✦ ❖ ✦ D A A T · N I V E A U 3 — S Y N T H È S E / R É V I S I O N ✦ ❖ ✦

Siman 146 — Quelle idole peut être annulée et quelle idole ne le peut pas

איזו עבודת כוכבים יש לה ביטול ואיזו אין לה ביטול

Quinze seifim. Le siman précédent demandait ce qui, tout en ayant été adoré, reste permis ; celui-ci demande comment l’interdit peut être levé. La réponse est le ביטול — et le siman en fixe l’auteur, le geste et le terme
Révision structurée, tableaux de psak, mémorisation rapide


Source : Shulchan Aroukh, Yoreh De'ah קמ״ו — 15 seifim
Nossei kelim : ש״ך (14 ס״ק) · ט״ז (12 ס״ק) · באר היטב (15 ס״ק) · פתחי תשובה (3 ס״ק) · נקודות הכסף · בית יוסף · טור · רמב״ם
Compilation : הרב יוסף חיים סממה · DAAT
Pour les étudiants ayant maîtrisé les Niveaux 1 et 2
daattorah.com

📑 Plan de la synthèse

  1. L’axiome : l’annulation n’est pas un dommage, c’est un renoncement
  2. Les 3 questions-réflexes
  3. Tableau-maître — les quinze seifim, un par ligne
  4. Les trois axes du siman : qui, par quel geste, jusqu’à quand
  5. Les trois degrés de l’abandon : le geste, la parole, le silence
  6. Les six ma’hlokot du siman
  7. Les 5 règles d’or
  8. Mnémonique — l’aide-mémoire « ביטול »
  9. Les 4 pièges classiques
  10. Récap des seifim et carte-éclair finale

1. L’axiome : l’annulation n’est pas un dommage, c’est un renoncement

Ce n’est pas ce qui arrive à l’objet qui l’annule, c’est ce que son propriétaire en déclare. Un éboulement qui l’écrase n’annule pas (seif ט) ; une brisure spontanée n’annule pas (seif יא) ; un crachat ne l’annule pas (seif ז). Mais une feuille arrachée pour son propre usage annule tout l’arbre (seif ו), et un départ sans esprit de retour annule sans qu’on ait rien touché (seif י).

Le geste du seif ז — couper, écraser la face — n’annule pas parce qu’il abîme, mais parce qu’il ne peut vouloir dire qu’une chose. La preuve est dans son voisin immédiat : cracher humilie tout autant, et n’annule rien, parce que la guemara sait qu’on revient à un dieu qu’on a insulté.

« אָמַר חִזְקִיָּה, דְּאָמַר קְרָא: ״וְהָיָה כִי יִרְעַב וְהִתְקַצַּף וְקִלֵּל בְּמַלְכּוֹ וּבֵאלֹהָיו וּפָנָה לְמַעְלָה » (עבודה זרה נ״ג ע״א)

De là les trois exclusions de personnes du seif א et du seif ה : il faut quelqu’un qui ait cru, qui croie encore assez pour que son renoncement dise quelque chose, et qui ne soit pas un Juif — car un Juif n’a jamais conféré à l’objet un statut qu’il pourrait retirer.

2. Les 3 questions-réflexes

  1. À qui appartenait-elle, et où est-elle maintenant ? Idole d’un Juif : jamais d’annulation. Idole d’un non-Juif déjà acquise par un Juif : plus d’annulation. Sinon, la question suivante se pose.
  2. Qui a agi ? Il faut un non-Juif qui connaisse la nature des idoles. Pas un mineur sans discernement, pas un dément, pas un guer tochav, pas un Ismaélite.
  3. Qu’a-t-il fait, et cela pouvait-il vouloir dire autre chose ? Mutiler, écraser la face, prendre une feuille pour soi, partir en paix : oui. Cracher, traîner, vendre, être chassé par la guerre : non.

