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DAAT · NIVEAU 1 — INITIATION

Siman 180 — Le tatouage, la calvitie et l’entaille

Douze seifim, trois interdits — et une seule question : qu’a-t-on fait au corps, et pour qui ?
יורה דעה · סימן ק״פ
איסור כתובת קעקע וקריחה על מת
🌱 Niveau Initiation · מתחילים
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Le Siman 180 tient en douze seifim — le Choulhan Aroukh l’annonce lui-même : ובו י״ב סעיפים. Il réunit trois interdits que rien ne rapproche à première vue : le tatouage, l’entaille et la calvitie. Ce qui les lie, le Tour le dit d’un mot — ce sont des usages des nations, et ils se font tous trois dans le corps. Ce qui les sépare, le siman le dit aussi : le tatouage ne tient à aucun deuil, tandis que l’entaille et la calvitie ne rendent tenu que pour un mort — ou, pour l’entaille, devant une idole.

Sujet : Les marques faites au corps — כתובת קעקע, שריטה, גדידה, קרחה
Source : שולחן ערוך יורה דעה סימן ק״פ

Compilation : הרב יוסף חיים סממה
DAAT · daattorah.com

📑 Plan de l’étude

1. Le texte du Choulhan Aroukh : les douze seifim
2. Le mécanisme : trois interdits, et ce qui les tient ensemble
3. La sougya : מכות כ׳ ע״א – כ״א ע״א
4. Le vocabulaire du siman : כתובת קעקע · שריטה · גדידה · קרחה · אפר מקלה · כגריס
5. Le tableau : l’acte, le motif, le moyen, le verdict
6. L’appareil : le Chakh (11 ס״ק), le Taz (3), le Baer Hetev (5), le Pit’hei Techouva (2)
7. Le Rambam : הלכות עבודה זרה וחוקות הגויים, פרק י״ב
8. Cas pratiques modernes
9. Synthèse et questions de compréhension

1. Le texte du Choulhan Aroukh — les douze seifim

Le siman avance en trois blocs. Les seifim 1 à 4 : la כתובת קעקע — sa définition, celui à qui on la fait, la cendre sur une plaie, la marque portée sur un esclave. Les seifim 5 à 8 : la שריטה — pour quoi elle rend tenu, par quel moyen, hors de la présence du mort, et son décompte. Les seifim 9 à 12 : la קרחה — sa définition, sa mesure, son décompte, ce qu’il en est lorsqu’on la fait à autrui, et les femmes.

Seif א — ce qu’est une כתובת קעקע : l’entaille, puis le remplissage

איסור כתובת קעקע וקריחה על מת. ובו י״ב סעיפים:
כתובת קעקע היינו ששורט על בשרו וממלא מקום השריטה בחול או דיו או שאר צבעונים הרושמים:
Titre du siman : l’interdit de la כתובת קעקע et de la קריחה pour un mort ; et il comporte douze seifim.

La כתובת קעקע, c’est-à-dire qu’il entaille sa chair et qu’il remplit l’emplacement de l’entaille de fard noir, ou d’encre, ou d’autres couleurs qui marquent.
Deux actes, et l’interdit n’existe qu’avec les deux. Le seif ne définit pas le tatouage par son apparence mais par sa fabrication : on entaille, puis on remplit l’entaille d’une matière qui marque. Le Rambam le dit en toutes lettres — écrire sans inciser, ou teindre sans écrire, laisse exempt, jusqu’à ce qu’il écrive et incise. Et le Chakh ajoute au nom du Bach que l’ordre est indifférent : teindre d’abord et entailler ensuite à l’emplacement de la teinture, c’est la même chose.
Une note de graphie, et on ne la corrige pas : la source porte ici בחול ; le Tour écrit כחול et le Rambam כחל — le fard noir dont on teint le pourtour de l’œil. On recopie la graphie de la source telle quelle et on la lit comme les deux ouvrages dont ce seif est tiré.

Seif ב — celui à qui on le fait

אם עושה כן על בשר חבירו אותו שנעשה לו פטור אא״כ סייע בדבר:
S’il fait ainsi sur la chair de son prochain, celui à qui cela est fait est exempt, à moins qu’il n’ait aidé à la chose.

Seif ג — la cendre sur la plaie

מותר ליתן אפר מקלה על מכתו:
Il est permis de mettre de la cendre de foyer sur sa plaie.
Pourquoi la cendre est permise, alors que la guemara l’interdisait. Rav Malkia enseigne qu’il est interdit de mettre de la cendre de foyer sur sa plaie, parce que cela a l’air d’une כתובת קעקע. Rav Achi répond que partout où il y a une plaie, la plaie elle-même en témoigne. Le Beit Yossef écrit que l’on tranche comme Rav Achi, qui est le dernier ; le Chakh donne la raison en propres termes — la plaie prouve qu’il n’agit pas selon les usages des non-Juifs mais pour la guérison de la plaie.

