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D A A T · N I V E A U 4 — H A L A K H A L E M A ‘ A S S É

Siman 179 — Sorcellerie, augures et divination

סימן קע״ט
שלא לכשף לעונן ולנחש
La ligne de psika, entrée par entrée
⚖️ Halakha lema‘assé · הלכה למעשה
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שולחן ערוך יורה דעה סימן קע״ט · י״ט סעיפים
ש״ך כ״ג · ט״ז י׳ · באר היטב י״ב · פתחי תשובה ח׳

DAAT · הרב יוסף חיים סממה
daattorah.com

📑 Table des matières

  1. הדין העולה — la règle qui sort du siman
  2. שאלה — la consultation, et la question du malade
  3. ניחוש וסימן — ce qu’on peut suivre
  4. לחש במקום סכנה — les deux brèches
  5. פסוקים וקמיעות — guérir, protéger, écrire
  6. המתים — le cimetière et l’adjuration
  7. אחיזת עינים וספר יצירה
  8. שדים, הקטרה ולימוד — les trois derniers seifim
  9. L’appareil de ce siman — et ce qu’on n’y trouve pas
  10. מקרים בני זמננו — cas contemporains

1. הדין העולה — la règle qui sort du siman

La ligne de psika du siman, en une phrase. Le siman sépare deux gestes — interroger et agir — et la ligne des A’haronim ne desserre jamais l’interdit d’agir, tandis qu’elle ne desserre celui d’interroger qu’au seuil du danger de mort. Partout où une permission subsiste — le signe, l’incantation sur un homme en danger, l’amulette, le Séfer Yetsira, la question posée à propos d’un vol —, les mêmes A’haronim la referment par une clause de conduite, et non par une nouvelle limite de droit.
« הוא משום תמים תהיה אסור לשאול בהן אבל העושה מעשה בקסמים וניחוש וכישוף איסור דאורייתא הוא » (ש״ך יו״ד קע״ט ס״ק א)
« מ״מ רוב העוסקים בזה אינן נפטרים מהם בשלום על כן שומר נפשו ירחק מהם » (רמ״א יו״ד קע״ט:ט״ז)
« וכתב הלבוש אבל צריך לזה קדושה וטהרה אשר לא נמצא זה בעו״ה בדורות הללו ועל זה נאמר ודאשתמש בתגא חלף על כן המונע יבורך » (באר היטב יו״ד קע״ט ס״ק י״א)
« וההולך בתום ובוטח בה׳ חסד יסובבנו » (רמ״א יו״ד קע״ט:ד)
Aucune ligne de ce niveau n’est écrite sans une entrée d’appareil citée à l’appui. Là où les sources laissent la question ouverte — et c’est le cas pour le malade —, la page le dit et ne tranche pas. Pour la mise en pratique, consulte ton Rav.

