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DAAT · NIVEAU 3 — SYNTHÈSE

Siman 217 — Synthèse : quarante-huit seifim rangés par mécanisme

Révision : sept mécanismes, un tableau-maître dans l’ordre du livre, et les pièges
יורה דעה · סימן רי״ז
כיצד הולכין בנדרים אחר לשון בני אדם
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Un siman de quarante-huit seifim ne se révise pas en les récitant. Cette synthèse les range par mécanisme — sept familles de raisonnement qui reviennent d’un bout à l’autre — puis les remet, au chapitre 8, dans l’ordre exact du Choulhan Aroukh, clause après clause, pour qu’on puisse retrouver un seif. Les chapitres 9 à 12 donnent les ma’hlokot ouvertes, le vocabulaire, les règles d’or et les pièges.

Sujet : Ce que les mots désignent dans la langue des hommes
Source : שולחן ערוך יורה דעה סימן רי״ז (מ״ח סעיפים)

Sommaire
  1. L’axiome : le lieu, la langue, l’époque
  2. Mécanisme A — ce que le mot désigne dans l’usage, et comment on le mesure
  3. Mécanisme B — les aliments et leurs préparations
  4. Mécanisme C — le principal et le subordonné : ce qui entre, ce qui ne sort pas
  5. Mécanisme D — le nom accompagné, le changement de forme, et le sous-produit
  6. Mécanisme E — le lieu, la mesure et le moment
  7. Mécanisme F — les catégories de personnes
  8. Mécanisme G — quand la langue ne suffit pas : le doute, l’intention, le vœu impossible
  9. Tableau-maître — les quarante-huit seifim dans l’ordre du livre
  10. Les ma’hlokot ouvertes de l’appareil
  11. Le vocabulaire du siman
  12. Règles d’or, mnémonique et pièges classiques

1. L’axiome : le lieu, la langue, l’époque

L’axiome. Le Tour ouvre le siman 216 par la règle générale : tous les vœux se suivent d’après la langue. Le siman 216 en développe la branche de la לשון תורה ; celui-ci développe celle de la לשון בני אדם, et la pose en trois conditions cumulatives, énoncées dès la première ligne : ce lieu-là, cette langue-là, ce temps-là.
« נדר או נשבע מהמבושל אם דרך אותו מקום באותו לשון ובאותו זמן שקוראין מבושל » (שו״ע יו״ד רי״ז:א)
1. Le lieu — אותו מקום. Le même mot n’a pas la même portée d’une ville à l’autre : au seif 8, « viande » couvre le poisson là où l’envoyé consulte, et non ailleurs.
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2. La langue — אותו לשון. Un mot biblique dit en langue vernaculaire ne garde pas sa portée biblique : seif 16, le תירוש.
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3. L’époque — אותו זמן. Le Chakh, au ס״ק ט״ו, et le Taz, au ס״ק ט, datent eux-mêmes deux règles du siman : de nos jours, il en va autrement.
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Et à défaut — si aucune langue des hommes n’est disponible, le Chakh au ס״ק א, au nom de Rabbenou Yerouham : on suit la langue de la Torah.

2. Mécanisme A — ce que le mot désigne dans l’usage, et comment on le mesure

Le principe. On ne demande pas au mot ce qu’il signifie, on demande aux gens ce qu’ils appellent ainsi. Et le siman fournit un instrument de mesure observable : la question que pose l’envoyé.
« שכל דבר שהשליח נמלך עליו הוא בכלל המין ההוא » (שו״ע יו״ד רי״ז:ד)
Les applications. Seif 1 : le cuit, le fumé, le frit, les eaux de Tibériade. Seif 3 : le salé, le mariné. Seif 8 : la viande et le poisson. Seif 17 : l’huile, selon ce dont on se fournit. Seif 24 : « l’été » veut dire les figues. Seif 29 : la ville s’arrête à soixante-dix coudées. Seif 37 : « les têtes noires » veut dire les hommes. Seif 47 : « les fêtes » peut comprendre Hanouka et Pourim.
La borne. Tout ne dépend pas de l’usage. Le Chakh, au ס״ק א, pose que le sur-cuit est compris dans « cuit » en tout lieu ; le seif 8 énumère ce qui est « viande » en tout lieu ; le seif 27 exclut le sac de « vêtement » sans condition. L’usage décide dans l’intervalle laissé par ces noyaux, non partout.

3. Mécanisme B — les aliments et leurs préparations

Le principe. Nommer un plat prend ce que les gens désignent par là ; nommer un ustensile prend tout ce qui y passe ; nommer un acte de cuisson prend ce que cet acte produit. Et le nombre grammatical du mot est lui-même un indice d’usage.
« נדר מהיורד לתוך התנור אינו אסור אלא בפת » (שו״ע יו״ד רי״ז:ב)
« ואם אמר כל מעשה תנור עלי אסור בכל הנעשה בתנור » (שו״ע יו״ד רי״ז:ב)
Les trois formules du légume (seif 4), de la plus étroite à la plus large : ירק — ce qui se mange cru ; ירקי קדירה — avec les marinés ; ירק המתבשל בקדרה — avec les courges. Le Taz, au ס״ק ג, conteste la deuxième et donne un autre découpage.
Le nombre grammatical (seifim 20 et 21), et il ne se déduit pas. Pour le blé, le singulier vise le grain — donc le vœu porte sur le pain — et le pluriel vise la matière — donc le vœu porte sur ce qu’on mâche. Pour les gruaux, c’est l’inverse. Dire les deux formes prend les deux états.
« גריס גריסין שאני טועם אסור לאכלם חיים ומבושלים » (שו״ע יו״ד רי״ז:כ״א)

4. Mécanisme C — le principal et le subordonné : ce qui entre, ce qui ne sort pas

Le principe, et il est asymétrique. Le subordonné est compris dans le principal ; le principal n’est pas compris dans le subordonné. Une seule règle, huit applications.
« הנודר מהבשר [אסור] בגידין » (שו״ע יו״ד רי״ז:ז)
« הנודר מהבית אסור בעליה » (שו״ע יו״ד רי״ז:כ״ח)
« נדר מיושבי יבשה אסור גם ביורדי הים » (שו״ע יו״ד רי״ז:ל״ד)
« נדר מישראל אסור בגרים » (שו״ע יו״ד רי״ז:מ״ג)
« נדר מישראל אסור בכהנים ולוים » (שו״ע יו״ד רי״ז:מ״ד)
La contre-épreuve. Quand aucun des deux noms n’englobe l’autre, la règle devient symétrique : le seif 45 permet les leviim à qui voue des kohanim et réciproquement. L’asymétrie n’est donc pas une règle de forme, c’est une observation sur le contenu des noms. Et le seif 9 montre la même chose sur un plat : la sauce et le dépôt ne s’emportent pas l’un l’autre.
Le piège. Le seif 7 a été imprimé מותר בגידים dans les éditions du Chakh et du Taz, et les deux le déclarent faux. Sefaria porte aujourd’hui la correction entre crochets. Vérifie ton édition avant de citer ce seif.

