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סימן ר״גSiman 203

Yoreh De’ah · Nedarim

Siman 203 — Ce qui est louable et ce qui est méprisable dans les vœux

Sept seifim, et un traité entièrement neuf. Les simanim qui précèdent parlaient d’eau, de pureté et de ce qui s’interpose entre l’eau et l’objet ; celui-ci ne parle plus que de la parole et de ce qu’elle engage. Il commence par un blâme sans appel — quiconque voue, même s’il accomplit, est appelé impie — et finit par une louange mesurée : le vœu qui corrige un défaut est une haie pour l’abstinence, à condition qu’on n’en fasse pas une habitude. (Choulhan Aroukh, Yoreh De’ah 203 — 7 seifim)

אל תהי רגיל בנדרים כל הנודר אף ע״פ שמקיימו נקרא רשע ונקרא חוטא

Ne prends pas l’habitude des vœux. Quiconque fait un vœu — même s’il l’accomplit — est appelé impie, et il est appelé fauteur. Le siman s’ouvre sur le blâme, et le blâme ne dépend pas de l’accomplissement : c’est sur la parole donnée qu’il porte.

Choulhan Aroukh, Yoreh De’ah 203:1

Les 4 niveaux d’étude

NIVEAU 01

רמת המתחיל

Base — Débutant & Intermédiaire

Le texte hébreu des sept seifim avec une traduction française fluide : le blâme du vœu même tenu, le registre qui s’ouvre sur le retard, l’autel privé et la déliaison, la tsedaka et les mots « sans vœu », le temps de détresse, le vœu qui aiguillonne et le vœu comme haie — avec les vingt entrées du Chakh, du Taz, du Baer Hetev et du Pit’hei Techouva, citées une par une, la guemara de נדרים, le Tour, le Beit Yossef et le Rambam.

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NIVEAU 02

רמת הלמדן

Lamdan — Talmid Hakham

Pilpoul : la ‘hakira du Taz entre racha et ḥoté, la lecture de Rachi et celle du Ran sur l’autel privé, les deux derachot du Yerouchalmi et la ma’hloket de Rabbi Méïr et Rabbi Yehouda, le débat du Beit Yossef et du Ba’h sur « jusqu’à ce qu’il l’ait », la déliaison du serment, la remarque du Chakh sur « j’étudierai », et la question laissée ouverte par le Pit’hei Techouva.

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NIVEAU 03

חזרה וסיכום

Synthèse — Révision

Le tableau-maître des sept seifim, les trois degrés du vœu, le remède de la déliaison et ses deux exceptions, la tsedaka pas à pas, les positions sur les points discutés, le vocabulaire, les règles d’or et les pièges classiques.

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NIVEAU 04

הלכה למעשה

Halakha lema‘assé — Psak

La halakha pratique selon le ש״ך, le ט״ז, le באר היטב et le פתחי תשובה, puis les cas contemporains : la collecte, la promesse de don, la résolution d’étude, la conduite adoptée, le vœu déjà prononcé. Note : les נקודות הכסף ne commentent pas ce siman, et l’ערוך השולחן ne nous est pas accessible ici. Note également : l’Admour HaZaken n’a pas écrit de Choulhan Aroukh sur Yoreh De’ah — niveau de psak, non « Daat HaRav ».

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Questions fréquentes — Siman 203

Est-il interdit de faire un vœu ?

Le siman ne dit pas « interdit » : il dit de ne pas en prendre l’habitude, et il blâme celui qui voue même lorsqu’il accomplit.

« אל תהי רגיל בנדרים כל הנודר אף ע״פ שמקיימו נקרא רשע ונקרא חוטא » (שו״ע יו״ד ר״ג:א)
« צריך ליזהר שלא ידור שום דבר » (שו״ע יו״ד ר״ג:ד)
Le seif 4 va plus loin et demande de ne rien vouer du tout. Le Taz, au ס״ק א, distingue deux degrés de blâme selon qu’on a ou non une porte pour se faire délier. Pour l’application à ta situation, consulte ton Rav.

Que faut-il dire quand on souscrit à une collecte ?

