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DAAT · NIVEAU 1 — INITIATION

Siman 182 — Un homme ne portera pas un vêtement de femme

Six seifim : le poil ôté, le vêtement de l’autre sexe, le cheveu blanc arraché et le miroir
יורה דעה · סימן קפ״ב
דברים האסורים משום לא ילבש גבר שמלת אשה
🌱 Niveau Initiation · מתחילים
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Le titre du siman le dit : דברים האסורים משום לא ילבש גבר שמלת אשה — les choses interdites au titre du verset. Le Choulhan Aroukh annonce ובו ו׳ סעיפים, et les six ne parlent presque pas de vêtement : quatre traitent du poil qu’un homme ôte de son corps, le cinquième seul traite du vêtement de l’autre sexe, et le sixième revient au poil — le cheveu blanc arraché, la teinture — pour finir sur le miroir.

Sujet : לא ילבש גבר · מעביר שער · תיקוני אשה · טומטום ואנדרוגינוס · מראה
Source : שולחן ערוך יורה דעה סימן קפ״ב

Compilation : הרב יוסף חיים סממה
DAAT · daattorah.com

📑 Plan de l’étude

1. Le texte du Choulhan Aroukh : les six seifim
2. D’où vient l’interdit : le Rambam, le Tour et l’extension du verset
3. Le vocabulaire du siman
4. Le tableau : ce qui est interdit, ce qui est permis
5. L’appareil : le Chakh (8 ס״ק), le Taz (7), le Baer Hetev (5)
6. Le Rambam : הלכות עבודה זרה וחוקות הגויים, chapitre י״ב
7. Cas pratiques modernes
8. Synthèse et questions de compréhension

1. Le texte du Choulhan Aroukh — les six seifim

Le siman se lit en deux blocs. Les seifim 1 à 4 portent sur le poil du corps : l’interdit et sa mesure, le cas de celui qui se rase entièrement, le grattement avec la main ou avec le vêtement, et celui qui souffre. Les seifim 5 et 6 portent sur l’apparence : le vêtement et la parure de l’autre sexe, puis trois gestes d’un homme sur lui-même — arracher un cheveu blanc, teindre en noir, se regarder dans un miroir.

Seif א — le poil de l’aisselle et du pubis, et la mesure de l’interdit

דברים האסורים משום לא ילבש גבר שמלת אשה. ובו ו׳ סעיפים:
המעביר שער בית השחי ובית הערוה אפילו במספרים כעין תער היו מכין אותו מכת מרדות בד״א במקום שאין מעבירין אותו אלא נשים כדי שלא יתקן עצמו תיקון נשים אבל במקום שמעבירין אותו גם האנשים אם העביר אין מכין אותו: הגה ואפילו לכתחילה שרי (ר״ן פ״ב דעבודת כוכבים) רק החברים נמנעים בכ״מ (שם ובב״י בשם נ״י) (וע״ל סימן קנ״ו): ומותר להעביר שער (שאר) אברים במספרים בכל מקום :
Titre du siman : les choses interdites au titre de « un homme ne portera pas un vêtement de femme » ; et il comporte six seifim.

Celui qui ôte le poil de l’aisselle et du pubis, même avec des ciseaux à la manière d’un rasoir — on le frappait de coups de rébellion. Dans quel cas ? Là où seules les femmes l’ôtent, afin qu’il ne s’arrange pas de l’arrangement des femmes ; mais là où les hommes aussi l’ôtent, s’il l’a ôté on ne le frappe pas.

Glose : et même a priori c’est permis (Ran, deuxième chapitre du traité de l’idolâtrie), seuls les ‘havérim s’en abstiennent en tout lieu (ibid., et Beit Yossef au nom du Nimoukeï Yossef) (et voir plus haut siman 156). Et il est permis d’ôter le poil des (autres) membres avec des ciseaux, en tout lieu.
Trois étages dans un seul seif. D’abord l’interdit, et il n’est pas de la Torah : la peine est une makat mardout, celle des interdits rabbiniques. Ensuite sa mesure, et elle est locale : l’interdit ne tient que là où ce geste est un geste de femme. Enfin la glose, qui tire la conséquence — là où les hommes le font aussi, c’est permis même a priori, et seuls ceux qui se sont astreints à une conduite plus stricte s’en abstiennent partout.

Seif ב — celui qui se rase entièrement

מי שמגלח כל שיער שבו מראשו ועד רגליו י״א שמותר לו לגלח גם של בית השחי ובית הערוה:
Celui qui rase tout le poil qui est sur lui, de sa tête à ses pieds — certains disent qu’il lui est permis de raser aussi celui de l’aisselle et du pubis.
Et la raison n’est pas dans le seif. Elle est dans le Tour et le Chakh la reprend : celui qui se rase de la sorte ne s’embellit pas, il s’enlaidit — un tel rasage ne peut donc pas être un arrangement de femme. Le Chakh ajoute au ס״ק ד une précision de lecture qui évite une contradiction avec le siman précédent : « de sa tête » ne se prend pas au pied de la lettre.

Seif ג — la main et le vêtement

אסור לחוך בידו בשער בית השחי ובית הערוה כדי להשירו אבל מותר לחוך בבגדו להשירו:
Il est interdit de gratter avec sa main le poil de l’aisselle et du pubis afin de le faire tomber ; mais il est permis de gratter avec son vêtement afin de le faire tomber.
Le seif distingue l’instrument. Le résultat est le même — le poil tombe — et pourtant la main est interdite et le vêtement permis. La raison n’est pas donnée ici, et c’est ce silence qui ouvre la longue discussion du Taz et du Chakh sur ce que Rachi et les Tossefot disent exactement, et sur la place du pubis dans cette règle.