5. Mécanisme D — le nom accompagné, le changement de forme, et le sous-produit

Le principe. Un mot qualifié est un autre nom, et le mot nu ne l’atteint pas. C’est le שם לווי du seif 10, et il gouverne quatre seifim de suite.
« מהירק מותר בירקות שדה מפני שהוא שם לווי » (שו״ע יו״ד רי״ז:י)
« הנודר מדבש מותר בדבש תמרים » (שו״ע יו״ד רי״ז:י״ד)
Mais porter un nom ne suffit pas non plus. Le seif 13 le montre par l’autre bout : le miel de dattes porte le nom des dattes et reste permis. Le Rama en donne deux raisons — la forme a changé ; et le nom sert à distinguer, non à rattacher — et le Taz, au ס״ק י״ז, une troisième : l’aliment est devenu boisson.
La réserve que le texte ne dit pas, et c’est la plus pratique du siman. Les seifim 11, 12 et 13 permettent un sous-produit. Le Chakh, au ס״ק י״ח, et le Taz, au ס״ק ט״ז, imposent une condition absente du texte : cela ne vaut que pour ce qui s’était séparé avant le vœu, et seulement si la formule n’était ni désignante ni verbale.
« היינו דוקא מה שכבר יצא מהם קודם שנדר אבל מה שיצא מהן לאחר שנדר אסור » (ש״ך יו״ד רי״ז ס״ק י״ח)

6. Mécanisme E — le lieu, la mesure et le moment

Le principe. Les notions spatiales et temporelles du siman ne se prennent pas dans leur définition halakhique habituelle : elles se prennent dans la parole ordinaire. C’est là que le siman est le plus surprenant.
« הנודר מהעיר אסור ליכנס לעיבורה דהיינו תוך שבעים אמה ושירים » (שו״ע יו״ד רי״ז:כ״ט)
« שאני הכא בנדרים דהלך אחר לשון בני אדם שאינו אלא תוך שבעים אמה ושירים » (ש״ך יו״ד רי״ז ס״ק ל״ה)
Les mesures du siman. La ville : soixante-dix coudées et un reste (seif 29). La maison : depuis la fermeture de la porte vers l’intérieur (seif 30) — et l’inverse pour qui s’engage à y rester (seif 31). L’habitant : trente jours ; le fils de la ville : douze mois (seif 32) — mais le Rama renverse aussitôt par l’usage, et le Chakh, au ס״ק ל״ז, rapporte du Mabit que six mois y sont requis de son temps.
Le moment. Le seif 35 pose une règle qui vaut pour tout le traité : quand un vœu vise une catégorie et prend effet plus tard, la catégorie se fixe au moment de la parole. Le Chakh, au ס״ק ל״ט, l’étend à tous les cas semblables et renvoie au siman 234.
« מי שאינו מיורדי הים בשעת הנדר מותר בו אע״פ שלאחר ל׳ יום כשחל הנדר הוא מיורדי הים » (שו״ע יו״ד רי״ז:ל״ה)

7. Mécanisme F — les catégories de personnes

Le principe. Quatorze seifim, du 33 au 46, et une même règle : une appellation de personnes ne se lit ni par la généalogie, ni par la description physique, ni par l’acte accompli seul. Elle se lit comme les gens la disent — et ce qu’ils disent suit tantôt l’un de ces critères, tantôt l’autre.
Les quatre critères, et il faut voir qu’ils se relaient. L’obligation : seif 38, les Koutim sont « ceux qui chôment le chabbat » parce qu’ils en sont commandés. L’acte : seif 39, ils ne sont pas « ceux qui montent à Jérusalem » parce qu’ils n’y montent pas, bien qu’ils en soient commandés. L’appartenance : seifim 41 et 42, « les incirconcis » désigne les nations et « les circoncis » Israël, quel que soit l’état du corps. L’usage pur : seif 37, « les têtes noires » désigne les hommes, chauves compris.
« נדר מהערלים אסור במולי אומות העולם ומותר בערלי ישראל » (שו״ע יו״ד רי״ז:מ״א)
Le piège. « Israël » ne veut pas dire ici ce qu’il veut dire en matière de terouma ou de mariage : au seif 44, il comprend les kohanim et les leviim. Le Chakh le dit du mot « ville » au ס״ק ל״ה, et la remarque vaut pour tout ce bloc : un mot n’a pas la même étendue d’un traité à l’autre.

8. Mécanisme G — quand la langue ne suffit pas : le doute, l’intention, le vœu impossible

Trois issues, et le siman les emploie toutes les trois.
1. Le doute — quand l’usage est partagé (seif 3) ou double (seif 17), ou quand la source elle-même hésite (seif 6) : ספק נדרים להחמיר. Et la majorité n’y peut rien.
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2. L’intention — quand les circonstances la montrent (seif 8), ou quand celui qui voue la déclare (seif 47) : elle rétracte l’interdit. Le Chakh, au ס״ק ג, l’admet même contre un usage divisé. Mais le seif 36 pose la limite : הואיל והלשון ודאי כך הוא.
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3. L’impossibilité — quand le vœu ne peut pas être tenu (seifim 19 et 22, selon le Chakh aux ס״ק כ״ט et ל״א) : il n’y a pas de vœu du tout, et l’on renvoie au siman 232.
« ומיירי שלא אסר אלא לזמן שיוכל לעמוד בו דאל״כ הוי כנודר מכל פירות שבעולם דאינו נדר כלל » (ש״ך יו״ד רי״ז ס״ק כ״ט)
Et le mot de la fin. Le dernier seif du siman confie la suite à l’intention, et renvoie nommément au siman 218 : וכדרך שיתבאר בסימן רי״ח. Le Pit’hei Techouva, au ס״ק ט״ו, en pose aussitôt le garde-fou au nom du Vechav HaKohen : l’intention ne sert qu’à restreindre.

9. Tableau-maître — les quarante-huit seifim dans l’ordre du livre

Les sept sections précédentes rangent la matière par mécanisme ; celle-ci la remet dans l’ordre du Choulhan Aroukh, clause après clause, pour qu’on puisse retrouver un seif.