Seif ד — la marque portée sur un esclave

הרושם על עבדו שלא יברח פטור (ונראה דלכתחילה מיהא אסור) (ד״ע):
Celui qui marque son esclave afin qu’il ne s’enfuie pas est exempt. Glose : (et il apparaît qu’a priori ce soit tout de même interdit) (avis propre du Rama).

Seif ה — pour quoi l’entaille rend tenu, et par quel moyen

השורט בבשרו אינו חייב אא״כ עושה כן על מתו או לעבודת כוכבים אלא שעל מתו חייבים בין ביד בין בכלי ולעבודת כוכבים אינו חייב אלא בכלי:
Celui qui entaille sa chair n’est tenu que s’il le fait pour son mort ou pour un culte idolâtre ; sauf que pour son mort on est tenu aussi bien par la main que par un instrument, et pour un culte idolâtre on n’est tenu qu’avec un instrument.
Deux motifs, et ils ne suivent pas la même règle. L’entaille n’est pas interdite en elle-même : elle l’est pour un mort, ou pour un culte idolâtre. Et les deux se séparent sur le moyen. Pour le mort, la main et l’instrument sont égaux ; pour l’idolâtrie, seul l’instrument rend tenu. Le Rambam donne la raison de cette dissymétrie : ce sont deux versets et deux pratiques — l’entaille de deuil des nations, et l’automutilation devant l’idole, dont l’Écriture dit ויתגדדו כמשפטם.

Seif ו — même hors de la présence du mort

גדידה ושריטה על מת אסור אפילו שלא בפני המת (ועל צער אחר שרי) (ב״י מפי׳ הטור):
La גדידה et la שריטה pour un mort sont interdites même hors de la présence du mort. Glose : (et pour une autre peine, c’est permis) (Beit Yossef, d’après le commentaire du Tour).

Seif ז — frapper de sa main jusqu’au sang : deux avis

יש מי שאומר דדוקא שריטה אבל אם מכה בידו על בשרו עד שדמו שותת מותר ויש מי שאוסר:
Il y a qui dit que seule l’entaille est visée, mais que s’il frappe de sa main sur sa chair jusqu’à ce que son sang coule, c’est permis ; et il y a qui interdit.

Seif ח — cinq entailles, cinq peines

המשרט ה׳ שריטות על מת אחד או על ה׳ מתים שריטה אחת חייב ה׳:
Celui qui fait cinq entailles pour un seul mort, ou une seule entaille pour cinq morts, est tenu de cinq.

Seif ט — ce qu’est une קרחה, et sa mesure

קרחה הוא שתולש משער ראשו על המת בכל מקום בראש בין ביד בין בסם ושיעורו כדי שיראה מראשו כגריס פנוי בלא שיער וי״א שתי שערות ויש מי שאומר דאיסורא איכא אפי׳ בשער א׳:
La קרחה, c’est qu’il arrache des cheveux de sa tête pour le mort, en tout endroit de la tête, que ce soit de la main ou par un dépilatoire ; et sa mesure est qu’on voie de sa tête l’étendue d’un gris dégarni de cheveux ; et certains disent deux cheveux ; et il y a qui dit qu’il y a un interdit même pour un seul cheveu.
Trois mesures, et un interdit qui les déborde toutes. La guemara rapporte trois avis sur la mesure de la calvitie — l’étendue d’un gris, « qu’on voie de sa tête », deux cheveux. Le Choulhan Aroukh retient la première et rapporte la deuxième. Mais la dernière proposition du seif ne parle plus de mesure du tout : il y a qui tient qu’un interdit existe même pour un seul cheveu. C’est la distinction que le Tour formule ailleurs et que le Beit Yossef relève — être tenu et être interdit ne se recouvrent pas.

Seif י — une calvitie pour cinq morts, cinq calvities pour un mort

קרח קרחה אחת על ה׳ מתים אינו חייב אלא אחת אבל אם קרח ה׳ קרחות על מת א׳ חייב על כל או״א:
S’il a fait une seule calvitie pour cinq morts, il n’est tenu que d’une ; mais s’il a fait cinq calvities pour un seul mort, il est tenu pour chacune d’elles.

Seif י״א — celui qui le fait à autrui, et celui qui l’aide

הקורח בראשו של חבירו והמשרט בבשר חבירו וחבירו מסייע אם שניהם מזידים שניהם לוקים אחד שוגג ואחד מזיד המזיד לוקה:
Celui qui fait une calvitie sur la tête de son prochain, et celui qui entaille la chair de son prochain, son prochain l’aidant : si tous deux agissent intentionnellement, tous deux reçoivent les coups ; si l’un est par inadvertance et l’autre intentionnel, c’est l’intentionnel qui reçoit les coups.

Seif י״ב — les femmes aussi

גם הנשים מוזהרות בבל יקרחו: הגה וכל שכן בבל ישרטו (טור) ויש להזהירם שלא תתלשנה בשעריהן על מת שלא תבאנה לידי קרחה (טור בשם הירושלמי) וכן בשריטה:
Les femmes aussi sont mises en garde par בל יקרחו. Glose : et à plus forte raison par בל ישרטו (Tour), et il faut les avertir de ne pas s’arracher les cheveux sur un mort, afin qu’elles n’en viennent pas à la calvitie (Tour au nom du Yerouchalmi), et de même pour l’entaille.

