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DAAT · NIVEAU 1 — INITIATION

Siman 203 — Ce qui est louable et ce qui est méprisable dans les vœux

Sept seifim : la parole qui engage, le retard qui accuse, et les deux mots qui délient d’avance
יורה דעה · סימן ר״ג
איזה דברים משובחים ואיזה הם מגונים
🌱 Niveau Initiation · מתחילים
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Un traité neuf s’ouvre ici. Les deux simanim précédents parlaient d’eau, de pureté et de ce qui s’interpose entre l’eau et l’objet ; celui-ci ne parle plus que de la parole et de ce qu’elle engage. Le titre le dit : איזה דברים משובחים ואיזה הם מגונים — quelles choses sont louables et lesquelles sont méprisables. Le Choul’han Aroukh annonce ובו ז׳ סעיפים, et ces sept vont d’un blâme sans appel à une louange mesurée.

Sujet : נדרים · שבועה · נדרי הקדש · בלא נדר · סייג לפרישות
Source : שולחן ערוך יורה דעה סימן ר״ג

Compilation : הרב יוסף חיים סממה
DAAT · daattorah.com

📑 Plan de l’étude

1. Le texte du Choul’han Aroukh : les sept seifim
2. D’où vient le siman : la guemara de נדרים, le Yerouchalmi, le Rambam, le Tour et le Beit Yossef
3. Le vocabulaire du siman
4. Le tableau : quand le vœu est blâmé, quand il est permis, quand il est une mitsva
5. L’appareil : le Chakh (6 ס״ק), le Taz (5), le Baer Hetev (7), le Pit’hei Techouva (2)
6. Le Rambam : הלכות נדרים, la fin du chapitre י״ג
7. Cas pratiques modernes
8. Synthèse et questions de compréhension

1. Le texte du Choul’han Aroukh — les sept seifim

Le siman se lit en trois mouvements. Les seifim 1 à 3 blâment le vœu et indiquent le remède : la déliaison. Le seif 4 descend dans la pratique — la tsedaka, la collecte, les deux mots à dire. Les seifim 5 à 7 remontent : le vœu permis, le vœu qui est une mitsva, et le vœu louable — chacun borné par la phrase qui le porte.

Seif א — racha et ḥoté : le blâme, même sur un vœu tenu

איזה דברים משובחים ואיזה הם מגונים. ובו ז׳ סעיפים:
אל תהי רגיל בנדרים כל הנודר אף ע״פ שמקיימו נקרא רשע ונקרא חוטא:
Titre du siman : quelles choses sont louables et lesquelles sont méprisables ; et il comporte sept seifim.

Ne prends pas l’habitude des vœux. Quiconque fait un vœu — même s’il l’accomplit — est appelé racha, un impie ; et il est appelé ḥoté, un fauteur.
Le siman ouvre un monde neuf, et il l’ouvre par un blâme. Les deux simanim précédents parlaient d’eau et de pureté ; celui-ci parle de la parole et de ce qu’elle engage. Et sa première phrase ne dit pas qu’un vœu est interdit — elle dit qu’il faut n’en pas prendre l’habitude, et que celui qui voue est blâmé même s’il tient. Le Taz, au ס״ק א, demande pourquoi deux mots pour un seul blâme, et sa réponse partage le siman en deux cas.

Seif ב — le registre qui s’ouvre

איחר אדם נדרו פנקסו נפתחת:
Un homme a-t-il différé son vœu — son registre s’ouvre.
Trois mots, et un changement de sujet. Le seif 1 blâmait le vœu ; le seif 2 ne parle plus du vœu mais du retard. Le Chakh, au ס״ק א, explique l’image : du ciel on ouvre le registre de ses actes, et l’on y regarde de près. Le Taz, au ס״ק ב, montre que le Tour donnait deux interprétations et que le Choul’han Aroukh n’en a repris qu’une — ce choix est lui-même une prise de position.

Seif ג — l’autel privé, et quand il vaut mieux se faire délier

הנודר כאילו בונה במה בשעת איסור הבמות והמקיימו כאילו הקריב עליה קרבן שטוב יותר שישאל על נדרו והני מילי בשאר נדרים אבל נדרי הקדש מצוה לקיימן ולא ישאל עליהם אלא מדוחק: (וכן אם נשבע על איזה דבר לא ישאל עליו אלא מדוחק) (מרדכי פ״ג דשבועות בשם מוהר״ם וע״פ עב״י ס״ס ר״ל):
Celui qui fait un vœu, c’est comme s’il bâtissait un autel privé au temps où les autels privés sont interdits ; et celui qui l’accomplit, comme s’il y offrait un sacrifice — car il vaut mieux qu’il demande la déliaison de son vœu. Et cela vaut pour les autres vœux ; mais les vœux de consécration, c’est une mitsva de les accomplir, et il n’en demandera pas la déliaison sinon sous contrainte.