SeifLa clause du Choulhan AroukhCe qu’elle dit
א« דין הנודר מהמבושל מהמליח ממעשה קדירה ודומיהם וכיצד הולכין בנדרים אחר לשון בני אדם. ובו מ״ח סעיפים » (שו״ע יו״ד רי״ז:א)Lois de celui qui voue [de s’abstenir] du cuit, du salé, du plat de marmite et de leurs semblables, et comment l’on suit, dans les vœux, la langue des hommes. Et il contient quarante-huit seifim :
א« נדר או נשבע מהמבושל אם דרך אותו מקום באותו לשון ובאותו זמן שקוראין מבושל אפי׳ לצלי ולשלוק הרי זה אסור בכל » (שו״ע יו״ד רי״ז:א)Il a voué ou juré [de s’abstenir] du cuit : si l’usage de ce lieu-là, dans cette langue-là et en ce temps-là, est d’appeler « cuit » même le rôti et le bouilli, le voici interdit en tout.
א« ואם אין דרכם לקרות מבושל אלא לבשר שנתבשל במים ובתבלין הרי זה מותר בצלי ובשלוק » (שו״ע יו״ד רי״ז:א)Et si leur usage n’est d’appeler « cuit » que la viande cuite dans l’eau et les épices, le voici permis dans le rôti et dans le bouilli.
א« וכן המעושן והמטוגן והמבושל בחמי טבריא וכיוצא בהם הולכים בו אחר הלשון של בני העיר » (שו״ע יו״ד רי״ז:א)Et de même le fumé, le frit, et ce qui a été cuit dans les eaux chaudes de Tibériade et leurs semblables : on suit en cela la langue des gens de la ville.
ב« הנודר ממעשה קדירה אינו אסור אלא מדברים שמרתיחים אותם בקדירה כגון ריפות ולביבות וכיוצא בהם » (שו״ע יו״ד רי״ז:ב)Celui qui voue [de s’abstenir] du plat de marmite n’est interdit que dans les choses que l’on fait bouillir dans une marmite, comme les grains concassés et les beignets et leurs semblables.
ב« אסר עצמו מכל היורד לקדירה הרי זה אסור בכל המתבשלים בקדירה » (שו״ע יו״ד רי״ז:ב)S’il s’est interdit à lui-même tout ce qui descend dans la marmite, le voici interdit dans tout ce qui se cuit dans la marmite.
ב« נדר מהיורד לתוך התנור אינו אסור אלא בפת » (שו״ע יו״ד רי״ז:ב)Il a voué [de s’abstenir] de ce qui descend dans le four : il n’est interdit que dans le pain.
ב« ואם אמר כל מעשה תנור עלי אסור בכל הנעשה בתנור » (שו״ע יו״ד רי״ז:ב)Et s’il a dit : tout ouvrage de four m’est [interdit], il est interdit dans tout ce qui se fait au four.
ג« נדר או נשבע מן המליח אם דרכם לקרות מליח לכל המלוחים הרי זה אסור בכל המלוחין אפי׳ אינו מליח אלא להתקיים לשעה » (שו״ע יו״ד רי״ז:ג)Il a voué ou juré [de s’abstenir] du salé : si leur usage est d’appeler « salé » tout ce qui est salé, le voici interdit dans tous les salés, même s’il n’est salé que pour se conserver un temps.
ג« ואם אין דרכם לקרות מליח אלא לדג מליח בלבד אינו אסור אלא בדג מליח » (שו״ע יו״ד רי״ז:ג)Et si leur usage n’est d’appeler « salé » que le poisson salé seulement, il n’est interdit que dans le poisson salé.
ג« (טור ורא״ש ור״ן בשם הירושלמי) » (שו״ע יו״ד רי״ז:ג)(Tour, Roch et Ran au nom du Yerouchalmi)
ג« נדר או נשבע מן הכבוש אם דרכם לקרות כבוש לכל הכבושים הרי זה אסור בכל » (שו״ע יו״ד רי״ז:ג)Il a voué ou juré [de s’abstenir] du mariné : si leur usage est d’appeler « mariné » tous les marinés, le voici interdit en tout.
ג« ואם אין דרכם לקרות כבוש אלא לירק כבוש בלבד אינו אסור אלא בכבוש של ירק » (שו״ע יו״ד רי״ז:ג)Et si leur usage n’est d’appeler « mariné » que le légume mariné seulement, il n’est interdit que dans le mariné de légume.
ג« וכן כל כיוצא בזה » (שו״ע יו״ד רי״ז:ג)Et de même tout ce qui lui ressemble.
ג« היו מקצת בני המקום קורין לו כך ומקצתן אין קורין » (שו״ע יו״ד רי״ז:ג)Une partie des gens du lieu l’appelaient ainsi et une partie ne l’appelaient pas ainsi :
ג« אין הולכין אחר הרוב אלא הרי זה ספק נדרים וכל ספק נדרים להחמיר » (שו״ע יו״ד רי״ז:ג)on ne suit pas la majorité ; c’est au contraire un doute de vœux, et tout doute de vœux [se tranche] à la rigueur.
ד« אמר קונם ירק עלי אינו אסור אלא בנאכלין חיים » (שו״ע יו״ד רי״ז:ד)Il a dit : קונם, le légume m’est [interdit] — il n’est interdit que dans ceux qui se mangent crus.
ד« ואם אמר ירקי קדירה עלי אסור אף בנכבשים בה » (שו״ע יו״ד רי״ז:ד)Et s’il a dit : les légumes de marmite me sont [interdits], il est interdit même dans ceux qui y sont marinés.
ד« ואם אמר ירק המתבשל בקדרה אינו אסור אלא במתבשל בה » (שו״ע יו״ד רי״ז:ד)Et s’il a dit : le légume qui cuit dans la marmite, il n’est interdit que dans ce qui y cuit.
ד« ומיהו אסור בכל המתבשל בה אף בדילועין » (שו״ע יו״ד רי״ז:ד)Toutefois, il est interdit dans tout ce qui y cuit, même dans les courges
ד« (פירוש מין ירק שעליו גדולות ביותר. ערוך) » (שו״ע יו״ד רי״ז:ד)(explication : une espèce de légume dont les feuilles sont très grandes. Aroukh)
ד« שכל דבר שהשליח נמלך עליו הוא בכלל המין ההוא » (שו״ע יו״ד רי״ז:ד)car toute chose au sujet de laquelle l’envoyé revient consulter est dans la catégorie de cette espèce-là.
ד« ואם אמר לשלוחו קח לי ירק ואינו מוצא אלא דילועים הוא נמלך בו לומר תרצה דילועין » (שו״ע יו״ד רי״ז:ד)Et s’il a dit à son envoyé : prends-moi du légume, et qu’il n’en trouve que des courges, il revient le consulter en disant : veux-tu des courges ?
ד« אבל אם נדר מהדילועין מותר בירק » (שו״ע יו״ד רי״ז:ד)Mais s’il a voué [de s’abstenir] des courges, il est permis dans le légume.
ה« הנודר מהירק אסור אפילו ביבש מאחר שאין לו גורן » (שו״ע יו״ד רי״ז:ה)Celui qui voue [de s’abstenir] du légume est interdit même dans le sec, puisqu’il n’a pas d’aire de battage,
ה« ומותר בפולין יבשים מאחר שיש לו גורן ואינם נקראים ירק אלא הלחים » (שו״ע יו״ד רי״ז:ה)et il est permis dans les fèves sèches, puisqu’elles ont une aire de battage et qu’on n’appelle « légume » que les frais.
ו« הנודר מהירק נסתפק בירושלמי אם הוא אסור בקולקס » (שו״ע יו״ד רי״ז:ו)Celui qui voue [de s’abstenir] du légume : le Yerouchalmi est resté dans le doute quant à savoir s’il est interdit dans le kolkas
ו« (פירש הערוך שהוא מין לוף ומונח בתרמילו ארוך ויש בו גרגרין הרבה) » (שו״ע יו״ד רי״ז:ו)(l’Aroukh a expliqué que c’est une espèce de arum, qui se tient dans une longue gousse où il y a de nombreux grains)
ז« הנודר מהבשר [אסור] בגידין » (שו״ע יו״ד רי״ז:ז)Celui qui voue [de s’abstenir] de la viande est [interdit] dans les tendons ;
ז« מהגידין מותר בבשר » (שו״ע יו״ד רי״ז:ז)[celui qui voue] des tendons est permis dans la viande.
ח« מקום שדרכם אם ישלח אדם שליח לקנות לו בשר אומר לו לא מצאתי אלא דגים » (שו״ע יו״ד רי״ז:ח)Un lieu où l’usage est que, si un homme envoie un envoyé lui acheter de la viande, celui-ci lui dit : je n’ai trouvé que du poisson —
