Sougyot, sources, la 'hakira de fond, ma'hlokot de Richonim et d'A'haronim,
nafka minot pour la pratique, et examen des chitot
Sujet :
שולחן ערוך יורה דעה סימן קפ״ז — quatorze séifim, comme l'annonce son chapeau
avec son appareil : ש״ך · ט״ז · פתחי תשובה
Le fond de la sougya dans le Chas :
נדה ס״ו ע״א — la baraïta de la ro'ah ma'hmat tachmich, le passage d'un mari à l'autre, la bedikat ha-chefoferet, et la ma'hloket de Rabbi avec Rabban Chimon ben Gamliel sur le sang d'une plaie venue de la matrice
יבמות ס״ה ע״א — la 'hazaka de trois fois, appliquée au veset et au bœuf mou'ad
Note de pudeur et de méthode :
Cette sougya touche au corps et à l'âme ; elle est écrite dans un esprit de respect et de tsniout. Toute application pratique — auprès d'un Rav mouvhak, et conjointement avec un médecin (gynécologue) compétent.
Rédaction et relecture :
הרב יוסף חיים סממה · DAAT
דיני אשה הרואה דם מחמת תשמיש. ובו י"ד סעיפים:
אשה שראתה דם מחמ' תשמיש מיד בכדי שתושיט ידה לתחת הכר או לתחת הכסת ותטול עד לבדוק בו ותקנח עצמה משמשת ג"פ אם בכל ג"פ רצופים ראתה דם (וכ"ש אם מצאה ג"פ דם על עד שלו) (מרדכי וכן כ' ב"י בשם תרומת הדשן וסמ"ג וכן מוכח בש"ס) . אסורה לשמש עם בעל זה אלא תתגרש ותנשא לאחר נשאת לאחר וראתה דם מחמת תשמיש ג"פ רצופים אסורה לשמש גם עם אותו בעל אלא תתגרש ותנשא לשלישי ואם גם עם השלישי ראתה דם מחמת תשמיש ג"פ רצופים לא תנשא לאחר אלא אסורה לכל עד שתבדוק: הגה וי"א שאין אנו בקיאין איזה מיקרי מחמת תשמיש כי אין בקיאין בשיעור הנזכר ולכן כל שרואה ג"פ סמוך לתשמיש מקרי לדידן מחמת תשמיש ונאסרה על בעלה (ב"י בשם הראב"ד שכ"כ בשי"א) ואלו ג"פ צריכים להיות רצופים אבל אם לא היו רצופים לא נאסרה על בעלה (ב"י בשם הרמב"ם וכ"כ הרשב"א סימן תתל"ט ומהרי"ו נ"ג וכן כתב המחבר בסמוך) ואין חילוק בין אם ראתה ג"פ מיד שנשאה ובין נתקלקלה אח"כ וראתה ג"פ (מרדכי ריש ה"נ ובתשובת הרשב"א סימן תתל"ט ובתוס') וכל זה לא מיירי אלא בראתה סמוך לתשמיש אבל אם לא ראתה סמוך לתשמיש לא נאסרה על בעלה ומותרת לו לאחר טהרתה תמיד (ב"י בשם סה"ת וסמ"ג ופשוט בש"ס ופוסקים) ודינה כמי שאין לה וסת:
Traduction. Lois de la femme qui voit du sang du fait de l'union ; il comporte quatorze séifim. Une femme qui a vu du sang du fait de l'union — immédiatement, dans le temps qu'il lui faut pour tendre la main sous l'oreiller ou sous le traversin, y prendre un témoin pour s'examiner et s'essuyer — s'unit trois fois. Si lors de ces trois fois consécutives elle a vu du sang (et à plus forte raison si elle a trouvé du sang trois fois sur le témoin du mari — Mordekhi, et ainsi a écrit le Beit Yossef au nom du Teroumat HaDéchen et du Semag, et ainsi ressort-il du Chas), il lui est interdit de s'unir avec ce mari-ci : elle doit divorcer et épouser un autre. Mariée à un autre et ayant vu du sang du fait de l'union trois fois consécutives, il lui est interdit de s'unir avec ce mari-là également ; elle divorcera et épousera un troisième. Et si avec le troisième aussi elle a vu du sang du fait de l'union trois fois consécutives, elle n'épousera plus personne : elle est interdite à tous jusqu'à ce qu'elle procède à la bedika. Glose (Rama) : il y a qui disent que nous ne savons plus discerner ce qui s'appelle « du fait de l'union », car nous ne savons plus apprécier la mesure évoquée ; aussi, pour nous, toute femme qui voit trois fois à proximité de l'union entre dans la catégorie du « du fait de l'union », et elle devient interdite à son mari (Beit Yossef au nom du Raavad, qui l'écrit au nom des « il y a qui disent »). Et ces trois fois doivent être consécutives ; si elles ne l'étaient pas, elle n'est pas interdite à son mari (Beit Yossef au nom du Rambam ; ainsi a écrit le Rachba au responsum 839, et le Mahari Weil 53, et ainsi l'écrit l'auteur plus loin). Il n'y a pas de différence entre celle qui a vu trois fois dès son mariage et celle qui s'est déréglée ensuite et a vu trois fois (Mordekhi au début des lois de nida, responsum du Rachba 839, et Tossefot). Et tout cela ne vaut que pour celle qui a vu à proximité de l'union ; mais si elle n'a pas vu à proximité de l'union, elle n'est pas interdite à son mari et lui demeure permise après sa purification, toujours (Beit Yossef au nom du Séfer HaTerouma et du Semag, et c'est évident dans le Chas et chez les décisionnaires) ; et son statut est celui d'une femme sans veset.
יסוד. Une femme qui voit du sang du fait de l'union place devant nous deux craintes distinctes, et non une seule. La première, immédiate : puisqu'elle a vu du sang, elle est nida comme toute femme qui voit. La seconde, lointaine et plus lourde : que ce sang vienne de la matrice (מקור), et qu'à la nida s'ajoute le kilkoul — c'est-à-dire que chaque fois qu'elle s'unira à ce mari elle verra de nouveau, si bien qu'elle lui serait interdite pour toujours. Tout le travail du siman consiste à distinguer le sang venu de la matrice de celui qui vient des parois (צדדין) ou d'une plaie (מכה), et à alléger partout où la distinction le permet.
פלפול — « immédiatement, dans le temps de tendre la main ». Toute vue proche de l'union n'est pas une vue « du fait de l'union » : le Mehaber exige qu'elle voie מיד בכדי שתושיט ידה, dans le temps qu'il faut pour aller prendre un témoin sous l'oreiller et s'essuyer. Le Chakh mesure ce que cette borne décide : à l'intérieur de ce laps, alors même qu'on pourrait dire qu'elle a vu après l'union, c'est une ro'ah ma'hmat tachmich — et sa raison est la responsabilité du mari.
« כיון דהיתה חייבת אשם תלוי מקרי רואה מחמת תשמיש » (ש״ך יו״ד קפ״ז ס״ק א)
Au-delà de ce laps, en revanche, le Chakh est net, et sa formule est plus forte qu'une simple exemption.
« אבל אחר השיעור הזה טהורה » (ש״ך יו״ד קפ״ז ס״ק א)
Et il ajoute une borne qui joue en sens inverse, et qu'on oublie volontiers : un examen fait aussitôt après l'union, qui ne trouve rien, ferme la question même si elle voit ensuite à l'intérieur du laps.
« אבל אם בדקה מיד אחר תשמיש ולא מצאה כלום ואח"כ ראתה אפילו תוך שיעור זה לא מיקרי רואה מחמת תשמיש » (ש״ך יו״ד קפ״ז ס״ק א)
La glose du Rama (séif 1). Le Rama ne conteste pas la mesure du Mehaber : il dit que nous ne savons plus l'apprécier, et il en tire une conséquence qui élargit le cas au lieu de le restreindre.
