Et il comporte deux seifim (ב׳ סעיפים) :בשבת ויו״ט אסור להניח תפילין מפני שהם עצמם אות — à Chabbat et à Yom Tov, il est interdit de poser les téfilines, car ces jours sont eux-mêmes un signe (אות) ; et poser sur eux un autre signe serait un זלזול, un mépris de leur propre signe. Le second seif étend le même raisonnement à Chol haMoed — jours eux-mêmes un signe — avec la glose du Rama : וי״א que חוה״מ est ḥayav en téfilines (Beit Yossef au nom du Rosh), et l'usage de ces contrées de les poser sans bénir à voix haute à la synagogue.
Les 4 niveaux d'étude — Siman ל״א, 2 seifim
01
Disponible
רמת המתחיל
Base — Débutant & Intermédiaire
Texte hébreu vocalisé des seifim avec traduction française fluide. Explication pédagogique et inspirante : à Chabbat et à Yom Tov, on ne pose pas les téfilines car ces jours sont eux-mêmes un signe (אות), et y ajouter un autre signe serait un זלזול de leur propre signe ; à Chol haMoed, le même raisonnement selon le Mehaber, avec la glose du Rama sur l'usage de ces contrées. Cas pratiques : Chabbat et Yom Tov (pas de téfilines), Chol haMoed (selon les communautés), et le sens du téfiline comme אות.
Pilpoul approfondi : le yesod תפילין אות (והיה לך לאות — Chemot 13) et שבת ויו״ט אות (אות היא ביני וביניכם — Chemot 31) ; celui qui a déjà un אות n'a pas besoin d'un second (מנחות לו, עירובין צו.) ; la grande machloket sur חול המועד — אות או לא (Rosh/Tour ḥayav ; Zohar/mekoubalim patour) ; le מנהג et la ברכה בחשאי / מראית העין ; le זלזול באות. Beit Yossef, Tour, רמב״ם, הרא״ש, מג״א, ט״ז, Pri Megadim, Mishna Beroura et Beour Halakha.
Récapitulatif structuré pour révision et mémorisation : Chabbat et Yom Tov sont eux-mêmes un signe (אות) — pas de téfilines, sous peine de זלזול לאות ; Chol haMoed selon le Mehaber (jours eux-mêmes un signe) et la glose du Rama (וי״א ḥayav, מנהג de poser sans bénir à voix haute à la synagogue). Conduite למעשה au quotidien, avec renvoi à un Rav et lien siman 24, 25, 29, 30 et 32.
Le Choulhan Aroukh HaRav de l'Admour HaZaken sur Orah Haïm siman 31 (deux seifim) : texte intégral et force du psak par rapport au Mehaber — pourquoi Chabbat et Yom Tov sont פטורים (ils sont eux-mêmes un אות, et y ajouter les téfilines serait un זלזול à leur signe), et la machloket sur חול המועד (עיקר : les jours de חוה״מ sont aussi un אות ; le מנהג askhénaze — renvoi Rama). Le yesod et la conduite למעשה développés à partir du texte réel du Rav. Pour l'étude approfondie, renvoi à un Rav 'Habad.
Reconstruis ce siman selon les Rabbanim que TU suis. Choisis tes Poskim (Rav Ovadia, l'Admour HaZaken, le Rebbe, Ben Ish Hai, Mishna Berurah, Rav Mordekhai Eliyahou…) — l'IA Daat reconstruit le siman avec leurs opinions, leurs raisonnements, et leurs divergences. Si tes Poskim ne traitent pas un point, l'IA te demande avant d'élargir.
Les téfilines sont un signe de l'alliance — והיה לך לאות (Chemot 13). Celui qui possède déjà un signe n'a pas besoin d'en ajouter un second.
שַׁבָּת וְיוֹם טוֹב אוֹת
Chabbat et Yom Tov, un signe
Le Chabbat est lui-même un signe — אות היא ביני וביניכם (Chemot 31) — et de même les Yamim Tovim : ces jours sont déjà un signe, on n'y pose donc pas les téfilines.