Seif ד — celui qui souffre

מי שיש לו חטטין בבית השחי ובית הערוה ומצטער מצד השער מותר להעבירו:
Celui qui a des croûtes à l’aisselle et au pubis et qui souffre à cause du poil — il lui est permis de l’ôter.
Quatre mots qui confirment le principe. Si l’interdit portait sur l’acte d’ôter, la souffrance n’y changerait rien. Il porte sur l’intention de s’arranger comme une femme, et la souffrance la déplace : celui qui ôte pour ne plus souffrir ne s’arrange pas. C’est la même logique que le seif 2, par un autre chemin.

Seif ה — la parure de l’autre sexe

לא תעדה אשה עדי האיש כגון שתשים בראשה מצנפת או כובע או תלבש שריון וכיוצא בו (ממלבושי האיש לפי מנהג המקום ההוא) (טור) או שתגלח ראשה כאיש ולא יעדה איש עדי אשה כגון שילבש בגדי צבעונים וחלי זהב במקום שאין לובשין אותם הכלים ואין משימין אותו החלי אלא נשים: הגה ואפילו באחד מן הבגדים אסור אף על פי שניכרים בשאר בגדיהם שהוא איש או אשה (ב״י) טומטום ואנדרוגינוס אסורים להתעטף כאשה:
Une femme ne se parera pas de la parure de l’homme — par exemple en mettant sur sa tête un turban ou un chapeau, ou en revêtant une cotte de mailles et ce qui y ressemble (parmi les vêtements de l’homme selon l’usage de ce lieu-là) (Tour) —, ou en rasant sa tête comme un homme. Et un homme ne se parera pas de la parure de la femme — par exemple en revêtant des vêtements de couleur et un bijou d’or, dans un lieu où seules les femmes portent ces vêtements et mettent ce bijou.

Glose : et même dans un seul des vêtements c’est interdit, bien qu’on les reconnaisse au reste de leurs vêtements comme homme ou comme femme (Beit Yossef). Un toumtoum et un androgyne, il leur est interdit de s’envelopper comme une femme.
Le mot qui commande le seif est עדי — la parure. Ce n’est pas « porter » mais « se parer » : le seif énumère des objets de parure, et il précise aussitôt que tout dépend de l’usage du lieu. La glose ajoute la mesure — un seul vêtement suffit —, et le Taz explique pourquoi cette clause-là emporte des coups là où le poil de l’aisselle n’en emportait pas.

Seif ו — le cheveu blanc, la teinture et le miroir

אסור (לאיש) ללקט אפילו שער אחד לבן מתוך השחורות משום לא ילבש גבר וכן אסור לאיש לצבוע (שערות לבנות שיהיו) (ב״י) שחורות אפילו שערה אחת וכן אסור לאיש להסתכל במראה (וע״ל סימן קנ״ו):
Il est interdit (à un homme) d’arracher même un seul cheveu blanc parmi les noirs, au titre de « un homme ne portera pas » ; et de même il est interdit à un homme de teindre (des cheveux blancs, afin qu’ils soient) (Beit Yossef) noirs, même un seul cheveu ; et de même il est interdit à un homme de se regarder dans un miroir (et voir plus haut siman 156).
Trois gestes, une seule raison. Arracher le blanc, teindre le blanc en noir, se regarder — aucun des trois n’est un vêtement, et les trois sont rangés sous « un homme ne portera pas ». C’est la lecture que le Chakh pose dès le ס״ק א : le verset ne vise pas seulement le vêtement mais tout arrangement de femme fait pour la beauté. Le Taz relève au ס״ק ז le revers de la teinture, qui est une permission entière : du noir vers le blanc, c’est permis même a priori.
Les six seifim tiennent à une seule question : ce geste est-il un arrangement de l’autre sexe ? Ce n’est pas l’acte qui est jugé mais ce qu’il fait de celui qui l’accomplit — et c’est pourquoi le même geste change de statut selon le lieu (seif 1), selon l’étendue (seif 2), selon l’instrument (seif 3), selon la souffrance (seif 4) et selon l’usage du pays (seif 5).

2. D’où vient l’interdit — le Rambam, le Tour et l’extension du verset

Le verset ne parle que d’un vêtement. Le Chakh explique dès sa première note comment le siman en tire six seifim dont un seul porte sur le vêtement : les sages ont lu le verset non comme une règle sur l’habit mais comme une règle sur l’arrangement.

« משום לא ילבש גבר שמלת אשה שדרשו חז״ל דלאו דוקא שמלת אשה אלא ה״ה שאר תיקוני אשה לנוי וליופי » (ש״ך יו״ד קפ״ב ס״ק א)
« היו מכין. משום לא ילבש גבר שמלת אשה שדרשו חז״ל דלאו דוקא שמלת אשה אלא ה״ה שאר תיקוני אשה לנוי וליופי » (באר היטב יו״ד קפ״ב ס״ק א)
תיקוני אשה — les arrangements de femme. C’est le terme que le Chakh emploie pour dire ce que le verset vise réellement. Un vêtement en est un, mais un poil ôté en est un aussi, et un cheveu blanc arraché, et un miroir consulté. Ce qui les réunit est la finalité : לנוי וליופי — pour l’agrément et pour la beauté.