« וי"א שאין אנו בקיאין איזה מיקרי מחמת תשמיש כי אין בקיאין בשיעור הנזכר ולכן כל שרואה ג"פ סמוך לתשמיש מקרי לדידן מחמת תשמיש ונאסרה על בעלה » (שולחן ערוך יורה דעה קפ״ז:א)
Autrement dit : faute de savoir mesurer l'immédiateté, on ne peut plus s'en servir pour faire sortir un cas de la catégorie ; toute vue proche de l'union y entre. Mais le Rama pose aussitôt deux bornes, et elles vont dans l'autre sens. La première : les trois fois doivent être consécutives.
« ואלו ג"פ צריכים להיות רצופים אבל אם לא היו רצופים לא נאסרה על בעלה » (שולחן ערוך יורה דעה קפ״ז:א)
La seconde : tout cela ne concerne que celle qui voit à proximité de l'union — hors de là, rien n'est acquis contre elle.
« וכל זה לא מיירי אלא בראתה סמוך לתשמיש אבל אם לא ראתה סמוך לתשמיש לא נאסרה על בעלה ומותרת לו לאחר טהרתה תמיד » (שולחן ערוך יורה דעה קפ״ז:א)
Et la glose se clôt sur une qualification qu'il vaut de retenir, parce que c'est elle qui commande les séifim 10 et 11 : ודינה כמי שאין לה וסת (שולחן ערוך יורה דעה קפ״ז:א) — son statut est celui d'une femme sans veset.
Tout l'édifice du siman tient sur un nombre — trois — et sur l'ordre dans lequel les maris se succèdent.
חקירה — qu'est-ce qu'une 'hazaka, ici ? Pourquoi une vue, ou deux, ne suffisent-elles pas à interdire ? Et pourquoi faut-il précisément trois fois consécutives ? La règle générale des 'hazakot est énoncée en deux exemples à la suite l'un de l'autre, le veset et le bœuf : un accident ne devient une donnée fixe qu'à la troisième fois.
« קוֹבַעַת לָהּ וֶסֶת, עַד שֶׁתִּקְבָּעֶנָּה שָׁלֹשׁ פְּעָמִים » (יבמות ס״ה ע״א)
« אֵין הַשּׁוֹר נַעֲשֶׂה מוּעָד, עַד שֶׁיָּעִידוּ בּוֹ שְׁלֹשָׁה פְּעָמִים » (יבמות ס״ה ע״א)
Une ou deux vues ne construisent donc aucune 'hazakat kilkoul, et elle n'est interdite à son mari qu'à la troisième. Reste à savoir ce que « consécutives » veut dire au juste — et le Chakh le précise d'une manière qui allège : ce qui rompt la série, c'est une union permise entre-deux, non l'écart des nuits.
« בלי הפסק תשמיש של היתר בינתים אבל א"צ ג' לילות רצופים » (ש״ך יו״ד קפ״ז ס״ק ג)
Et le Chakh note, au ס״ק précédent, que la première union est comptée dans les trois : דהיינו עוד ב' פעמים (ש״ך יו״ד קפ״ז ס״ק ב) — il en reste donc deux après celle où elle a vu.
פלפול — le changement de mari, et « les doigts ne sont pas tous pareils ». Le Taz explique en cinq mots pourquoi l'interdiction faite au premier mari ne vaut pas encore contre la femme elle-même.
« לפי שאין כל אצבעו' שוו' » (ט״ז יו״ד קפ״ז ס״ק ב)
La lecture est la suivante : tant que le kilkoul n'a paru qu'avec un seul mari, rien ne prouve que le défaut soit en elle ; il se peut qu'il tienne à ce mari-ci, dont la manière atteint une plaie ou une paroi qu'un autre n'atteindrait pas. D'où : qu'elle divorce et en épouse un autre. Ce n'est qu'après le deuxième puis le troisième que la 'hazaka se referme sur elle, et qu'elle devient interdite à tous jusqu'à la bedika.
Le Pit'hei Techouva rapporte au nom du Noda BiYehouda la forme complète du raisonnement, telle que le Semag la donne : le heter pour le second mari est un sfek sfeka, et l'argument du Taz en est le second doute.
« דאיכא ספק ספיקא שמא מהצדדים ושמא אצבע של השני לא תהיה שוה לראשון » (פתחי תשובה יו״ד קפ״ז ס״ק ו)
D'où la conséquence que tire le Noda BiYehouda, et qui est une rigueur : lorsque le sang descend en abondance, le premier doute tombe, car il est alors certain qu'il vient de la matrice.
« אבל כשיורד בשפע והוא ודאי מן המקור אין כאן ס"ס » (פתחי תשובה יו״ד קפ״ז ס״ק ו)
« דאם ראתה שפע דם אין להתירה להנשא לאחר » (פתחי תשובה יו״ד קפ״ז ס״ק ו)
יסוד — la 'hezkat heter contre la 'hezkat kilkoul. Tant que le kilkoul n'a pas été établi sur trois maris, la femme demeure dans sa présomption de permission à l'égard du mari qui vient ; ce n'est qu'après trois maris de trois fois chacun que cette présomption est déracinée et qu'elle est tenue pour ro'ah ma'hmat tachmich, interdite à tous jusqu'à ce qu'elle procède à la bedika. On comprend par là pourquoi la bedika — la chefoferet, plus bas — reste la clef même après une 'hazaka pleine : il n'y a pas ici d'interdit attaché à sa personne, mais une crainte sur l'origine du sang, laquelle peut être élucidée.
מחלוקת — ce que le Pit'hei Techouva rapporte, et qu'il ne tranche pas.
| Le point discuté | Ce que les sources disent | Référence |
|---|---|---|
| Un veset fixe établi après coup | Le Noda BiYehouda propose un heter lorsque, au moment où elle a vu ma'hmat tachmich, elle n'avait aucun veset fixe, et qu'un veset fixe s'est établi ensuite — car l'interdit de la ro'ah ma'hmat tachmich procède lui-même d'un veset, et d'un veset qui n'est pas fixe | פתחי תשובה יו״ד קפ״ז ס״ק א |
| Grossesse et allaitement | Le 'Havot Daat tient qu'elle est interdite même pendant la grossesse et l'allaitement ; le Noda BiYehouda Tinyana écrit au contraire que si elle est tombée enceinte de la troisième union, elle attend que la grossesse soit reconnaissable et redevient permise à son mari pendant toute la grossesse et l'allaitement | פתחי תשובה יו״ד קפ״ז ס״ק ה |
| Sang abondant | Là où le sang descend en abondance, le Noda BiYehouda refuse de la permettre à un autre mari, le sfek sfeka étant rompu — et il met même en doute la bedikat ha-chefoferet dans ce cas | פתחי תשובה יו״ד קפ״ז ס״ק ו |
« דהא דרואה ג"פ מ"ת אסורה היא מטעם וסת דאמרינן קבעה לה וסת במעשה התשמיש » (פתחי תשובה יו״ד קפ״ז ס״ק א)
« אפילו בימי עיבור והנקה וכן אם ראתה ג"פ בימי עיבור והנקה אסורה ח"ד » (פתחי תשובה יו״ד קפ״ז ס״ק ה)
Et pour la pratique — demande à ton Rav.