2. Le mécanisme — trois interdits, et ce qui les tient ensemble

Le Tour ouvre le siman en nommant la catégorie, et il la nomme deux fois — une fois pour le tatouage, une fois pour la calvitie et l’entaille.

« כתובת קעקע מחוקי העובדי כוכבים הוא והוא שכותב על בשרו בשריטה וממלא מקום השריטה כחול או דיו או שאר צבעונים הרושמין » טור יו״ד ק״פ
« גדידה וקרחה על המת גם היא מחוקת העובדי כוכבים » טור יו״ד ק״פ

Ce sont donc trois lois et une même famille. Mais les conditions ne se recouvrent pas, et c’est là tout l’art du siman.

Le tatouage ne demande ni mort ni idole : le Tour écrit qu’il est tenu pour tout ce qu’il écrira, et le Beit Yossef rappelle que même Rabbi Chimon, qui n’impose la peine que pour un nom idolâtre, tient l’écriture interdite en toute hypothèse.

« חייב בכל מה שיכתוב אפי׳ אינו כותב שם כו״ם » טור יו״ד ק״פ
« דלר״ש אינו חייב עד שיכתוב שם כו״ם ופירש״י דלר״ש נמי אסור לכתוב שום כתיבה בעולם אלא דחיוב מלקות ליכא ומשמע דלרבנן חיוב מלקות נמי איכא » בית יוסף יו״ד ק״פ

L’entaille, elle, ne rend tenu que pour un mort ou pour une idole, et la calvitie que pour un mort. La preuve en est donnée par la guemara à partir du mot לנפש : celui qui s’entaille pour sa maison écroulée ou pour son navire coulé n’est pas tenu.

« יָכוֹל אֲפִילּוּ שָׂרַט עַל בֵּיתוֹ שֶׁנָּפַל וְעַל סְפִינָתוֹ שֶׁטָּבְעָה בַּיָּם? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״לְנֶפֶשׁ״ – אֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא עַל הַמֵּת בִּלְבַד » מכות כ׳ ע״ב
« הַקֹּרֵחַ רֹאשׁוֹ אוֹ הַשּׂוֹרֵט בִּבְשָׂרוֹ עַל בֵּיתוֹ שֶׁנָּפַל וְעַל סְפִינָתוֹ שֶׁנִּטְבְּעָה בַּיָּם פָּטוּר וְאֵינוֹ לוֹקֶה אֶלָּא עַל הַמֵּת בִּלְבַד אוֹ הַשּׂוֹרֵט לַעֲבוֹדַת כּוֹכָבִים » רמב״ם הלכות עבודה זרה וחוקות הגויים פרק י״ב הלכה ט״ז
Une ligne à ne pas franchir : exempt n’est pas permis. Le mot פטור se lit deux fois dans ce siman — au seif 2 et au seif 4 — mais l’écart entre la peine et l’interdit se marque à quatre endroits, et chaque fois c’est un commentateur qui le marque. Au seif 2, le Chakh au ס״ק ד tire du siman suivant que celui à qui on fait un tatouage, même sans aider, reste dans l’interdit. Au seif 4, la glose dit qu’a priori marquer son esclave est tout de même défendu. Au seif 6, le Bach, rapporté au ס״ק ט, refuse la permission du Beit Yossef pour une autre peine. Et au seif 9, un avis interdit dès un seul cheveu, là où la peine demande la mesure d’un gris.

3. La sougya — מכות כ׳ ע״א – כ״א ע״א

Toute la matière du siman tient dans les deux dernières michnayot du traité מכות et leur guemara. La michna énumère d’un trait les quatre actes et donne d’emblée la règle du nombre.

« הַקּוֹרֵחַ קׇרְחָה בְּרֹאשׁוֹ וְהַמַּקִּיף פְּאַת רֹאשׁוֹ, וְהַמַּשְׁחִית פְּאַת זְקָנוֹ, וְהַשּׂוֹרֵט שְׂרִיטָה אַחַת עַל הַמֵּת – חַיָּיב » מכות כ׳ ע״א
« שָׂרַט שְׂרִיטָה אַחַת עַל חֲמִשָּׁה מֵתִים, אוֹ חָמֵשׁ שְׂרִיטוֹת עַל מֵת אֶחָד – חַיָּיב עַל כׇּל אַחַת וְאַחַת » מכות כ׳ ע״א

La guemara y ajoute quatre choses, et le Choulhan Aroukh les reprend une à une. D’abord la mesure de la calvitie, discutée par trois avis.

