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סימן רל״דSiman 234

Yoreh De'ah · Nedarim

Siman 234 — Quand le père et le mari annulent les vœux (הפרת נדרים)

Le siman 228 disait comment on délie un vœu. Celui-ci dit quand le père ou le mari l’annule — et ce n’est pas le même acte.

האב מפר נדרי בתו כל זמן שהיא קטנה או נערה

Le père annule les vœux de sa fille tant qu’elle est קטנה ou נערה. Le siman s’ouvre sur le premier des deux qui annulent et le borne aussitôt : ce pouvoir tient à l’âge et à l’état, et il cesse de lui-même — à la בגרות ou au mariage. Quels vœux sont atteints, le siman ne le dira qu’aux seifim 55 et 58.

Choulhan Aroukh, Yoreh De'ah 234:1

Les 4 niveaux d’étude

NIVEAU 01

רמת המתחיל

Base — Débutant & Intermédiaire

Les 74 seifim traduits clause par clause, et les 242 entrées du Chakh, du Taz, du Baer Hetev, du Pit’hei Techouva et des Nekoudot HaKessef citées une par une.

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NIVEAU 02

רמת הלמדן

Lamdan — Talmid Hakham

Huit ma’hlokot : מיגז גייז ou מקליש קליש, le déversement du domaine, l’annulation partielle, et des endroits où l’appareil s’arrête sur un צריך עיון.

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NIVEAU 03

חזרה וסיכום

Synthèse — Révision

Les 74 seifim rangés par mécanisme — qui annule, quand, à quel moment du vœu, par quels mots, quels vœux — et le tableau-maître qui garde l’ordre du livre.

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NIVEAU 04

הלכה למעשה

Halakha lema'asse — Psak

La ligne de conduite, adossée à chaque fois à une entrée d’appareil citée — et ce que le siman laisse expressément à un Rav.

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Questions fréquentes — Siman 234

Quelle est la différence entre annuler un vœu et le délier ?

Ce sont deux actes distincts. La dissolution (התרה) se fait devant un sage ou trois hommes : elle déracine le vœu depuis son origine. L’annulation (הפרה) est le droit du père ou du mari : elle n’a pas cette portée, et le Choulhan Aroukh le dit en propres termes au seif 51 :

« שאין הבעל והאב עוקרין הנדר מעיקרו כמו החכם: » (שו״ע יו״ד רל״ד:נא)
De là viennent le délai d’un jour, les deux catégories de vœux atteintes, et le fait que les formules du sage n’annulent pas. Le siman 228 traite de la première ; celui-ci traite de la seconde.

Jusqu’à quand le mari ou le père peut-il annuler ?

Le jour où il a entendu, et ce jour seulement. Le seif 21 précise que c’est le jour de calendrier et non vingt-quatre heures :

« אין האב מפר נדרי בתו ולא הבעל נדרי אשתו אלא ביום שמעם ודוקא כל היום ולא מעת לעת » (שו״ע יו״ד רל״ד:כא)
Entendu au début de la nuit, il annule toute la nuit et le lendemain ; entendu à l’approche du soir, il n’annule que jusqu’au soir. Cette page n’autorise personne à annuler un vœu : elle décrit ce que le Choulhan Aroukh exige.

Le silence a-t-il un effet ?

Oui, et c’est un point qui pèse lourd dans le siman. Le silence gardé jusqu’au soir vaut confirmation, même s’il ne visait qu’à la faire souffrir :

« ואם עבר היום ושתק אפילו לא כוון בשתיקתו אלא לצערה אינו יכול להפר » (שו״ע יו״ד רל״ד:כא)
Le Baer Hetev, au ס״ק כ״ו, ajoute au nom du Ran que le silence tenu dans l’intention de confirmer ferme la porte immédiatement :
« ואם שותק ע״מ לקיים לאלתר שוב אינו יכול להפר אפילו בו ביום. » (באר היטב יו״ד רל״ד ס״ק כ״ו)
Le seif 21 réserve pourtant un cas : celui qui ignorait pouvoir annuler dispose encore d’un jour à compter du moment où il l’apprend.

Quels vœux le mari peut-il annuler ?

Deux catégories seulement, et le seif 55 les nomme :

« אלו נדרים שהבעל מפר נדרים שיש בהם עינוי נפש ודברים שבינו לבינה » (שו״ע יו״ד רל״ד:נה)
Les vœux qui portent une privation sont levés pour toujours ; les choses entre lui et elle ne le sont que tant que le mari y a du profit — tant qu’elle est sous lui, et, après le divorce, tant qu’elle ne s’est pas remariée. Tout le reste — le seif 72 en donne l’exemple — n’est pas annulable du tout.

Le père et le fiancé peuvent-ils annuler chacun de son côté ?

Non, pour une נערה fiancée. Le seif 5 pose que l’annulation est alors une opération à deux :

« ולא האב לבדו מפר אלא שניהם מפירים בשותפות » (שו״ע יו״ד רל״ד:ה)
Si l’un annule sans l’autre, ce n’est pas annulé — le seif ajoute seulement que la part du second en reste amoindrie. Et sur le point de savoir s’il faut que les deux entendent le même jour, le Choulhan Aroukh rapporte deux avis ; le Chakh, à son ס״ק י״ג, rapporte du Bayit Hadach que l’on retient la rigueur.

Une confirmation donnée par erreur peut-elle se défaire ?

Le seif 49 met en forme le recours du siman, déjà énoncé au seif 22 :

« המקיים נדרי בתו או אשתו וניחם הרי זה נשאל לחכם ומתיר לו הקמתו וחוזר ומפר לה בו ביום » (שו״ע יו״ד רל״ד:מט)
On demande à un sage la dissolution de la confirmation, puis on annule le jour même. L’inverse n’existe pas : une annulation donnée ne se reprend pas. Sur le délai, le seif porte deux avis : le Chakh, au ס״ק ס״ג, tient que la demande vaut même plusieurs jours après ; un second avis, que le Mehaber rapporte dans le même seif, ne l’admet que le jour de l’audition, et la parenthèse finale — glose du Rama dans les éditions imprimées — demande d’être rigoureux comme ce dernier avis. La question n’est pas tranchée ici : ce recours se conduit devant un Rav.