2. שאלה — la consultation, et la question du malade

Ce que le seif et la glose interdisent Quatre catégories : ceux qui scrutent les astres, les sorts, et — dans la glose — les devins, les diseurs d’augures et les sorciers. La source est unique : תמים תהיה.
« אין שואלין בחוזים בכוכבים ולא בגורלות » (שו״ע יו״ד קע״ט:א)
« וכ״ש דאסור לשאול בקוסמים ומנחשים ובמכשפים » (רמ״א יו״ד קע״ט:א)
La question du malade — et elle reste ouverte. Le Chakh rapporte quatre positions et ne tranche pas explicitement. Le Baer Hetev résume la plus stricte ; le Pit’hei Techouva défend la plus indulgente et termine néanmoins par une clause de prudence. Les deux exceptions du Maharchal sont les seules formulations vraiment opératoires du siman sur ce point.
« ומבואר מדבריו שם דמותר לחולה לדרוש במכשפים וקוסמים כיון דאין איסור אלא משום תמים תהיה » (ש״ך יו״ד קע״ט ס״ק א)
« והעלה דאסור לחולה לשאול בקוסמי׳ ומכשפים היכא דליכא סכנת נפשות אפילו יש סכנת אבר ואם בא לו החולי ע״י כישוף או מקרה ורוח רעה מותר » (ש״ך יו״ד קע״ט ס״ק א)
« וכ״כ ב״י בשם הזוהר דאיסו׳ גדול הוא לדרוש במכשפים אפי׳ לחולה » (ש״ך יו״ד קע״ט ס״ק א)
« א״כ אין כאן רק איסור אמירה ואיסור דתמים תהיה כמו לשאול בכלדיים אולי בחולה שרי בפרט לחולה שיש בו סכנה ומ״מ שומר נפשו ירחק מהם » (פתחי תשובה יו״ד קע״ט ס״ק ב)
« כתב הש״ך בשם מהרש״ל דאסור לחולה לשאול בקוסמים ומכשפים היכא דליכא סכנת נפשות אפי׳ יש סכנת אבר » (באר היטב יו״ד קע״ט ס״ק א)
La situationCe que les sources tiennentSource
Consulter, sans maladieInterditשו״ע יו״ד קע״ט:א
Pour un malade, sans danger de mortInterdit selon le Maharchal, même s’il y a danger pour un membreש״ך יו״ד קע״ט ס״ק א
Mal venu par sorcellerie, par accident ou par un esprit mauvaisPermis selon le Maharchalש״ך יו״ד קע״ט ס״ק א
Même pour un malade, selon le Zohar rapporté par le Beit YossefUn grand interditבית יוסף יו״ד קע״ט
Accomplir soi-même un acte de divination, d’augure ou de sorcellerieInterdit de la Torah — aucun avis ne l’allègeש״ך יו״ד קע״ט ס״ק א

3. ניחוש וסימן — ce qu’on peut suivre

Ce qui est permis, et sur quelle autorité. Le seif ד permet de tenir la maison, l’enfant et la femme pour un signe ; le Chakh explique au ס״ק ד que ce sont des repères et non des augures, et il ajoute une mesure de prudence tirée de Rachi — si l’on ne réussit pas, qu’on ne s’y habitue pas trop. Au ס״ק ה il va plus loin et permet même d’agir sur le verset récité par l’enfant, et le Taz dit de même au ס״ק ג. Le Baer Hetev, au ס״ק ג, reprend le Chakh sans réserve.
« ואם לאו אל ירגיל יותר מדאי שיש לחוש שלא יצליח » (ש״ך יו״ד קע״ט ס״ק ד)
« משמע דעת הרב והפוסקים דאפי׳ לעשות מעשה ולסמוך עליו לעתיד על הפסוק מותר דחשיב קצת נבואה » (ש״ך יו״ד קע״ט ס״ק ה)
« דכשרואה שמזלו נגרע ח״ו אחר שנשא אשה זו או דר בבית זה לא ירבה בעסק עוד » (ט״ז יו״ד קע״ט ס״ק ג)
Ce qui reste discuté : le motif énoncé, et le for intérieur. La glose du seif ג permet le geste si le motif n’est pas énoncé ; le Chakh observe au ס״ק ג que l’usage va plus loin encore. Le Taz envisage au ס״ק ב d’étendre la permission aux cas précédents et y renonce. Et le Pit’hei Techouva, au ס״ק ג, laisse ouverte la question de celui qui ne dit rien mais s’abstient : il rapporte un avis qui le permet et une source qui semble le contredire, et pose la difficulté au Rama lui-même.
« ועכשיו ראיתי המנהג שאומרים בפירוש שחטו התרנגולת שקרא׳ כתרנגול ושוחטין אותה » (ש״ך יו״ד קע״ט ס״ק ג)
« משמע דלא כהש״ג וגם קשה מזה על הרמ״א בסעיף זה » (פתחי תשובה יו״ד קע״ט ס״ק ג)
« אבל טוב יותר שלא לחוש לדברים אלו וכיוצא בהם שלא הוזכרו בש״ס ופוסקים ולא רבי יהודה חסיד חתום עליהם » (פתחי תשובה יו״ד קע״ט ס״ק ד)

