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✦ ❖ ✦ Niveau 3 — Synthèse / Révision ✦ ❖ ✦

Siman 215 — Le vœu prend sur une chose de mitsva

הנדרים חלים על דבר מצוה
Six seifim ramenés à une seule question : quels mots ont été dits ?

שולחן ערוך יורה דעה סימן רט״ו · ו׳ סעיפים
ש״ך · ט״ז · באר היטב · פתחי תשובה · נקודות הכסף · טור · בית יוסף · רמב״ם
DAAT · הרב יוסף חיים סממה
Sommaire
  1. L’axiome : le vœu interdit l’objet, le serment lie la personne
  2. Les trois questions-réflexes
  3. Tableau-maître — les six seifim clause par clause
  4. Les deux formules — la grille décisive
  5. Le jeûne voué — que faire, jour par jour
  6. Les ma’hlokot ouvertes de l’appareil
  7. Le vocabulaire du siman
  8. Règles d’or, mnémonique et pièges classiques

1. L’axiome : le vœu interdit l’objet, le serment lie la personne

L’axiome. Un homme ne peut pas se lier là où la Torah l’a déjà lié — c’est pourquoi un serment ne prend pas contre une mitsva. Mais il peut rendre un objet interdit, et l’objet, lui, n’était pas pris. De là toute la règle : הנדרים חלים על דבר מצוה.
« נדרים חלים על דבר מצוה כיצד אמר קונם סוכה שאני יושב לולב שאני נוטל אסור לישב בסוכה וליטול לולב » (שו״ע יו״ד רט״ו:א)
« הטעם דנדר כיון שהוא אוסר החפץ עליו שאומר קונם ישיבת סוכה עלי אינו כנודר לבטל המצוה שהרי לא קבל על עצמו כלום אלא אסר החפץ עליו ואין מאכילין לאדם דבר האסור לו » (ט״ז יו״ד רט״ו ס״ק א)
Trois conséquences. (1) Le vœu qui nomme l’objet d’une mitsva tient — on ne passe pas outre, on fait délier. (2) Le vœu qui n’interdit que le profit ne tient pas : מצות לאו ליהנות נתנו. (3) Le vœu ne tient pas sur ce que la Torah interdit déjà — l’objet est pris.

2. Les trois questions-réflexes

1. Vœu ou serment ? Vœu (קונם + l’objet) — il prend sur la mitsva. Serment (שבועה + l’acte) — il ne prend pas ; voir le siman 239.
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2. L’objet est-il libre ? Mitsva positive — libre, le vœu prend. Interdit de la Torah — pris, le vœu tombe (seif 5) ; un avis dit qu’il prend (seif 6). Interdit rabbinique — libre, le vœu prend et peut servir d’attache.
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3. Quelle formule pour un jeûne ? « קונם la nourriture de ces jours » — vœu, dissolution requise. « J’accepte un jeûne » — rien n’a pris sur les jours qu’on ne jeûne pas, rien à délier.

