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DAAT · NIVEAU 1 — INITIATION
Siman ט׳ · Quels vêtements sont obligés au tsitsit
איזה בגדים חייבים בציצית — la matière du vêtement, la matière des fils, et la couleur des tsitsit
סימן ט׳ · ו׳ סעיפים
איזה בגדים חייבים בציצית
🌱 Niveau Initiation · מתחילים
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Première approche des 6 seifim : texte hébreu vocalisé, traduction française fluide et explications pédagogiques sur la laine et le lin obligés de la Torah, le klal « poutrin » (les tsitsit qui acquittent), les autres matières « be-minam », le safek du mélange, la couleur des fils et le hidour du talit de laine — avec une section de cas pratiques.
Sujet : Quels vêtements sont obligés au tsitsit et lesquels en sont exempts ; la matière du talit et des fils, et la couleur des tsitsit
Source : שולחן ערוך אורח חיים סימן ט׳ · ו׳ סעיפים
Compilation : רב יוסף חיים סממה
DAAT · daattorah.com
Après avoir appris au siman précédent comment revêtir le tsitsit, le Choulhan Aroukh demande ici : quels vêtements en sont astreints, et de quelle matière faire le talit et ses fils ? Le cœur du siman est une grande question de fond : la Torah n'oblige-t-elle au tsitsit que la laine et le lin, ou bien toutes les matières ? De cette question découle tout le reste : quels fils acquittent quels vêtements, le délicat problème du כלאים (laine et lin mêlés) en l'absence de תכלת aujourd'hui, et même la couleur des franges. Nous étudions ici au niveau du principe ; pour la conduite pratique — surtout le choix de la matière du talit-katan moderne — nous renvoyons à la décision du Rav.
📑 Plan de l'étude
A. Laine et lin : l'obligation de la Torah — seuls le lin et la laine sont déoraïta ; les autres matières miderabanan ; וי"א que toutes sont déoraïta — והכי הלכתא (séif 1)
B. Le klal « poutrin » — les tsitsit de laine ou de lin acquittent tous les vêtements (sauf le כלאים lin-sur-laine aujourd'hui) ; Rama : ne pas faire de tsitsit de lin (séif 2)
C. Les autres matières « be-minam » — les tsitsit d'une matière n'acquittent que leur propre espèce : soie pour la soie, coton pour le coton (séif 3)
D. Le safek du mélange — un talit d'autre matière avec des fils mêlés (de son espèce + laine ou lin) : il y a lieu d'hésiter (séif 4)
E. La couleur des tsitsit — י"א de les faire de la couleur du talit ; Rama : les Ashkénazes les font blancs même sur un vêtement coloré (séif 5)
F. Le hidour : un talit de laine — un ירא שמים fait un talit de laine, déoraïta sans aucun doute ; Rama : à défaut, lin plutôt que rien (séif 6)
+ Cas pratiques et questions de compréhension
A. Laine et lin : l'obligation de la Torah (séif 1)
Texte original (séif 1)
[א] אֵין חַיָּב בְּצִיצִית מִן הַתּוֹרָה אֶלָּא בֶּגֶד פִּשְׁתִּים אוֹ שֶׁל צֶמֶר רְחֵלִים, אֲבָל בִּגְדֵי שְׁאָר מִינִים אֵין חַיָּבִים בְּצִיצִית אֶלָּא מִדְּרַבָּנָן [וְיֵשׁ אוֹמְרִים דְּכֻלְּהוּ חַיָּבִים מִדְּאוֹרַיְתָא וְהָכִי הִלְכְתָא].
[1] N'est astreint au tsitsit de la Torah qu'un vêtement de lin (pichtim) ou de laine de brebis (tsemer rehelim) ; mais les vêtements des autres matières ne sont astreints au tsitsit que miderabanan (par décret rabbinique). [Et certains disent que toutes [les matières] sont astreintes déoraïta — et telle est la halakha.]
מִן הַתּוֹרָה (min ha-Torah) / מִדְּרַבָּנָן (miderabanan) — une obligation peut être déoraïta (de la Torah elle-même) ou derabanan (d'institution rabbinique). La différence n'est pas seulement « théorique » : elle touche la berakha, la rigueur dans le doute, et le poids de la mitsva. Ici, toute la question est de savoir si seuls la laine et le lin obligent au tsitsit déoraïta, ou bien toute matière.