Glose : et de même, s’il a juré sur quelque chose, il n’en demandera pas la déliaison sinon sous contrainte (Mordekhaï, troisième chapitre de Chevouot au nom du Maharam ; et voir le Beit Yossef, fin du siman 230).
Ici le siman se retourne. Après avoir blâmé, il enseigne le remède : faire délier le vœu. Mais il pose aussitôt une limite — les vœux de consécration, eux, s’accomplissent, et l’on n’en demande la déliaison que sous contrainte. La glose étend cette limite au serment, et le Chakh en donne la raison au ס״ק ג : du serment il est écrit לא ינקה.

Seif ד — la tsedaka, et les deux mots qui sauvent

צריך ליזהר שלא ידור שום דבר ואפי׳ צדקה אין טוב לידור אלא אם ישנו בידו יתן מיד ואם לאו לא ידור עד שיהיה לו ואם פוסקים צדקה וצריך לפסוק עמהם יאמר בלא נדר:
Il faut prendre garde de ne rien vouer du tout. Et même pour la tsedaka, il n’est pas bon de faire un vœu : mais si la chose est en sa main, qu’il donne aussitôt ; et sinon, qu’il ne voue pas jusqu’à ce qu’il l’ait. Et si l’on souscrit à la tsedaka et qu’il lui faille souscrire avec eux, qu’il dise « sans vœu ».
Le seif le plus pratique du siman. Il ne parle pas de théologie mais d’une collecte : on fait circuler une liste, et il faut s’y inscrire. La règle a trois temps — si l’argent est là, donner tout de suite et sans rien vouer ; s’il n’est pas là, ne rien vouer et attendre ; et s’il faut souscrire avec les autres, dire expressément « sans vœu ». Le Chakh, au ס״ק ד, ferme la porte que l’on croirait ouverte : souscrire sans rien dire, c’est déjà un vœu.

Seif ה — le temps de détresse

בעת צרה מותר לנדור:
En temps de détresse, il est permis de faire un vœu.
Quatre mots, et une source qui n’est pas dans le siman. Le Beit Yossef la donne : les Tossefot, au début de חולין, demandent comment Yaakov a pu faire un vœu si le vœu est blâmé, et répondent qu’en temps de détresse c’est permis — d’après le Béréchit Rabba sur וידר יעקב נדר.

Seif ו — le vœu qui aiguillonne

האומר אשנה פרק זה וירא שמא יתרשל בדבר שרי ליה למנדר לזרוזי נפשיה וכן אם ירא שיתקפו יצרו ויעבור על איזו מצוה ממצות לא תעשה או יתרשל מקיום מצות עשה מצוה לישבע ולנדור כדי לזרז עצמו:
Celui qui dit « j’étudierai ce chapitre » et qui craint de se relâcher en la chose — il lui est permis de faire un vœu pour s’aiguillonner. Et de même, s’il craint que son penchant ne le domine et qu’il ne transgresse quelque commandement négatif, ou qu’il ne se relâche dans l’accomplissement d’un commandement positif — c’est une mitsva de jurer et de vouer afin de s’aiguillonner lui-même.
Du permis à la mitsva, en une seule phrase. Le vœu qui aiguillonne à l’étude est permis ; le vœu qui protège d’une faute est une mitsva. Le Chakh, au ס״ק ה, ajoute une remarque qui déplace tout : dire « j’étudierai ce chapitre » fait déjà peser une obligation de vœu, même sans formule. Et le Pit’hei Techouva, au ס״ק ב, rapporte une question restée ouverte : cela vaut-il aussi pour une mitsva d’abstention ?

Seif ז — le vœu comme haie, et la limite de la haie

מי שנדר נדרים כדי לכונן דעותיו ולתקן מעשיו הרי זה זריז ומשובח כיצד מי שהיה זולל ואסר עליו הבשר שנה או שנתים או שהיה שוגה ביין ואסר היין על עצמו זמן מרובה או אסר השכרות לעולם וכן מי שהיה רודף שלמונים ונבהל להון ואסר על עצמו המתנות או הניית אנשי מדינה זו וכן מי שהיה מתגאה ביופיו ונדר בנזיר וכיוצא בנדרים כולם דרך עבודה לשם הם ובנדרים אלו וכיוצא בהם אמרו חכמים נדרים סייג לפרישות ואע״פ שהם עבודה לא ירבה אדם בנדרי איסור ולא ירגיל עצמו בהם אלא יפרוש מדברים שראוי לפרוש מהם בלא נדר:
Celui qui a fait des vœux afin d’affermir ses dispositions et de redresser ses actes — celui-là est diligent et digne de louange. Comment ? Celui qui était glouton et s’est interdit la viande une année ou deux ; ou qui s’égarait dans le vin et s’est interdit le vin pour un long temps, ou s’est interdit l’ivresse à jamais ; de même celui qui courait après les présents et se précipitait vers la richesse, et s’est interdit les dons ou le profit des gens de telle contrée ; de même celui qui s’enorgueillissait de sa beauté et a fait vœu de naziréat — et les vœux semblables. Tous sont une voie de service au Nom ; et de ces vœux-là et de leurs pareils les sages ont dit : les vœux sont une haie pour l’abstinence. Et bien qu’ils soient un service, qu’un homme ne multiplie pas les vœux d’interdiction et ne s’y accoutume pas ; qu’il s’abstienne plutôt des choses dont il convient de s’abstenir, sans vœu.
Le seif le plus long du siman est du Rambam, mot pour mot ou presque. Il donne la seule catégorie de vœu qui soit dite louable : celui qui corrige un défaut de caractère. Quatre exemples, quatre défauts — la gloutonnerie, l’ivresse, la cupidité, l’orgueil de la beauté. Et il finit par la clause qui empêche d’en faire une méthode : qu’un homme ne multiplie pas les vœux d’interdiction et ne s’y accoutume pas.