3. Tableau-maître — les quinze seifim, un par ligne

SeifCe qu’il dit
אLe non-Juif annule ; le Juif jamais — ni celle du non-Juif, ni la sienne, qui n’a « jamais d’annulation ». Et l’associé non-Juif n’annule que sa part : la part du Juif reste interdite pour toujours.
בPassée en main juive et acquise, l’idole n’a plus d’annulation — décret rabbinique, de peur qu’on la confonde avec l’idole d’un Juif. Les accessoires et les ornements en gardent une.
גFerraille achetée à un non-Juif où l’on trouve une idole : payé sans emporter, ou emporté sans payer — on rend. Les deux — on porte à la mer Morte.
דLe converti qui hérite avec son frère non-Juif peut dire « prends les idoles et je prends l’argent » — jusqu’à ce qu’elles entrent dans son domaine.
הAnnule le non-Juif qui connaît la nature des idoles, même celle d’autrui, même sans adorer celle-là, même contraint. N’annulent pas : le mineur sans discernement, le dément, le guer tochav — et, dit le Rama, l’Ismaélite.
וUne feuille prise à l’achéra pour son propre usage annule l’arbre ; une taille faite pour l’embellir ne l’annule pas. Dans les deux cas les copeaux sont permis.
זCouper le bout de l’oreille, du nez, du doigt, ou écraser la face : annule, même sans rien retirer. Cracher, uriner, traîner, souiller : n’annule pas. Rama : la parole seule annule, mais pas sous la contrainte.
חVendre ou mettre en gage n’annule pas, même à un orfèvre juif ; et certains permettent chez lui. Rama : les accessoires, vendus ou mis en gage, sont annulés.
טÉboulement qu’on ne déblaie pas, vol qu’on ne réclame pas : ce n’est pas une annulation.
יAdorateurs partis en temps de paix : permise. Partis en temps de guerre : interdite — sauf s’ils pouvaient revenir et ne sont pas revenus.
יאBrisée d’elle-même : les fragments restent interdits jusqu’à annulation, et ceux qu’on trouve sont interdits par doute. En pièces qu’un profane peut remonter : chacune doit être annulée ; sinon, un membre suffit pour tout.
יבAutel entamé : encore interdit, jusqu’à ce que la majeure partie soit abattue par un non-Juif. Bimos entamé : permis. Le bimos est d’une pierre, l’autel de plusieurs.
יגAnnuler l’idole annule ses accessoires — même s’ils sont déjà chez un Juif, ajoute le Rama. Annuler les accessoires n’annule pas l’idole.
ידMitsva, pour qui trouve une idole, de la détruire : broyer et disperser au vent, ou jeter à la mer. Rama : de même ses accessoires et tout ce qui a été fait pour elle.
טוIl faut extirper l’idole et lui donner un nom d’opprobre.

4. Les trois axes du siman : qui, par quel geste, jusqu’à quand

מי — qui. Seifim א · ב · ד · ה. Le pouvoir tient à la croyance, non à la propriété : le non-Juif annule même l’idole d’autrui, même contraint ; le Juif n’annule rien, même la sienne. Et il y a un terme — l’acquisition par un Juif.
במה — par quel geste. Seifim ו · ז · ח · ט · י. Ce qui atteint la figure annule ; ce qui l’humilie sans l’atteindre n’annule pas ; ce qui la déplace ou la monnaie n’annule pas non plus, sauf lecture du Rambam sur l’orfèvre juif. Et l’abandon annule s’il est libre.
ומה נגרר — et ce qui suit. Seifim יא · יב · יג. Ce qui n’a pas été annulé reste interdit — les fragments, l’autel entamé. Et l’annulation de l’idole emporte ses accessoires, mais non l’inverse.

Le terme, et pourquoi il est mesuré

Le verrou du seif ב n’est pas de la Tora : c’est un décret, et le Taz en tire toute sa lecture.