כיצד בודקת נוטלת שפופרת (פירוש קנה חלול של עופרת) של אבר ופיה רצוף לתוכה ונותנת בתוכה מכחול ובראשו מוך ומכנסת אותו באותו מקום עד מקום שהשמש דש נמצא דם על ראשו בידוע שהוא מן המקור ואסורה ואם לאו בידוע שהוא מן הצדדין ומותרת. (ב"י מהרמב"ם) (ואף בזמן הזה יש לסמוך אבדיקה זו) (טור וב"י לדעת הרמב"ם והרא"ש ורשב"א ורי"ף וכן כתב הר"ן והר"ם פדואה סימן י'):
Traduction. Comment procède-t-elle à la bedika ? Elle prend une chefoferet (c'est-à-dire : un tube creux) de plomb, dont l'ouverture est jointive vers l'intérieur ; elle y place un mikhol à la tête duquel se trouve du mokh, et l'introduit à cet endroit jusqu'au point que l'union atteint. Si du sang s'est trouvé à sa tête, il est établi qu'il vient de la matrice, et elle est interdite ; sinon, il est établi qu'il vient des parois, et elle est permise. (Beit Yossef d'après le Rambam.) Glose (Rama) : et même de nos jours il y a lieu de s'appuyer sur cette bedika (Tour et Beit Yossef selon l'avis du Rambam, du Roch, du Rachba et du Rif ; ainsi l'écrivent le Ran et le Maharam de Padoue, responsum 10).
יסוד — isoler la matrice des parois. Le mécanisme est un mécanisme d'isolement, et la guemara le construit en deux temps. D'abord la baraïta, qui décrit l'instrument.
« כֵּיצַד בּוֹדֶקֶת אֶת עַצְמָהּ? מְבִיאָה שְׁפוֹפֶרֶת, וּבְתוֹכָהּ מִכְחוֹל, וּמוֹךְ מוּנָּח עַל רֹאשׁוֹ » (נדה ס״ו ע״א)
Puis une objection : un tube introduit ainsi la blesserait, et le sang trouvé viendrait de la blessure même — אַפְסוֹדֵי מַפְסְדָא (נדה ס״ו ע״א). C'est à cette objection que répond Chmouel, et sa réponse est précisément ce que le Mehaber recopie mot pour mot dans le séif.
« אָמַר שְׁמוּאֵל: בִּשְׁפוֹפֶרֶת שֶׁל אֲבָר, וּפִיהָ רָצוּף לְתוֹכָהּ » (נדה ס״ו ע״א)
Le plomb est mou et l'ouverture jointive ne laisse rien passer : le tube écarte les parois sans les entamer. Si le sang se trouve sur le mokh, c'est qu'il vient du fond, de la matrice → interdit ; s'il est resté net, le sang était aux parois → permis. Il n'y a donc pas ici de décision sur l'interdit lui-même, mais un diagnostic du lieu d'où le sang provient.
פלפול — la mécanique de la bedika selon le Taz (ס״ק ה). Le Taz commente le mot mikhol et non le mot chefoferet : פירוש קיסם (ט״ז יו״ד קפ״ז ס״ק ה) — c'est une fine tige. De là sa lecture de l'ensemble, qui donne au tube et au mokh deux rôles distincts.
« אי הכניסה הקיסם לבד לא היתה יודעת אם מהמקור אם מהצדדין ע"כ תכניסנו בשפופרת שמפסיק בין הקיסם לצדדין » (ט״ז יו״ד קפ״ז ס״ק ה)
Le tube, donc, sépare la tige des parois : sans lui, la tige seule ne renseignerait sur rien. Et le mokh porte deux fonctions, dont la seconde est la réponse à l'objection de la guemara.
« והמוך הוא בשביל שיהא הדם ניכר בו ועוד שלא יסרט ויוצא דם » (ט״ז יו״ד קפ״ז ס״ק ה)
Le Pit'hei Techouva rapporte du Torat HaChlamim une précision sur l'ordre des gestes, qu'il tire de la formulation du Rambam : le tube entre d'abord aussi loin qu'il peut, et la tige n'est poussée qu'ensuite à l'intérieur du tube.
« שמתחלה מכנסת השפופרת עד מקום שהיא יכולה ואח"כ מכנסת המכחול בתוך השפופרת ובראשו מוך ודוחקת אותו עד שתגיע המוך לצוארי הרחם » (פתחי תשובה יו״ד קפ״ז ס״ק י״א)
La mesure du tube — éver beinoni (Emounat Chmouel, rapporté par le Pit'hei Techouva). Le Pit'hei Techouva, commentant les mots « jusqu'au point que l'union atteint », rapporte au nom de l'Emounat Chmouel la mesure à donner au tube lui-même.
« דיש לעשות השפופרת כשיעור אבר בינוני וכ"כ בתשו' אמונת שמואל סי' נ"ז » (פתחי תשובה יו״ד קפ״ז ס״ק י״ג)
Remarque de lecture : le Pit'hei Techouva parle de la fabrication du tube — qu'on le fasse à la mesure d'un membre moyen. Que cette mesure soit exactement celle de la profondeur d'insertion est une conséquence naturelle des mots du Mehaber (« jusqu'au point que l'union atteint »), mais ce n'est pas ce que le Pit'hei Techouva écrit ; nous ne le lui faisons pas dire.
מחלוקת — de nos jours, s'appuie-t-on sur cette bedika ?
| Chita | La bedikat ha-chefoferet aujourd'hui | Référence |
|---|---|---|
| Rama, d'après le Rambam, le Roch, le Rachba, le Rif, le Ran et le Maharam de Padoue | On s'y appuie : ואף בזמן הזה יש לסמוך אבדיקה זו — le diagnostic distingue la matrice des parois et permet | רמ״א שולחן ערוך יורה דעה קפ״ז:ב |
| Le Noda BiYehouda, rapporté par le Pit'hei Techouva | Une fois qu'elle a été interdite après le troisième mari, aucune bedika ne lui sert plus — mais il distingue expressément le cas de la bedika faite après le premier mari, où un remède demeure | פתחי תשובה יו״ד קפ״ז ס״ק י״ד |
« דשוב אין מועיל לה שום בדיקת שפופרת אפילו ששוב תבדוק ותמצא בצדדי השפופרת או שלא תמצא כלל נשארה לעולם באיסורה » (פתחי תשובה יו״ד קפ״ז ס״ק י״ד)
« מיהו זה דוקא בבדיקה שאחר בעל הג' אבל בבדיקה שאחר בעל הראשון יש לה תקנה » (פתחי תשובה יו״ד קפ״ז ס״ק י״ד)
נפקא מינה — de la chefoferet au diagnostic médical. Le principe du siman ne bouge pas : il s'agit d'établir le lieu d'où le sang provient. Autrefois on le faisait au tube et à la tige, par la main d'une experte ; aujourd'hui, ce diagnostic est celui d'un médecin (gynécologue), qui examine le col et les parois — une plaie, un polype, une érosion — et les distingue de la matrice. C'est la même question, posée avec d'autres instruments. Jamais une femme n'examine et ne tranche pour elle-même : la halakha est au Rav, le diagnostic au médecin.
אם רוצה לבדוק עצמה בעודה תחת הראשון אחר ששמשה שלש פעמים הרשות בידה ומותרת לו ויש אומרים שאסורה לראשון מתשמיש שלישי ואילך אפילו בבדיקה: הגה ויש לסמוך אסברא ראשונה להקל (טור וב"י בשם הסכמת הפוסקים והגהות מיימוני) ואם הרגישה צער וכאב בשעת תשמיש לכ"ע יש לסמוך אבדיקה בבעל הראשון (שם בהג"ה בשם ריצב"א):
Traduction. Si elle veut s'examiner alors qu'elle est encore sous le premier mari, après s'être unie trois fois — elle en a le droit, et elle lui demeure permise. Et il y a qui disent qu'elle est interdite au premier à partir de la troisième union et au-delà, même par une bedika. Glose (Rama) : il y a lieu de s'appuyer sur la première sevara pour alléger (Tour et Beit Yossef au nom de l'accord des décisionnaires et des Haggahot Maïmoniot) ; et si elle a ressenti peine et douleur au moment de l'union, de l'avis de tous il y a lieu de s'appuyer sur la bedika chez le premier mari (ibid. dans la glose, au nom du Ritsva).