« וְכַמָּה שִׁיעוּר קׇרְחָה? רַב הוּנָא אוֹמֵר: כְּדֵי שֶׁיֵּרָאֶה מֵרֹאשׁוֹ. רַבִּי יוֹחָנָן אוֹמֵר מִשּׁוּם רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן: כִּגְרִיס » מכות כ׳ ע״ב
« חַד אוֹמֵר: כִּגְרִיס, וְחַד אוֹמֵר: כְּדֵי שֶׁיֵּרָאֶה מֵרֹאשׁוֹ, וְחַד אוֹמֵר: כִּשְׁתֵּי שְׂעָרוֹת » מכות כ׳ ע״ב

Ensuite l’exclusion de ce qui n’est pas un mort.

« יָכוֹל אֲפִילּוּ שָׂרַט עַל בֵּיתוֹ שֶׁנָּפַל וְעַל סְפִינָתוֹ שֶׁטָּבְעָה בַּיָּם? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״לְנֶפֶשׁ״ – אֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא עַל הַמֵּת בִּלְבַד » מכות כ׳ ע״ב

Puis la répartition entre la main et l’instrument, que la guemara doit retourner pour l’accorder au verset.

« עַל מֵת, בֵּין בַּיָּד בֵּין בִּכְלִי – חַיָּיב, עַל עֲבוֹדָה זָרָה, בַּיָּד – חַיָּיב, בִּכְלִי – פָּטוּר » מכות כ״א ע״א
« אֶלָּא אֵימָא: בַּיָּד – פָּטוּר, בִּכְלִי – חַיָּיב » מכות כ״א ע״א

Enfin le tatouage, sa définition en deux actes et la question de savoir si un nom idolâtre est requis.

« הַכּוֹתֵב כְּתוֹבֶת קַעֲקַע. כָּתַב וְלֹא קִעֲקַע, קִעֲקַע וְלֹא כָּתַב – אֵינוֹ חַיָּיב, עַד שֶׁיִּכְתּוֹב וִיקַעְקַע » מכות כ״א ע״א
« רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יְהוּדָה מִשּׁוּם רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: אֵינוֹ חַיָּיב עַד שֶׁיִּכְתּוֹב שָׁם אֶת הַשֵּׁם » מכות כ״א ע״א
« אֵינוֹ חַיָּיב עַד שֶׁיִּכְתּוֹב שֵׁם עֲבוֹדָה זָרָה » מכות כ״א ע״א

Et la dernière page donne la règle pratique de la cendre.

« אָסוּר לוֹ לְאָדָם שֶׁיִּתֵּן אֵפֶר מִקְלֶה עַל גַּבֵּי מַכָּתוֹ, מִפְּנֵי שֶׁנִּרְאֵית כִּכְתוֹבֶת קַעֲקַע » מכות כ״א ע״א
« רַב אָשֵׁי אָמַר: כׇּל מָקוֹם שֶׁיֵּשׁ שָׁם מַכָּה – מַכָּתוֹ מוֹכִיחַ עָלָיו » מכות כ״א ע״א

4. Le vocabulaire du siman

TermeSensOù il joue
כתובת קעקעL’écriture incisée : on entaille, on remplit — les deux ensembleSeifim 1 à 4 ; מכות כ״א ע״א
שריטהL’entaille faite dans la chair, pour un mort ou devant une idoleSeifim 5 à 8, 11
גדידהL’autre nom de la même chose — le Rambam écrit qu’elles sont uneSeif 6 ; מכות כ״א ע״א
קרחהL’arrachage des cheveux pour un mort, en tout endroit de la têteSeifim 9 à 12
אפר מקלהLa cendre de foyer, permise sur une plaieSeif 3 ; ט״ז ס״ק א
מכתו מוכיח עליוLa plaie témoigne : ce n’est pas une marque, c’est un remèdeש״ך ס״ק ו ; מכות כ״א ע״א
כגריסLa mesure de la calvitie : une surface nue de la taille d’une fève fendueSeif 9 ; מכות כ׳ ע״ב
סםLe dépilatoire — la calvitie n’exige pas la mainSeif 9 ; רמב״ם פרק י״ב הלכה ט״ו
מסייעCelui qui se prête à l’acte fait sur lui — et devient tenuSeifim 2 et 11 ; ש״ך ס״ק י״א
חוקות העובדי כוכביםLa catégorie qui unit les trois interdits, selon le Tourטור יו״ד ק״פ ; ש״ך ס״ק ו
בל יקרחוLe nom de l’interdit de calvitie — les femmes y sont tenuesSeif 12 ; ט״ז ס״ק ג

5. Le tableau — l’acte, le motif, le moyen, le verdict

L’acteLe motifLe moyenLe verdict
Entailler et remplir de couleurAucun motif requisPeu importeTenu — seif 1
Écrire sans inciser, ou teindre sans écrireExempt — רמב״ם פרק י״ב הלכה י״א
Recevoir un tatouage sans aiderExempt — seif 2 ; mais interdit selon le Chakh ס״ק ד
Poser de la cendre sur une plaieLa guérisonMême la cendre durePermis — seif 3 ; ט״ז ס״ק א
Marquer un esclave pour qu’il ne fuie pasLa gardeExempt — seif 4 ; interdit a priori selon la glose
S’entailler la chairPour un mortMain ou instrumentTenu — seif 5
S’entailler la chairPour un culte idolâtreInstrument seulementTenu — seif 5
S’entailler la chairPour une maison écroulée, un navire couléExempt — מכות כ׳ ע״ב ; permis selon la glose du seif 6
Se frapper de la main jusqu’au sangPour un mortLa mainDeux avis — seif 7
Arracher ses cheveuxPour un mortMain ou dépilatoireTenu dès la mesure — seif 9
Arracher un seul cheveuPour un mortInterdit selon un avis, sans peine — seif 9
Le faire à autrui, l’autre aidantLes deux tenus s’ils sont intentionnels — seif 11