4. לחש במקום סכנה — les deux brèches

Les deux brèches, et elles ne sont pas de même force. Le seif ו permet l’incantation sur une morsure de scorpion, même le Chabbat, parce que l’homme est en danger et qu’on craint que sa raison ne se trouble — et le seif dit lui-même que la chose ne sert à rien. Le seif ז permet de « lier » un serpent qui poursuit, et le Chakh y invoque la règle générale du sauvetage d’une vie. Le Taz en tire une conséquence plus large que le cas : là où le sauvetage d’une vie dépend d’une transgression, l’homme peut l’accomplir lui-même.
« ואע״פ שאין הדבר מועיל כלום הואיל ומסוכן הוא התירו כדי שלא תטרף דעתו עליו » (שו״ע יו״ד קע״ט:ו)
« דאין לך דבר שעומד בפני פיקוח נפש חוץ מעבודת כוכבים וג״ע וש״ד » (ש״ך יו״ד קע״ט ס״ק ט)
« משמע כאן דאם פיקוח נפש תלוי בעבירה שכשעושה עבירה יכול להנצל מותר לו לעשות כן מעצמו עבירה ההיא » (ט״ז יו״ד קע״ט ס״ק ד)
« דאין לך דבר שעומד בפני פקוח נפש חוץ מעבודת כוכבים וג״ע וש״ד » (באר היטב יו״ד קע״ט ס״ק ה)
Ce que la brèche ne couvre pas. Le Chakh, au ס״ק ז, écarte expressément l’intention protectrice comme motif de permission : celui qui rassemble des bêtes par une incantation, même pour qu’elles ne nuisent pas et même en les dirigeant vers un lieu désert, est interdit. La différence avec les seifim ו et ז tient à un seul point : là, un homme est en danger à cet instant.
« ואע״ג דמכוון שלא יזיקו ומחברן למקום מדבר שלא ימצאו ביישוב ויזיקו אסור » (ש״ך יו״ד קע״ט ס״ק ז)