Deux avis, et la halakha :
- Le simple du verset : la Torah parle de « צֶמֶר וּפִשְׁתִּים » (laine et lin) ; selon le premier avis, seuls ces deux-là sont obligés au tsitsit déoraïta, et les autres matières (soie, coton…) ne le sont que miderabanan.
- L'avis retenu (וי"א) : selon de nombreux Rishonim — les Tossfot (Menahot 39b), le Roch, le Smag et le Mordekhi — toutes les matières sont obligées au tsitsit déoraïta ; et le Mehaber tranche « וְהָכִי הִלְכְתָא » — telle est la halakha.
- Le עור (cuir) : le din des vêtements de cuir et de leurs כנפות relève plutôt des lois étudiées en Yoreh De'ah סימן ש ; nous ne le développons pas ici.
Le séif 1 en une phrase : selon le premier avis seuls le lin et la laine obligent au tsitsit déoraïta ; mais la halakha (וי"א, והכי הלכתא) est que toutes les matières y sont astreintes déoraïta.
B. Le klal « poutrin » : laine et lin acquittent tout (séif 2)
Texte original (séif 2)
[ב] צִיצִית שֶׁל פִּשְׁתִּים אוֹ שֶׁל צֶמֶר רְחֵלִים — פּוֹטְרִים בְּכָל מִינֵי בְּגָדִים, חוּץ מִשֶּׁל פִּשְׁתִּים לְצֶמֶר אוֹ שֶׁל צֶמֶר לְפִשְׁתִּים בִּזְמַן הַזֶּה דְּלֵיכָּא תְּכֵלֶת, מִפְּנֵי שֶׁהֵם כִּלְאַיִם. הַגָּהּ: וְיֵשׁ אוֹמְרִים שֶׁלֹּא לַעֲשׂוֹת צִיצִית שֶׁל פִּשְׁתִּים כְּלָל אֲפִלּוּ בִּשְׁאָר מִינִים, וְהָכִי נָהוּג.
[2] Des tsitsit de lin ou de laine de brebis acquittent toutes les espèces de vêtements — sauf [des fils] de lin sur [un vêtement de] laine ou [des fils] de laine sur [un vêtement de] lin, à notre époque où il n'y a pas de tekhelet, parce qu'ils sont kilayim (mélange interdit). Glose (Rama) : certains disent qu'on ne fait pas du tout de tsitsit de lin, même sur les autres matières, et c'est ainsi qu'on a coutume.
כִּלְאַיִם (kilayim) · תְּכֵלֶת (tekhelet) — le כלאים (chaatnez) est le mélange interdit de laine et de lin dans un même vêtement. La mitsva du tsitsit « repousse » (הותרה) cet interdit lorsqu'il y a la תכלת (le fil de laine teint en bleu). Mais à notre époque, où nous n'avons plus de תכלת, ce permis ne joue plus : mettre des fils de laine sur un talit de lin (ou l'inverse) recréerait un כלאים interdit.
Le grand klal du tsitsit :
- « Poutrin be-khol » : les tsitsit faits de laine ou de lin acquittent (פוטרין) tous les vêtements, quelle que soit la matière du vêtement — car la laine et le lin sont les matières « principales » du tsitsit.
- L'exception du כלאים : on ne met pas de fils de lin sur un vêtement de laine ni de laine sur un vêtement de lin — aujourd'hui, faute de תכלת : sans elle, le mélange laine-lin reste un כלאים interdit.
- La glose du Rama : certains (le Smak) vont plus loin et disent de ne pas faire de tsitsit de lin du tout, même sur un vêtement d'une autre matière — et c'est l'usage (והכי נהוג). En pratique, on fait donc les tsitsit de laine.
À retenir : les tsitsit de laine ou de lin acquittent tous les vêtements ; mais on évite le mélange laine-lin (כלאים) faute de תכלת aujourd'hui, et l'usage (Rama, Smak) est de ne pas faire de tsitsit de lin du tout — donc de les faire de laine.