מחלוקת — la bedika sert-elle au premier mari ?
| Chita | La bedika sous le premier mari | Référence |
|---|---|---|
| Première sevara — et c'est elle qu'on retient pour alléger | Elle peut s'examiner sous le premier après les trois fois ; si le sang se révèle venir des parois, elle lui demeure permise | מחבר שולחן ערוך יורה דעה קפ״ז:ג ; רמ״א — ויש לסמוך אסברא ראשונה להקל |
| Yech omrim | Elle est interdite au premier dès la troisième union, même par une bedika | מחבר שולחן ערוך יורה דעה קפ״ז:ג |
« ויש אומרים שאסורה לראשון מתשמיש שלישי ואילך אפילו בבדיקה » (שולחן ערוך יורה דעה קפ״ז:ג)
פלפול — peine et douleur : la décision du Ritsva, rapportée par le Rama. Le Rama ajoute un cas où la ma'hloket s'éteint : si elle a ressenti peine et douleur pendant l'union, de l'avis de tous on s'appuie sur la bedika, même chez le premier mari.
« ואם הרגישה צער וכאב בשעת תשמיש לכ"ע יש לסמוך אבדיקה בבעל הראשון » (שולחן ערוך יורה דעה קפ״ז:ג)
La raison en est fine, et elle rejoint ce que le séif 7 dira autrement : la douleur est un témoin sur le lieu. Un saignement de la matrice qui sourd de lui-même ne fait pas mal ; une douleur localisée oriente vers une plaie ou une atteinte des parois. C'est un indice, non une preuve — le Rama ne dit pas qu'elle est permise par la douleur, il dit que la douleur suffit à lever l'objection contre la bedika.
אם שמשה סמוך לוסתה אנו תולין ראייתה משום וסתה ולא חשבינן לה רואה מחמת תשמיש:
אם יש מכה באותו מקום תולין בדם מכתה ואם דם מכתה משונה מדם ראייתה אינן תולים בדם מכתה: הגה וכל זה באשה שיש לה וסת קבוע ואז יכולין לתלות שלא בשעת וסתה במכתה אע"פ שאינה יודעת בודאי שמכתה הוציאה דם (כך משמע בפסקי מהרא"י סימן מ"ז ובהגהות ש"ד) וכן אם אין לה וסת קבוע והוא ספק אם הדם בא מן המקור או מן הצדדין תלינן במכה מכח ספק ספיקא ספק מן הצדדים או מן המקור ואת"ל מן המקור שמא הוא מן המכה אבל אם ידוע שבא מן המקור אע"פ שיש לה מכה במקור אינה תולה במכה אם אין לה וסת קבוע אלא אם כן יודעת בודאי שמכתה מוציאה דם (כן משמע במרדכי ה"נ ובהג"מ פי"א דא"ב ועיין ס"ק כ"ב) ומ"מ בשעת וסתה או מל' יום לל' יום אינה תולה במכתה דאל"כ לא תטמא לעולם (ג"ז שם ובב"י בשם סמ"ג וסמ"ק) וכתמים תולה בה בכל ענין (במרדכי):
Traduction (séif 4). Si elle s'est unie à proximité de son veset, nous attribuons sa vue à son veset, et nous ne la comptons pas comme voyant du fait de l'union.
Traduction (séif 5). S'il y a une plaie à cet endroit, on attribue le sang à celui de sa plaie ; et si le sang de sa plaie est d'aspect différent du sang de sa vue, on ne l'attribue pas à celui de sa plaie. Glose (Rama) : tout cela vaut pour une femme qui a un veset fixe, et l'on peut alors attribuer à sa plaie ce qu'elle voit hors du temps de son veset, même si elle ne sait pas avec certitude que sa plaie a saigné (ainsi ressort-il des Pisqé Mahari, responsum 47, et des Haggahot Chaaré Doura). De même, si elle n'a pas de veset fixe et qu'il y a doute sur le point de savoir si le sang vient de la matrice ou des parois, nous l'attribuons à la plaie en vertu d'un sfek sfeka : peut-être vient-il des parois ; et à supposer qu'il vienne de la matrice, peut-être vient-il de la plaie. Mais s'il est établi qu'il vient de la matrice — bien qu'elle ait une plaie dans la matrice — elle ne l'attribue pas à la plaie, si elle n'a pas de veset fixe, à moins qu'elle ne sache avec certitude que sa plaie saigne (ainsi ressort-il du Mordekhi et des Haggahot Maïmoniot, et voir ס״ק כ״ב). Et en tout état de cause, au temps de son veset, ou de trente jours en trente jours, elle n'attribue pas à sa plaie, car autrement elle ne serait jamais teméa (idem, et Beit Yossef au nom du Semag et du Semak) ; quant aux taches, elle les lui attribue en toute circonstance (Mordekhi).
יסוד — deux attributions qui éloignent du kilkoul. Deux forces retirent une vue de la catégorie « du fait de l'union », et la guemara les pose l'une à côté de l'autre, dans la même phrase.
« וְאִם יֵשׁ לָהּ מַכָּה בְּאוֹתוֹ מָקוֹם — תּוֹלָה בְּמַכָּתָהּ, וְאִם יֵשׁ לָהּ וֶסֶת — תּוֹלָה בְּוִסְתָּהּ » (נדה ס״ו ע״א)
La première est le veset : si elle s'est unie à proximité de son veset, c'est au veset qui vient qu'on impute le sang, non à l'union — et la vue n'entre pas dans le compte de la 'hazaka.
« אם שמשה סמוך לוסתה אנו תולין ראייתה משום וסתה ולא חשבינן לה רואה מחמת תשמיש » (שולחן ערוך יורה דעה קפ״ז:ד)
La seconde est la plaie, à la condition que le sang de la plaie ne soit pas d'un autre aspect que celui de sa vue. Cette réserve est déjà dans la guemara.
« וְאִם הָיָה דַּם מַכָּתָהּ מְשׁוּנֶּה מִדַּם רְאִיָּיתָהּ — אֵינָהּ תּוֹלָה » (נדה ס״ו ע״א)
פלפול — le gabarit du « sang de plaie d'aspect différent » (ט״ז ס״ק ט). Qui doit établir quoi ? Le Taz rapporte le Tour au nom du Roch : par défaut, on attribue — et c'est à la différence qu'il faut parvenir, non à la ressemblance.
« דמן הסתם תולין לומר שאינה משונה עד שיוודע לנו שהוא משונה ע"פ חכם שיראה שניהם » (ט״ז יו״ד קפ״ז ס״ק ט)
Le Beit Yossef objecte au Tour de se contredire, ayant d'abord écrit qu'il n'est pas besoin de comparer les deux sangs. Le Taz rapporte la réponse de la Pericha, et c'est elle qu'il retient : la distinction porte sur ce qui est à notre portée.
« דאם שניהם לפניו לא ניזול לקולא כיון שאפשר לברורי » (ט״ז יו״ד קפ״ז ס״ק ט)
Autrement dit : là où les deux sangs sont devant nous et que la comparaison est possible, on ne va pas à la clémence sans l'avoir faite ; là où elle est impossible, on attribue par défaut. Le Taz rapproche cela du siman 1 en matière de che'hita, où l'on ne s'appuie pas sur la présomption de compétence quand le cho'het est devant nous.
חקירה — le sfek sfeka du Rama : comment les deux doutes s'empilent. Lorsqu'elle n'a pas de veset fixe et qu'il y a doute sur la provenance du sang, le Rama construit un sfek sfeka pour permettre. Voici ses mots, et l'ordre des deux doutes y est essentiel.
« תלינן במכה מכח ספק ספיקא ספק מן הצדדים או מן המקור ואת"ל מן המקור שמא הוא מן המכה » (שולחן ערוך יורה דעה קפ״ז:ה)
De deux doutes qui allègent, on attribue à la plaie et elle est permise. Mais que le premier doute soit levé — qu'il soit établi que le sang vient de la matrice — et l'édifice tombe : il ne reste qu'un doute, et un seul doute ne permet pas.