ח« אם נשבע או נדר במקום זה מהבשר נאסר אף בבשר דגים » (שו״ע יו״ד רי״ז:ח)s’il a juré ou voué en ce lieu-là [de s’abstenir] de la viande, il est interdit même dans la chair de poisson.
ח« וכן כל כיוצא בזה » (שו״ע יו״ד רי״ז:ח)Et de même tout ce qui lui ressemble.
ח« ובכל מקום הנודר מהבשר אסור בבשר עופות ובקרבים ובראש וברגלים בקנה ובלב » (שו״ע יו״ד רי״ז:ח)Et en tout lieu, celui qui voue [de s’abstenir] de la viande est interdit dans la chair de volaille, dans les abats, dans la tête, dans les pieds, dans la trachée et dans le cœur,
ח« ומותר בחגבים » (שו״ע יו״ד רי״ז:ח)et il est permis dans les sauterelles.
ח« ואם מראים הדברים בעת שנדר שלא נתכוין אלא בבשר בהמה בלבד [או לבשר עוף ובהמה בלבד] ה״ז מותר בבשר דגים » (שו״ע יו״ד רי״ז:ח)Et si les circonstances montrent, au moment où il a voué, qu’il n’a eu l’intention que de la viande d’animal seulement [ou de la viande de volaille et d’animal seulement], le voici permis dans la chair de poisson,
ח« ואפי׳ במקום שהשליח נמלך עליהם » (שו״ע יו״ד רי״ז:ח)et même dans un lieu où l’envoyé revient les consulter.
ח« (ואפילו בבשר עופות נמי שרי דהא לא נתכוין רק לבשר בהמה) » (שו״ע יו״ד רי״ז:ח)(Et même la chair de volaille est permise, puisqu’il n’a eu l’intention que de la viande d’animal)
ח« (כן משמע לשון הטור וכן מטין דברי הר״ן) » (שו״ע יו״ד רי״ז:ח)(ainsi implique la langue du Tour, et ainsi penchent les mots du Ran)
ט« הנודר מהקיפה מותר ברוטב » (שו״ע יו״ד רי״ז:ט)Celui qui voue [de s’abstenir] du dépôt est permis dans la sauce ;
ט« מהרוטב מותר בקיפה » (שו״ע יו״ד רי״ז:ט)[qui voue] de la sauce est permis dans le dépôt ;
ט« מהבשר מותר בשניהם » (שו״ע יו״ד רי״ז:ט)[qui voue] de la viande est permis dans les deux —
ט« אם לא שאומר קונם בשר עלי שאני טועם או שאני אוכל » (שו״ע יו״ד רי״ז:ט)à moins qu’il ne dise : קונם, la viande m’est [interdite], ce dont je goûterai, ou ce dont je mangerai.
י« הנודר מהגריסין אסור במקפה » (שו״ע יו״ד רי״ז:י)Celui qui voue [de s’abstenir] des gruaux est interdit dans la bouillie épaisse
י« (פי׳ מרק קפוי ועב) » (שו״ע יו״ד רי״ז:י)(explication : un bouillon figé et épais)
י« של גריסין מהמקפה מותר בגריסין » (שו״ע יו״ד רי״ז:י)de gruaux ; [qui voue] de la bouillie épaisse est permis dans les gruaux.
י« מהמקפה אסור בשום » (שו״ע יו״ד רי״ז:י)[Qui voue] de la bouillie épaisse est interdit dans l’ail ;
י« מהשום מותר במקפה » (שו״ע יו״ד רי״ז:י)[qui voue] de l’ail est permis dans la bouillie épaisse.
י« מהתבלין אסור בחיין ומותר במבושלין » (שו״ע יו״ד רי״ז:י)[Qui voue] des épices est interdit dans les crues et permis dans les cuites ;
י« ואם אמר קונם תבלין שאני טועם אסור בחיין ומבושלין » (שו״ע יו״ד רי״ז:י)et s’il a dit : קונם, les épices dont je goûterai, il est interdit dans les crues et dans les cuites.
י« מהכרוב [אסור] באספרגוס » (שו״ע יו״ד רי״ז:י)[Qui voue] du chou est [interdit] dans l’aspargos
י« (פי׳ מין מים שבשלו בהם הכרוב רמב״ם ורש״י פי׳ מין כרוב) » (שו״ע יו״ד רי״ז:י)(explication : une espèce d’eau dans laquelle on a fait cuire le chou — Rambam ; et Rachi a expliqué : une espèce de chou)
י« מהאספרגוס מותר בכרוב » (שו״ע יו״ד רי״ז:י); [qui voue] de l’aspargos est permis dans le chou.
י« מהכרישין מותר בקפלוטות » (שו״ע יו״ד רי״ז:י)[Qui voue] des poireaux est permis dans les kaplotot.
י« מהירק מותר בירקות שדה מפני שהוא שם לווי » (שו״ע יו״ד רי״ז:י)[Qui voue] du légume est permis dans les légumes des champs, parce que c’est un nom accompagné
י« (משנה ס״פ הנודר מן המבושל) » (שו״ע יו״ד רי״ז:י)(michna à la fin du chapitre « celui qui voue du cuit »)
י« (דבלשון בני אדם אינם קורין ירק סתם רק לירקות הגדלים בגנות) » (שו״ע יו״ד רי״ז:י)(car dans la langue des hommes on n’appelle « légume » tout court que les légumes qui poussent dans les jardins)
י« (ב״י ורש״י שם בפי׳ המשנה) » (שו״ע יו״ד רי״ז:י)(Beit Yossef et Rachi, là-bas, dans son commentaire de la michna)
י״א« הנודר מהחלב מותר בקום » (שו״ע יו״ד רי״ז:י״א)Celui qui voue [de s’abstenir] du lait est permis dans le petit-lait
י״א« (פי׳ מים המובדלים מהחלב כשמעמידים אותו הנקראת סור״ו) » (שו״ע יו״ד רי״ז:י״א)(explication : les eaux qui se séparent du lait quand on le fait cailler, que l’on nomme « soro »)
י״א« נדר מהקום מותר בחלב » (שו״ע יו״ד רי״ז:י״א); [qui] a voué du petit-lait est permis dans le lait
י״א« (רמב״ם פ״ט מה״נ ד״ח) » (שו״ע יו״ד רי״ז:י״א)(Rambam, chapitre 9 des Lois des vœux, halakha 8).
י״א« וי״א דאם קורין לקום על שם החלב כגון שקורין אותה קומא דחלבא אסור (טור וב״י בשם הר״ן) » (שו״ע יו״ד רי״ז:י״א)Et certains disent que si l’on appelle le petit-lait du nom du lait — par exemple si on le nomme « le kouma du lait » — il est interdit (Tour et Beit Yossef au nom du Ran)
י״א« מהחלב מותר בגבינה » (שו״ע יו״ד רי״ז:י״א)[Qui voue] du lait est permis dans le fromage ;
י״א« מהגבינה מותר בחלב » (שו״ע יו״ד רי״ז:י״א)[qui voue] du fromage est permis dans le lait,
י״א« ואסור בה בין מלוחה בין תפילה בין לחה בין יבשה » (שו״ע יו״ד רי״ז:י״א)et il est interdit dans celui-ci, qu’il soit salé ou fade, humide ou sec.
י״ב« הנודר מן הדגים מותר בציר ומורייס של דגים » (שו״ע יו״ד רי״ז:י״ב)Celui qui voue [de s’abstenir] des poissons est permis dans la saumure et dans le mouriyes de poissons
י״ב« (לשון הרמב״ם שם) » (שו״ע יו״ד רי״ז:י״ב)(langue du Rambam, là-bas).
י״ג« הנודר מהתמרים מותר בדבש תמרים » (שו״ע יו״ד רי״ז:י״ג)Celui qui voue [de s’abstenir] des dattes est permis dans le miel de dattes.
י״ג« הגה אע״פ ששם התמרים עליו ונקרא דבש תמרים הואיל ונשתנה צורתן ממה שהיו תחילה משא״כ בקומא דחלבא » (רמ״א יו״ד רי״ז:י״ג)Glose : bien que le nom des dattes soit sur lui et qu’on l’appelle « miel de dattes », puisque leur forme a changé de ce qu’elle était au départ — ce qui n’est pas le cas du « kouma du lait »
י״ג« (ר״ן בשם רשב״א) » (רמ״א יו״ד רי״ז:י״ג)(Ran au nom du Rachba)
י״ג« ועוד דמה שנקרא דבש תמרים אינו אלא כדי להבדילו משאר דבש » (רמ״א יו״ד רי״ז:י״ג)et encore : ce qu’on l’appelle « miel de dattes » n’est que pour le distinguer des autres miels
י״ג« (הר״ן) » (רמ״א יו״ד רי״ז:י״ג)(le Ran)
י״ג« מדבש תמרים מותר בתמרים » (שו״ע יו״ד רי״ז:י״ג)[Qui voue] du miel de dattes est permis dans les dattes.
י״ג« מסתוניות » (שו״ע יו״ד רי״ז:י״ג)[Qui voue] des raisins tardifs
י״ג« (פי׳ ענבים רעים הנשארים בגפן בימות הסתיו ועושין מהם חומץ) » (שו״ע יו״ד רי״ז:י״ג)(explication : de mauvais raisins qui restent sur la vigne à l’automne et dont on fait du vinaigre)