« ונ״ל דכיון שאין הטעם אלא משום גזירה לא גזרו אלא אם באה לידו אחר הזכייה דוקא » (ט״ז יו״ד קמ״ו ס״ק ג)
« והב״ח כתב דאפילו לא זכה בה כגון שמצאה לפני יאוש או גזלה אע״ג דמדינא עבודת כוכבים של עובד כוכבים היא ויש לה ביטול מ״מ מדרבנן אין לה ביטול » (ש״ך יו״ד קמ״ו ס״ק א)

⚖ Ce qu’il faut retenir

Trois questions, dans cet ordre : qui a agi ? Quoi a-t-il fait ? Et était-il encore temps ?

5. Les trois degrés de l’abandon : le geste, la parole, le silence

מעשה — le geste. Seif ז. Couper le bout de l’oreille, du nez, du doigt ; écraser la face. Il annule toujours, même sous la contrainte — l’objet est atteint, et un idolâtre ne rend pas son rang à ce qu’il a lui-même abîmé.
אמירה — la parole. Glose du Rama, seif ז. Elle annule selon le ויש אומרים — mais pas sous la contrainte, et le Chakh précise qu’il s’agit d’une parole qui annonce le geste, non d’une formule.
שתיקה — le silence. Seifim ט · י. Il n’annule que lorsqu’il est sans équivoque : partir en temps de paix, ou pouvoir revenir et ne pas revenir. Ne pas déblayer, ne pas réclamer, fuir la guerre : silences ambigus, donc sans effet.

Ce que le Chakh entend par « simple parole »

« ר״ל דהכא מיירי שאומר שרוצה לבטל לקטוע אזנה או חוטמה וכה״ג אבל התם אינו מבטלו וגם סובר שהקונה לא יבטל ודלא כב״י » (ש״ך יו״ד קמ״ו ס״ק ח)
« כתב ב״י על זה ותמיהני מדין מכרה או משכנה בסמוך דמשמע אפילו מכרה ברצונו לא בטלה וכתב ד״מ שאני התם דלא ידעינן בודאי שבטלה » (ט״ז יו״ד קמ״ו ס״ק ז)

Et pourquoi la fuite de guerre n’annule pas

« אִי (בָּעֲיָא) [בְּעוֹ] לְמִיהְדָּר הֲדוּר, מִדְּלָא הֲדוּר בַּטּוֹלֵי בַּטְּלֻהָ » (עבודה זרה נ״ג ע״ב)

6. Les six ma’hlokot du siman

Six endroits où les Richonim, puis les A’haronim, se séparent. Le tableau donne la position de chacun, et le lieu où la question se tranche.

Sur quoiPermetInterditOù cela se joue
זכייה — l’idole payée mais non reçue en main (seif ב)Taz — le décret ne s’applique qu’après acquisition et réceptionBa’h — même sans acquisition : trouvée avant le renoncement du propriétaire, ou voléeLe Baer Hetev rapporte les deux, sans trancher
אמירה בעלמא — annuler par la parole (seif ז)Mordekhi, Raavya, Rama — la parole d’un croyant vaut renoncementLe Beit Yossef s’en étonne : vendre est plus fort, et n’annule pasDarkhei Moché : la vente est équivoque ; Ba’h et Chakh : la vente est contrainte par l’argent
צורף ישראל — vendre à un orfèvre juif (seif ח)Rambam, et le second avis du MehaberTour, Rif, Roch, Ran — doute de Tora, donc rigueurLe Mehaber écrit d’abord la rigueur, puis ויש מתירין
משכון בהרהון — le gage avec clause de forfait (seif ח)Ran, Taz, Ba’h — c’est une vente à termeBeit Yossef, Chakh — un gage reste un gageLe Taz reproche au Mehaber de n’avoir pas dit de quel gage il parle
נשברה מאליה — le Rif et le Roch divergent-ils du Rambam ? (seif יא)Chakh — ils ne divergent pas ; la distinction du Ran vaut pour tousBa’h — ils divergent, et ne distinguent qu’entre débris et débris de débrisLe Baer Hetev abrège : « ce n’est pas selon la halakha »
שם גנאי בחוץ לארץ — nommer par le mépris hors d’Israël (seif טו)Taz — la limitation ne porte que sur « extirper » ; ici, erreur de copisteChakh et Nekoudot HaKessef — les deux devoirs sortent du même verset, מן המקום ההואLe Baer Hetev rapporte le Taz puis la réponse des Nekoudot HaKessef