« אבל אם ידוע שבא מן המקור אע"פ שיש לה מכה במקור אינה תולה במכה אם אין לה וסת קבוע אלא אם כן יודעת בודאי שמכתה מוציאה דם » (שולחן ערוך יורה דעה קפ״ז:ה)
Le rôle du veset fixe — et la borne que le Rama pose aussitôt après. Une femme qui a un veset fixe attribue plus largement : elle peut imputer à la plaie ce qu'elle voit hors du temps de son veset, même sans savoir avec certitude que la plaie a saigné.
« וכל זה באשה שיש לה וסת קבוע ואז יכולין לתלות שלא בשעת וסתה במכתה אע"פ שאינה יודעת בודאי שמכתה הוציאה דם » (שולחן ערוך יורה דעה קפ״ז:ה)
La raison en est que le veset fixe atteste que son sang naturel sort à son heure ; une vue hors de cette heure penche donc vers la plaie. Mais le Rama ferme aussitôt la porte pour le temps du veset lui-même, et sa raison est la plus nette du séif : sans cette borne, elle ne serait jamais teméa.
« ומ"מ בשעת וסתה או מל' יום לל' יום אינה תולה במכתה דאל"כ לא תטמא לעולם » (שולחן ערוך יורה דעה קפ״ז:ה)
Une dernière ligne du Rama, souvent omise, élargit au contraire : pour les taches, l'attribution à la plaie vaut en toute circonstance — וכתמים תולה בה בכל ענין (שולחן ערוך יורה דעה קפ״ז:ה). Le Rama renvoie lui-même le lecteur au ס״ק כ״ב du Chakh sur ce séif.
נאמנת אשה לומר מכה יש לי באותו מקום שהדם יוצא ממנה וכן אם אומרת ברי לי שאין דם זה בא מן המקור נאמנת וטהורה (מהרי"ו סימן כ"ה):
אם כל זמן שהיא בודקת בכל החורים והסדקים אינה מוצאת כתמים כי אם במקום אחד בצדדין יש לתלות שממכה שבאותו צד בא וכל שכן אם מרגשת בשעת בדיקה כשנוגעת בצד המקום ההוא כואב לה קצת ובשאר חורין וסדקים אינה מרגשת כאב כלל:
Traduction (séif 6). Une femme est crue lorsqu'elle dit : « j'ai une plaie à l'endroit d'où le sang sort de moi ». Glose (Rama) : de même, si elle dit « il m'est certain que ce sang ne vient pas de la matrice » — elle est crue et elle est pure (Mahari Weil, responsum 25).
Traduction (séif 7). Si, toutes les fois qu'elle s'examine dans tous les creux et toutes les fissures, elle ne trouve de taches qu'en un seul endroit sur les parois — il y a lieu d'attribuer le sang à une plaie de ce côté-là. Et à plus forte raison si elle sent, au moment de la bedika, qu'en touchant du côté de cet endroit elle a un peu mal, tandis que dans les autres creux et fissures elle ne ressent aucune douleur.
יסוד — d'où vient cette créance, et sur quoi porte-t-elle. La créance faite à la femme n'est pas une invention des décisionnaires : c'est la position de Rabbi dans la baraïta, contre laquelle Rabban Chimon ben Gamliel s'élève.
« וְנֶאֱמֶנֶת אִשָּׁה לוֹמַר ״מַכָּה יֵשׁ לִי בַּמָּקוֹר שֶׁמִּמֶּנָּה דָּם יוֹצֵא״, דִּבְרֵי רַבִּי » (נדה ס״ו ע״א)
« רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: דַּם מַכָּה הַבָּא מִן הַמָּקוֹר — טָמֵא, וְרַבּוֹתֵינוּ הֵעִידוּ עַל דַּם הַמַּכָּה הַבָּא מִן הַמָּקוֹר שֶׁהוּא טָהוֹר » (נדה ס״ו ע״א)
Le Mehaber retient la position de Rabbi — mais il faut remarquer le déplacement des mots : la guemara dit « une plaie dans la matrice », le Mehaber écrit נאמנת אשה לומר מכה יש לי באותו מקום שהדם יוצא ממנה (שולחן ערוך יורה דעה קפ״ז:ו), « à cet endroit ». Le Taz signale que ce point est lui-même disputé : זה נתבאר בסעיף ה' שיש מחלוקת בפירושו (ט״ז יו״ד קפ״ז ס״ק י״א). Le Rama ajoute une seconde formule, plus large encore, puisqu'elle ne nomme aucune plaie.
« ברי לי שאין דם זה בא מן המקור נאמנת וטהורה » (שולחן ערוך יורה דעה קפ״ז:ו)
פלפול — un seul endroit, et la douleur comme indice. Le séif 7 est l'application pratique du mécanisme des parois : si, en s'examinant partout, elle ne trouve qu'à un seul endroit latéral, il est raisonnable que le sang vienne d'une plaie de ce côté et non de la matrice, qui se répandrait.
« אם כל זמן שהיא בודקת בכל החורים והסדקים אינה מוצאת כתמים כי אם במקום אחד בצדדין יש לתלות שממכה שבאותו צד בא » (שולחן ערוך יורה דעה קפ״ז:ז)
Et le séif ajoute un degré : la douleur localisée, ressentie au seul contact de cet endroit, renforce l'attribution.
« וכל שכן אם מרגשת בשעת בדיקה כשנוגעת בצד המקום ההוא כואב לה קצת ובשאר חורין וסדקים אינה מרגשת כאב כלל » (שולחן ערוך יורה דעה קפ״ז:ז)
On retrouve ici ce que le séif 3 avait posé par la glose du Ritsva : la douleur ne permet pas par elle-même, elle désigne un lieu. Le séif 3 s'en servait pour lever l'objection contre la bedika ; le séif 7 s'en sert pour appuyer une attribution. C'est le même indice employé à deux fins différentes — et le siman ne lui donne jamais plus que le rôle d'indice.
Les bornes de cette créance, en pratique. Cette créance porte sur ce dont la femme peut témoigner : ses sensations, et le lieu où elle trouve le sang. Elle ne porte pas sur un diagnostic médical, que le siman ne lui demande pas. De nos jours, « j'ai une plaie » ou « il m'est certain que ce sang ne vient pas de la matrice » s'appuient sur l'examen d'un médecin ayant trouvé une cause latérale — col, polype, lésion — qui explique le sang. La créance et la halakha sont au Rav ; le diagnostic, au médecin. Une femme ne tranche pas pour elle-même.
אם תרצה להתרפאות צריך שיהיה קודם שתתחזק אבל לאחר שתתחזק יש מסתפקים אם מותר לסמוך על הרפואה לשמש אח"כ ויש מי שמתיר אם אמר לה רופא ישראל נתרפאת ואם תראה האשה שפסק דם וסתה וראייתה על ידי הרפואות וניכר שהועילו יש לסמוך אף על עובד כוכבים:
הפחידוה פתאום ונפל ממנה חררת דם ונתרפאת מותרת לבעלה ואם חזרה וראתה מחמת תשמיש אפי' פעם אחת בידוע שלא נתרפאת ובזמן הזה אין מתירין ע"י רפואה זו (הרמב"ן וראב"ד בס' ב"ה) ומיהו אין מוציאין אותה מבעלה אחר רפואה זו עד שתבעל ותחזור לקלקולה (ראב"ד שם):
Traduction (séif 8). Si elle veut se soigner, il faut que ce soit avant que la 'hazaka ne soit établie ; mais après qu'elle est établie, il y a qui doutent qu'il soit permis de s'appuyer sur le traitement pour s'unir ensuite. Et il y a qui permet si un médecin juif lui a dit « tu es guérie ». Et si la femme voit que son sang de veset et ses vues ont cessé grâce aux traitements, et qu'il est manifeste qu'ils ont été efficaces, il y a lieu de s'appuyer même sur un non-juif.