זִלְזוּל לָאוֹת
le mépris du signe
Poser un second signe sur un jour qui est lui-même un signe serait un זלזול — un affront à son propre signe.
חוֹל הַמּוֹעֵד
les jours intermédiaires
Machloket : sont-ils eux aussi un signe (Mehaber — patour) ou ḥayavim en téfilines (וי״א, Beit Yossef au nom du Rosh) ?
מִנְהַג הַמָּקוֹם
l'usage du lieu
Rama : dans ces contrées, on posait les téfilines à Chol haMoed et l'on bénissait dessus — l'usage varie aujourd'hui selon les communautés.
בְּרָכָה בַּחֲשַׁאי
bénir en silence
Ceux qui posaient à Chol haMoed bénissaient dessus, mais sans bénir à voix haute à la synagogue comme les autres jours de l'année.
Structure du Siman — les deux seifim
Seif
Sujet
Thème
Détail
סעיף א
שבת ויו״ט
✦ לב הסימן
בשבת ויו״ט אסור להניח תפילין מפני שהם עצמם אות — ces jours sont eux-mêmes un signe ; y poser un autre signe serait un זלזול לאות.
סעיף ב
חול המועד
וי״א חייב
Chol haMoed aussi patour (jours eux-mêmes un signe) ; Rama : וי״א que חוה״מ est ḥayav (ב״י בשם הרא״ש), et l'usage de ces contrées de poser et bénir — mais sans bénir à voix haute à la synagogue.
חול המועד — אות או לא
Position
Source
Conduite
Idée maîtresse
חוה״מ אות
מחבר · סעיף ב
✦ פטור מתפילין
Selon le Mehaber, les jours de Chol haMoed sont eux-mêmes un signe — on n'y pose pas les téfilines, comme à Chabbat et Yom Tov.
וי״א חייב
רמא · ב״י בשם הרא״ש
מניחין ומברכין
Il y a qui disent que חוה״מ est ḥayav en téfilines ; l'usage de ces contrées était de les poser à Chol haMoed et de bénir dessus.
מנהג בני אשכנז
רמא · סעיף ב
בלא ברכה בקול רם
En raison du doute, ceux qui posaient bénissaient dessus mais sans bénir à voix haute au Beit haKnesset comme les autres jours de l'année.
Questions fréquentes — Siman ל״א
Pourquoi ne pose-t-on pas les téfilines à Chabbat et Yom Tov, selon le Siman 31 ?
Selon le Choulhan Aroukh, Orah Haïm 31:1, בשבת ויו״ט אסור להניח תפילין מפני שהם עצמם אות — à Chabbat et à Yom Tov il est interdit de poser les téfilines, car ces jours sont eux-mêmes un signe (אות) ; et poser sur eux un autre signe serait un זלזול, un mépris de leur propre signe.
En quel sens Chabbat et Yom Tov sont-ils eux-mêmes un signe ?
Les téfilines sont un אות — והיה לך לאות (Chemot 13). Or le Chabbat est lui aussi un signe — אות היא ביני וביניכם (Chemot 31), et de même les Yamim Tovim. Celui qui possède déjà un signe n'a pas besoin d'en ajouter un second ; c'est pourquoi on ne pose pas les téfilines en ces jours.
Pose-t-on les téfilines à Chol haMoed, selon le Siman 31 ?
Selon le Mehaber (Orah Haïm 31:2), non : les jours de Chol haMoed sont eux-mêmes un signe, pour le même raisonnement. Le Rama rapporte qu'il y a qui disent (וי״א) que חוה״מ est ḥayav en téfilines (Beit Yossef au nom du Rosh), et que l'usage de ces contrées était de les poser à Chol haMoed et de bénir dessus. L'usage varie selon les communautés — on se conforme à son Rav.
Pourquoi ne bénissait-on pas à voix haute à la synagogue à Chol haMoed ?
Selon la glose du Rama (Orah Haïm 31:2), en raison du doute sur l'obligation des téfilines à Chol haMoed, ceux qui les posaient bénissaient dessus mais sans bénir à voix haute au Beit haKnesset comme les autres jours de l'année.