7. Les 5 règles d’or

  1. L’annulation appartient au croyant. Pas au propriétaire — le non-Juif annule l’idole d’autrui ; pas au Juif — il n’a jamais rien conféré ; pas à qui n’a jamais cru — mineur, dément, guer tochav, Ismaélite.
  2. Elle a un terme, et il est rabbinique. Dès que le Juif a acquis l’objet et l’a reçu, plus rien ne l’annule. Comme la raison est un décret, il ne couvre que l’idole elle-même : les accessoires gardent leur annulation.
  3. Le geste doit être univoque. Ce qui atteint la figure annule ; ce qui l’humilie sans l’atteindre, non. La vente et le gage n’annulent pas — sauf, pour le second avis, chez l’orfèvre juif dont on sait qu’il fondra la statue.
  4. Ce qui arrive à l’objet ne l’annule pas. Éboulement, vol, brisure spontanée, ébrèchement de l’autel : il faut une main, et une intention.
  5. L’annulation descend, elle ne remonte pas. Annuler l’idole annule ses accessoires ; annuler les accessoires ne l’annule pas.

8. Mnémonique — l’aide-mémoire « ביטול »

ב בַּעַל הָאֱמוּנָה — seul celui qui a cru peut retirer ; ni le Juif, ni le mineur, ni l’Ismaélite (seifim א · ה).
י יַד יִשְׂרָאֵל — dès que le Juif a acquis et reçu, la porte est fermée (seif ב).
ט טִיב אֱלִילִים — il faut connaître la nature des idoles ; sans quoi le geste ne dit rien (seif ה).
ו וִתּוּר שֶׁמַּשְׁמָעוֹ אֶחָד — mutiler, oui ; cracher, non ; vendre, non ; partir en paix, oui (seifim ו · ז · ח · י).
ל לֹא נֶזֶק וְלֹא חֲרָטָה — ni l’éboulement ni la brisure n’annulent : il faut une main (seifim ט · יא · יב).

9. Les 4 pièges classiques

  1. Croire que le dommage annule. C’est l’erreur que trois seifim corrigent l’un après l’autre : l’éboulement (ט), la brisure spontanée (יא), l’ébrèchement de l’autel (יב). Une statue trouvée cassée reste interdite.
  2. Oublier la seconde condition du seif ב. « Venue en main » et « acquise ». Pour le Taz, l’objet payé mais resté chez le vendeur est encore annulable ; le Ba’h n’est pas de cet avis, et le Baer Hetev rapporte les deux.
  3. Prendre « il l’a vendue » pour un abandon. Le seif ח dit le contraire, et le Beit Yossef s’en sert pour objecter à l’annulation par la parole. Vendre, c’est transmettre — pas renoncer.
  4. Croire que le nom d’opprobre vaut partout. Le Chakh et les Nekoudot HaKessef le limitent à la terre d’Israël, par le mot מן המקום ההוא ; le Taz seul y voit une erreur de copiste. Le devoir de détruire ce qui vient en main, lui, ne connaît pas de frontière.
« ול״נ דאין כאן ט״ס אלא כיון דבש״ס פ׳ כל הצלמים קאמר דהא דצריך לשרש אחריה נפקא לן מואבדתם את שמם מן המקום ההוא » (נקודות הכסף יו״ד קמ״ו)
« בלא שחיקה אבל לשאר נהרות בעי שחיקה ב״י וד״מ ושאר אחרונים » (ש״ך יו״ד קמ״ו ס״ק י״ג)