Traduction (séif 9). On lui a fait peur soudainement, il est tombé d'elle un caillot de sang, et elle a guéri — elle est permise à son mari ; et si elle a recommencé à voir du fait de l'union, ne serait-ce qu'une seule fois, il est établi qu'elle n'a pas guéri. Et de nos jours, on ne permet pas par ce traitement (le Ramban et le Raavad dans le Séfer Baalé HaNéfech) ; toutefois on ne la fait pas sortir de chez son mari après ce traitement, jusqu'à ce qu'elle s'unisse et revienne à son dérèglement (Raavad, ibid.).
יסוד — se soigner avant la 'hazaka et après elle. Le séif pose une ligne de partage et non une permission générale : la valeur du traitement dépend du moment où il intervient.
« אם תרצה להתרפאות צריך שיהיה קודם שתתחזק אבל לאחר שתתחזק יש מסתפקים אם מותר לסמוך על הרפואה לשמש אח"כ » (שולחן ערוך יורה דעה קפ״ז:ח)
Avant que la 'hazaka ne soit établie, il n'y a encore rien à déraciner. Après, la 'hazaka ne cède pas d'elle-même, et le séif ne lui oppose plus un traitement mais un témoignage.
מחלוקת — les degrés de créance en matière médicale (séif 8).
| Le témoin | Ce que le séif en dit | Ce sur quoi il s'appuie |
|---|---|---|
| Un médecin juif disant « tu es guérie » | « Il y a qui permet » — un avis rapporté comme tel, non une décision de l'auteur | La parole du médecin elle-même |
| Un non-juif | On s'y appuie lorsque s'y ajoute un signe visible : le sang du veset et les vues ont cessé et l'efficacité est manifeste | Le signe, que le séif énonce expressément ; le texte ne dit rien d'une créance attachée au médecin lui-même |
« ויש מי שמתיר אם אמר לה רופא ישראל נתרפאת » (שולחן ערוך יורה דעה קפ״ז:ח)
« ואם תראה האשה שפסק דם וסתה וראייתה על ידי הרפואות וניכר שהועילו יש לסמוך אף על עובד כוכבים » (שולחן ערוך יורה דעה קפ״ז:ח)
פלפול — « de nos jours on ne permet pas », et ce que le séif concède tout de même. Le séif 9 rapporte d'abord le cas de la guemara : la frayeur, le caillot expulsé, la guérison.
« הפחידוה פתאום ונפל ממנה חררת דם ונתרפאת מותרת לבעלה ואם חזרה וראתה מחמת תשמיש אפי' פעם אחת בידוע שלא נתרפאת » (שולחן ערוך יורה דעה קפ״ז:ט)
Puis le Choulhan Aroukh écarte ce remède pour notre époque, au nom du Ramban et du Raavad.
« ובזמן הזה אין מתירין ע"י רפואה זו » (שולחן ערוך יורה דעה קפ״ז:ט)
Et il pose aussitôt une réserve qui allège, et qu'il faut lire exactement : ne pas permettre a priori n'est pas la même chose que faire sortir l'épouse de chez son mari.
« ומיהו אין מוציאין אותה מבעלה אחר רפואה זו עד שתבעל ותחזור לקלקולה » (שולחן ערוך יורה דעה קפ״ז:ט)
Le siman distingue donc trois états et non deux : permise, interdite, et « on ne la fait pas sortir tant que le dérèglement ne s'est pas reproduit ». C'est cette troisième position qui porte tout le poids pratique du séif.
נפקא מינה — « de nos jours », dans les deux sens. Le « de nos jours » du séif 9 va vers la rigueur : on ne s'appuie pas sur le remède de la frayeur. Mais le changement principal de notre époque va dans l'autre sens : la médecine identifie aujourd'hui l'origine du saignement — col, polype, ectropion — et souvent la traite ; c'est par là, et non par un remède ancien, que passe le heter du siman, puisqu'il ramène la question à celle que le séif 2 posait déjà : plaie et parois, ou matrice. Et tout cela auprès d'un Rav mouvhak, conjointement avec un médecin (gynécologue) compétent ; jamais par un auto-diagnostic.
הרואה דם בשעת תשמיש מותרת לשמש פעם שנית כשתטהר מיהו מיחש חיישינן חדא זימנא אחר ראייתה כגון ראתה פעם אחת או פעמים בליל של טבילתה כשתגיע טבילה אחרת (צריכה לפרוש) ליל של טבילתה ואין צריך לפרוש ליל של טבילה שלישית דכל מידי דלא קבעה וסת לא חייש אלא חדא זימנא: הגה ואם ראתה ג"פ בכל פעם בביאה ראשונה שאחר טבילתה אסורה לבעלה כאלו ראתה ג"פ רצופים שהרי אי אפשר לה לטבול ולשמש עמו שהרי היא רואה כל פעם אחר טבילתה (תשובת רשב"א סי' תתל"ט מביאה ב"י) ואם אירע לה שראתה ג"פ בביאה ראשונה שאחר לידתה או ראתה אחר כל לידה ג' פעמים ובינתיים לא ראתה יש שכתבו להקל להתירה לבעלה כי תלינן הראיה בחולשתה עדיין מכח לידתה שהוכו הצדדין מכח הלידה ולכן רואה סמוך ללידה ולא אח"כ ותלינן בלידה כמו שתלינן במכה (הגהות ש"ד סימן מ"ז ותשובת רבי יוחנן) וכל זה אם כבר עברה ושמשה בין לידות הראשונות שהוחזקו ביאות של היתר אחר ביאות של איסור אבל אם ראתה ג"פ רצופין אחר לידה לא תלינן בלידה אלא צריכה בדיקת השפופרת (כך משמע שם) מיהו כ"מ שצריכה בדיקה אם עברה ושמשה ולא ראתה מותרת דתשמיש זה שלא ראתה בו עדיף מבדיקת השפופרת כנ"ל (ד"ע):
אשה שראתה מחמת תשמיש ולאחר חצי שנה חזרה וראתה מחמת תשמיש מותרת לבעלה שהרי לא קבעה בג' וסתות שוים ולא בדילוג מיהו חוששת לאחרון פעם א' וכשיגיע חצי שנה מיום ראיית דם האחרון אסורה עונה אחת ואם קבעה וסת לראיית דם מחמ' תשמיש שלשה זימני וסת שוה מותרת לשמש בין וסת לוסת אך ימי הוסת פורשת עד שיעקר שלש פעמים:
Traduction (séif 10). Celle qui voit du sang au moment de l'union est permise à s'unir une seconde fois lorsqu'elle sera purifiée ; toutefois nous craignons une fois après sa vue. Par exemple : elle a vu une fois, ou deux, la nuit de sa tevila — lorsque viendra une autre tevila (elle doit s'abstenir) la nuit de sa tevila ; et il n'est pas nécessaire de s'abstenir la nuit de la troisième tevila, car pour tout ce qui n'a pas fixé de veset, on ne craint qu'une seule fois. Glose (Rama) : et si elle a vu trois fois, chaque fois lors de la première union qui suit sa tevila, elle est interdite à son mari, comme si elle avait vu trois fois consécutives, puisqu'il lui est impossible de se tremper et de s'unir avec lui, car elle voit chaque fois après sa tevila (responsum du Rachba 839, rapporté par le Beit Yossef). Et s'il lui est arrivé de voir trois fois lors de la première union qui suit son accouchement, ou qu'elle a vu après chaque accouchement trois fois sans rien voir entre-temps, il y en a qui ont écrit d'alléger et de la permettre à son mari, car nous attribuons la vue à la faiblesse qui lui reste de son accouchement, les parois ayant été meurtries par l'accouchement — c'est pourquoi elle voit près de l'accouchement et non ensuite — et nous attribuons à l'accouchement comme nous attribuons à une plaie (Haggahot Chaaré Doura, responsum 47, et responsum de Rabbi Yo'hanan). Et tout cela si elle a déjà eu des unions entre les premiers accouchements, de sorte qu'il y a eu des unions permises après des unions interdites ; mais si elle a vu trois fois consécutives après un accouchement, nous n'attribuons pas à l'accouchement et elle a besoin de la bedikat ha-chefoferet (ainsi ressort-il de là). Toutefois, partout où une bedika est requise, si elle a passé outre, s'est unie et n'a rien vu, elle est permise, car cette union sans vue vaut mieux que la bedikat ha-chefoferet (avis de l'auteur de la glose).