Le Rambam range ces règles dans les lois des usages des nations, au chapitre douze, immédiatement après les coins de la tête et de la barbe. Sa halakha 9 est le seif 1 du siman ; sa halakha 10 est les seifim 5 et 6.

« הַעֲבָרַת הַשֵּׂעָר מִשְּׁאָר הַגּוּף כְּגוֹן בֵּית הַשֶּׁחִי וּבֵית הָעֶרְוָה אֵינוֹ אָסוּר מִן הַתּוֹרָה אֶלָּא מִדִּבְרֵי סוֹפְרִים וְהַמַּעֲבִירוֹ מַכִּין אוֹתוֹ מַכַּת מַרְדּוּת. בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים בְּמָקוֹם שֶׁאֵין מַעֲבִירִין אוֹתוֹ אֶלָּא נָשִׁים כְּדֵי שֶׁלֹּא יְתַקֵּן עַצְמוֹ תִּקּוּן נָשִׁים. אֲבָל בְּמָקוֹם שֶׁמַּעֲבִירִין הַשֵּׂעָר הַנָּשִׁים וַאֲנָשִׁים אִם הֶעֱבִיר אֵין מַכִּין אוֹתוֹ. וּמֻתָּר לְהַעֲבִיר שְׂעַר שְׁאָר אֵיבָרִים בְּמִסְפָּרַיִם בְּכָל מָקוֹם: » (רמב״ם הלכות עבודה זרה וחוקות הגויים פרק י״ב הלכה ט)
« לֹא תַּעֲדֶה אִשָּׁה עֲדִי הָאִישׁ כְּגוֹן שֶׁתָּשִׂים בְּרֹאשָׁהּ מִצְנֶפֶת אוֹ כּוֹבַע אוֹ תִּלְבַּשׁ שִׁרְיוֹן וְכַיּוֹצֵא בּוֹ אוֹ שֶׁתְּגַלֵּחַ רֹאשָׁהּ כְּאִישׁ. וְלֹא יַעֲדֶה אִישׁ עֲדִי אִשָּׁה כְּגוֹן שֶׁיִּלְבַּשׁ בִּגְדֵי צִבְעוֹנִין וַחֲלִי זָהָב בְּמָקוֹם שֶׁאֵין לוֹבְשִׁין אוֹתָן הַכֵּלִים וְאֵין מְשִׂימִים אוֹתוֹ הַחֲלִי אֶלָּא נָשִׁים הַכּל כְּמִנְהַג הַמְּדִינָה. אִישׁ שֶׁעָדָה עֲדִי אִשָּׁה וְאִשָּׁה שֶׁעָדְתָה עֲדִי אִישׁ לוֹקִין. » (רמב״ם הלכות עבודה זרה וחוקות הגויים פרק י״ב הלכה י)
« הַמְלַקֵּט שְׂעָרוֹת לְבָנוֹת מִתּוֹךְ הַשְּׁחוֹרוֹת מֵרֹאשׁוֹ אוֹ מִזְּקָנוֹ מִשֶּׁיְּלַקֵּט שַׂעֲרָה אַחַת לוֹקֶה מִפְּנֵי שֶׁעָדָה עֲדִי אִשָּׁה. וְכֵן אִם צָבַע שְׂעָרוֹ שָׁחוֹר מִשֶּׁיִּצְבַּע שֵׂעָר לְבָנָה אַחַת לוֹקֶה. » (רמב״ם הלכות עבודה זרה וחוקות הגויים פרק י״ב הלכה י)
« טֻמְטוּם וְאַנְדְּרוֹגִינוּס אֵינוֹ עוֹטֵף כְּאִשָּׁה וְלֹא מְגַלֵּחַ רֹאשׁוֹ כְּאִישׁ וְאִם עָשָׂה כֵּן אֵינוֹ לוֹקֶה: » (רמב״ם הלכות עבודה זרה וחוקות הגויים פרק י״ב הלכה י)
Une différence de degré que le Rambam écrit et que le seif garde. Pour le poil du corps, le Rambam dit expressément אֵינוֹ אָסוּר מִן הַתּוֹרָה אֶלָּא מִדִּבְרֵי סוֹפְרִים et la peine est une makat mardout. Pour la parure de l’autre sexe, il écrit לוֹקִין — on est fouetté, c’est-à-dire que l’interdit est de la Torah. Le Taz, au ס״ק ו, donne le critère de cet écart : ce qui distingue visiblement un homme d’une femme relève du verset lui-même ; ce qui ne se voit pas en public n’est interdit que de rabbinique.
« ואפילו באחד מן הבגדים כו׳. מבואר בבית יוסף דבזה יש מלקות כיון דניכר ההבדל בין איש לאשה משא״כ בהעברת שער בית השחי דאינו ניכר בפרהסיא על כן אין אסור אלא מדרבנן: » (ט״ז יו״ד קפ״ב ס״ק ו)

Le Tour, enfin, est la source directe des seifim 1 à 4 et il y rapporte trois avis là où le seif n’en garde qu’un. C’est l’objet du niveau 2.