י״ג« מותר בחומץ היוצא מהם » (שו״ע יו״ד רי״ז:י״ג)est permis dans le vinaigre qui en sort.
י״ד« הנודר מדבש מותר בדבש תמרים » (שו״ע יו״ד רי״ז:י״ד)Celui qui voue [de s’abstenir] du miel est permis dans le miel de dattes ;
י״ד« מהחומץ מותר בחומץ סתוניות » (שו״ע יו״ד רי״ז:י״ד)[qui voue] du vinaigre est permis dans le vinaigre de raisins tardifs.
ט״ו« הנודר מהיין מותר ביין תפוחים » (שו״ע יו״ד רי״ז:ט״ו)Celui qui voue [de s’abstenir] du vin est permis dans le vin de pommes
ט״ו« ואסור ביין מבושל » (שו״ע יו״ד רי״ז:ט״ו)et il est interdit dans le vin cuit ;
ט״ו« ומותר בקונדיטון » (שו״ע יו״ד רי״ז:ט״ו)et il est permis dans le kondyton
ט״ו« (פי׳ משקה שיש בו דבש ויין ופלפלין) » (שו״ע יו״ד רי״ז:ט״ו)(explication : une boisson où il y a du miel, du vin et du poivre)
ט״ו« ויש מי שאוסר בקונדיטון » (שו״ע יו״ד רי״ז:ט״ו); et il en est qui interdisent le kondyton
ט״ו« (ודין חומץ עיין לעיל סוף סימן רט״ז סעיף י״א) » (שו״ע יו״ד רי״ז:ט״ו)(et pour la règle du vinaigre, voir plus haut à la fin du siman 216, seif 11)
ט״ז« הנודר מהתירוש לדידן אסור ביין » (שו״ע יו״ד רי״ז:ט״ז)Celui qui voue [de s’abstenir] du tiroch — pour nous, il est interdit dans le vin
ט״ז« ומותר בכל מיני מתיקה » (שו״ע יו״ד רי״ז:ט״ז)et permis dans toutes les espèces de douceurs.
י״ז« הנודר מהשמן אם הוא במקום שמסתפקים בשמן זית אסור בו ומותר בשמן שומשמין » (שו״ע יו״ד רי״ז:י״ז)Celui qui voue [de s’abstenir] de l’huile : s’il est dans un lieu où l’on se fournit en huile d’olive, il y est interdit et permis dans l’huile de sésame ;
י״ז« ואם הוא במקום שמסתפקין בשמן שומשמין אסור בו ומותר בשמן זית » (שו״ע יו״ד רי״ז:י״ז)et s’il est dans un lieu où l’on se fournit en huile de sésame, il y est interdit et permis dans l’huile d’olive ;
י״ז« ואם מסתפקין בשניהם אסור בשניהם » (שו״ע יו״ד רי״ז:י״ז)et si l’on se fournit dans les deux, il est interdit dans les deux,
י״ז« אע״פ שרוב סיפוקן מאחד מהם » (שו״ע יו״ד רי״ז:י״ז)bien que la plus grande part de leur approvisionnement vienne de l’un d’eux.
י״ח« הנודר מהתבואה או הנודר מעללתא אינו אסור אלא בחמשת המינים » (שו״ע יו״ד רי״ז:י״ח)Celui qui voue [de s’abstenir] de la récolte, ou celui qui voue de l’« alalta », n’est interdit que dans les cinq espèces ;
י״ח« והוא הדין לנודר מהדגן » (שו״ע יו״ד רי״ז:י״ח)et il en va de même pour celui qui voue du grain.
י״ט« הנודר מפת סתם אינו אסור אלא בפת חטים ושעורים » (שו״ע יו״ד רי״ז:י״ט)Celui qui voue [de s’abstenir] du pain, sans autre précision, n’est interdit que dans le pain de blé et d’orge ;
י״ט« ובמקום שנוהגין לעשות פת מכל דבר ונדר מהפת או מהמזון אסור בחמשת המינין » (שו״ע יו״ד רי״ז:י״ט)et dans un lieu où l’on a coutume de faire du pain de toute chose, s’il a voué du pain ou de l’aliment, il est interdit dans les cinq espèces ;
י״ט« ואם אמר כל הזן עלי אסור בכל חוץ ממים ומלח » (שו״ע יו״ד רי״ז:י״ט)et s’il a dit : tout ce qui nourrit m’est [interdit], il est interdit en tout, hormis l’eau et le sel.
כ« הנודר מהחטים אסור בהם בין חיים בין מבושלים » (שו״ע יו״ד רי״ז:כ)Celui qui voue [de s’abstenir] du blé est interdit dans celui-ci, qu’il soit cru ou cuit.
כ« חטה חטים שאיני טועם אסור בהם בין קמח בין פת » (שו״ע יו״ד רי״ז:כ)« Grain de blé, blés — ce dont je ne goûterai » : il est interdit dans ceux-ci, tant en farine qu’en pain.
כ« חטה שאיני טועם אסור בהם באפויה ומותר לכוס » (שו״ע יו״ד רי״ז:כ)« Grain de blé — ce dont je ne goûterai » : il est interdit dans ceux-ci en pain cuit, et il lui est permis d’en mâcher.
כ« חטים שאיני טועם מותר באפויה ואסור לכוס » (שו״ע יו״ד רי״ז:כ)« Blés — ce dont je ne goûterai » : il lui est permis en pain cuit, et interdit d’en mâcher.
כ« חטה חטים שאיני טועם אסור בין באפויה בין לכוס » (שו״ע יו״ד רי״ז:כ)« Grain de blé, blés — ce dont je ne goûterai » : il est interdit tant en pain cuit que de les mâcher.
כ« הגה האומר פת חטים ושעורים וכוסמין עלי אינו אסור אלא בפת חטים ופת שעורים ופת כוסמין דפת דקאמר קאי על כולם » (רמ״א יו״ד רי״ז:כ)Glose : celui qui dit « pain de blé, et d’orge, et d’épeautre m’est [interdit] » n’est interdit que dans le pain de blé, le pain d’orge et le pain d’épeautre, car le mot « pain » qu’il a dit porte sur tous
כ« (הר״ן פ׳ שבועות שתים) » (רמ״א יו״ד רי״ז:כ)(le Ran, chapitre « Chevouot chetayim »)
כ« ויש מחמירין לאסור בשעורים וכוסמין לגמרי אלא אם כן אומר שלא היתה כוונתו רק אפת או שידוע לשון בני אדם שבאותו העיר דאז הולכין אחר לשון בני אדם » (רמ״א יו״ד רי״ז:כ)et certains sont plus rigoureux et interdisent l’orge et l’épeautre entièrement, à moins qu’il ne dise que son intention ne portait que sur le pain, ou qu’il soit connu que la langue des hommes de cette ville-là est telle — auquel cas on suit la langue des hommes
כ« (כ״כ הר״ן בשם הרמב״ן) » (רמ״א יו״ד רי״ז:כ)(ainsi a écrit le Ran au nom du Ramban)
כ״א« גריס שאני טועם אסור לאכול מבושל ומותר לאכול חי » (שו״ע יו״ד רי״ז:כ״א)« Gruau — ce dont je ne goûterai » : il lui est interdit d’en manger cuit et permis d’en manger cru.
כ״א« גריסין שאני טועם אסור לאכלם חיים ומותר לאכלם מבושלים » (שו״ע יו״ד רי״ז:כ״א)« Gruaux — ce dont je ne goûterai » : il lui est interdit de les manger crus et permis de les manger cuits.
כ״א« גריס גריסין שאני טועם אסור לאכלם חיים ומבושלים » (שו״ע יו״ד רי״ז:כ״א)« Gruau, gruaux — ce dont je ne goûterai » : il lui est interdit de les manger crus et cuits.
כ״ב« הנודר מפירות השנה אסור בכל פירות השנה » (שו״ע יו״ד רי״ז:כ״ב)Celui qui voue [de s’abstenir] des fruits de l’année est interdit dans tous les fruits de l’année,
כ״ב« ומותר בגדיים וטלאים בחלב ובביצים ובגוזלות » (שו״ע יו״ד רי״ז:כ״ב)et il est permis dans les chevreaux et les agneaux, dans le lait, dans les œufs et dans les pigeonneaux ;
כ״ב« ואם אמר גידולי שנה עלי אסור בכולם » (שו״ע יו״ד רי״ז:כ״ב)et s’il a dit : les croissances de l’année me sont [interdites], il est interdit dans tous.
כ״ג« הנודר מפירות הארץ אסור בכל פירות הארץ ובפרי העץ » (שו״ע יו״ד רי״ז:כ״ג)Celui qui voue [de s’abstenir] des fruits de la terre est interdit dans tous les fruits de la terre et dans le fruit de l’arbre,
כ״ג« ומותר בכמיהין ופטריות » (שו״ע יו״ד רי״ז:כ״ג)et il est permis dans les truffes et les champignons ;
כ״ג« ואם אמר גידולי קרקע עלי אסור בכולם » (שו״ע יו״ד רי״ז:כ״ג)et s’il a dit : les croissances du sol me sont [interdites], il est interdit dans tous.