6. L’appareil — Chakh, Taz, Baer Hetev, Pit’hei Techouva

Le Chakh — onze ס״ק

« וה״ה כותב בצבע תחלה ואח״כ שורט במקום צבע. ב״ח » ש״ך יו״ד ק״פ ס״ק א
« בכל מקום שיעשה כן על בשרו חייב בכל מה שיכתוב. טור » ש״ך יו״ד ק״פ ס״ק ב
« ע״ל סעיף י״א » ש״ך יו״ד ק״פ ס״ק ג
« כתב בית יוסף והאחרונים שנלמד מהקפת ראש דלקמן סי׳ קפ״א ולפי זה כי היכי דהתם איסורא מיהא איכא אף על פי שלא סייעו ה״ה הכא » ש״ך יו״ד ק״פ ס״ק ד
« וכ״ש עפר בעלמא. ב״ח » ש״ך יו״ד ק״פ ס״ק ה
« דמכתו מוכיח עליו שאינו עושה משום חקות העובדי כוכבים אלא לרפואת המכה » ש״ך יו״ד ק״פ ס״ק ו
« ואינו ממלא מקום השריטה צבע » ש״ך יו״ד ק״פ ס״ק ז
« בשביל מתו » ש״ך יו״ד ק״פ ס״ק ח
« והב״ח כתב דאיסורא מיהא איכא אפילו על צער אחר ודלא כב״י » ש״ך יו״ד ק״פ ס״ק ט
« בעושה כן על המת אבל אם עושה כן בשביל התורה כלומר אדם גדול שמת ומצטער על התורה מותר. הרא״ש וטור » ש״ך יו״ד ק״פ ס״ק י
« והוא הדין בכתובת קעקע דינא הכי. פרישה סעיף ט״ו » ש״ך יו״ד ק״פ ס״ק י״א

Le Taz — trois ס״ק

« פי׳ אפילו אפר כירה שהוא קשה ומקעקעת מקום המכה והרושם נראה שם אחר זמן אפ״ה מותר דמכתו מוכיח עליו » ט״ז יו״ד ק״פ ס״ק א
« ואפילו לאחר שחיתה המכה מ״מ נשאר שם רושם המכה » ט״ז יו״ד ק״פ ס״ק א
« מדמצינו בר׳ עקיבא שעשה כן על ר׳ אליעזר וי״א ס״ל דרבי עקיבא על תורתו של רבי אליעזר עשה כן » ט״ז יו״ד ק״פ ס״ק ב
« פירוש דקרחה הוא תלוי בשערות ומצינו שהקילה התורה בנשים בשער לענין גילוח הפאות וכל שכן בבלי שרטו שאין תלוי בשערות » ט״ז יו״ד ק״פ ס״ק ג

Le Baer Hetev — cinq ס״ק

« וה״ה כותב בצבע תחלה ואח״כ שורט במקום צבע. ב״ח » באר היטב יו״ד ק״פ ס״ק א
« כתב ב״י דנלמד מהקפת ראש דלקמן סי׳ קפ״א ולפ״ז כי היכא דהתם איסורא מיהא איכא אע״פ שלא סייע ה״ה הכא. ש״ך » באר היטב יו״ד ק״פ ס״ק ב
« פי׳ אפי׳ אפר כירה שהיא קשה ומקעקעת מקום המכה והרושם נראה שם אחר זמן אפ״ה מותר דמכתו מוכיח עליו » באר היטב יו״ד ק״פ ס״ק ג
« וכ״ש עפר בעלמא דמותר. ט״ז » באר היטב יו״ד ק״פ ס״ק ג
« והב״ח כתב דאיסורא מיהא איכא אפי׳ על צער אחר » באר היטב יו״ד ק״פ ס״ק ד
« בעושה כן על המת אבל אם עושה כן בשביל התורה כלומר אדם גדול שמת ומצטער על התורה מותר. הרא״ש והטור » באר היטב יו״ד ק״פ ס״ק ה

Le Pit’hei Techouva — deux entrées

« ע׳ בתשובת מעיל צדקה סי׳ ל״א שנסתפק בדין כתובת קעקע לענין חיוב מלקות אי בעינן שיהא בו אותיות אשר הם מוסכמים » פתחי תשובה יו״ד ק״פ ס״ק א
« ולסוף העלה דבעינן כתב אותיות ממש אלא דסגי אפילו באות אחת » פתחי תשובה יו״ד ק״פ ס״ק א
« והא דאמרו מכתו מוכיח עליו לקמן ס״ג י״ל דמ״מ מדרבנן אסור » פתחי תשובה יו״ד ק״פ ס״ק א
« ע׳ בתשובת נו״ב תניינא חלק אה״ע מבואר שם דכאן מיירי במל וטבל אבל עבד שקנאו ישראל ולא מל ולא טבל מותר לקעקע בבשרו כשם שמותר לשרט בבשר הכנעני » פתחי תשובה יו״ד ק״פ ס״ק ב