2. D’où vient le siman — la guemara de נדרים, le Yerouchalmi, le Rambam, le Tour et le Beit Yossef

Le siman est presque tout entier un enchaînement de sources talmudiques rassemblées par le Tour. Sa première phrase est une beraïta :

« לְעוֹלָם אַל תְּהִי רָגִיל בַּנְּדָרִים, שֶׁסּוֹפְךָ לִמְעוֹל בִּשְׁבוּעוֹת » (נדרים כ׳ ע״א)

Les deux qualifications du seif 1 viennent de deux endroits différents, et c’est de là que naît la question du Taz. La première est de Chemouel :

« דְּאָמַר שְׁמוּאֵל: אַף עַל פִּי שֶׁמְּקַיְּימוֹ — נִקְרָא רָשָׁע » (נדרים כ״ב ע״א)

La seconde est une beraïta rapportée par Rav Dimi, frère de Rav Safra :

« כׇּל הַנּוֹדֵר, אַף עַל פִּי שֶׁהוּא מְקַיְּימוֹ — נִקְרָא חוֹטֵא » (נדרים ע״ז ע״ב)

Le seif 2 vient d’un récit de la même page : Rabbi Yannaï l’ancien délie son arrière-petit-fils en lui demandant s’il aurait voué en sachant cela.

« אִילּוּ הֲוָה יָדְעַתְּ דְּפָתְחִין פִּינְקְסָךְ וּמְמַשְׁמְשִׁין בְּעוֹבָדָךְ, מִי נְדַרְתְּ » (נדרים כ״ב ע״א)
« אָמַר רַבִּי אַבָּא: מַאי קְרָאָה — ״וְאַחַר נְדָרִים לְבַקֵּר » (נדרים כ״ב ע״א)

Le seif 3 est la beraïta de Rabbi Natan, citée elle aussi à la même page :

« רַבִּי נָתָן אוֹמֵר: הַנּוֹדֵר — כְּאִילּוּ בָּנָה בָּמָה, וְהַמְקַיְּימוֹ — כְּאִילּוּ מַקְרִיב עָלָיו קׇרְבָּן » (נדרים כ״ב ע״א)
Une nuance à ne pas manquer. La guemara enseigne cette beraïta à propos de ce qui peut servir de porte pour délier un vœu, et elle conclut qu’on n’ouvre ni par son début ni par sa fin. Le Choul’han Aroukh ne la reprend donc pas comme une technique de déliaison, mais comme une description du vœu lui-même — et il en tire la conséquence pratique : il vaut mieux qu’il demande la déliaison de son vœu.
« וְהִלְכְתָא: לָא פָּתְחִינַן לָא בְּרֵישָׁא וְלָא בְּסֵיפָא » (נדרים כ״ב ע״א)

Le Rambam — הלכות נדרים, chapitre י״ג

Le seif 7 tout entier, et la seconde moitié du seif 3, sont du Rambam, à la fin de ses lois des vœux :

« מִי שֶׁנָּדַר נְדָרִים כְּדֵי לְכוֹנֵן דֵּעוֹתָיו וּלְתַקֵּן מַעֲשָׂיו הֲרֵי זֶה זָרִיז וּמְשֻׁבָּח » (רמב״ם הלכות נדרים פרק י״ג הלכה כ״ג)
« וּבִנְדָרִים אֵלּוּ וְכַיּוֹצֵא בָּהֶן אָמְרוּ חֲכָמִים נְדָרִים סְיָג לִפְרִישׁוּת » (רמב״ם הלכות נדרים פרק י״ג הלכה כ״ג)
« לֹא יַרְבֶּה אָדָם בְּנִדְרֵי אִסּוּר וְלֹא יַרְגִּיל עַצְמוֹ בָּהֶם. אֶלָּא יִפְרשׁ מִדְּבָרִים שֶׁרָאוּי לִפְרשׁ מֵהֶן בְּלֹא נֵדֶר » (רמב״ם הלכות נדרים פרק י״ג הלכה כ״ד)
« וְאִם עָבַר וְנָדַר מִצְוָה לְהִשָּׁאֵל עַל נִדְרוֹ כְּדֵי שֶׁלֹּא יְהֵא מִכְשׁוֹל לְפָנָיו » (רמב״ם הלכות נדרים פרק י״ג הלכה כ״ה)
« בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים בְּנִדְרֵי אִסָּר. אֲבָל נִדְרֵי הֶקְדֵּשׁ מִצְוָה לְקַיְּמָן וְלֹא יִשָּׁאֵל עֲלֵיהֶן אֶלָּא מִדֹּחַק » (רמב״ם הלכות נדרים פרק י״ג הלכה כ״ה)
La formule נדרים סייג לפרישות vient de la michna des Pères, dans la liste de Rabbi Akiva :
« מָסֹרֶת, סְיָג לַתּוֹרָה. מַעַשְׂרוֹת, סְיָג לָעשֶׁר. נְדָרִים, סְיָג לַפְּרִישׁוּת. סְיָג לַחָכְמָה, שְׁתִיקָה » (משנה אבות פ״ג מי״ג)