C. Les autres matières : « be-minam » seulement (séif 3)
Texte original (séif 3)
[ג] צִיצִית שֶׁל שְׁאָר מִינִים אֵין פּוֹטְרִים אֶלָּא בְּמִינָם, כְּגוֹן מֶשִׁי לְבֶגֶד מֶשִׁי וְצֶמֶר גֶּפֶן לְצֶמֶר גֶּפֶן, אֲבָל שֶׁלֹּא בְּמִינָם אֵין פּוֹטְרִים.
[3] Des tsitsit des autres matières n'acquittent que dans leur propre espèce — comme [des fils de] soie pour un vêtement de soie, et [des fils de] coton (tsemer gefen) pour [un vêtement de] coton ; mais hors de leur espèce, ils n'acquittent pas.
בְּמִינָם (be-minam) — « dans leur espèce » — contrairement à la laine et au lin (qui acquittent tout), les fils faits d'une autre matière n'ont pas ce pouvoir universel : ils n'acquittent un vêtement que s'il est de la même matière qu'eux. La soie pour la soie, le coton pour le coton — mais non « croisé ».
La règle des autres matières :
- Be-minam : des fils de soie (מֶשִׁי) acquittent un talit de soie ; des fils de coton (צֶמֶר גֶּפֶן) acquittent un talit de coton.
- Pas « croisé » : en revanche, des fils de soie n'acquittent pas un vêtement de coton, ni l'inverse — chaque matière (autre que laine/lin) ne vaut que pour elle-même.
- D'où la primauté de la laine : on comprend ici pourquoi la laine (qui acquitte tout) est le choix le plus sûr — voir le séif 6.
À retenir : les fils des autres matières (soie, coton…) n'acquittent que leur propre espèce — soie pour soie, coton pour coton — jamais hors de leur espèce. Seuls la laine et le lin acquittent tous les vêtements.
D. Le safek du mélange de fils (séif 4)
Texte original (séif 4)
[ד] אִם הִטִּיל בְּטַלִּית שֶׁל שְׁאָר מִינִים קְצָת צִיצִית מִמִּינוֹ וּקְצָת מִצֶּמֶר אוֹ פִּשְׁתִּים — יֵשׁ לְהִסְתַּפֵּק בּוֹ.
[4] Si l'on a mis, sur un talit d'une autre matière, une partie des tsitsit de sa propre espèce et une partie de laine ou de lin — il y a lieu d'en douter (il subsiste un safek à son sujet).
סָפֵק (safek) — le doute halakhique — un cas où la halakha elle-même hésite et ne tranche pas clairement. Ici, un talit d'une autre matière (par ex. soie) où les fils sont mélangés — une partie de sa propre espèce, une partie de laine ou de lin — laisse un doute : le tsitsit est-il valable, et avec quel statut ?
Pourquoi un doute ?
- Deux logiques se croisent : d'un côté la laine/le lin « acquittent tout » (séif 2) ; de l'autre, sur un talit d'autre matière, on attendrait des fils « de son espèce » (séif 3). Un mélange des deux brouille la règle.
- Le résultat : le Mehaber n'affirme pas que c'est valable, ni que c'est invalide — il dit « יֵשׁ לְהִסְתַּפֵּק בּוֹ », il y a lieu d'hésiter. En pratique, on évite ce montage et on choisit une solution claire.
À retenir : mêler, sur un talit d'autre matière, des fils de son espèce avec des fils de laine ou de lin laisse un safek (doute) — donc on l'évite. Le plus sûr reste un talit de laine avec des fils de laine.
E. La couleur des tsitsit : l'usage des fils blancs (séif 5)
Texte original (séif 5)
[ה] יֵשׁ אוֹמְרִים שֶׁצָּרִיךְ לַעֲשׂוֹת הַצִּיצִית מִצֶּבַע הַטַּלִּית, וְהַמְדַקְדְּקִים נוֹהֲגִים כֵּן. הַגָּהּ: וְהָאַשְׁכְּנַזִּים אֵין נוֹהֲגִים לַעֲשׂוֹת הַצִּיצִיּוֹת רַק לְבָנִים אַף בִּבְגָדִים צְבוּעִים, וְאֵין לְשַׁנּוֹת.