כ״ד« הנודר מהקיץ אינו אסור אלא מהתאנים » (שו״ע יו״ד רי״ז:כ״ד)Celui qui voue [de s’abstenir] de l’été n’est interdit que dans les figues.
כ״ה« הנודר מהמים הנמשכים ממעין פלוני אסור בכל הנהרות היונקות ממנו » (שו״ע יו״ד רי״ז:כ״ה)Celui qui voue [de s’abstenir] des eaux qui coulent de telle source est interdit dans toutes les rivières qui s’en alimentent,
כ״ה« ואין צריך לומר מהנמשכים ממנו » (שו״ע יו״ד רי״ז:כ״ה)et il va sans dire, dans celles qui en coulent,
כ״ה« ואע״פ שנשתנה שמו ואין קורין אותו אלא נהר פלוני או מעין פלוני » (שו״ע יו״ד רי״ז:כ״ה)et cela bien que son nom ait changé et qu’on ne l’appelle plus que « telle rivière » ou « telle source ».
כ״ה« אם אמר מנהר פלוני או ממעין פלוני אינו אסור אלא בנקראים על שמו » (שו״ע יו״ד רי״ז:כ״ה)S’il a dit : de telle rivière, ou de telle source, il n’est interdit que dans celles qui sont appelées de son nom.
כ״ו« הנודר הנאה ממעין טובל בו טבילה של מצוה בימות הגשמים » (שו״ע יו״ד רי״ז:כ״ו)Celui qui voue de ne tirer aucun profit d’une source s’y immerge d’une immersion de mitsva à la saison des pluies,
כ״ו« אבל לא בימות החמה » (שו״ע יו״ד רי״ז:כ״ו)mais non à la saison chaude.
כ״ז« הנודר מהכסות מותר בשק וביריעה ובחמילה » (שו״ע יו״ד רי״ז:כ״ז)Celui qui voue [de s’abstenir] du vêtement est permis dans le sac, dans la toile et dans la ’hamila
כ״ז« (פי׳ מיני בגדים גסים שאין דרך בני אדם להתכסות בהם) » (שו״ע יו״ד רי״ז:כ״ז)(explication : des espèces de vêtements grossiers dont les gens n’ont pas coutume de se couvrir).
כ״ח« הנודר מהבית אסור בעליה » (שו״ע יו״ד רי״ז:כ״ח)Celui qui voue [de s’abstenir] de la maison est interdit dans l’étage ;
כ״ח« מהעליה מותר בבית » (שו״ע יו״ד רי״ז:כ״ח)[qui voue] de l’étage est permis dans la maison.
כ״ט« הנודר מהעיר אסור ליכנס לעיבורה דהיינו תוך שבעים אמה ושירים » (שו״ע יו״ד רי״ז:כ״ט)Celui qui voue [de s’abstenir] de la ville : il lui est interdit d’entrer dans son ibbour, c’est-à-dire à l’intérieur de soixante-dix coudées et un reste.
ל« הנודר מהבית אינו אסור אלא מהאגף ולפנים דהיינו מסתימת הדלת ולפנים » (שו״ע יו״ד רי״ז:ל)Celui qui voue [de s’abstenir] de la maison n’est interdit que depuis l’agaf vers l’intérieur, c’est-à-dire depuis la fermeture de la porte vers l’intérieur ;
ל« אבל מסתימת הדלת ולחוץ על עובי המפתן מותר » (שו״ע יו״ד רי״ז:ל)mais depuis la fermeture de la porte vers l’extérieur, sur l’épaisseur du seuil, il est permis.
ל״א« הנשבע לעמוד בבית א׳ אסור מהאגף ולחוץ » (שו״ע יו״ד רי״ז:ל״א)Celui qui jure de se tenir dans une certaine maison est interdit depuis l’agaf vers l’extérieur.
ל״א« הגה הנודר לדור בשכונת היהודים צריך לדור בשכונה הגדולה וברחוב שלה דכן הוא לשון בני אדם » (רמ״א יו״ד רי״ז:ל״א)Glose : celui qui voue d’habiter dans le quartier des Juifs doit habiter dans le grand quartier et dans sa rue, car telle est la langue des hommes,
ל״א« ולא אמרינן דג׳ בתים מקרי שכונה » (רמ״א יו״ד רי״ז:ל״א)et l’on ne dit pas que trois maisons s’appellent un quartier
ל״א« (ב״י סי׳ רכ״ח דף רע״ד סוף ע״ב בשם תשובת הרשב״א) » (רמ״א יו״ד רי״ז:ל״א)(Beit Yossef, siman 228, folio 274, fin de la colonne b, au nom d’une responsa du Rachba)
ל״א« קהל שגזרו שלא לקנות בתים מעובדי כוכבים אסור להחליף עמהם דזה נמי מקרי קנייה ומכירה » (רמ״א יו״ד רי״ז:ל״א)Une communauté qui a décrété de ne pas acheter de maisons aux idolâtres : il leur est interdit de faire échange avec eux, car cela aussi s’appelle achat et vente
ל״א« (מרדכי פרק המקבל) » (רמ״א יו״ד רי״ז:ל״א)(Mordekhi, chapitre « HaMekabbel »)
ל״ב« נדר מיושבי העיר אסור במי שישב שם שלשים יום » (שו״ע יו״ד רי״ז:ל״ב)Il a voué [de s’abstenir] des habitants de la ville : il est interdit à l’égard de quiconque y a résidé trente jours ;
ל״ב« מבני העיר אינו אסור אלא במי שישב שם י״ב חדש » (שו״ע יו״ד רי״ז:ל״ב)[il a voué] des fils de la ville : il n’est interdit qu’à l’égard de quiconque y a résidé douze mois.
ל״ב« הגה ואם נדר ממי שדר שם אפילו דירת עראי מקרי דירה » (רמ״א יו״ד רי״ז:ל״ב)Glose : et s’il a voué à l’égard de celui qui y demeure, même une demeure passagère est appelée demeure
ל״ב« (רשב״א סימן תרס״ז) » (רמ״א יו״ד רי״ז:ל״ב)(Rachba, siman 667)
ל״ב« מיהו הולכים אחר לשון בני אדם שאין נקרא דירה אלא בדר שם עם בני ביתו דרך קבוע אע״פ שהוא פחות מל׳ יום » (רמ״א יו״ד רי״ז:ל״ב)toutefois, on suit la langue des hommes, selon laquelle n’est appelé « demeure » que celui qui y demeure avec les siens de façon fixe, même si c’est moins de trente jours ;
ל״ב« ואם לשון בני אדם הוא בדרך אחר הולכין אחריו אחר כוונת הנודר » (רמ״א יו״ד רי״ז:ל״ב)et si la langue des hommes est autre, on la suit — d’après l’intention de celui qui voue.
ל״ג« נדר מיורדי הים אסור בכל יורדי הים אפילו באותם שאין הולכים אלא מעכו ליפו » (שו״ע יו״ד רי״ז:ל״ג)Il a voué [de s’abstenir] de ceux qui descendent en mer : il est interdit à l’égard de tous ceux qui descendent en mer, même ceux qui ne vont que d’Akko à Jaffa,
ל״ג« ואפילו באותם שיורדים לטייל » (שו״ע יו״ד רי״ז:ל״ג)et même ceux qui descendent pour se promener,
ל״ג« ומותר ביושבי יבשה » (שו״ע יו״ד רי״ז:ל״ג)et il est permis à l’égard de ceux qui demeurent sur la terre ferme.
ל״ד« נדר מיושבי יבשה אסור גם ביורדי הים » (שו״ע יו״ד רי״ז:ל״ד)Il a voué [de s’abstenir] de ceux qui demeurent sur la terre ferme : il est interdit aussi à l’égard de ceux qui descendent en mer,
ל״ד« ואפי׳ באותם שמפליגים בו הרבה שסופם לירד ליבשה » (שו״ע יו״ד רי״ז:ל״ד)et même à l’égard de ceux qui s’éloignent beaucoup au large, car ils finiront par redescendre à terre.
ל״ה« אמר יורדי הים לאחר ל׳ יום עלי מי שהוא בשעת הנדר מיורדי הים אסור בו » (שו״ע יו״ד רי״ז:ל״ה)Il a dit : ceux qui descendent en mer, dans trente jours, me sont [interdits] — celui qui, au moment du vœu, est de ceux qui descendent en mer lui est interdit,
ל״ה« ומי שאינו מיורדי הים בשעת הנדר מותר בו אע״פ שלאחר ל׳ יום כשחל הנדר הוא מיורדי הים » (שו״ע יו״ד רי״ז:ל״ה)et celui qui n’est pas de ceux qui descendent en mer au moment du vœu lui est permis, bien qu’après trente jours, quand le vœu prend effet, il en soit.
ל״ו« נדר מרואי החמה אסור אף בסומים שלא נתכוין אלא למי שהחמה רואה אותו » (שו״ע יו״ד רי״ז:ל״ו)Il a voué [de s’abstenir] de ceux que voit le soleil : il est interdit même à l’égard des aveugles, car il n’a eu l’intention que de celui que le soleil voit —
ל״ו« לאפוקי דגים ועוברים » (שו״ע יו״ד רי״ז:ל״ו)à l’exclusion des poissons et des fœtus.