3. Tableau-maître — les six seifim clause par clause

SeifLa clause du Choulhan AroukhCe qu’elle dit
א« נדרים חלים על דבר מצוה » (שו״ע יו״ד רט״ו:א)Les vœux prennent effet sur une chose de mitsva
א« כיצד אמר קונם סוכה שאני יושב לולב שאני נוטל » (שו״ע יו״ד רט״ו:א)Comment cela ? Il a dit : קונם — la soucca où je m’assieds, le loulav que je prends
א« אסור לישב בסוכה וליטול לולב » (שו״ע יו״ד רט״ו:א)il lui est interdit de s’asseoir dans la soucca et de prendre le loulav
א« הגה ויש אומרים שהיו מלקין אותו על שנדר לבטל המצות » (רמ״א יו״ד רט״ו:א)Glose : et certains disent qu’on le flagellait pour avoir voué d’annuler les mitsvot
א« ומתירין לו נדרו ומקיים המצוה (מרדכי ריש שבועות שתים בשם ר״ח » (רמ״א יו״ד רט״ו:א)et on lui délie son vœu, et il accomplit la mitsva (Mordekhaï, début de Chevouot Chtayim, au nom de Rabbenou Ḥananel)
א« וי״א דאין מלקות בנדר שוא רק גבי שבועת שוא » (רמ״א יו״ד רט״ו:א)et certains disent qu’il n’y a pas de flagellation pour un vœu vain, mais seulement pour un serment vain
א« מרדכי מצא בשם ראבי״ה ור״ן ורא״ש בנדרים ועב״י סימן רל״ו) וכן עיקר » (רמ״א יו״ד רט״ו:א)(Mordekhaï, trouvé au nom du Raavia, du Ran et du Roch dans Nedarim, et voir Beit Yossef siman 236) — et c’est l’essentiel
ב« נדר להתענות זמן ידוע ואירע בו שבתות וימים טובים ור״ח » (שו״ע יו״ד רט״ו:ב)Il a voué de jeûner pendant une période déterminée, et il s’y est trouvé des Chabbatot, des jours de fête et des Rochei Ḥodachim
ב« מתירין לו נדרו ופותחין לו בהם » (שו״ע יו״ד רט״ו:ב)on lui délie son vœu, et on lui ouvre [la porte] par ces jours mêmes
ב« שאומרים לו אילו שמת על לבך שיפגעו בתוך הזמן הזה אלו הימים לא היית נודר » (שו״ע יו״ד רט״ו:ב)car on lui dit : si tu avais mis à ton cœur que ces jours tomberaient dans cette période, tu n’aurais pas voué
ב« והותר כל הנדר » (שו״ע יו״ד רט״ו:ב)et tout le vœu est délié
ג« במה דברים אמורים שצריך התרה כשקבלו בלשון נדר שאמר קונם אכילת ימים כך וכך עלי » (שו״ע יו״ד רט״ו:ג)En quoi cela a-t-il été dit — qu’il faut une dissolution ? Lorsqu’ils l’ont accepté en langage de vœu, en disant : קונם la nourriture de tels et tels jours m’est [interdite]
ג« אבל אם לא הוציאו אלא בלשון קבלת תענית אינו דוחה לא שבת ויו״ט וראש חודש ולא חנוכה ופורים ואינו צריך התרה » (שו״ע יו״ד רט״ו:ג)mais s’il ne l’a exprimé qu’en langage d’acceptation de jeûne, cela ne repousse ni Chabbat, ni jour de fête, ni Roch Ḥodech, ni Ḥanoukka et Pourim — et il n’a pas besoin de dissolution
ג« ואפי׳ לא קבל עליו להתענות אלא בשבת ויום טוב בלבד » (שו״ע יו״ד רט״ו:ג)et même s’il n’a accepté sur lui de jeûner que le Chabbat et le jour de fête seulement
ג« ועיין בא״ח סימן תי״ח » (שו״ע יו״ד רט״ו:ג)(et voir Ora’h Ḥayim siman 418)
ד« המקבל עליו בלשון נדר לצום בשבת ויו״ט חל הנדר » (שו״ע יו״ד רט״ו:ד)Celui qui accepte sur lui, en langage de vœu, de jeûner le Chabbat et le jour de fête — le vœu prend effet
ד« וכן הנודר לצום יום ראשון או ב׳ כל ימיו ופגע בהם יו״ט או ערב יום כפור חייב לצום ואין צריך לומר ר״ח » (שו״ע יו״ד רט״ו:ד)et de même celui qui voue de jeûner le dimanche, ou le lundi, tous ses jours, et qu’un jour de fête ou une veille de Kippour y tombe : il doit jeûner — et il va sans dire, Roch Ḥodech
ד« אבל אם פגע בהם חנוכה ופורים נדרו בטל » (שו״ע יו״ד רט״ו:ד)mais si Ḥanoukka et Pourim y tombent, son vœu est nul
ד« ועיין בא״ח סי׳ תק״ע דלא פסק כן » (שו״ע יו״ד רט״ו:ד)(et voir Ora’h Ḥayim siman 570, qui n’a pas tranché ainsi)