« העברת תער בשאר הגוף ובית השחי ובית הערוה פר״ת שדינן שוה שאסורין בתער ומותרין במספריים וי״א דוקא בשאר הגוף מותר במספריים אבל של בית השחי ושל בית הערוה אסורין אפי׳ במספריים וכן הוא מסקנת א״א הרא״ש ז״ל » (טור יו״ד קפ״ב)
« אסור לחככו בידו כדי להסירו אבל מותר לחככו בבגדו להסירו » (טור יו״ד קפ״ב)
« כתבו הגאונים מי שמגלח כל שער שבו מראשו ועד רגלו שמותר לו לגלח גם של בית השחי ובית הערוה דכיון שמגלח כל גופו אין זה יפוי אדרבה ניוול הוא אלא שלשם רפואה מגלח » (טור יו״ד קפ״ב)
« כתב הרמב״ם שלא אסרו העברת שער אלא במקום שאין מעבירין אותו אלא הנשים שלא יתקן עצמו בתיקון נשים אבל במקום שמעבירים האנשים השער אם העבירו אין מכין אותו: » (טור יו״ד קפ״ב)
« לא תלבש אשה בגדים המיוחדין לאיש לפי מנהג המקום לא תגלח אשה כאיש לא ילבש איש בגדי אשה » (טור יו״ד קפ״ב)
« ואם ליקט שער לבן מתוך השחור חייב משום ולא ילבש גבר שמלת אשה ואפי׳ בשער אחד ומטעם זה אסור להסתכל במראה לפי שהוא תכשיט בנשים אם לא לצורך כדפרי׳ לעיל » (טור יו״ד קפ״ב)
« וכ״כ הרמב״ם גבי צבע מי ששערו שחור וצבעו לבן חייב אפי׳ בשער אחד: » (טור יו״ד קפ״ב)

3. Le vocabulaire du siman

TermeSens
לא ילבש גבר שמלת אשהLe verset dont le siman porte le nom ; les sages l’étendent à tout arrangement de femme.
מעביר שערÔter le poil — le sujet des quatre premiers seifim.
בית השחי ובית הערוהL’aisselle et le pubis, les deux endroits que le seif nomme.
כעין תער« À la manière d’un rasoir » : des ciseaux qui coupent au ras — le Chakh précise au ס״ק ג que le rasoir même reste interdit.
מכת מרדותLa peine des interdits rabbiniques ; sa mention dit le degré de l’interdit du seif 1.
תיקוני אשהLes arrangements de femme : le terme du Chakh pour ce que le verset vise réellement.
חבריםCeux qui se sont astreints à une conduite plus stricte ; la glose dit qu’ils s’abstiennent en tout lieu.
חטטיןDes croûtes ou plaies ; leur présence, avec la souffrance, permet d’ôter le poil.
עדי האיש · עדי אשהLa parure de l’homme, la parure de la femme — le mot du seif 5 : se parer, non simplement porter.
טומטום ואנדרוגינוסDeux cas de doute sur le sexe ; la glose leur interdit de s’envelopper comme une femme, et le Chakh ajoute la seconde moitié de la règle.
מראהLe miroir ; le seif 6 l’interdit à un homme et renvoie au siman 156.

4. Le tableau — ce qui est interdit, ce qui est permis

Le casVerdictSource
Ôter le poil de l’aisselle ou du pubis là où seules les femmes le fontInterdit — makat mardoutשו״ע יו״ד קפ״ב:א
Le même geste là où les hommes le font aussiPermis, même a prioriרמ״א יו״ד קפ״ב:א
Les ‘havérim, en tout lieuS’en abstiennentרמ״א יו״ד קפ״ב:א
Ôter le poil des autres membres avec des ciseauxPermis partoutשו״ע יו״ד קפ״ב:א
Le rasoir lui-mêmeInterdit — le Chakhש״ך יו״ד קפ״ב ס״ק ג
Celui qui rase tout son corpsCertains permettentשו״ע יו״ד קפ״ב:ב
Gratter avec la main pour faire tomber le poilInterditשו״ע יו״ד קפ״ב:ג
Gratter avec le vêtementPermisשו״ע יו״ד קפ״ב:ג
Celui qui a des plaies et souffre du poilPermis d’ôterשו״ע יו״ד קפ״ב:ד
La femme qui met un vêtement d’homme pour se parerInterditשו״ע יו״ד קפ״ב:ה
L’homme qui met un vêtement de femme pour se parerInterditשו״ע יו״ד קפ״ב:ה
Un seul vêtement, alors qu’on reste reconnaissableInterditרמ״א יו״ד קפ״ב:ה
Le faire contre le froid, la chaleur ou la pluieLe Taz : sans interdit ; le Bah interditט״ז יו״ד קפ״ב ס״ק ד
Un toumtoum ou un androgyne qui s’enveloppe comme une femmeInterditרמ״א יו״ד קפ״ב:ה
Arracher un cheveu blanc parmi les noirsInterdit, même une seuleשו״ע יו״ד קפ״ב:ו
Teindre du blanc en noirInterdit, même une seuleשו״ע יו״ד קפ״ב:ו
Teindre du noir en blancPermis, même a priori — le Tazט״ז יו״ד קפ״ב ס״ק ז
Un homme qui se regarde dans un miroirInterditשו״ע יו״ד קפ״ב:ו

5. L’appareil — Chakh, Taz, Baer Hetev

Vingt entrées d’appareil pour six seifim : huit ס״ק du Chakh, sept du Taz et cinq du Baer Hetev. Elles sont toutes données ici, dans l’ordre.