10. Récap des seifim et carte-éclair finale

SeifCe qu’il dit
אLe non-Juif annule ; le Juif jamais — ni celle du non-Juif, ni la sienne, qui n’a « jamais d’annulation ». Et l’associé non-Juif n’annule que sa part : la part du Juif reste interdite pour toujours.
בPassée en main juive et acquise, l’idole n’a plus d’annulation — décret rabbinique, de peur qu’on la confonde avec l’idole d’un Juif. Les accessoires et les ornements en gardent une.
גFerraille achetée à un non-Juif où l’on trouve une idole : payé sans emporter, ou emporté sans payer — on rend. Les deux — on porte à la mer Morte.
דLe converti qui hérite avec son frère non-Juif peut dire « prends les idoles et je prends l’argent » — jusqu’à ce qu’elles entrent dans son domaine.
הAnnule le non-Juif qui connaît la nature des idoles, même celle d’autrui, même sans adorer celle-là, même contraint. N’annulent pas : le mineur sans discernement, le dément, le guer tochav — et, dit le Rama, l’Ismaélite.
וUne feuille prise à l’achéra pour son propre usage annule l’arbre ; une taille faite pour l’embellir ne l’annule pas. Dans les deux cas les copeaux sont permis.
זCouper le bout de l’oreille, du nez, du doigt, ou écraser la face : annule, même sans rien retirer. Cracher, uriner, traîner, souiller : n’annule pas. Rama : la parole seule annule, mais pas sous la contrainte.
חVendre ou mettre en gage n’annule pas, même à un orfèvre juif ; et certains permettent chez lui. Rama : les accessoires, vendus ou mis en gage, sont annulés.
טÉboulement qu’on ne déblaie pas, vol qu’on ne réclame pas : ce n’est pas une annulation.
יAdorateurs partis en temps de paix : permise. Partis en temps de guerre : interdite — sauf s’ils pouvaient revenir et ne sont pas revenus.
יאBrisée d’elle-même : les fragments restent interdits jusqu’à annulation, et ceux qu’on trouve sont interdits par doute. En pièces qu’un profane peut remonter : chacune doit être annulée ; sinon, un membre suffit pour tout.
יבAutel entamé : encore interdit, jusqu’à ce que la majeure partie soit abattue par un non-Juif. Bimos entamé : permis. Le bimos est d’une pierre, l’autel de plusieurs.
יגAnnuler l’idole annule ses accessoires — même s’ils sont déjà chez un Juif, ajoute le Rama. Annuler les accessoires n’annule pas l’idole.
ידMitsva, pour qui trouve une idole, de la détruire : broyer et disperser au vent, ou jeter à la mer. Rama : de même ses accessoires et tout ce qui a été fait pour elle.
טוIl faut extirper l’idole et lui donner un nom d’opprobre.
Carte-éclair. נעבד → interdit, mais réversible ; ביטול = geste univoque d’un עובד כוכבים היודע בטיב, même sur l’idole d’autrui, même contraint ; משבאה ליד ישראל וזכה בה → la porte est fermée, sauf pour les משמשים ; קטע · פחסה בפניה → annulé, רקק · השתין · גררה → non ; מכרה או משכנה → non, sauf ויש מתירין בצורף ישראל ; בשעת שלום → annulé, בשעת מלחמה → non, sauf יכולים לחזור ולא חזרו ; נשברה מאליה → non ; ביעורשוחק וזורה לרוח או מטיל לים.
🎓 Récapitulatif du parcours d’étude
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DAAT · הרב יוסף חיים סממה
תלמיד חכם · מעביר שיעורים בהלכה ובחסידות
סימן קמ״ו · Niveau 3 — Synthèse / Révision · איזו עבודת כוכבים יש לה ביטול ואיזו אין לה ביטול
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