ה« הא דנדרים חלים על דבר מצוה דוקא במצות עשה » (שו״ע יו״ד רט״ו:ה)Ce fait que les vœux prennent effet sur une chose de mitsva — c’est précisément dans un commandement positif
ה« בין שיש בה עשה גרידא בין שיש עשה בקיומה ולא תעשה בביטולה » (שו״ע יו״ד רט״ו:ה)qu’il s’y trouve un simple commandement positif, ou qu’il y ait un positif dans son accomplissement et une défense dans son annulation
ה« ואין הפרש בזה בין איסור הבא מאליו לאיסור הבא ע״י עצמו » (שו״ע יו״ד רט״ו:ה)et il n’y a pas de différence en cela entre un interdit qui vient de lui-même et un interdit qu’il s’est attiré par lui-même
ה« אבל על מצות לא תעשה דעלמא אינו חל בין בביטולו בין בקיומו » (שו״ע יו״ד רט״ו:ה)mais sur une défense ordinaire, il ne prend pas — ni dans son annulation, ni dans son accomplissement
ה« כיצד הרי שאמר אכילת נבילה עלי אין הנדר חל עליו » (שו״ע יו״ד רט״ו:ה)Comment cela ? Voici qu’il a dit : manger de la נבילה m’est [interdit] — le vœu ne prend pas sur lui
ה« והוא הדין לאיסור הבא ע״י עצמו כגון שאמר שבועה שלא אוכל ככר זה וחזר ואמר ככר זה עלי אינו חייב אלא אחת דהיינו משום בל יחל דשבועה » (שו״ע יו״ד רט״ו:ה)et il en va de même pour un interdit qu’il s’est attiré par lui-même : par exemple s’il a dit “serment que je ne mangerai pas ce pain”, puis s’est repris et a dit “ce pain m’est [interdit]” — il n’est passible que d’une seule [transgression], à savoir celle de בל יחל du serment
ה« וכן אם אמר שבועה שלא אשתה וחזר ואמר הריני נזיר ושתה אינו חייב אלא אחת דהיינו בל יחל דשבועה אבל דנזירות לא » (שו״ע יו״ד רט״ו:ה)et de même s’il a dit “serment que je ne boirai pas”, puis s’est repris et a dit “me voici nazir”, et a bu : il n’est passible que d’une seule, à savoir celle de בל יחל du serment — mais non celle de la nezirout
ה« אא״כ נשאל על השבועה שאז חל הנזירות עליו » (שו״ע יו״ד רט״ו:ה)à moins qu’il ne soit interrogé sur le serment [et délié] — car alors la nezirout prend effet sur lui
ה« והנדר חל על מי שנשבע שיישן או שישתה ואע״פ שיש בביטולו לא תעשה » (שו״ע יו״ד רט״ו:ה)et le vœu prend effet sur celui qui a juré qu’il dormirait ou qu’il boirait — et quoiqu’il y ait dans son annulation une défense
ו« וי״א שאם נדר מדברים האסורים כגון נבילות וטריפות חל הנדר ואם אוכל מהם עובר בלא יחל » (שו״ע יו״ד רט״ו:ו)Et certains disent que s’il a voué [de s’abstenir] de choses interdites — telles que נבילות et טריפות — le vœu prend effet, et s’il en mange il transgresse בל יחל
ו« אבל אם התפיס בהם דבר אחר אינו נתפס שאינו דעתו אלא בעיקר האיסור דהוי ליה מתפיס בדבר האסור » (שו״ע יו״ד רט״ו:ו)mais s’il y a rattaché une autre chose, elle n’est pas saisie — car son intention ne porte que sur l’interdit d’origine, étant donné qu’il est alors “celui qui rattache à une chose interdite”
ו« אבל דבר שאסור מדרבנן ואסרו עליו בלשון נדר והתפיס בו דבר אחר נתפס בנדר ואסור » (שו״ע יו״ד רט״ו:ו)mais une chose interdite de rabbinique, qu’il s’est interdite en langage de vœu et à laquelle il a rattaché une autre chose — celle-ci est saisie par le vœu et interdite
ו« הגה הנודר או הנשבע שלא לאכול מצה בליל פסח אין מצה עשירה בכלל » (רמ״א יו״ד רט״ו:ו)Glose : celui qui voue ou jure de ne pas manger de מצה la nuit de Pessa’h — la מצה עשירה n’est pas comprise
ו« אבל אם נדר שלא לאכול מצה כל השנה אפשר דמצה עשירה בכלל. (ריב״ש מביאו ב״י ס״ס רל״ו » (רמ״א יו״ד רט״ו:ו)mais s’il a voué de ne pas manger de מצה toute l’année, il est possible que la מצה עשירה soit comprise (Rivach, rapporté par le Beit Yossef à la fin du siman 236)