ל״ו« הגה ואפילו אמר לא נתכוונתי לכך לא מהני » (רמ״א יו״ד רי״ז:ל״ו)Glose : et même s’il a dit « je n’ai pas eu cette intention-là », cela ne sert de rien
ל״ו« (ב״י בשם הרא״ש) » (רמ״א יו״ד רי״ז:ל״ו)(Beit Yossef au nom du Roch)
ל״ו« הואיל והלשון ודאי כך הוא ומותר בכל דבר שאינו בעל חיים אע״פ שהחמה רואה אותו » (רמ״א יו״ד רי״ז:ל״ו)puisque la langue est certainement ainsi ; et il est permis dans toute chose qui n’est pas un être vivant, bien que le soleil la voie
ל״ו« (ב״י בשם התוספות) » (רמ״א יו״ד רי״ז:ל״ו)(Beit Yossef au nom des Tossefot)
ל״ו« ואם נדר מרואים החמה מותר בסומים » (שו״ע יו״ד רי״ז:ל״ו)Et s’il a voué de ceux qui voient le soleil, il est permis à l’égard des aveugles.
ל״ז« נדר משחורי הראש אסור בקרחים ובעלי שיבה » (שו״ע יו״ד רי״ז:ל״ז)Il a voué [de s’abstenir] des têtes noires : il est interdit à l’égard des chauves et des hommes à cheveux blancs,
ל״ז« ומותר בנשים ובקטנים שאין נקראי׳ שחורי הראש אלא האנשים » (שו״ע יו״ד רי״ז:ל״ז)et il est permis à l’égard des femmes et des enfants, car on n’appelle « têtes noires » que les hommes ;
ל״ז« ואם דרכם לקרות שחורי הראש לכל אסור [בכל] » (שו״ע יו״ד רי״ז:ל״ז)et si leur usage est d’appeler « têtes noires » tout le monde, il est interdit [à l’égard de tous]
ל״ז« (הנודר מכל דבר שהוא אדום אסור לראות בחמה שגם כן היא אדומה) » (שו״ע יו״ד רי״ז:ל״ז)(Celui qui voue [de s’abstenir] de toute chose rouge : il lui est interdit de regarder le soleil, qui est également rouge)
ל״ז« (נימוקי יוסף פ׳ המוכר את הספינה ותוס׳ שם דף ע״ד ע״א וחדושי רמב״ן שם) » (שו״ע יו״ד רי״ז:ל״ז)(Nimoukei Yossef, chapitre « HaMokher et haSefina », et Tossefot là-bas, folio 74a, et les novellae du Ramban là-bas)
ל״ח« הנודר משובתי שבת אסור אף בכותיים » (שו״ע יו״ד רי״ז:ל״ח)Celui qui voue [de s’abstenir] de ceux qui chôment le chabbat est interdit même à l’égard des Koutim.
ל״ט« נדר מעולי ירושלים אסור בישראל ומותר בכותיים » (שו״ע יו״ד רי״ז:ל״ט)Il a voué [de s’abstenir] de ceux qui montent à Jérusalem : il est interdit à l’égard d’Israël et permis à l’égard des Koutim.
מ« נדר מבני נח אסור באומות העולם ומותר בישראל » (שו״ע יו״ד רי״ז:מ)Il a voué [de s’abstenir] des fils de Noé : il est interdit à l’égard des nations du monde et permis à l’égard d’Israël.
מ« נדר מזרע אברהם אסור בישראל ובגרים » (שו״ע יו״ד רי״ז:מ)Il a voué [de s’abstenir] de la semence d’Abraham : il est interdit à l’égard d’Israël et des convertis,
מ« ומותר באומות העולם אפי׳ בבני ישמעאל ועשו » (שו״ע יו״ד רי״ז:מ)et permis à l’égard des nations du monde, même à l’égard des fils d’Ismaël et d’Ésaü.
מ״א« נדר מהערלים אסור במולי אומות העולם ומותר בערלי ישראל » (שו״ע יו״ד רי״ז:מ״א)Il a voué [de s’abstenir] des incirconcis : il est interdit à l’égard des circoncis des nations du monde et permis à l’égard des incirconcis d’Israël.
מ״ב« נדר מהמולים אסור בערלי ישראל ומותר במולי אומות העולם » (שו״ע יו״ד רי״ז:מ״ב)Il a voué [de s’abstenir] des circoncis : il est interdit à l’égard des incirconcis d’Israël et permis à l’égard des circoncis des nations du monde.
מ״ג« נדר מישראל אסור בגרים » (שו״ע יו״ד רי״ז:מ״ג)Il a voué [de s’abstenir] d’Israël : il est interdit à l’égard des convertis ;
מ״ג« מהגרים מותר בישראל » (שו״ע יו״ד רי״ז:מ״ג)[il a voué] des convertis : il est permis à l’égard d’Israël.
מ״ד« נדר מישראל אסור בכהנים ולוים » (שו״ע יו״ד רי״ז:מ״ד)Il a voué [de s’abstenir] d’Israël : il est interdit à l’égard des kohanim et des leviim ;
מ״ד« מכהנים ולוים מותר בישראל » (שו״ע יו״ד רי״ז:מ״ד)[il a voué] des kohanim et des leviim : il est permis à l’égard d’Israël.
מ״ה« נדר מכהנים מותר בלוים » (שו״ע יו״ד רי״ז:מ״ה)Il a voué [de s’abstenir] des kohanim : il est permis à l’égard des leviim ;
מ״ה« מלוים מותר בכהנים » (שו״ע יו״ד רי״ז:מ״ה)[il a voué] des leviim : il est permis à l’égard des kohanim.
מ״ו« נדר מבנים מותר בבני בנים » (שו״ע יו״ד רי״ז:מ״ו)Il a voué [de s’abstenir] des fils : il est permis à l’égard des fils des fils.
מ״ז« מי שנדר או נשבע על דבר חוץ ממועדות וי״ט » (שו״ע יו״ד רי״ז:מ״ז)Celui qui a voué ou juré sur une chose, sauf les fêtes et les jours de fête :
מ״ז« אם אמר שבדעתו היה להוציא גם חנוכה ופורים מהכלל נאמן » (שו״ע יו״ד רי״ז:מ״ז)s’il dit que son intention était d’exclure aussi Hanouka et Pourim de l’ensemble, il est cru.
מ״ז« (ועיין בא״ח סימן תק״ע) » (שו״ע יו״ד רי״ז:מ״ז)(et voir Orah Haïm, siman 570)
מ״ח« מי שנדר או שנשבע שלא יצחוק שום צחוק אסור להטיל גורלות ולא שום אדם בשבילו » (שו״ע יו״ד רי״ז:מ״ח)Celui qui a voué ou juré de ne jouer à aucun jeu : il lui est interdit de tirer au sort, ni [de le faire faire] par personne pour lui,
מ״ח« וכן אסור להמרות עם חבירו שקורין אפוסטאר » (שו״ע יו״ד רי״ז:מ״ח)et de même il lui est interdit de parier avec son compagnon, ce que l’on appelle « apostar ».
מ״ח« (תשובת חזה התנופה) » (שו״ע יו״ד רי״ז:מ״ח)(responsa Hazé haTenoufa)
מ״ח« הגה צבור שגזרו שלא להתפלל במנין משום איזה דבר אסורים לקרות בתורה דכל דבר קדושה נקרא תפלה » (רמ״א יו״ד רי״ז:מ״ח)Glose : une communauté qui a décrété de ne pas prier en minyan pour quelque raison, il leur est interdit de lire dans la Torah, car toute chose de sainteté est appelée « prière »
מ״ח« (תשובת הרא״ש כלל ג׳ סי׳ ט׳) » (רמ״א יו״ד רי״ז:מ״ח)(responsa du Roch, klal 3, siman 9)
מ״ח« מי שנדר שלא לקבל פקדון אסור להלוות על משכון לישראל » (רמ״א יו״ד רי״ז:מ״ח)Celui qui a voué de ne pas recevoir de dépôt, il lui est interdit de prêter sur gage à un Juif
מ״ח« (מהרי״ל) » (רמ״א יו״ד רי״ז:מ״ח)(Maharil)
מ״ח« מיהו נראה דהולכין אחר כוונתו וכדרך שיתבאר בסימן רי״ח (ד״ע) » (רמ״א יו״ד רי״ז:מ״ח)toutefois il me semble que l’on suit son intention, et de la manière qui sera expliquée au siman 218 (avis personnel).
מ״ח« מי שנדר או נשבע להתענות סך ימים ואירע תענית חובה עולה לו למנין הימים » (רמ״א יו״ד רי״ז:מ״ח)Celui qui a voué ou juré de jeûner un certain nombre de jours, et qu’il est survenu un jeûne obligatoire, celui-ci lui compte dans le nombre des jours ;
מ״ח« וכן מי שנדר לילך לבית הקברות או למקום ואירע לו שהלך ע״י עסק שם יצא ידי נדרו » (רמ״א יו״ד רי״ז:מ״ח)et de même celui qui a voué d’aller au cimetière ou en un lieu, et qu’il lui est arrivé d’y aller pour une affaire, il s’est acquitté de son vœu
מ״ח« (תשובת מהרי״ל סימן קי״ח) » (רמ״א יו״ד רי״ז:מ״ח)(responsa du Maharil, siman 118)
מ״ח« וע״ל סימן רל״ט עוד מזה » (רמ״א יו״ד רי״ז:מ״ח)et voir plus loin, siman 239, encore à ce sujet.

