט:ב)
« אלא שאין לחקור אחר זה משום תמים תהיה » (רמ״א יו״ד קע״ט:ב)
« משמע דעת הרב והפוסקים דאפי׳ לעשות מעשה ולסמוך עליו לעתיד על הפסוק מותר דחשיב קצת נבואה » (ש״ך יו״ד קע״ט ס״ק ה)
Le critère que le Rambam donne au chapitre י״א est en trois membres, et il éclaire les trois seifim : il n’a pas dirigé ses actes d’après le signe, il ne s’est pas abstenu de faire, et il s’est fait un signe sur une chose déjà advenue.
« הוֹאִיל וְלֹא כִּוֵּן מַעֲשָׂיו וְלֹא נִמְנַע מִלַּעֲשׂוֹת אֶלָּא עָשָׂה זֶה סִימָן לְעַצְמוֹ לְדָבָר שֶׁכְּבָר הָיָה הֲרֵי זֶה מֻתָּר » (רמב״ם הלכות עבודה זרה וחוקות הגויים פרק י״א הלכה ה)

6. Le mot qui fait l’interdit — le motif énoncé

C’est le mécanisme le plus singulier du siman, et il joue deux fois en sens inverse. Au seif ג, la glose permet d’égorger la poule à condition de ne pas dire pourquoi. Au seif י״ז, la table de la nuit de la circoncision est interdite parce qu’on dit que c’est pour le mazal de l’enfant. Le même geste, dans les deux cas, et c’est la phrase qui décide.

« אלא אומר סתם שחטו תרנגולת זו מותר לשחטה כשקראה כתרנגול » (רמ״א יו״ד קע״ט:ג)
« ואומרים שהוא למזל התינוק אסור » (שו״ע יו״ד קע״ט:י״ז)
« אלא די״ל דשאני הכא כיון שיש שינוי טבע לפניו ויש מקצת חרדה על האדם הותר לו לעשות בלי אמירה משא״כ בהנך דלעיל שאין בהם שינוי טבע » (ט״ז יו״ד קע״ט ס״ק ב)
La symétrie n’est pas complète, et c’est précisément le point du Pit’hei Techouva au ס״ק ג : celui qui ne dit rien mais s’abstient à cause d’un présage n’est pas traité par la glose. Il rapporte un avis qui le permet et une source qui semble le contredire, et pose la difficulté au Rama lui-même.

7. חובר חבר et les deux brèches du danger — les seifim ה à ז

Le seif ה définit l’interdit dans sa plus grande extension : le Chakh ajoute que l’intention de protéger n’y change rien. Puis deux seifim ouvrent la seule brèche que le siman connaisse ici, et les deux ne sont pas de même force. Le seif ו protège la raison d’un homme en danger, par un geste dont le seif dit lui-même qu’il ne sert à rien. Le seif ז protège sa vie, et le Chakh y invoque la règle générale.

« דאין לך דבר שעומד בפני פיקוח נפש חוץ מעבודת כוכבים וג״ע וש״ד » (ש״ך יו״ד קע״ט ס״ק ט)
« משמע כאן דאם פיקוח נפש תלוי בעבירה שכשעושה עבירה יכול להנצל מותר לו לעשות כן מעצמו עבירה ההיא » (ט״ז יו״ד קע״ט ס״ק ד)

8. Les versets — guérir, protéger, écrire : les seifim ח à י״ב

Cinq seifim, et une seule règle les traverse : les paroles de Torah protègent, elles ne guérissent pas le corps. Elle explique pourquoi le seif ט interdit le verset sur l’enfant frappé, pourquoi le seif י le permet au bien-portant, et pourquoi le seif י״ב restreint les amulettes de versets à la seule protection. Le seif ח, en amont, gradue la faute quand le verset est employé malgré tout ; et le seif י״א rappelle que certaines pratiques sont nommément permises.