Le Tour et le Beit Yossef

« תניא לעולם אל תהא רגיל בנדרים שסופך למעול בשבועות » (טור יו״ד ר״ג)
« ירושלמי מוקש אדם ילע קדש ואחר נדרים לבקר מתחיל אדם לנדור פנקסו מתבקשת » (טור יו״ד ר״ג)
« ד״א ואחר נדרים לבקר ואיחור נדרים לבקר איחר אדם נדרו פנקסו נפתחת מעשה באדם אחד שנדר עולה ואיחר עליה וטבעה ספינתו בים » (טור יו״ד ר״ג)
« שרי ליה למינדר לזרוזי נפשיה דאמר רב נידל מנין שנשבעין לקיים המצות שנאמר נשבעתי ואקיימה לשמור משפטי צדקך » (טור יו״ד ר״ג)
« וא״ת והא כתיב וידר יעקב נדר וכתיב אשר נדרתי אשלמה וי״ל דבשעת צרה שרי כדאמר בבראשית רבה » (בית יוסף יו״ד ר״ג)
« וי״ל דבשעת צרה שרי כדאמרינן בבראשית רבה וידר יעקב נדר לאמר לאמר לדורות שיהיו נודרים בעת צרה » (תוספות חולין ב׳ ע״ב ד״ה אבל אמר הרי עלי)
Le partage qui se tient derrière tout le siman. Deux tannaïm ne s’accordent pas sur ce qui est préférable. Rabbi Méïr : mieux vaut ne rien vouer du tout. Rabbi Yehouda : mieux vaut vouer et payer. La beraïta est citée au début de חולין et au troisième chapitre de נדרים ; le Taz montre au ס״ק ב que les deux interprétations du Yerouchalmi rapportées par le Tour se rangent chacune d’un côté.
« טוֹב מִזֶּה וּמִזֶּה שֶׁאֵינוֹ נוֹדֵר כׇּל עִיקָּר, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: טוֹב מִזֶּה וּמִזֶּה נוֹדֵר וּמְשַׁלֵּם » (חולין ב׳ ע״א)
« טוֹב אֲשֶׁר לֹא תִדֹּר וְגוֹ׳״, טוֹב מִזֶּה וּמִזֶּה — שֶׁאֵינוֹ נוֹדֵר כׇּל עִיקָּר, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר » (נדרים ט׳ ע״א)

3. Le vocabulaire du siman

נדר — vœu — la parole qui rend une chose interdite à celui qui la prononce, en la rattachant à une chose déjà interdite. C’est de lui que parle tout le siman.
שבועה — serment — la parole qui oblige la personne elle-même. La glose du seif 3 lui applique la même retenue qu’au vœu, et le Chakh au ס״ק ג en donne la raison : du serment il est écrit לא ינקה.
נדרי הקדש — vœux de consécration — ceux qui vouent un bien au Temple ou à la tsedaka. Le seif 3 les met à part : on les accomplit, et l’on n’en demande la déliaison que sous contrainte.
נשאל על נדרו — demander la déliaison de son vœu — s’adresser à un sage qui, trouvant une « porte », défait le vœu depuis son origine. Le Rambam en fait une mitsva pour les vœux d’interdiction.
בלא נדר — « sans vœu » — la formule du seif 4, à dire expressément. Le Chakh au ס״ק ד insiste : il ne suffit pas de souscrire en silence ; souscrire sans rien dire est déjà un vœu.
לזרוזי נפשיה — pour s’aiguillonner soi-même — le motif qui rend le vœu permis au seif 6, et une mitsva lorsqu’il protège d’une faute. Le Chakh au ס״ק ו le maintient même là où le serment ne prendrait pas, sur une chose de mitsva.
סייג לפרישות — une haie pour l’abstinence — la formule de Rabbi Akiva dans les Pères, que le Rambam et le seif 7 reprennent. C’est la seule louange que le siman accorde au vœu, et elle est aussitôt bornée.
פנקס — registre — l’image du seif 2. Le Chakh au ס״ק א : du ciel on ouvre le registre de ses actes et on les examine de près. Le Taz au ס״ק ב précise qu’il s’agit du registre où ses fautes sont consignées.

