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DAAT · NIVEAU 4 — HALAKHA LEMA’ASSÉ

Siman 222 — Halakha lema‘assé : doter sa fille quand le gendre est מודר הנאה

יורה דעה · סימן רכ״ב
מי שהתנו מודר הנאה ממנו ורוצה ליתן טעות לבתו
המודר מחתנו · על מנת שאין לבעליך רשות בהן · מה שתרצי עשי · יד אשה כיד בעלה
⚖️ הלכה למעשה · Psak
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La formule à dire, ce qui reste ouvert, et ce qui ne se monte pas seul

Sujet :
שולחן ערוך יורה דעה סימן רכ״ב (סעיף אחד)
עם נושאי כלים: ש״ך (ג׳ ס״ק), ט״ז (ג׳), באר היטב (ג׳), פתחי תשובה (ג׳), נקודות הכסף (א׳), בית יוסף, טור
יסוד: נדרים פ״ח ע״א-ע״ב · רמב״ם הלכות נדרים פרק ז׳ הלכה י״ז · השגת הראב״ד

Rédaction :
הרב יוסף חיים סממה · DAAT

📑 Table des matières

  1. La ligne de psika, en cinq propositions
  2. Les deux divergences ouvertes
  3. Ce qu’il ne faut pas monter — et pourquoi

1. La ligne de psika, en cinq propositions

Ce niveau expose la ligne de psika telle que les décisionnaires l’ont posée. Il ne remplace pas la décision d’un Rav. Un cas de מודר הנאה touche à la fois au vœu et au droit patrimonial : il se pose à un Rav, et la formule se prononce sous sa direction.
1. Pour de la nourriture, aucune formule n’est requise : le mari en est débiteur, il n’a rien à acquérir (Chakh ס״ק א, Taz ס״ק א, au nom du Ran).
2. Pour de l’argent, la formule complète comporte trois éléments : le don, la clause « ton mari n’y a pas de droit », et une affectation.
3. L’affectation peut être n’importe quel usage nommé — nourriture, vêtement, « chose semblable » : c’est l’élargissement du Ran que le Mehaber retient.
4. Dire au lieu de l’affectation מה שתרצי עשי suffit selon le Mehaber, ne suffit pas selon le יש אומרים : lekhatehila on précise l’usage.
5. Ne rien dire du tout à la place de l’affectation est le cas que le seif déclare interdit — et les Nekoudot HaKessef, tenant pour le Raavad, sont la seule voix en sens contraire.
« הרי זה נותן לה ואומר לה הרי המעות הללו נתונים לך במתנה ובלבד שלא יהא לבעליך רשות בהן אלא יהיו למה שאת נותנת לתוך פיך או למה שתלבשי וכיוצא בזה » (שו״ע יו״ד רכ״ב:א)

2. Les deux divergences ouvertes

1. מה שתרצי עשי — le Mehaber contre le יש אומרים

Le Chakh donne les deux éléments de l’arbitrage, et ils ne pointent pas dans la même direction. D’un côté, le même Mehaber écrit à Even HaEzer 85:11 la première position sans réserve. De l’autre, le Ba’h pose que dans une divergence de Richonim on va à la rigueur pour les vœux — mais que pour l’argent c’est le détenteur qui l’emporte.

« ובא״ע סי׳ פ״ה סי״א סתם המחבר כסברא הראשונה ולא הביא דעת הי״א וכתב הב״ח דנראה בפלוגתא דרבוותא לענין נדרים הולכין לחומרא וגבי ממונא קולא לנתבע וחומרא לתובע ומי שמוחזק המע״ה » (ש״ך יו״ד רכ״ב ס״ק ג)
La conduite qui se dégage est simple à formuler et n’engage personne à trancher : on précise l’usage. Dire « pour ce que tu mangeras et ce dont tu te vêtiras » sort du débat entièrement, puisque tout le monde l’admet. Le מה שתרצי עשי ne devrait servir que là où l’usage ne peut pas être nommé — et ce cas-là se pose à un Rav.

2. L’affectation sans la clause — le Chakh contre le Cha’ar HaMelekh

Le Chakh écrit פשיטא et le Taz écrit qu’il n’y voit aucun doute. Mais le Pit’hei Techouva rassemble quatre Richonim en sens contraire, et il ne s’agit pas de voix mineures : le Ran, le Kitsour Piskei HaRoch, le Rachba, et une déduction du Tossefot Yom Tov dans le Rambam lui-même.

« וכן מבואר ג״כ מדברי הרשב״א בחידושיו גם הרב תוספות י״ט בנדרים שם דקדק כן מדברי הרמב״ם ע״ש » (פתחי תשובה יו״ד רכ״ב ס״ק א)
Ici encore, la conduite pratique évite le débat plutôt qu’elle ne le tranche : dire les deux. La clause coûte une phrase, et elle place le don du côté que tous reconnaissent.

3. Ce qu’il ne faut pas monter — et pourquoi

La Prisha avait proposé que le gendre se voue lui-même de ne pas profiter de ces biens : le beau-père pourrait alors donner sans formule. Le Taz écarte le montage, et le Baer Hetev le suit expressément.

« כתב הט״ז וא״ל למה לא יהיה מותר לתת סתם מתנה לבתו דהא חתנו ודאי לא יעשה איסור ולא יהנה מהמתנה » (באר היטב יו״ד רכ״ב ס״ק ב)
La raison décisive vaut d’être retenue au-delà de ce siman : un vœu que l’on prend sur soi peut se faire délier. Un arrangement dont la validité repose sur un engagement révocable n’est pas un arrangement. C’est exactement pourquoi ces situations ne se règlent pas entre parties.

La question laissée ouverte par le Pit’hei Techouva

« עיין בשער המלך פ״ז מהלכות נדרים דין י״ז לענין אם מתה האשה אם יירשנה בעלה או לא ע״ש » (פתחי תשובה יו״ד רכ״ב ס״ק ב)

L’argent affecté à la femme, dont le mari ne pouvait rien tirer de son vivant — lui revient-il si elle meurt ? Le Pit’hei Techouva renvoie au Cha’ar HaMelekh sans trancher. C’est une question d’héritage autant que de vœu, et elle est aujourd’hui la plus probable des cinq.

« עבה״ט ועיין בתשובת משכנות יעקב סימן נ״ה מ״ש בזה » (פתחי תשובה יו״ד רכ״ב ס״ק ג)
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DAAT · הרב יוסף חיים סממה
תלמיד חכם · מעביר שיעורים בהלכה ובחסידות
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