Traduction (séif 11). Une femme qui a vu du fait de l'union et qui, six mois plus tard, a de nouveau vu du fait de l'union — elle est permise à son mari, car elle n'a fixé ni par trois vestot égales ni par progression ; toutefois elle craint pour la dernière une fois, et lorsque six mois se seront écoulés depuis le jour de la dernière vue de sang, elle est interdite une ona. Et si elle a fixé un veset pour une vue de sang du fait de l'union, trois fois à intervalle égal — elle est permise à s'unir d'un veset à l'autre, mais les jours du veset elle s'abstient, jusqu'à ce qu'il soit déraciné trois fois.
יסוד — la vue ma'hmat tachmich se conduit comme un veset. Le séif 10 applique ici la règle générale des vestot : une ou deux vues n'engagent qu'une crainte ponctuelle, non une fixation.
« דכל מידי דלא קבעה וסת לא חייש אלא חדא זימנא » (שולחן ערוך יורה דעה קפ״ז:י)
Le séif 11 en tire la conséquence favorable : une vue et une autre six mois plus tard ne fixent rien.
« מותרת לבעלה שהרי לא קבעה בג' וסתות שוים ולא בדילוג » (שולחן ערוך יורה דעה קפ״ז:י״א)
Et si un veset s'est pourtant fixé sur cette vue, cela devient un allègement et non une aggravation : elle n'est pas interdite pour toujours, elle s'abstient aux jours du veset.
« מותרת לשמש בין וסת לוסת אך ימי הוסת פורשת עד שיעקר שלש פעמים » (שולחן ערוך יורה דעה קפ״ז:י״א)
C'est très exactement ce que le Pit'hei Techouva pose comme principe au ס״ק א : l'interdit de la ro'ah ma'hmat tachmich procède lui-même d'un veset — כיון שנקבע לה וסת קבוע שוב אינה חוששת לוסת שאינו קבוע כלל (פתחי תשובה יו״ד קפ״ז ס״ק א).
פלפול — la première union après la tevila : le 'hidouch du Rama (au nom du Rachba). Si elle a vu trois fois, chaque fois lors de la première union qui suit la tevila, le Rama l'interdit comme si les trois fois avaient été consécutives.
« ואם ראתה ג"פ בכל פעם בביאה ראשונה שאחר טבילתה אסורה לבעלה כאלו ראתה ג"פ רצופים שהרי אי אפשר לה לטבול ולשמש עמו » (שולחן ערוך יורה דעה קפ״ז:י)
Sa raison est tranchante : il lui est impossible de se tremper et de s'unir avec lui sans voir. Le critère des « consécutives » n'est donc pas un compte, mais l'impossibilité d'une union pure — ce qui rejoint exactement la définition que le Chakh donnait du mot rétsoufim au ס״ק ג : ce qui rompt la série, c'est une union permise entre-deux, et ici il ne peut jamais y en avoir.
Le Rama pose aussitôt le cas voisin, qui va en sens inverse : la vue qui suit un accouchement s'attribue à l'accouchement, exactement comme on attribue à une plaie.
« כי תלינן הראיה בחולשתה עדיין מכח לידתה שהוכו הצדדין מכח הלידה » (שולחן ערוך יורה דעה קפ״ז:י)
« אבל אם ראתה ג"פ רצופין אחר לידה לא תלינן בלידה אלא צריכה בדיקת השפופרת » (שולחן ערוך יורה דעה קפ״ז:י)
Et la glose se clôt sur une remarque qui renverse la hiérarchie des preuves : une union réelle sans vue vaut mieux que la bedika elle-même.
« אם עברה ושמשה ולא ראתה מותרת דתשמיש זה שלא ראתה בו עדיף מבדיקת השפופרת » (שולחן ערוך יורה דעה קפ״ז:י)
הרואה מחמת תשמיש ג"פ אסור להשהותה אף אם אינו רוצה לבא עליה אלא א"כ רוצה להשהותה ע"י שליש ולא ילך אצלה אלא בעדים:
הבועל את הבתולה כמה פעמים וראתה דם מחמת תשמיש לעולם מחזקינן שהם דם בתולים עד שתשמש פעם אחת ולא תראה דם מחמת תשמיש ואם אח"כ תראה שלש פעמים מחמת תשמיש הוחזקה להיות רואה דם מחמת תשמיש: הגה ואפילו אם לא פסקה לראות פעם א' אם אין לה צער כלל בשעת תשמיש הרי היא ככל הנשים ולא תלינן בדם בתולים (תשו' מהר"ם פדואה סימן י') מי שיוצא דם ממנו דרך פי האמה ושמש האשה תולה בו (ב"י בשם תשובת הרשב"א) וע"ל סימן ק"ץ (סעיף כ'):
אשה שיש לה מכות ופצעים שאינה יכולה לטבול תצא מתחת בעלה כדי שלא יבטל מפריה ורביה:
Traduction (séif 12). Celle qui voit du fait de l'union trois fois — il est interdit de la retenir, même s'il ne veut pas s'unir à elle, sauf s'il veut la retenir par l'intermédiaire d'un tiers, et il n'ira chez elle qu'en présence de témoins.
Traduction (séif 13). Celui qui s'unit plusieurs fois à une vierge et qu'elle a vu du sang du fait de l'union — nous tenons toujours que c'est du sang de virginité, jusqu'à ce qu'elle s'unisse une fois sans voir de sang du fait de l'union ; et si, après cela, elle voit trois fois du fait de l'union, elle est établie comme voyant du sang du fait de l'union. Glose (Rama) : et même si elle n'a pas cessé de voir une seule fois, si elle n'a aucune douleur au moment de l'union, elle est comme toutes les femmes et nous n'attribuons pas au sang de virginité (responsum du Maharam de Padoue, 10). Celui de qui sort du sang par le canal de la verge et qui s'est uni — la femme le lui attribue (Beit Yossef au nom d'un responsum du Rachba). Et voir plus haut siman 190 (séif 20).
Traduction (séif 14). Une femme qui a des plaies et des blessures telles qu'elle ne peut se tremper — elle sort de chez son mari, afin qu'il ne soit pas empêché de la mitsva de procréation.
מחלוקת — la vierge : sang de virginité ou vue ma'hmat tachmich ?
| Chita | La vierge qui voit | Référence |
|---|---|---|
| Mehaber | On tient que c'est du sang de virginité tant qu'elle ne s'est pas unie une fois sans voir ; alors seulement trois vues construisent une 'hazaka | מחבר שולחן ערוך יורה דעה קפ״ז:י״ג |
| Rama, au nom du Maharam de Padoue (responsum 10) | Même sans cet arrêt : s'il n'y a aucune douleur au moment de l'union, elle est comme toutes les femmes et l'on n'attribue pas au sang de virginité | רמ״א שולחן ערוך יורה דעה קפ״ז:י״ג |
« לעולם מחזקינן שהם דם בתולים עד שתשמש פעם אחת ולא תראה דם מחמת תשמיש » (שולחן ערוך יורה דעה קפ״ז:י״ג)
« ואפילו אם לא פסקה לראות פעם א' אם אין לה צער כלל בשעת תשמיש הרי היא ככל הנשים ולא תלינן בדם בתולים » (שולחן ערוך יורה דעה קפ״ז:י״ג)
Le point de bascule est donc la douleur, une troisième fois dans ce siman : le sang de virginité s'accompagne d'une douleur ; sans elle, l'attribution tombe. On remarquera que la douleur sert ici à refuser une attribution, alors qu'aux séifim 3 et 7 elle servait à en appuyer une. Ce n'est pas une contradiction : dans les trois cas, la douleur désigne l'origine mécanique du sang.