5. פסוקים וקמיעות — guérir, protéger, écrire

Le principe, et il commande cinq seifim. Les paroles de Torah n’ont pas été données pour guérir le corps mais pour guérir l’âme. Le Taz le formule au ס״ק ח et en tire deux conséquences : le bien-portant peut lire pour se protéger — d’où le Chéma du coucher —, et le danger de mort permet même de se soigner par elles. Le Chakh étend la règle à l’adulte malade.
« דאז צריך לרפוא׳ ודברי תורה לא ניתן לרפואת הגוף אלא לרפואת הנפש » (ט״ז יו״ד קע״ט ס״ק ח)
« ודבר פשוט שאם יש סכנת נפשות בתינוק שנפגע שמותר אפילו להתרפאות בד״ת כמו שמוזכר בסעיף ח » (ט״ז יו״ד קע״ט ס״ק ח)
« וה״ה גדול שנחלה דאסור להתרפאות בד״ת אם לא להגן כדבסעיף שאח״ז » (ש״ך יו״ד קע״ט ס״ק י״ב)
« וה״ה גדול שנחלה דאסור להתרפאות בד״ת אם לא להגן כדלקמן ומטעם זה קורין ק״ש על מטתו להגן עליו בלילה » (באר היטב יו״ד קע״ט ס״ק ח)
Les trois régimes de l’amulette, et ils sont dans la source du seif. Le seif י״ב recopie une réponse du Rachba que le Beit Yossef donne en entier, et la division y est explicite. (1) Se soigner par une amulette qui contient des Noms : permis. (2) Porter une amulette qui contient des versets : permis pour se protéger, non pour se soigner quand on a déjà une plaie ou une maladie. (3) Écrire des versets dans une amulette : interdit, et le Taz en donne la raison au ס״ק ט.
« תשובה ודאי מותר להתרפאות בהם אפי׳ יש בהם שמות » (בית יוסף יו״ד קע״ט)
« וכ״ש שהוא מותר לישא קמיעים שיש בהם פסוקים ודוקא להגן שלא יחלה אבל לא להתרפאות בהם מי שיש לו מכה או חולי » (בית יוסף יו״ד קע״ט)
« אבל הקמיעין מסתברא שבאיסורן הן עומדין כל שיש בהם פסוקים » (בית יוסף יו״ד קע״ט)
« הטעם כדאיתא ריש פרק כל כתבי כותבי ברכות כשורפי ס״ת לפי שאם תפול דליקה בשבת אסור להצילם ולהטריח עבורם בשבת » (ט״ז יו״ד קע״ט ס״ק ט)
Ce que le Pit’hei Techouva ajoute, et il est le plus proche de nous. Au ס״ק ו, il rapporte que l’on permet de poser un rouleau de la Torah sur une femme en couches et de lire des versets sur elle, parce qu’il y a danger de mort ; puis l’avis qui restreint — non pas parce que l’interdit demeure, mais par égard pour l’honneur du rouleau, qu’on ne portera qu’à la porte de la chambre. Au ס״ק ה, il rapporte une réponse qui interdit un remède accompli loin du malade, et note lui-même que la preuve demande examen. Pour la mise en pratique, consulte ton Rav.
« דמותר להניח ס״ת על אשה המקשה לילד ולקרות עליה פסוקים משום שיש בה סכנת נפשות » (פתחי תשובה יו״ד קע״ט ס״ק ו)
« שכתב דאינו נכון לזלזל בכבוד הס״ת כל כך ולא יביאו הס״ת אלא בפתח חדר של היולדת שזכות התורה יגין עליה ולא לענין סגולה או רפואה » (פתחי תשובה יו״ד קע״ט ס״ק ו)
« ומינה לכל הדברים שעושים רחוק מהחולה דאסור » (פתחי תשובה יו״ד קע״ט ס״ק ה)

6. המתים — le cimetière et l’adjuration

Le cimetière, et pourquoi l’usage tient. La définition du seif י״ג tient en trois gestes conjoints : s’affamer, passer la nuit au cimetière, et le faire dans ce but précis. Le Chakh rapporte au ס״ק ט״ו qu’une réponse du Maharah voyait quelque chose de cet ordre dans les vœux d’aller au cimetière, et que le Bach a répondu que l’usage est établi de longue date et qu’il n’y a pas d’interdit dans la chose. Le Baer Hetev, au ס״ק ט, rapporte les deux sans ajouter.
« נמצא בתשובת מהר״ח על הנודרים לילך לבית הקברות קצת היה נראה כדורש אל המתים » (ש״ך יו״ד קע״ט ס״ק ט״ו)
« והב״ח כתב לקמן ס״ס רי״ז שכבר החזיקו במנהג זה ואין איסור בדבר » (ש״ך יו״ד קע״ט ס״ק ט״ו)
« נמצא בתשובת מהר״ח על הנודרים לילך לבית הקברות קצת היה נראה כדורש אל המתים והב״ח כתב שכבר החזיקו במנהג זה ואין איסור בדבר » (באר היטב יו״ד קע״ט ס״ק ט)
L’adjuration : ce qui est permis, et ce qui l’est selon certains seulement. Adjurer le malade, de son vivant, de revenir après sa mort : permis, dit le seif sans réserve. Adjurer après la mort : la parenthèse rapporte des avis qui le permettent à condition que l’adjuration vise l’esprit et non le corps, contre le Beit Yossef. Le Chakh rapporte le Darkhei Moché, qui écarte l’objection du Beit Yossef, et défend la distinction contre le Levouch. Le seif lui-même n’en fait pas une décision : il la donne entre parenthèses, comme un avis.
« להשביע את החולה לשוב אליו לאחר מיתה להגיד לו את אשר ישאל אותו מותר » (שו״ע יו״ד קע״ט:י״ד)
« ויש מתירין אפי׳ לאחר מותו אם אינו משביע גופו של מת רק רוחו » (שו״ע יו״ד קע״ט:י״ד)
« וא״כ ע״כ צ״ל דמה דעבד שמואל היינו לרוח ולא לגוף כדברי רא״ם » (ש״ך יו״ד קע״ט ס״ק ט״ז)