4. Le tableau — quand le vœu est blâmé, quand il est permis, quand il est une mitsva

CasVerdictSource
Faire un vœu et l’accomplirBlâmé — racha et ḥotéשו״ע יו״ד ר״ג:א
Différer l’accomplissement d’un vœuLe registre s’ouvreשו״ע יו״ד ר״ג:ב
Demander la déliaison d’un vœu d’interdictionPréférable — et une mitsva selon le Rambamשו״ע יו״ד ר״ג:ג
Demander la déliaison d’un vœu de consécrationSeulement sous contrainteשו״ע יו״ד ר״ג:ג
Demander la déliaison d’un sermentSeulement sous contrainteרמ״א יו״ד ר״ג:ג
Vouer de la tsedaka quand l’argent est en mainNe pas vouer — donner aussitôtשו״ע יו״ד ר״ג:ד
Vouer de la tsedaka quand l’argent n’est pas làNe pas vouer — attendreט״ז יו״ד ר״ג ס״ק ד
Souscrire avec la collecte en disant « sans vœu »Permisשו״ע יו״ד ר״ג:ד
Souscrire en silence, sans rien direC’est déjà un vœuש״ך יו״ד ר״ג ס״ק ד
Faire un vœu en temps de détressePermisשו״ע יו״ד ר״ג:ה
Faire un vœu pour s’astreindre à l’étudePermisשו״ע יו״ד ר״ג:ו
Jurer ou vouer pour se garder d’une fauteUne mitsvaשו״ע יו״ד ר״ג:ו
Vouer pour corriger un trait de caractèreDiligent et louableשו״ע יו״ד ר״ג:ז
Multiplier les vœux d’interdiction, s’y accoutumerNon — même làשו״ע יו״ד ר״ג:ז

5. L’appareil — le Chakh, le Taz, le Baer Hetev, le Pit’hei Techouva

Vingt entrées en tout sur ce siman : six du Chakh, cinq du Taz, sept du Baer Hetev, deux du Pit’hei Techouva. Les voici une par une, dans leur ordre.

Le Chakh — six ס״ק

« פנקסו כו׳. כלומר מן השמים פותחין פנקס מעשיו ומדקדקים בהם: » (ש״ך יו״ד ר״ג ס״ק א)
« וה״מ כו׳ אבל אם נדר לצדקה או להקדש כו׳. וע״ל ר״ס רנ״ח: » (ש״ך יו״ד ר״ג ס״ק ב)
« וכן אם נשבע. פי׳ דבשבועה כתיב לא ינקה ולכך יש מחמירין בשבועה דאין לה התרה כדאיתא בטור וב״י לקמן סי׳ ר״ל וע״ש: » (ש״ך יו״ד ר״ג ס״ק ג)
« יאמר בלא נדר. ר״ל שיאמר בפירוש בלא נדר אבל אין פירושו שיפסוק סתם ולא יאמר שהוא עושה משום נדר דאף אם פוסק סתם הוה נדר. פרישה. וע״ל סי׳ רנ״ז סעיף ג׳ ד׳: » (ש״ך יו״ד ר״ג ס״ק ד)
« שרי ליה למנדר כו׳. מיהו אפי׳ בדבור בעלמא שאומר אשנה הוי עליה חיוב נדר כדלקמן סי׳ רי״ג סעיף ב׳ וכ״פ רבי׳ ירוחם ני״ד ח״ג והסמ״ג דף ע״א סוף ע״ג ושאר פוסקי׳: » (ש״ך יו״ד ר״ג ס״ק ה)
« מצוה לישבע כו׳. אף על גב דשבועה אינו חל על דבר מצוה כדלקמן סי׳ רל״ט מ״מ שרי ליה לאינש לזרוזיה נפשיה. ש״ס: » (ש״ך יו״ד ר״ג ס״ק ו)