« דאז צריך לרפוא׳ ודברי תורה לא ניתן לרפואת הגוף אלא לרפואת הנפש » (ט״ז יו״ד קע״ט ס״ק ח)
Ce qu’on faitStatutSource
Chuchoter un verset sur la plaie, en crachantPas de part au monde à venirשו״ע יו״ד קע״ט:ח
Le même, sans cracherInterditשו״ע יו״ד קע״ט:ח
Le même, en langue étrangèrePermis selon la glose ; le Bach interditרמ״א יו״ד קע״ט:ח
Le même, en cas de danger de mortPermisשו״ע יו״ד קע״ט:ח
Verset ou rouleau sur l’enfant frappéInterditשו״ע יו״ד קע״ט:ט
Le même, en cas de danger de mortPermisט״ז יו״ד קע״ט ס״ק ח
Le bien-portant qui lit pour se protégerPermisשו״ע יו״ד קע״ט:י
Mesurer la ceinture et chuchoter dessusPermis, même le Chabbatשו״ע יו״ד קע״ט:י״א
Amulette qui porte des Noms, pour se soignerPermisשו״ע יו״ד קע״ט:י״ב
Amulette de versets, pour ne pas tomber maladePermisשו״ע יו״ד קע״ט:י״ב
Amulette de versets, pour se soignerInterditשו״ע יו״ד קע״ט:י״ב
Écrire des versets dans une amuletteInterditשו״ע יו״ד קע״ט:י״ב

9. Les morts — les seifim י״ג et י״ד

Deux seifim très courts, et deux directions opposées. Le seif י״ג définit le דורש אל המתים par trois gestes conjoints, ce qui rend la définition étroite — et c’est pourquoi le Chakh peut rapporter que l’usage de se rendre au cimetière est établi et sans interdit. Le seif י״ד permet d’adjurer le malade de revenir après sa mort, parce que l’adjuration s’adresse à un vivant ; et l’avis rapporté entre parenthèses va plus loin, en distinguant le corps du mort de son esprit.

« והב״ח כתב לקמן ס״ס רי״ז שכבר החזיקו במנהג זה ואין איסור בדבר » (ש״ך יו״ד קע״ט ס״ק ט״ו)
« וא״כ ע״כ צ״ל דמה דעבד שמואל היינו לרוח ולא לגוף כדברי רא״ם » (ש״ך יו״ד קע״ט ס״ק ט״ז)

10. L’illusion, le Séfer Yetsira et les démons — les seifim ט״ו et ט״ז

Le seif ט״ו est le plus commenté du siman : onze mots, quatre entrées d’appareil, et deux solutions concurrentes à la contradiction du Rambam — celle du Beit Yossef, qui soutient qu’il y a bien un acte, et celle du Taz, qui accepte qu’il n’y en ait pas et distingue selon ce que les yeux reçoivent. La seconde moitié du seif permet le Séfer Yetsira ; le Chakh et le Baer Hetev la referment par des conditions. Le seif ט״ז donne le même mouvement à propos des démons, et c’est le Rama lui-même qui referme.

« ונ״ל דכל אוחז את העינים הוא עושה מעשה כדי לאחוז את העינים » (בית יוסף יו״ד קע״ט)
« ולע״ד נראה דהרמב״ם ס״ל דיש מלקות בלאו זה אף על פי שאין בו מעשה כיון שלעיני הרואים נחשב שעושה מעשה » (ט״ז יו״ד קע״ט ס״ק י)
« וכתב הלבוש אבל צריך לזה קדושה וטהרה אשר לא נמצא זה בעו״ה בדורות הללו ועל זה נאמר ודאשתמש בתגא חלף על כן המונע יבורך » (באר היטב יו״ד קע״ט ס״ק י״א)
« מ״מ רוב העוסקים בזה אינן נפטרים מהם בשלום על כן שומר נפשו ירחק מהם » (רמ״א יו״ד קע״ט:ט״ז)

11. La table, l’encens et l’אמגושי — les seifim י״ז à י״ט

Les trois derniers seifim vont du plus léger au plus lourd. Le seif י״ז interdit une table à cause d’une phrase. Le seif י״ח interdit d’encenser la maison d’une herbe odorante, et le Chakh en donne le motif : cela paraît comme un encensement pour un démon — c’est donc le seif י״ט qui explique le seif י״ח. Et le seif י״ט lui-même porte deux clauses, que le Chakh discute l’une après l’autre.