[5] Certains disent qu'il faut faire les tsitsit de la couleur du talit, et les meticuleux (medakdekim) ont ainsi coutume. Glose (Rama) : et les Ashkénazes n'ont coutume de faire les tsitsit que blancs, même sur des vêtements teints (colorés), et il ne faut pas en changer.
הַמְדַקְדְּקִים (ha-medakdekim) — les meticuleux — ceux qui veillent à accomplir la mitsva avec le plus grand soin, jusque dans les détails non strictement obligatoires. Ici, ils suivent l'avis qui demande d'assortir la couleur des fils à celle du talit ; mais l'usage ashkénaze tranché par le Rama est tout autre.
Deux usages sur la couleur :
- י"א (et les medakdekim) : faire les fils du tsitsit de la couleur du talit — sur un talit coloré, des fils de la même couleur.
- L'usage ashkénaze (Rama) : faire les tsitsit blancs (לבנים) même sur un vêtement coloré — et « il ne faut pas en changer » (ואין לשנות). Le Rama s'appuie sur le Teroumat haDeshen.
- En pratique : nos talitot sont blancs avec des fils blancs ; la question de la couleur se pose surtout pour un talit-katan coloré — voir les cas pratiques.
À retenir : selon un avis (et les medakdekim), on assortit les fils à la couleur du talit ; mais l'usage ashkénaze (Rama, Teroumat haDeshen) est de faire les tsitsit blancs même sur un vêtement coloré — et de ne pas en changer.
F. Le hidour : un talit de laine (séif 6)
Texte original (séif 6)
[ו] יֵשׁ אוֹמְרִים שֶׁאֵין לַעֲשׂוֹת טַלִּית שֶׁל פִּשְׁתָּן, אַף עַל פִּי שֶׁאֵין הֲלָכָה כֵּן — יְרֵא שָׁמַיִם יוֹצֵא אֶת כֻּלָּם וְעוֹשֶׂה טַלִּית שֶׁל צֶמֶר רְחֵלִים שֶׁהוּא חַיָּב בְּצִיצִית מִן הַתּוֹרָה בְּלִי פִּקְפּוּק. הַגָּהּ: וּמִיהוּ אִם אִי אֶפְשָׁר רַק בְּטַלִּית שֶׁל פִּשְׁתָּן, מוּטָב שֶׁיַּעֲשֶׂה טַלִּית שֶׁל פִּשְׁתָּן וְצִיצִית שֶׁל פִּשְׁתָּן מִשֶּׁיִּתְבַּטֵּל מִצְוַת צִיצִית.
[6] Certains disent qu'on ne fait pas de talit de lin ; bien que la halakha ne soit pas ainsi, un yere shamayim (qui craint le Ciel) « s'acquitte selon tous » et fait un talit de laine de brebis, qui est astreint au tsitsit de la Torah sans aucun doute (beli pikpouk). Glose (Rama) : néanmoins, s'il n'est possible [d'avoir] qu'un talit de lin, il vaut mieux qu'il fasse un talit de lin et des tsitsit de lin, plutôt que d'annuler la mitsva du tsitsit.
יְרֵא שָׁמַיִם (yere shamayim) · בְּלִי פִּקְפּוּק (beli pikpouk) — le yere shamayim est celui qui « craint le Ciel » et veut accomplir la mitsva de la façon la plus assurée. En prenant un talit de laine, il « sort selon tous les avis » (יוצא את כולם) : la laine est obligée au tsitsit déoraïta sans aucun doute (beli pikpouk), alors que les autres matières font débat (séif 1).
Le hidour, et le cas extrême :
- Le meilleur choix : même si, en stricte halakha, toutes les matières obligent au tsitsit (séif 1), un yere shamayim fait son talit de laine — pour s'acquitter selon tous les avis, la laine étant déoraïta sans aucun doute.
- Le hidour mitsva : c'est le yesod du הידור מצוה — embellir la mitsva en la faisant de la manière la plus sûre, au-delà du strict minimum.