פלפול — « celui de qui sort du sang » : attribuer au mari (Rachba, dans le Rama). Le Rama ajoute un cas où l'origine du sang n'est pas en elle du tout.
« מי שיוצא דם ממנו דרך פי האמה ושמש האשה תולה בו » (שולחן ערוך יורה דעה קפ״ז:י״ג)
Le principe du siman s'y retrouve dans sa forme la plus nue : tout ce qui permet d'attribuer le sang à une source latérale — fût-ce le mari lui-même — retire la 'hazakat kilkoul. Le Rama renvoie pour cela au siman 190, séif 20.
Retenir par un tiers (séif 12) — et la dureté du séif 14. Bien qu'il soit interdit de la retenir, le séif ouvre une voie étroite : la garde d'un tiers, et l'interdiction d'aller chez elle autrement qu'en présence de témoins.
« אלא א"כ רוצה להשהותה ע"י שליש ולא ילך אצלה אלא בעדים » (שולחן ערוך יורה דעה קפ״ז:י״ב)
Le séif 14 ferme le siman sur un cas qui n'est plus celui de la ro'ah ma'hmat tachmich mais qui en partage la logique — l'impossibilité durable d'une union permise.
« אשה שיש לה מכות ופצעים שאינה יכולה לטבול תצא מתחת בעלה כדי שלא יבטל מפריה ורביה » (שולחן ערוך יורה דעה קפ״ז:י״ד)
Ces deux séifim touchent au statut du mariage lui-même. Rien de ce qui s'y trouve ne se met en pratique autrement que par un beit din et un Rav mouvhak.
חקירה — la question que le siman entier poursuit. Comment distingue-t-on le sang de la matrice, qui interdit et dérègle, du sang des parois ou d'une plaie, qui ne dérègle pas ? Et à quelles conditions la 'hazakat kilkoul se déracine-t-elle ? Le siman répond par cinq instruments, et ils ne sont pas de même nature :
Ce que le siman ne tranche pas, et qu'il faut laisser ouvert : la portée exacte de la créance du séif 6 — une plaie « à cet endroit » ou « dans la matrice » —, sur quoi le Taz renvoie lui-même à la ma'hloket du séif 5 ; et la valeur d'une bedika faite après que l'interdiction est acquise, où le Noda BiYehouda est nettement plus rigoureux que le Rama du séif 2.
נפקא מינה — ce qui change selon la chita retenue.
Et pour la pratique — demande à ton Rav, et dans cette sougya également avec un médecin (gynécologue) compétent ; jamais par un auto-diagnostic.
| La situation | Ce que dit le Choulhan Aroukh | Référence |
|---|---|---|
| Elle a vu trois fois consécutives avec le premier mari | Interdite à lui ; elle divorcera et en épousera un autre | שולחן ערוך יורה דעה קפ״ז:א |
| Elle s'est déréglée aussi avec le deuxième, puis avec le troisième | Il est établi que le dérèglement tient à elle : interdite à tous jusqu'à ce qu'elle procède à la bedika | שולחן ערוך יורה דעה קפ״ז:א |
| Bedikat ha-chefoferet — du sang sur le mokh | Il vient de la matrice : interdite | שולחן ערוך יורה דעה קפ״ז:ב ; ט״ז יו״ד קפ״ז ס״ק ה |
| Bedikat ha-chefoferet — pas de sang sur le mokh | Il vient des parois : permise ; et le Rama — ואף בזמן הזה יש לסמוך אבדיקה זו | שולחן ערוך יורה דעה קפ״ז:ב |
| Elle s'est unie à proximité du veset | On attribue au veset : ce n'est pas une vue du fait de l'union | שולחן ערוך יורה דעה קפ״ז:ד |
| Une plaie à cet endroit, d'un sang qui n'est pas d'aspect différent | On attribue au sang de la plaie | שולחן ערוך יורה דעה קפ״ז:ה ; ט״ז יו״ד קפ״ז ס״ק ט |
| Pas de veset fixe, doute matrice / parois | Sfek sfeka : on attribue à la plaie — sauf s'il est établi que le sang vient de la matrice | רמ״א שולחן ערוך יורה דעה קפ״ז:ה |
| Au temps de son veset, ou de trente jours en trente jours | Elle n'attribue pas à sa plaie, « car autrement elle ne serait jamais teméa » — mais les taches, elle les lui attribue en toute circonstance | רמ״א שולחן ערוך יורה דעה קפ״ז:ה |
| Elle dit « j'ai une plaie » / « il m'est certain que ce n'est pas de la matrice » | Elle est crue et elle est pure | שולחן ערוך יורה דעה קפ״ז:ו (מהרי״ו סימן כ״ה) |
| Traitement : médecin juif, ou non juif avec un signe manifeste | Avant la 'hazaka, sans difficulté ; après elle, « il y a qui permet » sur la parole d'un médecin juif, et l'on s'appuie même sur un non-juif quand l'efficacité est manifeste | שולחן ערוך יורה דעה קפ״ז:ח |
| Trois fois, chaque fois à la première union après la tevila | Interdite comme si les trois fois avaient été consécutives | רמ״א שולחן ערוך יורה דעה קפ״ז:י |
| Elle a fixé un veset sur la vue ma'hmat tachmich | Permise d'un veset à l'autre ; elle s'abstient aux jours du veset jusqu'à trois déracinements | שולחן ערוך יורה דעה קפ״ז:י״א |
| Le point | Chita א | Chita ב |
|---|---|---|
| Le périmètre de « ma'hmat tachmich » — la mesure d'immédiateté | Mehaber — celle qui voit immédiatement, « dans le temps de tendre la main » (séif 1) | Rama — nous ne savons plus apprécier cette mesure, et toute vue proche de l'union y entre (glose, séif 1) |
| La bedika sous le premier mari | Première sevara — elle peut s'examiner et lui redevenir permise (retenue pour alléger) | Yech omrim — interdite à lui dès la troisième union, même par une bedika |
| La bedika une fois l'interdiction acquise | Rama — on s'appuie sur cette bedika même de nos jours (séif 2) | Noda BiYehouda — après le troisième mari aucune bedika ne sert plus, mais après le premier un remède demeure (פתחי תשובה יו״ד קפ״ז ס״ק י״ד) |
| Grossesse et allaitement | 'Havot Daat — interdite même alors (פתחי תשובה יו״ד קפ״ז ס״ק ה) | Noda BiYehouda Tinyana — enceinte de la troisième union, elle attend que la grossesse soit reconnaissable et redevient permise (פתחי תשובה יו״ד קפ״ז ס״ק ה) |
| La vierge qui voit du fait de l'union | Mehaber — sang de virginité jusqu'à une union sans vue (séif 13) | Rama — s'il n'y a aucune douleur, elle est comme toutes les femmes (Maharam de Padoue) |
| Le remède de la frayeur | La guemara, telle que le séif la rapporte — permise après la guérison | « Et de nos jours on ne permet pas par ce traitement » (Ramban et Raavad) — sans toutefois la faire sortir de chez son mari |
Guemara : נדה ס״ו ע״א — la baraïta de la ro'ah ma'hmat tachmich, la succession des maris, la bedikat ha-chefoferet, la ma'hloket de Rabbi et de Rabban Chimon ben Gamliel sur le sang d'une plaie venue de la matrice, et la réponse de Chmouel sur le tube de plomb · יבמות ס״ה ע״א — la 'hazaka de trois fois
Richonim, tels que le siman les nomme : רמב״ם · ראב״ד · רא״ש · רשב״א (סימן תתל״ט) · רי״ף · ר״ן · טור · מהר״ם פדואה (סימן י') · מהרי״ו (סימן כ״ה) · פסקי מהרא״י (סימן מ״ז) · הגהות שערי דורא · מרדכי · סמ״ג · סמ״ק · תרומת הדשן · הגהות מיימוניות · רמב״ן
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