Le Chakh — huit ס״ק

« משום לא ילבש גבר שמלת אשה שדרשו חז״ל דלאו דוקא שמלת אשה אלא ה״ה שאר תיקוני אשה לנוי וליופי » (ש״ך יו״ד קפ״ב ס״ק א)
« נתבאר דאסור לאיש להסתכל במראה משום לא ילבש גבר שמלת אשה ע״ש: » (ש״ך יו״ד קפ״ב ס״ק א)
« ואפילו לכתחלה שרי. במקום שמעבירים אותו גם האנשים: » (ש״ך יו״ד קפ״ב ס״ק ב)
« במספרים. כעין תער אבל לא בתער: » (ש״ך יו״ד קפ״ב ס״ק ג)
« מראשו כו׳. ל״ד דהא נתבאר בסי׳ שלפני זה דאסור להקיף ראשו וזקנו אלא ר״ל מראש גופו עד סוף גופו. פרישה: » (ש״ך יו״ד קפ״ב ס״ק ד)
« שמותר כו׳. דודאי לרפואה קמכוין דאי ליפוי אדרבה ניוול הוא לו ואפשר דאפילו במפרש דליפוי קא עביד לא משגחינן ביה אלא אמרינן ודאי לרפואה קעביד. ב״י וכ״כ הב״ח אלא שנראה מדבריו כחולק אמפרש דליפוי קעביד ע״ש: » (ש״ך יו״ד קפ״ב ס״ק ה)
« בבגדו כו׳. והב״ח כתב דמפירש״י משמע דוק׳ בית השחי אבל בית הערוה אסור אפילו על ידי בגד כדאמר רבי טרפון בריש פ׳ כל היד דכל המכניס ידו למטה מטיבורו תקצץ » (ש״ך יו״ד קפ״ב ס״ק ו)
« ולא משמע מידי והא דנקט שם רש״י בית השחי ה״ה בית הערוה וכ״כ התוספות שם דאבית השחי ובית הערוה קאי ומההיא דר״פ כל היד אין ראיה דאדרבה הא אמרינן התם דבמטלית עבה מותר שאינה מחממת: » (ש״ך יו״ד קפ״ב ס״ק ו)
« כ׳ הב״ח דיש היתר בב׳ דברים הא׳ שאין איסור אפילו בדבר שהוא נוי וקישוט אלא באשה הלובשת בגדי איש להתדמות לאיש ואיש הלובש בגדי אשה להתדמות לאשה לנוי וקישוט אבל אם לובשין כדי להגן מפני החמה או צנה וכיוצא בזה מותר. » (ש״ך יו״ד קפ״ב ס״ק ז)
« הב׳ דאף להתדמות אין איסור אלא בדברים שהן עשוין לנוי וקישוט כו׳ » (ש״ך יו״ד קפ״ב ס״ק ז)
« ע״ש שהאריך ואין דבריו מוכרחים כ״כ ומ״מ נראה דהיינו דוקא בתיקוני אשה אבל אם לובש ממש בגדי אשה עד שאינו ניכר שהוא איש וכן איפכא בכל ענין אסור » (ש״ך יו״ד קפ״ב ס״ק ז)
« וכ״כ הרא״מ בספר יראים דאסור ללבוש אפילו דרך עראי ובדרך שחוק שהרי לא חילק הכתוב » (ש״ך יו״ד קפ״ב ס״ק ז)
« ולפי שראיתי בני אדם לובשין במלבושי אשה וגם אשה במלבושי איש בדרך עראי במשתאות של חתן וכלה וגם בענינים הרבה כתבתי כן עכ״ל » (ש״ך יו״ד קפ״ב ס״ק ז)
« ולענין איסור לבישת גבר שמלת אשה בפורים האריך הב״ח כאן » (ש״ך יו״ד קפ״ב ס״ק ז)
« אסורים להתעטף כאשה. ולא יגלחו ראשם כאיש. כל בו ורמב״ם פרק י״ב מהלכות עבודת כוכבים דין י׳ והוא מפ״ד דבכורים: » (ש״ך יו״ד קפ״ב ס״ק ח)

Le ס״ק א renvoie au siman 156, seif 2, où l’interdit du miroir est déjà exposé ; le ס״ק ז termine en renvoyant à Orah Haïm, siman 696, pour la question de Pourim.