- Le cas extrême (Rama) : mais si l'on ne peut avoir qu'un talit de lin, mieux vaut un talit de lin (avec des fils de lin) que de négliger entièrement la mitsva du tsitsit.
Le séif 6, et le sens d'ensemble : un ירא שמים fait son talit de laine — déoraïta sans aucun doute, « pour sortir selon tous » ; à défaut absolu, mieux vaut un talit de lin que rien. Tout le siman conduit donc à ce choix : pour la matière du talit (et surtout du talit-katan moderne), on se réfère à la décision du Rav.
Cas pratiques
Cas 1 — Choisir un talit de laine
Situation : on achète un talit gadol et l'on se demande quelle matière privilégier.
Conduite : le choix le plus sûr est un talit de laine (de brebis) avec des fils de laine : la laine est astreinte au tsitsit déoraïta sans aucun doute, et ses fils acquittent tout. C'est le hidour du séif 6 : « un ירא שמים sort selon tous les avis ». Sur un talit d'une autre matière (soie, par ex.), on veille à des fils de son espèce (séif 3) et l'on évite le mélange qui laisse un safek (séif 4). Pour le choix précis, on se réfère à la décision du Rav.
Cas 2 — La couleur des fils du tsitsit
Situation : on a un talit-katan coloré et l'on se demande de quelle couleur faire les fils.
Conduite : selon l'usage ashkénaze (Rama, Teroumat haDeshen), on fait les tsitsit blancs même sur un vêtement coloré — « et il ne faut pas en changer ». Selon l'avis des medakdekim, on assortirait au contraire les fils à la couleur du talit. Les usages diffèrent : pour la conduite à suivre selon son minhag, on se réfère à la décision du Rav.
Cas 3 — Talit-katan en coton ou en synthétique
Situation : beaucoup de talitot-katan vendus aujourd'hui sont en coton (et parfois en matière synthétique).
Conduite : au niveau du principe, un talit-katan de coton demande des fils de coton (be-minam, séif 3) si l'on veut s'acquitter par sa propre matière — mais l'usage très répandu est de mettre des fils de laine, qui « acquittent tout » (séif 2). La question du statut (déoraïta / derabanan) du coton, le choix de la matière des fils, et le cas des fibres synthétiques modernes sont des points délicats : pour la conduite exacte, on se réfère à la décision du Rav.
Questions de compréhension
Vérifie ta compréhension :
- Quelles matières sont obligées au tsitsit déoraïta selon le premier avis ? Et selon la halakha retenue (וי"א... והכי הלכתא) ?
- Pourquoi les tsitsit de laine ou de lin « acquittent tout » (פוטרין) ? Et pourquoi évite-t-on le mélange laine-lin aujourd'hui (כלאים, pas de תכלת) ?
- Les fils des autres matières acquittent-ils tout, ou seulement « במינם » ? Donne un exemple.
- Quelle couleur de fils selon les medakdekim, et selon l'usage ashkénaze (לבנים, Rama) ?
- Pourquoi un ירא שמים fait-il un talit de laine (בלי פקפוק) ? Que dit le Rama pour celui qui ne peut avoir qu'un talit de lin ?
Pour aller plus loin
Si tu veux approfondir ce siman :
📖Rejoindre la khavroutha
- 📚 Niveau 2 — Lamdan : pour le pilpoul — la machloket « מן התורה : צמר ופשתים בלבד או כל המינים » (Tossfot/Roch — הכי הלכתא — face au simple des pesoukim, la drasha « הכנף » / « צמר ופשתים ») ; le klal « פוטרין » et le « במינם » des autres matières ; « כלאים הותרה בציצית » et le gezera lié à la תכלת ; la couleur (מנהג אשכנז face aux מדקדקים) ; le yesod du הידור מצוה (Menahot 39b-43b)
- ✨ Niveau 3 — Synthèse : pour la révision et la mémorisation rapide
- 👑 Niveau 4 — Daat HaRav (Admour HaZaken) : la chitah du Choulhan Aroukh HaRav — la drasha des pesoukim (« הכנף » / « צמר ופשתים »), le « כלאים הותרה בציצית », le gezera de la כסות לילה / תכלת, et la conduite בזמן הזה (sans תכלת)