Les Nekoudot HaKessef

Une absence à signaler, et à ne pas mal nommer. Les Nekoudot HaKessef — la réplique du Chakh au Taz — ne commentent pas ce siman : elles n’y ont rien à reprendre, l’ouvrage ne suivant que les endroits où son auteur choisit de répondre. C’est une absence de commentaire, non une absence d’ouvrage : on les trouve au siman 174 comme au siman 176. Rien n’est donc cité d’elles ici, et aucune colonne n’est remplie à leur nom.

7. Le Rambam — הלכות עבודה זרה וחוקות הגויים, פרק י״ב

Les trois interdits de ce siman sont réunis dans un seul chapitre du Michné Torah, et ce chapitre est celui des חוקות הגויים — le même qui ouvre par la défense de se vêtir et de se coiffer comme eux. Le Choulhan Aroukh le suit de près : la définition du seif 1 est la langue du Rambam, et la règle du seif 11 l’est aussi, le Beit Yossef le disant expressément.

« כְּתֹבֶת קַעֲקַע הָאֲמוּרָה בַּתּוֹרָה הוּא שֶׁיִּשְׂרֹט עַל בְּשָׂרוֹ וִימַלֵּא מְקוֹם הַשְּׂרִיטָה כָּחל אוֹ דְּיוֹ אוֹ שְׁאָר צִבְעוֹנִים הָרוֹשְׁמִים » רמב״ם הלכות עבודה זרה וחוקות הגויים פרק י״ב הלכה י״א
« וְזֶה הָיָה מִנְהַג הָעַכּוּ״ם שֶׁרוֹשְׁמִין עַצְמָן לַעֲבוֹדַת כּוֹכָבִים כְּלוֹמַר שֶׁהוּא עֶבֶד מָכוּר לָהּ וּמֻרְשָׁם לַעֲבוֹדָתָהּ » רמב״ם הלכות עבודה זרה וחוקות הגויים פרק י״ב הלכה י״א
« כָּתַב וְלֹא רָשַׁם בְּצֶבַע אוֹ שֶׁרָשַׁם בְּצֶבַע וְלֹא כָּתַב בִּשְׂרִיטָה פָּטוּר עַד שֶׁיִּכְתֹּב וִיקַעֲקֵעַ » רמב״ם הלכות עבודה זרה וחוקות הגויים פרק י״ב הלכה י״א
« בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים בְּכוֹתֵב אֲבָל זֶה שֶׁכָּתְבוּ בִּבְשָׂרוֹ וְקִעְקְעוּ בּוֹ אֵינוֹ חַיָּב אֶלָּא אִם כֵּן סִיֵּעַ כְּדֵי שֶׁיַּעֲשֶׂה מַעֲשֶׂה » רמב״ם הלכות עבודה זרה וחוקות הגויים פרק י״ב הלכה י״א
« הַשּׂוֹרֵט שְׂרִיטָה אַחַת עַל הַמֵּת לוֹקֶה » רמב״ם הלכות עבודה זרה וחוקות הגויים פרק י״ב הלכה י״ב
« גְּדִידָה וּשְׂרִיטָה אַחַת הִיא » רמב״ם הלכות עבודה זרה וחוקות הגויים פרק י״ב הלכה י״ג
« אֶלָּא שֶׁעַל מֵת בֵּין שָׂרַט בְּיָדוֹ בֵּין שָׂרַט בִּכְלִי לוֹקֶה. לַעֲבוֹדַת כּוֹכָבִים בִּכְלִי חַיָּב מַלְקוֹת בְּיָדוֹ פָּטוּר » רמב״ם הלכות עבודה זרה וחוקות הגויים פרק י״ב הלכה י״ג
« וְכַמָּה שִׁעוּר הַקָּרְחָה כְּדֵי שֶׁיֵּרָאֶה מֵרֹאשׁוֹ כִּגְרִיס פָּנוּי בְּלִי שֵׂעָר » רמב״ם הלכות עבודה זרה וחוקות הגויים פרק י״ב הלכה ט״ו
« וְחַיָּב עַל כָּל הָרֹאשׁ כְּבֵין הָעֵינַיִם » רמב״ם הלכות עבודה זרה וחוקות הגויים פרק י״ב הלכה ט״ו
« הַקֹּרֵחַ רֹאשׁוֹ אוֹ הַשּׂוֹרֵט בִּבְשָׂרוֹ עַל בֵּיתוֹ שֶׁנָּפַל וְעַל סְפִינָתוֹ שֶׁנִּטְבְּעָה בַּיָּם פָּטוּר וְאֵינוֹ לוֹקֶה אֶלָּא עַל הַמֵּת בִּלְבַד אוֹ הַשּׂוֹרֵט לַעֲבוֹדַת כּוֹכָבִים » רמב״ם הלכות עבודה זרה וחוקות הגויים פרק י״ב הלכה ט״ז
Le RambamLe Choulhan AroukhLe sujet
פרק י״ב הלכה י״אשו״ע יו״ד ק״פ:א–בLa définition du tatouage, et les deux actes qu’il exige
פרק י״ב הלכה י״בשו״ע יו״ד ק״פ:חCinq entailles, cinq morts — et l’avertissement pour chacune
פרק י״ב הלכה י״גשו״ע יו״ד ק״פ:ה–וגדידה et שריטה sont une ; la main et l’instrument
פרק י״ב הלכה ט״ושו״ע יו״ד ק״פ:ט–יLa calvitie, sa mesure et son décompte
פרק י״ב הלכה ט״זשו״ע יו״ד ק״פ:י״אCe qui n’est pas un mort ; et celui qui le fait à autrui