Le Taz — cinq ס״ק

« אע״פ שמקיימו נקרא רשע. פי׳ כיון שאינו מבקש להתירו והאי דנקרא רשע הוא דברי שמואל בנדרים (דף כ״ב) והאי דנקרא חוטא הוא ברייתא (דף ע״ז) והטור הביא שניהם וקשה למה חזרה הברייתא דהוה חוטא והא אפי׳ רשע הוה ואע״פ דיליף לה מפסוק וכי תחדל לנדור לא יהיה בך חטא קשה אקרא גופיה כן דהא גם שמואל יליף מקרא דהוה רשע וכ״ש שקשה על הש״ע שהביא בלשון זה נקרא רשע ונקרא חוטא למה הזכיר כלל חוטא כיון שעשאו רשע ונ״ל דיש חילוק בדבר דאם יש לו פתח להתיר ואינו מתיר נקרא רשע ואם לא מצא פתח עדיין כדאשכחן בדף כ״ג דרבנן הוי מצערי מאוד בשביל ר״ש בר רבי שלא מצאו לו פתח וע״ז אמר דמ״מ נקרא חוטא כל זמן שנדרו עליו כנ״ל נכון: » (ט״ז יו״ד ר״ג ס״ק א)
« פנקסו נפתחת. בטור בשם ירושלמי דרש לה מקרא דואחר נדרים לבקר ומביא קודם לזה דרשא אחרת כל שמתחיל לנדור פנקסו מתבקשת ואחר כך מביא דרשא זו שהעתיק כאן בשם דבר אחר ונראה דאיכא בין הנהו דרשות פלוגתא דר׳ מאיר ור״י ריש חולין דר׳ מאיר סבירא ליה טוב מזה ומזה שאינו נודר כל עיקר ור״י סבירא ליה טוב מזה ומזה נודר ומשלם דהדרשא ראשונה ס״ל כרבי מאיר על כן אמר תיכף שעושה נדר מבקשין בפנקס מעשיו אם הוא כדאי לכך דהיינו אם הוא בר הכי שיקיים מה שנדר והדרשא השנייה ס״ל כר״י דטוב שידור ואין עונש אלא על שאינו משלם תיכף וע״כ אמר איחר נדרו פנקסו נפתחת פי׳ פנקס שעונותיו סדורים שם נפתחים עכשיו לשלם גמולו כההיא דנפל תורא חדד סכינא: » (ט״ז יו״ד ר״ג ס״ק ב)
« וכן אם נשבע כו׳. שם במרדכי הטעם שיש גאונים סבירא להו דלשבועה אין מועיל התרה: » (ט״ז יו״ד ר״ג ס״ק ג)
« לא ידור עד שיהיה לו. פי׳ דס״ד דכל שאין לו מ״מ יקבל עליו אם יהיה לו כדאשכחן בתענית בההיא דגזרו גזרה וגזרו שלא לישב בתענית וקבלו עליהם בנדר כשיהיה אפשר להם להתענות יתענו וילפוה מדניאל שנאמר מיום אשר נתת את לבך להתענות כו׳ אם כן הכא נמי נימא הכי קמ״ל דאינו כן ולא ידור אלא ימתין עד שיהיה לו ואז יתן בלא נדר והכי מסיק ב״י לעיקר דבשעה שיהיה לו אין צריך כלל לנדור ומו״ח ז״ל פירש הלשון לא ידור עד שיהיה לו כלומר שלא יעשה נדר אם יהיה לו כו׳ ולשון עד אינו מיושב לפירושו: » (ט״ז יו״ד ר״ג ס״ק ד)
« האומר אשנה כו׳. בטור קרי לזה מצוה דגופי׳ ונראה דזה החילוק בין צדקה למצוה דתלי בגופיה כי יצרו של אדם יותר מתגבר עליו בנתינת ממון מדבר התלוי בטורח גופי׳ ועל כן יש לחוש שמא יעבור על נדרו ולא יתן ויש מפרשים הטעם דבממון חיישינן שמא לא יהיה לו או שמא לא ירצה העני לקבל וזה אינו נכון דא״כ הוא פטור מן הנדר: » (ט״ז יו״ד ר״ג ס״ק ה)

Le Baer Hetev — sept ס״ק

« שמקיימו. כתב הט״ז נ״ל דיש חילוק בדבר דאם יש לו פתח להתיר ואינו מתיר נקרא רשע ואם לא מצא פתח עדיין מ״מ נקרא חוטא כל זמן שנדרו עליו: » (באר היטב יו״ד ר״ג ס״ק א)
« פנקסו. פי׳ פנקס שעונותיו סדורין שם נפתחים עכשיו לשלם גמולו כההיא דנפל תורא חדד לסכינא: » (באר היטב יו״ד ר״ג ס״ק ב)
« נשבע. דבשבועה כתיב לא ינקה ולכך יש מחמירין בשבועה דאין לה התרה כדאיתא בטור וב״י סי׳ ר״ל: » (באר היטב יו״ד ר״ג ס״ק ג)
« שיהיה. פי׳ אפילו אם ירצה לקבל עליו שיתן לכשיהיה לו גם כן לא ידור אלא ימתין עד שיהיה לו ואז יתן בלא נדר. ט״ז: » (באר היטב יו״ד ר״ג ס״ק ד)
« יאמר. ר״ל שיאמר בפירוש בלא נדר אבל אין פירושו שיפסק סתם ולא יאמר שהוא עושה משום נדר דאף אם פוסק סתם הוי נדר. פרישה: » (באר היטב יו״ד ר״ג ס״ק ה)
« למנדר. מיהו אפילו בדבור בעלמא שאמר אשנה הוי עליו חיוב נדר. ש״ך: » (באר היטב יו״ד ר״ג ס״ק ו)
« לישבע. אע״ג דשבועה אינו חל על דבר מצוה כדלקמן סי׳ רל״ט מ״מ שרי ליה לאינש לזרוזי נפשיה ש״ס: .. » (באר היטב יו״ד ר״ג ס״ק ז)