7. אחיזת עינים וספר יצירה

L’illusion : l’interdit et son étendue réelle. Le seif interdit sans réserve. Et le point pratique est celui que le Chakh souligne au ס״ק י״ז, repris par le Baer Hetev au ס״ק י : l’interdit ne suppose aucune sorcellerie. Un jeu d’apparence, des tours, la vivacité de la main y entrent. C’est ce qui fait de ce seif le plus actuel du siman.
« עב״ח שכתב בשם הרמב״ם דגם אחיזת עינים שאינו ע״י כשוף רק ע״י מראה ותחבולות ועל ידי קלות התנועה ביד אסור » (ש״ך יו״ד קע״ט ס״ק י״ז)
« הב״ח כתב בשם הרמב״ם דגם אחיזת עינים שאינו ע״י כישוף רק ע״י מראה ותחבולות ע״י קלות התנועה ביד אסור » (באר היטב יו״ד קע״ט ס״ק י)
« וע׳ בספר חכמת אדם כלל ע״ה שהתרעם על הבדחנים שעושים אחיזת עינים על החתונות » (פתחי תשובה יו״ד קע״ט ס״ק ז)
Le Séfer Yetsira : une permission entière, et une conduite qui la referme. Le Tour écrit qu’il est permis d’agir ab initio, et le seif ajoute que cela vaut même pour accomplir un acte. Le Chakh, au ס״ק י״ח, en donne le fondement — ce sont des Noms saints — puis les conditions : sainteté, pureté, et le besoin d’une sanctification du Nom ou d’une grande mitsva ; et il écrit que cela ne se trouve pas dans nos générations. Le Baer Hetev résume au ס״ק י״א et conclut : celui qui s’en abstient sera béni. Citer la permission sans cette clause, c’est citer la moitié de la source.
« ועל ידי ספר יצירה מותר לעשות לכתחלה » (טור יו״ד קע״ט)
« אך שיתעסקו בהם בקדושה ובטהר׳ ולצורך קדושת השם או לצורך מצוה רבה אשר לא נמצא זה בדורות הללו בעו״ה » (ש״ך יו״ד קע״ט ס״ק י״ח)
« וכתב הלבוש אבל צריך לזה קדושה וטהרה אשר לא נמצא זה בעו״ה בדורות הללו ועל זה נאמר ודאשתמש בתגא חלף על כן המונע יבורך » (באר היטב יו״ד קע״ט ס״ק י״א)