Le Taz — sept ס״ק

« לפי מה שכתב בית יוסף בשם הר״ר יונה העתקתיו סוף סימן קודם לזה משמע דבכל מקום בגוף אסור בתער והוא דלא כמאן בדעות שהביא הטור כאן: » (ט״ז יו״ד קפ״ב ס״ק א)
« שאר אברים במספרים. פי׳ כעין תער: » (ט״ז יו״ד קפ״ב ס״ק ב)
« גם בתוספות פרק שני נזירים שם כתוב דין זה בבית השחי ובבית הערוה אלא שברש״י שם כתוב בבעיא זו מהו לחוך דהיינו בבית השחי ולא זכר בית הערוה » (ט״ז יו״ד קפ״ב ס״ק ג)
« וכ׳ מו״ח ז״ל הטעם דבבית הערוה בלא״ה אסור מטעם הרהור כדאשכחן בפ׳ כל היד רבי טרפון אומר כל המכניס דו למטה מטבורו תקצץ » (ט״ז יו״ד קפ״ב ס״ק ג)
« ואין נראה מפירש״י שום ראיה דלעיל מיניה שם בבעי׳ מהו לגלח פירש״י ג״כ בבית השחי ושם ודאי הוה הבעי׳ גם אבית הערוה אע״כ דרש״י חדא מנייהו נקט » (ט״ז יו״ד קפ״ב ס״ק ג)
« ומההיא דר׳ טרפון ג״כ לאו ראיה דע״כ ההיא למטה מטבורו לאו ממש קאמר דא״כ תקשה לך מפ׳ כל כתבי ברבינו הקדוש שהיה נקרא כן משום שלא הכניס ידו למטה מאבנטו ואי דינא בכל אדם כן מאי רבותיה דרבינו הקדוש » (ט״ז יו״ד קפ״ב ס״ק ג)
« ודוחק לומר שהיה נזהר למטה מאבנטו שהוא טפי מלמטה מטבורו דזה אינו סברא כלל אלא פשוט לי דההוא דנקט לישנא מעליא » (ט״ז יו״ד קפ״ב ס״ק ג)
« וכן משמע שם בתוס׳ במקום שאמרו שם כריסו נבקעת כתבו הם מילתו נבקעת עכ״ל וכן אין נזהרין מזה רוב העולם רק שרבינו הקדוש היה קדוש ביותר ונזהר גם בזה » (ט״ז יו״ד קפ״ב ס״ק ג)
« ואסור לשלוח יד במבושיו שלא יבא לידי הרהור ואפי׳ מתחת טבורו לא יכניס ידו שמא יבא לידי הרהור » (ט״ז יו״ד קפ״ב ס״ק ג)
« הרי חלק אותם לב׳ בבות תחילה כתב אסור ובתחת טבורו כתב לא יכניס ולא כתב אסור אלא דבזה אין איסור רק מצד תוספת קדושה ואזהרה יתירה שמא יאחז ג״כ באמה וע״כ כ׳ תחילה שלא יבא לידי הרהור ואח״כ כתב שמא יבוא לידי הרהור: » (ט״ז יו״ד קפ״ב ס״ק ג)
« לא תעדה אשה. משמע דרך עידוי וקישוט אסור אבל אם עושה כן מפני החמה או צנה או גשמים אין איסור כן » (ט״ז יו״ד קפ״ב ס״ק ד)
« רמ״א דאפילו מפני שמחת פורים המנהג להתיר בזה ואף על גב דיש אוסרים » (ט״ז יו״ד קפ״ב ס״ק ד)
« ומו״ח ז״ל כתב שיש לאסור את זה והביא ראיה ממה שכתב ר״א ממיץ לאסור לעשות כן מפני שמחת חתן או כלה והשומע לאסור תבוא עליו ברכה כי יש הרבה מכשולות חס ושלום מזה כשהולכין ביחד בלי היכר איש או אשה: » (ט״ז יו״ד קפ״ב ס״ק ד)
« אלא נשים. מו״ח ז״ל כתב בשם רש״ל שאם הוא במקום שאין מעבירין אותו אפילו הנשים שאם הוא העביר אינו לוקה עכ״ל: » (ט״ז יו״ד קפ״ב ס״ק ה)
« ואפילו באחד מן הבגדים כו׳. מבואר בבית יוסף דבזה יש מלקות כיון דניכר ההבדל בין איש לאשה משא״כ בהעברת שער בית השחי דאינו ניכר בפרהסיא על כן אין אסור אלא מדרבנן: » (ט״ז יו״ד קפ״ב ס״ק ו)
« שערות לבנות שיהיו שחורות. שזהו נוי אשה אבל איפכא שהיו שחורות וצבע אותם לבנות שרי אפילו לכתחלה כ״כ ב״י ובטור יש כאן טעות סופר: » (ט״ז יו״ד קפ״ב ס״ק ז)

Le Baer Hetev — cinq ס״ק

« היו מכין. משום לא ילבש גבר שמלת אשה שדרשו חז״ל דלאו דוקא שמלת אשה אלא ה״ה שאר תיקוני אשה לנוי וליופי » (באר היטב יו״ד קפ״ב ס״ק א)
« שרי. במקום שמעבירין אותו גם האנשים: » (באר היטב יו״ד קפ״ב ס״ק ב)
« שמותר. דודאי לרפואה קמכוין דאי ליפוי אדרבה ניוול הוא לו ואפשר דאפי׳ במפרש דליפוי קא עביד לא משגחינן ביה אלא אמרינן ודאי לרפואה קעביד ב״י וכ״כ הב״ח רק שנראה מדבריו כחולק אמפרש דליפוי קעביד ע״ש ש״ך: » (באר היטב יו״ד קפ״ב ס״ק ג)
« עדי. כ׳ הט״ז משמע דרך עידוי וקישוט אסור אבל אם עושה כן מפני החמה או צנה וגשמים אין איסור והב״ח כ׳ שיש לאסור את זה והשומע לו תע״ב כי יש הרבה מכשולות ח״ו ע״י זה כשהולכים יחד בלי היכר איש ואשה ולענין » (באר היטב יו״ד קפ״ב ס״ק ד)
« לבנות. שזהו נוי אשה אבל איפכא שהיו שחורות וצבע אותם לבנות שרי אפילו לכתחלה כ״כ ב״י: » (באר היטב יו״ד קפ״ב ס״ק ה)

Les Nekoudot HaKessef et le Pit’hei Techouva

Deux ouvrages de l’appareil habituel de Yoré Déa ne commentent pas ce siman : les Nekoudot HaKessef et le Pit’hei Techouva. On les trouve l’un et l’autre ailleurs dans Yoré Déa — les Nekoudot HaKessef au siman 174 et au siman 176, le Pit’hei Techouva au siman 178 et au siman 181. Aucune entrée ne leur est donc attribuée ici, et il n’en sera pas formé pour compléter un tableau.