Le seif 4 donne la formule, et le Chakh ferme l’issue qu’on croirait ouverte :

« ואם פוסקים צדקה וצריך לפסוק עמהם יאמר בלא נדר » (שו״ע יו״ד ר״ג:ד)
« יאמר בלא נדר. ר״ל שיאמר בפירוש בלא נדר אבל אין פירושו שיפסוק סתם ולא יאמר שהוא עושה משום נדר דאף אם פוסק סתם הוה נדר. פרישה. וע״ל סי׳ רנ״ז סעיף ג׳ ד׳: » (ש״ך יו״ד ר״ג ס״ק ד)
Il faut dire expressément « sans vœu » : souscrire en silence ne suffit pas, car une souscription faite sans rien préciser est déjà un vœu. Pour l’application à ta situation, consulte ton Rav.

Pourquoi le vœu est-il comparé à un autel privé ?

C’est une beraïta de Rabbi Natan, et le Ran en donne la raison exacte :

« רַבִּי נָתָן אוֹמֵר: הַנּוֹדֵר — כְּאִילּוּ בָּנָה בָּמָה, וְהַמְקַיְּימוֹ — כְּאִילּוּ מַקְרִיב עָלָיו קׇרְבָּן » (נדרים כ״ב ע״א)
« משום דסליק אדעתיה דנודר דמצוה קא עביד דרחמנא אסריה במילי דאיסורא ואיהו נמי אסר אנפשיה וקאמר דטעי דאדרבה לבונה במה דמי » (בית יוסף יו״ד ר״ג)
Celui qui voue croit faire une mitsva : la Torah a interdit des choses, et lui aussi s’en interdit. Le Ran répond qu’il se trompe — car ajouter à ce que la Torah a interdit, c’est offrir hors du lieu prescrit. Pour l’application à ta situation, consulte ton Rav.

Que faire d’un vœu déjà prononcé ?

Le seif 3 indique le remède, et le Rambam le formule plus fermement :

« שטוב יותר שישאל על נדרו » (שו״ע יו״ד ר״ג:ג)
« וְאִם עָבַר וְנָדַר מִצְוָה לְהִשָּׁאֵל עַל נִדְרוֹ כְּדֵי שֶׁלֹּא יְהֵא מִכְשׁוֹל לְפָנָיו » (רמב״ם הלכות נדרים פרק י״ג הלכה כ״ה)
« אבל נדרי הקדש מצוה לקיימן ולא ישאל עליהם אלא מדוחק » (שו״ע יו״ד ר״ג:ג)
La déliaison est l’affaire d’un sage, non du vouant. Et elle connaît deux exceptions : un vœu de consécration s’accomplit, et un serment se traite avec la même retenue. Pour l’application à ta situation, consulte ton Rav.

Y a-t-il des vœux permis, et même recommandés ?

Oui, et le siman en donne trois cas :

« בעת צרה מותר לנדור » (שו״ע יו״ד ר״ג:ה)
« האומר אשנה פרק זה וירא שמא יתרשל בדבר שרי ליה למנדר לזרוזי נפשיה » (שו״ע יו״ד ר״ג:ו)
« מי שנדר נדרים כדי לכונן דעותיו ולתקן מעשיו הרי זה זריז ומשובח » (שו״ע יו״ד ר״ג:ז)
Le temps de détresse permet ; le vœu qui aiguillonne à ce qu’on doit déjà est permis, et devient une mitsva quand il protège d’une faute ; le vœu qui corrige un trait de caractère est louable. Pour l’application à ta situation, consulte ton Rav.

Dire « j’apprendrai ce chapitre » engage-t-il déjà ?

Le Chakh l’écrit sans détour, et le Baer Hetev le reprend :

« שרי ליה למנדר כו׳. מיהו אפי׳ בדבור בעלמא שאומר אשנה הוי עליה חיוב נדר כדלקמן סי׳ רי״ג סעיף ב׳ וכ״פ רבי׳ ירוחם ני״ד ח״ג והסמ״ג דף ע״א סוף ע״ג ושאר פוסקי׳: » (ש״ך יו״ד ר״ג ס״ק ה)
« למנדר. מיהו אפילו בדבור בעלמא שאמר אשנה הוי עליו חיוב נדר. ש״ך: » (באר היטב יו״ד ר״ג ס״ק ו)
La phrase seule, sans aucune formule de vœu, fait déjà peser l’obligation. C’est pourquoi l’on ajoute « bli neder ». Le Pit’hei Techouva, au ס״ק ב, laisse ouverte la question de savoir si cela vaut aussi pour un engagement d’abstention. Pour l’application à ta situation, consulte ton Rav.