Le Pit’hei Techouva — deux ס״ק

« יאמר בלא נדר. עש״ך שכתב דר״ל שיאמר כן בפירוש וכ״כ בשל״ה דף ק״ח ע״ב וע״ש עוד איך שיש ליזהר: » (פתחי תשובה יו״ד ר״ג ס״ק א)
« למנדר. עיין בה״ט בשם ש״ך דאפילו בדיבור בעלמא הויא עליה חיוב נדר ועיין בתשובת שמש צדקה חלק יו״ד סימן ה׳ אם זה דוקא במצוה שמקבל עליו לעשות או גם בשב ואל תעשה הדין כן: » (פתחי תשובה יו״ד ר״ג ס״ק ב)
La seconde entrée laisse une question ouverte, et c’est rare. Le Pit’hei Techouva rapporte le Chakh — le seul fait de dire « j’étudierai » fait déjà peser une obligation de vœu — puis renvoie à une responsa, le Chémech Tsedaka, qui demande si cela ne vaut que pour une mitsva qu’on s’engage à faire, ou aussi pour une abstention. Il ne tranche pas, et nous ne trancherons pas à sa place.

Les Nekoudot HaKessef, et l’Aroukh HaChoul’han

Les Nekoudot HaKessef ne portent aucune entrée sur ce siman — au siman précédent, le 202, elles en portaient une, et c’est là qu’on la lit. Quant à l’Aroukh HaChoul’han, son texte ne nous est pas accessible ici ; nous ne le citons donc pas sur ce siman, et nous ne préjugeons pas de ce qu’il y écrit.

6. Le Rambam — הלכות נדרים, la fin du chapitre י״ג

Les trois dernières halakhot du traité des vœux portent le seif 7 et la fin du seif 3. Les voici en entier — le seif 7 les suit de si près qu’on peut les lire côte à côte :

« מִי שֶׁנָּדַר נְדָרִים כְּדֵי לְכוֹנֵן דֵּעוֹתָיו וּלְתַקֵּן מַעֲשָׂיו הֲרֵי זֶה זָרִיז וּמְשֻׁבָּח. כֵּיצַד. כְּגוֹן מִי שֶׁהָיָה זוֹלֵל וְאָסַר עָלָיו הַבָּשָׂר שָׁנָה אוֹ שְׁתַּיִם. אוֹ מִי שֶׁהָיָה שׁוֹגֶה בַּיַּיִן וְאָסַר הַיַּיִן עַל עַצְמוֹ זְמַן מְרֻבֶּה. אוֹ אָסַר הַשִּׁכְרוּת לְעוֹלָם. וְכֵן מִי שֶׁהָיָה רוֹדֵף שַׁלְמוֹנִים וְנִבְהָל לְהוֹן וְאָסַר עַל עַצְמוֹ הַמַּתָּנוֹת אוֹ הֲנָיַת אַנְשֵׁי מְדִינָה זוֹ. וְכֵן מִי שֶׁהָיָה מִתְגָּאֶה בְּיָפְיוֹ וְנָדַר בְּנָזִיר וְכַיּוֹצֵא בִּנְדָרִים אֵלּוּ. כֻּלָּן דֶּרֶךְ עֲבוֹדָה לַשֵּׁם הֵם. וּבִנְדָרִים אֵלּוּ וְכַיּוֹצֵא בָּהֶן אָמְרוּ חֲכָמִים נְדָרִים » (רמב״ם הלכות נדרים פרק י״ג הלכה כ״ג)
« סְיָג לִפְרִישׁוּת: » (רמב״ם הלכות נדרים פרק י״ג הלכה כ״ג)
« וְאַף עַל פִּי שֶׁהֵן עֲבוֹדָה (לַשֵּׁם) לֹא יַרְבֶּה אָדָם בְּנִדְרֵי אִסּוּר וְלֹא יַרְגִּיל עַצְמוֹ בָּהֶם. אֶלָּא יִפְרשׁ מִדְּבָרִים שֶׁרָאוּי לִפְרשׁ מֵהֶן בְּלֹא נֵדֶר: » (רמב״ם הלכות נדרים פרק י״ג הלכה כ״ד)
« אָמְרוּ חֲכָמִים (גמרא נדרים נט א) "כָּל הַנּוֹדֵר כְּאִלּוּ בָּנָה בָּמָה". וְאִם עָבַר וְנָדַר מִצְוָה לְהִשָּׁאֵל עַל נִדְרוֹ כְּדֵי שֶׁלֹּא יְהֵא מִכְשׁוֹל לְפָנָיו. בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים בְּנִדְרֵי אִסָּר. אֲבָל נִדְרֵי הֶקְדֵּשׁ מִצְוָה לְקַיְּמָן וְלֹא יִשָּׁאֵל עֲלֵיהֶן אֶלָּא מִדֹּחַק שֶׁנֶּאֱמַר (תהילים קטז יד) (תהילים קטז יח) "נְדָרַי לַה׳ אֲשַׁלֵּם": סְלִיקוּ לְהוּ הִלְכוֹת נְדָרִים בְּסִיַעְתָּא דִּשְׁמַיָּא » (רמב״ם הלכות נדרים פרק י״ג הלכה כ״ה)
Une différence à relever. Le Rambam écrit que, pour un vœu d’interdiction déjà prononcé, c’est une mitsva de demander la déliaison. Le Choul’han Aroukh, au seif 3, écrit plus doucement : il vaut mieux qu’il demande la déliaison de son vœu. La substance est la même — le remède est du côté de la déliaison — mais le degré n’est pas formulé pareil, et c’est le texte du Rambam qui donne au niveau 4 sa formulation la plus ferme.