4. Les deux formules — la grille décisive

Ce qui a été ditLe vœu prend-il ?Source
קונם la soucca où je m’assiedsOui — interdit de s’y asseoirשו״ע יו״ד רט״ו:א
הנאת סוכה עלי — le profit de la souccaNon — il peut s’y asseoirש״ך יו״ד רט״ו ס״ק ב
Un serment de ne pas accomplir la mitsvaNon — voir le siman 239ש״ך יו״ד רט״ו ס״ק א
קונם la nourriture de tels jours (jeûne)Oui — dissolution requiseשו״ע יו״ד רט״ו:ג
« J’accepte un jeûne » (Chabbat, fête, Roch Ḥodech, Ḥanoukka, Pourim)Non — et aucune dissolutionשו״ע יו״ד רט״ו:ג
Vœu de jeûner ce jour de semaine tous ses jours — et Ḥanoukka y tombeLe seif : nul — mais Ora’h Ḥayim 570 ne tranche pas ainsiשו״ע יו״ד רט״ו:ד · ש״ך ס״ק י״א
קונם manger de la נבילהSeif 5 : non — seif 6 : oui. Ma’hloketשו״ע יו״ד רט״ו:ה-ו · ש״ך ס״ק י״ב
Rattacher une autre chose à cette נבילהNon — מתפיס בדבר האסור, pour les deux avisשו״ע יו״ד רט״ו:ו · ש״ך ס״ק ט״ו
Rattacher à une chose interdite de rabbinique, vouée en langage de vœuOui — saisi et interditשו״ע יו״ד רט״ו:ו

5. Le jeûne voué — que faire, jour par jour

Le jour qui tombe dedansEn langage de vœuEn langage d’acceptation
Chabbat, jour de fêteLe vœu prend ; on le fait délier, la porte étant l’honneur du jour (seif 2)Ne prend pas, aucune dissolution (seif 3)
Roch ḤodechLe vœu prend — ואין צריך לומר ר״ח (seif 4)Ne prend pas (seif 3)
Veille de KippourLe vœu prend, il doit jeûner (seif 4)Non traité expressément par le seif 3
Ḥanoukka, PourimLe seif 4 : נדרו בטל — mais Ora’h Ḥayim 570 ne tranche pas ainsi. Ma’hloket ouverteNe prend pas (seif 3)
Le mois de Nissan, et les jours sans ta’hanounLe Chakh : traités comme les jours interdits de rabbinique, et une dissolution reste requiseLe Ba’h : rien à délier
« שמותר בכל הימים דנדר שהותר מקצתו הותר כולו » (ש״ך יו״ד רט״ו ס״ק ו)
« מפני שהם מדבריהם וצריכין חיזוק » (ש״ך יו״ד רט״ו ס״ק י)
Piège. La ligne de Ḥanoukka et Pourim est la seule du tableau où le Choulhan Aroukh se sait en désaccord avec lui-même — il le dit dans le seif. Ne la traite jamais comme acquise.