8. שדים, הקטרה ולימוד — les trois derniers seifim

Les démons : la permission la plus étroite du siman, et sa clause. L’œuvre des démons est interdite. Il y a qui permet de les interroger au sujet d’un vol, et le Chakh donne le motif au ס״ק כ : parce qu’il n’accomplit aucun acte — le Baer Hetev le redit au ס״ק י״ב. La glose rapporte ensuite un avis plus large encore, qui permet par adjuration en toute manière, puis la referme de sa propre autorité, et c’est le Beit Yossef qu’elle cite.
« וכיוצא בזה מפני שאינו עושה מעשה » (ש״ך יו״ד קע״ט ס״ק כ)
« מפני שאינו עושה מעשה » (באר היטב יו״ד קע״ט ס״ק י״ב)
« וע״י השבעה שמשביע אותם ע״י שמות יש מתירין בכל ענין » (רמ״א יו״ד קע״ט:ט״ז)
« מ״מ רוב העוסקים בזה אינן נפטרים מהם בשלום על כן שומר נפשו ירחק מהם » (רמ״א יו״ד קע״ט:ט״ז)
L’encens, et pourquoi le seif י״ח dépend du seif י״ט. Le seif י״ח rapporte un avis qui interdit d’encenser la maison d’une herbe odorante, sauf pour ôter une mauvaise odeur. Le Chakh en donne le motif en quatre mots au ס״ק כ״א : cela paraît comme un encensement pour un démon. C’est donc une interdiction d’apparence, et la sortie que le seif ménage la lève en donnant au geste sa fin ordinaire.
« יש מי שאוסר אא״כ עושה כן כדי להסיר ריח רע » (שו״ע יו״ד קע״ט:י״ח)
« מפני שנראה כמקטיר לשד » (ש״ך יו״ד קע״ט ס״ק כ״א)
Le dernier seif, et les deux clauses que le Chakh y travaille. (1) Celui qui encense pour un démon : le Chakh conclut, après une longue discussion, qu’il est passible comme idolâtre, et il en tire une conséquence de statut — il est alors מומר pour toute la Torah, et non pour une seule chose. Le Pit’hei Techouva renvoie à ce ס״ק. (2) Celui qui apprend de l’אמגושי : le Chakh écrit qu’à son avis, on peut apprendre d’un sorcier pour comprendre et pour enseigner, et que la rigueur du seif vise un cas plus étroit. C’est la dernière ligne de son commentaire sur le siman.
« ונפקא מיניה דאם חייב משום עבודת כוכבים הוי מומר לכל התורה כולה וכדלעיל סימן ג׳ וסימן קי״ט משא״כ אם חייב משום בעל אוב דלא הוי אלא מומר לדבר אחד » (ש״ך יו״ד קע״ט ס״ק כ״ב)
« עש״ך ס״ק כ״ב וע׳ בשו״ת שער אפרים סי׳ פ״ט מ״ש בזה » (פתחי תשובה יו״ד קע״ט ס״ק ח)
« ולפע״ד נראה עיקר בש״ס דשבת (פ׳ כלל גדול דף ע״ה עמוד א׳) דמותר ללמוד מאמגושי מכשף דברי תורה ועניני כישוף להבין ולהורות » (ש״ך יו״ד קע״ט ס״ק כ״ג)
« ודוקא ממין עובד כוכבים הלומד ממנו אפי׳ ד״ת חייב מיתה » (ש״ך יו״ד קע״ט ס״ק כ״ג)

9. L’appareil de ce siman — et ce qu’on n’y trouve pas

Le siman est servi par quatre appareils, et par eux seuls : le Chakh y pose vingt-trois ס״ק, le Taz dix, le Baer Hetev douze et le Pit’hei Techouva huit — cinquante-trois entrées pour dix-neuf seifim. Deux seifim n’en reçoivent aucune : le seif י, qui permet au bien-portant de lire des versets, et le seif י״ז, sur la table de la nuit de la circoncision.

Les Nekoudot HaKessef ne commentent pas ce siman. On les trouve ailleurs dans Yoré Déa — le site les cite par exemple aux simanim 174 et 176 —, mais elles ne portent ici aucune entrée. Aucune ligne de ce niveau ne leur est donc attribuée, et aucun tableau ne comporte de colonne à leur nom.
L’Aroukh HaChoul’han n’est pas cité sur ce siman : son texte ne nous est pas accessible ici. Et le Choul’han Aroukh de l’Admour HaZaken ne couvre pas Yoré Déa — c’est pourquoi ce niveau 4 s’appelle Halakha lema‘assé et non « Daat HaRav ».

10. מקרים בני זמננו — cas contemporains

Un astrologue, un tirage, une « lecture »

C’est le seif א dans sa lettre : les astres et les sorts y sont nommés, et la glose ajoute les devins. La question du malade, seule, reste ouverte dans les sources, et le Pit’hei Techouva la referme par une clause de prudence. Pour la mise en pratique, consulte ton Rav.