10. Les ma’hlokot ouvertes de l’appareil

ירקי קדירה (seif 4)

Le Maharchal et le Ba’h : interdit cru, mariné et cuit. Le Chakh, au ס״ק ו : interdit dans les légumes qui ne se mangent que marinés, y compris cuits. Le Taz, au ס״ק ג : interdit cru et mariné, permis cuit. Les Nekoudot HaKessef, à leur première entrée, défendent le Chakh contre le Taz. Le Baer Hetev, au ס״ק ד, rapporte les deux sans trancher.

קומא דחלבא (seif 11)

Le Ran, rapporté par le Beit Yossef, fait jouer la glose dans les deux sens. Le Beit Yossef lui-même l’a repoussé ; le Tour, Rachi et la plupart des poskim disent le contraire. Le Chakh, au ס״ק י״ז, la restreint à un seul sens : elle ne vaut que pour celui qui voue du lait.

קונדיטון (seif 15)

Le Mehaber permet, puis rapporte sans trancher : ויש מי שאוסר. Le Taz, au ס״ק כ, expose la raison de celui qui permet au nom du Ran. Le Chakh, au ס״ק כ״ג, ne discute que la définition du mot.

פת חטים ושעורים (seif 20)

Le Ran : le mot « pain » gouverne toute l’énumération, et seul le pain de chaque céréale est interdit. D’autres sont plus rigoureux et interdisent l’orge et l’épeautre entièrement — à moins d’une intention déclarée ou d’un usage local établi. Le Rama rapporte les deux.

גידולי קרקע (seif 23)

Le Ba’h : « croissances du sol » prend aussi les chevreaux et les agneaux. Le Taz, au ס״ק כ״ט : non, car dans la langue des hommes on ne les appelle pas ainsi. Le Baer Hetev, au ס״ק י״ט, rapporte le Taz.

רואי החמה ורואים החמה (seif 36)

Le Mehaber suit le Tour et distingue. Le Taz, au ס״ק ל, et le Ba’h, rapporté par le Chakh au ס״ק מ״א, ne distinguent pas. Le Baer Hetev, au ס״ק כ״ו, tranche pour l’acte : on ne s’appuie pas sur cette permission.

פקדון ומשכון (seif 48)

Le Maharil interdit de prêter sur gage à qui a voué de ne pas recevoir de dépôt. Le Chakh, au ס״ק מ״ה, refuse la preuve — je ne sais quelle preuve c’est là — et conclut, avec le Rama, qu’on suit l’intention. Le Pit’hei Techouva, au ס״ק ט״ו, borne cette conclusion.

11. Le vocabulaire du siman

מונחSens
לשון בני אדםla langue des hommes — l’usage parlé d’un lieu, d’une langue et d’une époque
שליח נמלךl’envoyé qui revient consulter — le critère de mesure de l’usage (seif 4)
ספק נדרים להחמירun doute en matière de vœux se conduit à la rigueur (seifim 3, 6, 17)
שם לוויle nom accompagné — un mot qualifié est un autre nom (seifim 10, 13, 14)
מעשה קדירהle plat de marmite, par opposition à « ce qui descend dans la marmite » (seif 2)
מבושל · צלי · שלוקcuit, rôti, bouilli — et שלוק veut dire ici « à demi cuit », contre son sens ordinaire (Taz ס״ק א)
קיפה · רוטבle dépôt et la sauce — deux parties d’un même plat, qui ne s’emportent pas (seif 9)
עיבורה של עירsoixante-dix coudées et un reste — la ville dans la langue des hommes (seif 29)
אגףla ligne de fermeture de la porte — la limite de « la maison » (seifim 30 et 31)
בתר שעת אמירהon suit le moment de la parole, non celui de l’effet (seif 35)
מראים הדבריםles circonstances manifestes, qui rétractent l’usage (seif 8)
דין הנודר ונשבע אחד הואla loi de celui qui voue et de celui qui jure est une seule (Chakh ס״ק מ״ג, au nom du Rambam)

12. Règles d’or, mnémonique et pièges classiques

Règles d’or. (1) La question n’est jamais « que signifie ce mot ? » mais « qui l’a dit, où, quand, dans quelle langue ? ». (2) L’usage divisé ne se tranche pas à la majorité — c’est un doute, et il va à la rigueur. (3) Le subordonné entre dans le principal, jamais l’inverse. (4) Un mot qualifié est un autre mot. (5) Un sous-produit n’est permis que s’il existait déjà avant le vœu. (6) Les mesures du siman — soixante-dix coudées, trente jours, douze mois — sont celles de la parole ordinaire, non celles des autres traités. (7) Une partie des solutions du siman sont datées, et deux commentateurs le disent expressément.
Le lieu · la langue · l’époque. Trois mots, et tout le siman tient dedans. Ce que le quatrième ajoute — l’intention — appartient déjà au siman 218.
Pièges classiques. (a) Transposer une solution du siman dans une autre ville ou un autre siècle — c’est exactement ce que le siman interdit. (b) Croire que « permis » dans un seif vaut sans condition : trois seifim sur les sous-produits portent une réserve que seul l’appareil énonce. (c) Lire « Israël », « ville », « שלוק » avec le sens qu’ils ont ailleurs dans la halakha. (d) Citer le seif 7 d’après une édition ancienne, où il dit l’inverse. (e) Prendre le renvoi du seif 47 pour argent comptant : le Chakh, au ס״ק מ״ג, le corrige. (f) Oublier que le seif 36 écarte l’intention déclarée, alors que le seif 8 la fait prévaloir.
Tout ce qui précède est un résumé d’étude. La conduite réelle — savoir quels mots ont été dits, dans quelle langue, en quel lieu, et ce que l’usage d’aujourd’hui en fait — revient au Rav.
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DAAT · הרב יוסף חיים סממה
תלמיד חכם · מעביר שיעורים בהלכה ובחסידות
סימן רי״ז · Niveau 3 — Synthèse · כיצד הולכין בנדרים אחר לשון בני אדם
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