7. Cas pratiques modernes

Cas 1 — Une promesse de don à la synagogue

C’est le seif 4, mot pour mot. Si la somme est disponible, la donner tout de suite et ne rien promettre. Si elle ne l’est pas, ne rien promettre et attendre. Et si l’on souscrit avec les autres, dire expressément בלי נדר — et le dire, non le penser : le Chakh au ס״ק ד ferme cette porte-là.

Cas 2 — « Je m’engage à apprendre une page par jour »

Le seif 6 le permet expressément quand on craint de se relâcher. Mais le Chakh au ס״ק ה avertit : la phrase seule, sans aucune formule de vœu, fait déjà peser l’obligation. Celui qui n’entend pas s’engager doit donc ajouter בלי נדר — ici comme à la synagogue.

Cas 3 — Une résolution prise pour se corriger

C’est le seif 7, et c’est le seul cas où le siman loue le vœu. Mais la louange est bornée dans la phrase même : on ne multiplie pas, on ne s’y accoutume pas, et l’on préfère s’abstenir sans vœu. Une résolution, oui ; une méthode de vœux, non.

Cas 4 — Un vœu prononcé dans un moment d’angoisse

Le seif 5 le permet en quatre mots, et le Beit Yossef en donne la source : les Tossefot sur חולין, au nom du Béréchit Rabba, à propos du vœu de Yaakov. Cela n’efface pas la suite — un vœu prononcé reste un vœu, et il faudra soit l’accomplir, soit se le faire délier.

Cas 5 — Un vœu qu’on regrette

Le seif 3 indique le chemin : mieux vaut en demander la déliaison — et le Rambam, plus fermement, en fait une mitsva pour un vœu d’interdiction. Mais la déliaison est l’affaire d’un sage, non du fauteur lui-même. Et pour un vœu de consécration, ou pour un serment, on n’y va que sous contrainte.

Cas 6 — Un engagement pris et laissé en suspens

C’est exactement le seif 2. Le siman ne réserve pas son avertissement à celui qui manque à sa parole : il le réserve à celui qui tarde. Le Taz au ס״ק ב explique l’image du registre, et le récit du Tour — la nef qui sombre — est l’illustration qu’il en donne.

8. Synthèse du siman 203

Le siman en une phrase : le vœu est blâmé même tenu (seifim 1 à 4), permis quand la détresse ou le relâchement le justifient (seifim 5 et 6), et louable seulement lorsqu’il corrige un trait de caractère — et encore, sans qu’on en fasse une habitude (seif 7).
Trois choses à retenir. Une — le blâme ne porte pas sur le manquement mais sur le fait même de vouer, et le seif 2 y ajoute le retard. Deux — deux mots règlent presque toute la pratique : בלי נדר, dits à voix haute, et non seulement pensés. Trois — le vœu n’est loué que comme remède à un défaut, jamais comme conduite ordinaire.

Questions de compréhension

  1. Le seif 1 emploie deux mots de blâme. D’où vient chacun, et quelle distinction le Taz met-il entre eux ?
  2. Le seif 2 ne parle plus du vœu mais du retard. Comment le Chakh explique-t-il l’image du registre, et comment le Taz ?
  3. Pourquoi le Choul’han Aroukh a-t-il repris une seule des deux interprétations du Yerouchalmi que le Tour rapporte ? Quelle ma’hloket tannaïtique s’y joue ?
  4. Le seif 3 distingue deux sortes de vœux quant à la déliaison. Lesquelles, et où le Rambam le dit-il plus fermement que le Choul’han Aroukh ?
  5. Le seif 4 demande de dire « sans vœu ». Le Chakh écarte une lecture plus commode : laquelle, et au nom de qui ?
  6. Le seif 5 tient en quatre mots et n’indique aucune source. D’où vient-elle, et par quel verset ?
  7. Le seif 6 passe du permis à la mitsva. Où exactement, et quelle remarque du Chakh en déplace la portée ?
  8. Le seif 7 loue le vœu et le borne dans la même phrase. Cite la borne, et dis d’où elle vient.

Pour aller plus loin

Si tu veux approfondir ce siman :
Les sources de ce niveau sont consultables sur Sefaria :
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DAAT · הרב יוסף חיים סממה
תלמיד חכם · מעביר שיעורים בהלכה ובחסידות
סימן ר״ג · Niveau 1 — Initiation · איזה דברים משובחים ואיזה הם מגונים
daattorah.com

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