« אין שואלין בחוזים בכוכבים ולא בגורלות » (שו״ע יו״ד קע״ט:א)
« עי׳ בתשובת רדב״ז החדשות סי׳ תפ״ה » (פתחי תשובה יו״ד קע״ט ס״ק א)

Un remède qu’aucun médecin ne reconnaît

Le Pit’hei Techouva traite un cas de cette forme au ס״ק ה, et la réponse qu’il rapporte interdit, en dégageant un critère : ce qui s’accomplit loin du malade. Il note lui-même que la preuve demande examen — la source ne donne donc pas une règle close. Pour la mise en pratique, consulte ton Rav.

« ומינה לכל הדברים שעושים רחוק מהחולה דאסור » (פתחי תשובה יו״ד קע״ט ס״ק ה)

Un psaume pour un malade, une amulette portée

La ligne est celle du Taz au ס״ק ח et du Chakh au ס״ק י״ב : les paroles de Torah protègent et ne guérissent pas. Le danger de mort renverse cela entièrement. Et pour les amulettes, la réponse du Rachba que le Beit Yossef donne sépare nettement les trois régimes. Pour la mise en pratique, consulte ton Rav.

« וה״ה גדול שנחלה דאסור להתרפאות בד״ת אם לא להגן כדבסעיף שאח״ז » (ש״ך יו״ד קע״ט ס״ק י״ב)
« וכ״ש שהוא מותר לישא קמיעים שיש בהם פסוקים ודוקא להגן שלא יחלה אבל לא להתרפאות בהם מי שיש לו מכה או חולי » (בית יוסף יו״ד קע״ט)

Un numéro d’illusionniste à une fête

Le Pit’hei Techouva traite exactement ce cas au ס״ק ז, et il en tire trois conséquences distinctes : celui qui exécute, celui qui commande, et celui qui regarde. Le Chakh, au ס״ק י״ז, avait déjà écarté l’argument qu’il ne s’agit pas de sorcellerie. Pour la mise en pratique, consulte ton Rav.

« וע׳ בספר חכמת אדם כלל ע״ה שהתרעם על הבדחנים שעושים אחיזת עינים על החתונות » (פתחי תשובה יו״ד קע״ט ס״ק ז)
« עב״ח שכתב בשם הרמב״ם דגם אחיזת עינים שאינו ע״י כשוף רק ע״י מראה ותחבולות ועל ידי קלות התנועה ביד אסור » (ש״ך יו״ד קע״ט ס״ק י״ז)

Un usage qu’on tient d’une famille

Le Pit’hei Techouva en traite un au ס״ק ד, et la manière de sa réponse est ce qu’il faut retenir : le Hatam Sofer explique d’abord le raisonnement de ceux qui le pratiquent, ce qui l’écarte de l’augure pur, et conclut néanmoins qu’il vaut mieux ne pas s’attacher à ce qui n’est mentionné ni dans le Talmud ni chez les poskim. Pour la mise en pratique, consulte ton Rav.

« אבל טוב יותר שלא לחוש לדברים אלו וכיוצא בהם שלא הוזכרו בש״ס ופוסקים ולא רבי יהודה חסיד חתום עליהם » (פתחי תשובה יו״ד קע״ט ס״ק ד)
Ce niveau expose ce que les sources tiennent ; il ne remplace pas une décision. Sur ce siman plus que sur un autre, la frontière se joue sur des détails de fait — ce qui est dit, ce qui est fait, et l’état du malade —, et ces détails ne se jugent pas par écrit. Pour la mise en pratique, consulte ton Rav.
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DAAT · הרב יוסף חיים סממה
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סימן קע״ט · Niveau 4 — Halakha lema‘assé · שלא לכשף לעונן ולנחש
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