8. Cas pratiques modernes

Cas 1 — Se faire tatouer aujourd’hui

Le seif 1 donne la définition, et elle est technique : une entaille, puis un remplissage par une matière qui marque. Le tatouage moderne fait les deux d’un même geste. Le seif 2 ajoute que celui à qui on le fait est exempt — mais le Chakh au ס״ק ד tire du siman suivant qu’un interdit demeure même sans avoir aidé, et le Baer Hetev le reprend. Pour l’application à ta situation, consulte ton Rav.

Cas 2 — Faut-il des lettres ?

Le Pit’hei Techouva ouvre la question au nom du Meïl Tsedaka : la peine suppose-t-elle une écriture à proprement parler, ou toute marque suffit-elle ? Il conclut qu’il faut de vraies lettres — mais qu’une seule suffit. Et il prend soin d’ajouter que la permission de la cendre, au seif 3, ne prouve rien contre lui : elle pourrait n’écarter que la peine, l’interdit rabbinique demeurant. C’est une entrée sur la peine, non sur la permission. Pour l’application à ta situation, consulte ton Rav.

Cas 3 — Une marque posée pour soigner

Le seif 3 permet la cendre de foyer sur une plaie, et le Taz étend la permission à la cendre dure qui creuse la place de la plaie et dont la trace se voit encore longtemps après. La raison est unique et elle est donnée par le Chakh : la plaie prouve d’elle-même qu’il n’agit pas selon un usage des nations mais pour se soigner. Ce que ce seif règle, c’est donc un cas où la marque accompagne un soin. Pour l’application à ta situation, consulte ton Rav.

Cas 4 — Se frapper de douleur

Le seif 7 donne deux avis sans trancher : celui qui se frappe la chair jusqu’au sang, pour un mort, est permis selon l’un, interdit selon l’autre. Le Taz rapporte l’épisode d’où sort la discussion — Rabbi Akiva sur Rabbi Éliézer — et la lecture qui l’écarte : ce n’était pas pour le mort mais pour la Torah perdue. Le Chakh en tire la ligne : celui qui interdit ne parle que de l’acte fait pour le mort ; fait pour la Torah d’un grand qui s’en est allé, il demeure permis. Pour l’application à ta situation, consulte ton Rav.

Cas 5 — S’arracher les cheveux au moment du deuil

Le seif 9 fixe la mesure de la peine, et rapporte un avis qui interdit dès un seul cheveu. La glose du seif 12 ajoute une instruction pratique qui ne suppose aucune mesure : il faut avertir de ne pas s’arracher les cheveux sur un mort, de peur d’en venir à la calvitie. Le Tour cite pour cela un Yerouchalmi, et le Beit Yossef rappelle que le Teroumat HaDéchen étend l’interdit même quand le mort n’est pas devant soi. Pour l’application à ta situation, consulte ton Rav.

Cas 6 — Une marque imposée à autrui

Le seif 4 exempte celui qui marque son esclave pour qu’il ne s’enfuie pas, et la glose ajoute qu’a priori c’est tout de même interdit. Le Pit’hei Techouva rapporte au nom du Noda BiYehouda que le seif traite d’un esclave circoncis et immergé, et que le partage se fait là. Le seif 11, lui, ne parle plus d’exemption du tout : celui qui le fait sur autrui est tenu, et celui qui s’y prête l’est avec lui dès qu’il agit sciemment. Pour l’application à ta situation, consulte ton Rav.

9. Synthèse du Siman 180

Une phrase. Trois marques faites au corps, et trois questions distinctes : le tatouage se juge sur ce qui est fait — une entaille remplie de couleur, et rien d’autre n’est requis ; l’entaille et la calvitie se jugent sur ce pour quoi elles sont faites — un mort, ou une idole, et rien d’autre ne rend tenu. Entre les deux, une ligne que le siman ne cesse de tracer : celle qui sépare ce dont on est tenu de ce qui est interdit, car l’exemption d’une peine n’a jamais été une permission.