« מפני שנראה כמקטיר לשד » (ש״ך יו״ד קע״ט ס״ק כ״א)
« ונפקא מיניה דאם חייב משום עבודת כוכבים הוי מומר לכל התורה כולה וכדלעיל סימן ג׳ וסימן קי״ט משא״כ אם חייב משום בעל אוב דלא הוי אלא מומר לדבר אחד » (ש״ך יו״ד קע״ט ס״ק כ״ב)
« ולפע״ד נראה עיקר בש״ס דשבת (פ׳ כלל גדול דף ע״ה עמוד א׳) דמותר ללמוד מאמגושי מכשף דברי תורה ועניני כישוף להבין ולהורות » (ש״ך יו״ד קע״ט ס״ק כ״ג)

12. Vocabulaire, règles d’or, mnémonique et pièges classiques

Le vocabulaire

Le motCe qu’il désigne
תמים תהיהL’exigence qui ouvre le siman. Elle ne défend aucun acte : elle interdit de consulter. Tout ce que le siman permet du côté de la parole se décide par rapport à elle.
ניחושFaire d’un présage une règle de conduite. Neuf formes au seif ג, et toujours le même verbe.
סימןLe contraire exact, et les deux mots se touchent dans la même phrase. Un repère qui n’oblige à rien.
חובר חברRassembler des bêtes par une incantation. Le Chakh ajoute que l’intention protectrice n’y change rien.
אוחז את העיניםL’illusion — y compris produite par des tours et par la vivacité de la main, sans aucune sorcellerie.
קמיעTrois régimes à ne pas confondre : se soigner par des Noms, porter des versets pour se protéger, écrire des versets.
דורש אל המתיםS’affamer, coucher au cimetière, et le faire dans ce but. Trois gestes conjoints — c’est ce qui laisse subsister l’usage d’aller au cimetière.
סגולהLe mot n’est pas dans les seifim : il entre par le Pit’hei Techouva, au ס״ק ו, et il y entre comme une limite.
דרכי האמוריLui non plus n’est pas dans les seifim. Le Pit’hei Techouva s’en sert deux fois, pour qualifier des pratiques que les seifim n’avaient pas prévues.

Les règles d’or

1. Demander n’est pas faire. Le Chakh le pose au premier ס״ק, et cette ligne sert dans presque tous les seifim.

2. Le danger de mort lève tout — le seif ח le dit, le Chakh en donne la règle au ס״ק ט, et le Taz en tire au ס״ק ד que l’homme peut agir lui-même.

3. Les paroles de Torah protègent et ne guérissent pas. C’est le Rambam, puis le Taz au ס״ק ח et le Chakh au ס״ק י״ב ; et c’est ce qui met d’accord les seifim ט, י et י״ב.

4. Le motif énoncé change le statut du geste. La glose du seif ג en fait une permission, le seif י״ז en fait un interdit.

5. Une permission du siman est rarement une permission nue : le Rama, le Chakh et le Pit’hei Techouva la referment chacun par une clause de conduite.

Mnémonique

ד־מ־סDire, Motif, Secours.
Ce qui se dit relève de תמים תהיה ; le motif énoncé fait basculer le geste ; et le secours d’une vie efface tout. Les trois questions-réflexes du siman tiennent dans ces trois mots.

Pièges classiques

Le seif ד n’est pas une permission de deviner. Le Chakh explique au ס״ק ד que ce sont de simples repères, et il ajoute au ס״ק ה que l’on peut même agir sur le verset de l’enfant. Mais le seif ג reste entier, et la glose se termine sur une ligne de conduite, non sur un critère.
Le seif י״ב ne se contredit pas. Le premier membre parle d’amulettes qui portent des Noms ; la restriction « uniquement pour se protéger » se rapporte aux amulettes qui portent des versets. Le Beit Yossef donne la responsa du Rachba d’où le seif est tiré, et la division y est explicite.
Le Maharchal est plus strict qu’on ne l’attend. Il refuse la consultation même en cas de danger pour un membre — alors qu’ailleurs le danger d’un membre suffit souvent. Ne pas l’aligner sur la règle générale.
Le Séfer Yetsira est permis, et fermé. Le Tour écrit « ab initio », et le seif ajoute « même pour accomplir un acte ». Mais le Chakh, au ס״ק י״ח, et le Baer Hetev, au ס״ק י״א, en posent les conditions et concluent que celui qui s’en abstient sera béni. Citer la permission sans la clause, c’est citer la moitié de la source.
Le Chakh ne tranche pas explicitement la question du malade. Il rapporte quatre positions et s’arrête. Le Baer Hetev résume la plus stricte, le Pit’hei Techouva défend la plus indulgente et termine par שומר נפשו ירחק מהם. Ne prêter à aucun d’eux une décision qu’il n’a pas écrite.
Pour la mise en pratique, consulte ton Rav. Ce niveau organise ce que les sources disent ; il ne décide rien à leur place.
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DAAT · הרב יוסף חיים סממה
תלמיד חכם · מעביר שיעורים בהלכה ובחסידות
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