6. Le Rambam — הלכות עבודה זרה וחוקות הגויים, chapitre י״ב

Le RambamLe Choulhan AroukhLe sujet
פרק י״ב הלכה טשו״ע יו״ד קפ״ב:אLe poil du corps : rabbinique, makat mardout, et la mesure locale
פרק י״ב הלכה ישו״ע יו״ד קפ״ב:הLa parure de l’autre sexe, selon l’usage du pays — et l’on est fouetté
פרק י״ב הלכה ישו״ע יו״ד קפ״ב:וLe cheveu blanc arraché et la teinture en noir
פרק י״ב הלכה ירמ״א יו״ד קפ״ב:הLe toumtoum et l’androgyne — le Chakh renvoie expressément à cette halakha
Une clause du Rambam que la glose retourne. Le Rambam écrit du toumtoum et de l’androgyne qu’il ne s’enveloppe pas comme une femme et ne rase pas sa tête comme un homme, et ajoute que s’il l’a fait il n’est pas fouetté — car son sexe est un doute et l’on ne fouette pas sur un doute. La glose ne retient que la première moitié ; le Chakh, au ס״ק ח, rétablit la seconde et renvoie à cette halakha ainsi qu’au Kol Bo.
« אסורים להתעטף כאשה. ולא יגלחו ראשם כאיש. כל בו ורמב״ם פרק י״ב מהלכות עבודת כוכבים דין י׳ והוא מפ״ד דבכורים: » (ש״ך יו״ד קפ״ב ס״ק ח)
« טומטום ואנדרוגינוס אסורים להתעטף כאשה: » (רמ״א יו״ד קפ״ב:ה)

7. Cas pratiques modernes

Cas 1 — Ôter un poil du corps

Le seif 1 pose une règle et la glose en donne l’application : tout dépend de savoir si, dans ce lieu, ce geste est le fait des femmes seules. Le Rama écrit qu’où les hommes le font aussi, c’est permis même a priori, et ajoute que les ‘havérim s’en abstiennent partout. Le Chakh rappelle au ס״ק ג que la permission du seif porte sur des ciseaux à la manière d’un rasoir, non sur le rasoir. Question de Rav.

Cas 2 — Un rasage pour raison médicale

Le seif 4 permet à qui souffre, et le seif 2 permet à qui se rase entièrement. Le Chakh donne au ס״ק ה la raison, et elle est forte : dans un tel rasage on vise certainement le soin, car pour la beauté ce serait au contraire un enlaidissement — et il ajoute que même s’il déclare le faire pour la beauté, peut-être n’écoute-t-on pas sa déclaration. Question de Rav.

Cas 3 — Un vêtement de l’autre sexe

Le seif 5 mesure l’interdit à l’usage du lieu, et la glose ajoute qu’un seul vêtement suffit, même si l’on reste par ailleurs reconnaissable. Le Taz au ס״ק ו explique pourquoi cette clause est plus grave que celle du poil : la différence entre un homme et une femme y est visible. Question de Rav.

Cas 4 — Un déguisement de fête

La question est ancienne et l’appareil ne la tranche pas d’une seule voix. Le Taz au ס״ק ד rapporte que le Rama, en Orah Haïm, écrit que l’usage permet même à cause de la joie de Pourim, bien que certains interdisent ; puis il rapporte le Bah, qui interdit et qui appuie sur le Yereim, et le Taz conclut que celui qui écoute d’interdire, la bénédiction viendra sur lui. Le Chakh, au ס״ק ז, cite le Yereim dans le même sens et renvoie à Orah Haïm 696. Question de Rav.

Cas 5 — Le vêtement mis contre le froid ou la pluie

Le Taz au ס״ק ד tient que la clause vise la parure — דרך עידוי וקישוט — et que ce qui est mis contre la chaleur, le froid ou la pluie n’est pas visé. Le Bah, qu’il rapporte, interdit tout de même ; le Chakh au ס״ק ז écrit que les distinctions du Bah « ne sont pas forcées », et pose en tout cas une limite : des vêtements véritablement de l’autre sexe, au point qu’on ne reconnaisse plus qui les porte, sont interdits en toute manière. Question de Rav.

Cas 6 — La couleur des cheveux, et le miroir

Le seif 6 interdit à un homme d’arracher un cheveu blanc et de teindre le blanc en noir, fût-ce un seul cheveu. Le Taz au ס״ק ז et le Baer Hetev au ס״ק ה donnent le revers : du noir vers le blanc, c’est permis même a priori, car ce n’est pas là un agrément de femme. Quant au miroir, le seif l’interdit et renvoie au siman 156, où le Taz rappelle qu’on a permis de se faire couper les cheveux devant un miroir lorsqu’il y a nécessité. Question de Rav.

8. Synthèse du Siman 182

Une phrase. Le verset interdit à un homme le vêtement d’une femme ; les sages l’ont lu comme interdisant tout arrangement de l’autre sexe fait pour la beauté. De là les six seifim, et leur logique commune : le même geste est interdit ou permis selon ce qu’il signifie — selon le lieu, selon son étendue, selon son instrument, selon la douleur qui le motive, et selon l’usage du pays.