Tableau-mémoire

SeifLa clauseCe qu’elle décide
1 « כתובת קעקע היינו ששורט על בשרו וממלא מקום השריטה בחול או דיו או שאר צבעונים הרושמים » שו״ע יו״ד ק״פ:א Le tatouage : entailler, puis remplir
2 « אם עושה כן על בשר חבירו אותו שנעשה לו פטור אא״כ סייע בדבר » שו״ע יו״ד ק״פ:ב Celui à qui on le fait est exempt, sauf s’il a aidé
3 « מותר ליתן אפר מקלה על מכתו » שו״ע יו״ד ק״פ:ג La cendre sur une plaie est permise
4 « הרושם על עבדו שלא יברח פטור » שו״ע יו״ד ק״פ:ד Marquer un esclave : exempt
4 « ונראה דלכתחילה מיהא אסור » רמ״א יו״ד ק״פ:ד Mais a priori interdit
5 « השורט בבשרו אינו חייב אא״כ עושה כן על מתו או לעבודת כוכבים » שו״ע יו״ד ק״פ:ה L’entaille ne rend tenu que pour un mort ou une idole
5 « אלא שעל מתו חייבים בין ביד בין בכלי ולעבודת כוכבים אינו חייב אלא בכלי » שו״ע יו״ד ק״פ:ה Le mort : main ou instrument. L’idole : instrument seul
6 « גדידה ושריטה על מת אסור אפילו שלא בפני המת » שו״ע יו״ד ק״פ:ו Même hors de la présence du mort
6 « ועל צער אחר שרי » רמ״א יו״ד ק״פ:ו Pour une autre peine : permis
7 « יש מי שאומר דדוקא שריטה אבל אם מכה בידו על בשרו עד שדמו שותת מותר ויש מי שאוסר » שו״ע יו״ד ק״פ:ז Se frapper jusqu’au sang : deux avis
8 « המשרט ה׳ שריטות על מת אחד או על ה׳ מתים שריטה אחת חייב ה׳ » שו״ע יו״ד ק״פ:ח Cinq entailles ou cinq morts : cinq peines
9 « קרחה הוא שתולש משער ראשו על המת בכל מקום בראש בין ביד בין בסם » שו״ע יו״ד ק״פ:ט La calvitie : arracher, par la main ou par un dépilatoire
9 « ושיעורו כדי שיראה מראשו כגריס פנוי בלא שיער » שו״ע יו״ד ק״פ:ט Sa mesure : un gris dégarni
9 « וי״א שתי שערות ויש מי שאומר דאיסורא איכא אפי׳ בשער א׳ » שו״ע יו״ד ק״פ:ט Deux cheveux selon certains ; un interdit dès un cheveu selon un avis
10 « קרח קרחה אחת על ה׳ מתים אינו חייב אלא אחת אבל אם קרח ה׳ קרחות על מת א׳ חייב על כל או״א » שו״ע יו״ד ק״פ:י Une calvitie pour cinq morts : une seule peine
11 « הקורח בראשו של חבירו והמשרט בבשר חבירו וחבירו מסייע אם שניהם מזידים שניהם לוקים אחד שוגג ואחד מזיד המזיד לוקה » שו״ע יו״ד ק״פ:י״א Le faire à autrui : les deux tenus s’ils sont intentionnels
12 « גם הנשים מוזהרות בבל יקרחו » שו״ע יו״ד ק״פ:י״ב Les femmes sont dans בל יקרחו
12 « וכל שכן בבל ישרטו » רמ״א יו״ד ק״פ:י״ב Et à plus forte raison dans בל ישרטו

Questions de compréhension

  1. Le seif 1 définit le tatouage par deux actes. Lesquels, et que se passe-t-il si l’un manque ?
  2. Le Chakh, au ס״ק א, ajoute quelque chose au nom du Bach. Quoi, et pourquoi cela ne change-t-il rien à la définition ?
  3. Pourquoi la cendre de foyer est-elle permise sur une plaie, alors que la guemara commence par l’interdire ?
  4. Le seif 5 distingue la main et l’instrument. Pour lequel des deux motifs, et dans quel sens ?
  5. Le seif 7 rapporte deux avis. Sur quel épisode talmudique reposent-ils, et comment le Chakh les concilie-t-il ?
  6. Le seif 9 donne une mesure, puis une deuxième, puis une proposition qui n’est plus une mesure. Restitue les trois.
  7. Que dit le Pit’hei Techouva sur la nécessité de lettres, et quelle réserve pose-t-il sur le seif 3 ?
  8. Le seif 2 exempte, et le Chakh au ס״ק ד interdit tout de même. D’où tire-t-il cet interdit ?

Pour aller plus loin

Si tu veux approfondir ce siman :
Les sources de ce niveau sont consultables sur Sefaria :
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DAAT · הרב יוסף חיים סממה
תלמיד חכם · מעביר שיעורים בהלכה ובחסידות
סימן ק״פ · Niveau 1 — Initiation · איסור כתובת קעקע וקריחה על מת
daattorah.com

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