6. Les ma’hlokot ouvertes de l’appareil

La questionLes deux voixOù
Flagellation pour un vœu vain ?Rabbenou Ḥananel : oui · Raavia, Ran, Roch : non — et le Rama tranche non. Le Chakh maintient des מכת מרדותרמ״א רט״ו:א · ש״ך ס״ק ה
Le mot אפילו du seif 3 est-il juste ?Ba’h : il faudrait « à plus forte raison » · Chakh et Taz : le mot est exactש״ך ס״ק ח · ט״ז ס״ק ד · באר היטב ס״ק ה
Ḥanoukka et Pourim : le vœu est-il nul ?Seif 4 (Rambam) : nul · Ora’h Ḥayim 418 et 570 : non. Le Chakh distingue perpétuel / à terme — mais écrit כן נ״לש״ך ס״ק י״א · נקודות הכסף · באר היטב ס״ק ז
Sa déclaration « je n’y avais pas pensé » dispense-t-elle ?Maharchal, par la Derisha : דברים שבלב מוכחים, rien à délier · Taz et Ba’h : en langage de vœu, dissolution requiseט״ז ס״ק ד · באר היטב ס״ק ז
Le vœu prend-il sur ce que la Torah interdit ?Rachba (seif 5) : non · Rachi, Tossefot, Tour (seif 6) : oui. Ba’h pour le second, Chakh pour le premier, Ran pour le secondש״ך ס״ק י״ב · באר היטב ס״ק י
Y a-t-il un sixième seif ?Le Taz : non — le ו de וי״א a été pris pour le chiffre. La source imprimée en donne pourtant sixט״ז ס״ק ז

7. Le vocabulaire du siman

TermeSens
נדרVœu — il interdit une chose, comme une offrande
שבועהSerment — il lie la personne à un acte
קונםLe mot du vœu : « ceci m’est comme une offrande »
מצות לאו ליהנות נתנוLes mitsvot n’ont pas été données pour le plaisir — d’où l’issue du ס״ק ב
דבר שאין בו ממשUne chose sans substance — le siman 213 ; ici écarté parce que l’objet est nommé
פתחLa porte ouverte par le sage pour délier, ici l’honneur du jour
נדר שהותר מקצתו הותר כולוPartiellement délié, entièrement délié — ס״ק ו
צריכין חיזוקCe qui a besoin de renfort : Ḥanoukka et Pourim — ס״ק י
מיגדר מילתאFaire barrage — la condition du pouvoir d’annuler, selon le ס״ק י״א
מכת מרדותCoups de discipline rabbiniques, à distinguer de la flagellation — ס״ק ה
איסור הבא מאליו · איסור הבא ע״י עצמוL’interdit qui vient de la Torah · celui qu’on s’est fabriqué par un serment
מתפיס בדבר האסורRattacher à une chose interdite — sans effet, pour les deux avis
איסור כוללUn interdit englobant, qui prend même sur ce qui l’était déjà — la difficulté du Pit’hei Techouva
מצה עשירהLa מצה pétrie de jus, hors de la mitsva de la nuit — la glose finale du Rama

8. Règles d’or, mnémonique et pièges classiques

Le mot, l’objet, le jour. Le mot employé dit si c’est un vœu. L’objet nommé dit si le vœu a de quoi mordre. Le jour dit si les Sages l’ont protégé.
Règles d’or. (1) Un vœu contre une mitsva n’est pas nul : il se délie. (2) Ce qui est déjà interdit ne se voue pas — et ne sert pas de point d’attache. (3) Ce qui n’est interdit que de rabbinique reste, lui, disponible. (4) La formule décide avant l’intention. (5) Le Chakh, au ס״ק ט, écrit qu’il est juste de contraindre celui qui a voué à faire délier plutôt que de laisser transgresser la mitsva.
« מיהו יש להתיר כמ״ש בס״ק ד׳. לקמן סימן רל״ט ס״ק י״ט כתבתי דאע״ג דחל הנדר ראוי לכופו שישאל על נדרו ולא יעבור על המצוה » (ש״ך יו״ד רט״ו ס״ק ט)
Pièges classiques. (1) Croire que le vœu « ne compte pas » parce qu’il vise une mitsva — il compte, et il faut le délier. (2) Confondre « interdire la soucca » et « interdire le profit de la soucca ». (3) Traiter la ligne de Ḥanoukka comme acquise. (4) Prendre pour un jeûne obligatoire ce qui n’était qu’une acceptation. (5) Se fier à une déclaration d’intention qui contredit la formule employée.
Tout ce qui précède est un résumé d’étude. La conduite réelle — savoir si ce qui a été dit constitue un vœu, quelle forme de dissolution convient, et que faire quand le Choulhan Aroukh diverge d’avec lui-même — revient au Rav.
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DAAT · הרב יוסף חיים סממה
תלמיד חכם · מעביר שיעורים בהלכה ובחסידות
סימן רט״ו · Niveau 3 — Synthèse / Révision · הנדרים חלים על דבר מצוה
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