Tableau-mémoire

SeifLa clauseCe qu’elle décide
א « המעביר שער בית השחי ובית הערוה אפילו במספרים כעין תער היו מכין אותו מכת מרדות » (שו״ע יו״ד קפ״ב:א) L’interdit, et son degré : makat mardout
א « בד״א במקום שאין מעבירין אותו אלא נשים כדי שלא יתקן עצמו תיקון נשים אבל במקום שמעבירין אותו גם האנשים אם העביר אין מכין אותו: » (שו״ע יו״ד קפ״ב:א) Sa mesure : là où seules les femmes le font
א « ואפילו לכתחילה שרי (ר״ן פ״ב דעבודת כוכבים) רק החברים נמנעים בכ״מ » (רמ״א יו״ד קפ״ב:א) Là où les hommes le font aussi : permis même a priori
א « ומותר להעביר שער (שאר) אברים במספרים בכל מקום » (שו״ע יו״ד קפ״ב:א) Les autres membres, avec des ciseaux : permis partout
ב « מי שמגלח כל שיער שבו מראשו ועד רגליו י״א שמותר לו לגלח גם של בית השחי ובית הערוה: » (שו״ע יו״ד קפ״ב:ב) Celui qui se rase entièrement : certains permettent
ג « אסור לחוך בידו בשער בית השחי ובית הערוה כדי להשירו אבל מותר לחוך בבגדו להשירו: » (שו״ע יו״ד קפ״ב:ג) La main interdite, le vêtement permis
ד « מי שיש לו חטטין בבית השחי ובית הערוה ומצטער מצד השער מותר להעבירו: » (שו״ע יו״ד קפ״ב:ד) Les plaies et la souffrance permettent
ה « לא תעדה אשה עדי האיש כגון שתשים בראשה מצנפת או כובע או תלבש שריון וכיוצא בו » (שו״ע יו״ד קפ״ב:ה) La femme qui se pare de la parure de l’homme
ה « (ממלבושי האיש לפי מנהג המקום ההוא) » (שו״ע יו״ד קפ״ב:ה) Et tout selon l’usage du lieu
ה « או שתגלח ראשה כאיש ולא יעדה איש עדי אשה כגון שילבש בגדי צבעונים וחלי זהב במקום שאין לובשין אותם הכלים ואין משימין אותו החלי אלא נשים: » (שו״ע יו״ד קפ״ב:ה) L’homme qui se pare de la parure de la femme
ה « ואפילו באחד מן הבגדים אסור אף על פי שניכרים בשאר בגדיהם שהוא איש או אשה » (רמ״א יו״ד קפ״ב:ה) Un seul vêtement suffit
ה « טומטום ואנדרוגינוס אסורים להתעטף כאשה: » (רמ״א יו״ד קפ״ב:ה) Le toumtoum et l’androgyne
ו « אסור (לאיש) ללקט אפילו שער אחד לבן מתוך השחורות משום לא ילבש גבר » (שו״ע יו״ד קפ״ב:ו) Le cheveu blanc arraché, même un seul
ו « וכן אסור לאיש לצבוע (שערות לבנות שיהיו) » (שו״ע יו״ד קפ״ב:ו) La teinture du blanc
ו « שחורות אפילו שערה אחת וכן אסור לאיש להסתכל במראה » (שו״ע יו״ד קפ״ב:ו) En noir — et le miroir

Questions de compréhension

  1. Le verset parle d’un vêtement et le siman n’en traite qu’à un seul seif. Comment le Chakh explique-t-il cette extension, et par quel mot la nomme-t-il ?
  2. Le seif 1 précise « dans quel cas ». Que change cette précision au statut de l’interdit ?
  3. Quelle est la différence entre l’interdit du seif 1 et celui du seif 5 quant à la peine, et quel critère le Taz donne-t-il de cette différence ?
  4. Le seif 2 permet à celui qui rase tout son corps. Quelle raison le Chakh donne-t-il, et jusqu’où va-t-il avec celui qui déclare agir pour la beauté ?
  5. Le Chakh, au ס״ק ד, écrit que « de sa tête » n’est pas à prendre à la lettre. Pourquoi, et quel siman l’y oblige ?
  6. Le seif 3 permet le vêtement et interdit la main. Quelle question le Bah pose-t-il sur le pubis, et comment le Chakh et le Taz y répondent-ils ?
  7. Le Bah donne deux permissions dans le seif 5. Quelles sont-elles, et que le Chakh en retient-il ?
  8. Sur le déguisement de fête, trois voix se font entendre. Restitue-les, avec la conclusion du Taz.
  9. Le seif 6 interdit de teindre en noir. Qu’en est-il du sens inverse, et quel témoignage le Taz ajoute-t-il sur le texte du Tour ?
  10. Le Chakh, au ס״ק ח, ajoute une clause que la glose n’a pas reprise. Laquelle, et d’où la tire-t-il ?

Pour aller plus loin

Si tu veux approfondir ce siman :
Les sources de ce niveau sont consultables sur Sefaria :
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DAAT · הרב יוסף חיים סממה
תלמיד חכם · מעביר שיעורים בהלכה ובחסידות
סימן קפ״ב · Niveau 1 — Initiation · דברים האסורים משום לא ילבש גבר שמלת אשה
daattorah.com

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