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סימן קמ״אSiman 141

Yoreh De'ah · Issour ve-Heter

Siman 141 — Les statues et les figures de l’idolâtrie

Huit seifim en deux mouvements. D’abord la figure trouvée — faite par un non-Juif, et l’on demande pour quoi : le village ou la ville, l’attribut dans la main, le débris, l’ustensile honoré ou vil. Puis la figure faite — par un Juif, et la question devient celle du verset לא תעשון אתי : les serviteurs d’en haut, la figure humaine, le relief et le creux, la bague à sceau, le lieu public, la Menora à sept branches (Choulhan Aroukh, Yoreh De'ah 141 — 8 seifim)

כל הצלמים של עבודת כוכבים הנמצאים בכפרים אסורים דסתמא לשם אלילים נעשו והנמצאים בכרכים מותרים דודאי לנוי נעשו

Toutes les statues idolâtres trouvées dans les villages sont interdites, car sans indication elles ont été faites pour les idoles ; celles des grandes villes sont permises, car elles ont certainement été faites pour l’ornement. Tout le siman est dans ce mot : pour quoi cette figure a-t-elle été faite — et, plus loin, qu’a-t-on le droit d’en faire.

Choulhan Aroukh, Yoreh De'ah 141:1

Les 4 niveaux d’étude

NIVEAU 01

רמת המתחיל

Base — Débutant & Intermédiaire

Texte hébreu des 8 seifim avec traduction française fluide. La statue trouvée, les débris, les ustensiles honorés et vils, le verset לא תעשון אתי, le relief et le creux, la bague à sceau, la figure complète et la Menora — expliqués pas à pas, avec les michnayot du chapitre כל הצלמים, la sougya de Roch Hachana, le Rambam, le Tour, et huit entrées-clés du Chakh et du Taz.

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NIVEAU 02

רמת הלמדן

Lamdan — Talmid Hakham

Pilpoul approfondi : le doute du village selon le Chakh et le Taz ; les débris d’idoles entre le Rif, le Rambam et le Beit Yossef ; les deux lectures du Yerouchalmi sur l’ustensile vil ; la ḥakira de לא תעשון אתי — serviteurs ou ressemblance ; le Ramban et le Taz sur le creux ; le dragon et la figure complète ; le lion, les signes du zodiaque et les Nekoudot HaKessef ; la Menora.

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NIVEAU 03

חזרה וסיכום

Synthèse — Révision

Les trois tableaux-maîtres — trouver, faire, garder —, les questions-réflexes, les ma’hlokot en une ligne, les règles d’or, la mnémonique « צלם », les pièges classiques et la carte-éclair finale.

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NIVEAU 04

הלכה למעשה

Halakha lema'asse — Psak

La halakha pratique selon le ש״ך, le ט״ז, le פתחי תשובה, le באר היטב et les נקודות הכסף, puis les cas contemporains — le musée, la médaille, la poupée, le logo solaire, la synagogue, la Menora. Note : l’Admour HaZaken n’a pas écrit de Choulhan Aroukh sur Yoreh De'ah — niveau de psak, non “Daat HaRav”.

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Questions fréquentes — Siman 141

Pourquoi une statue trouvée est-elle interdite au village et permise en ville ?

Parce qu’on ne connaît pas l’intention de celui qui l’a faite, et qu’on la présume d’après le lieu. Le Mehaber écrit « כל הצלמים של עבודת כוכבים הנמצאים בכפרים אסורים דסתמא לשם אלילים נעשו והנמצאים בכרכים מותרים דודאי לנוי נעשו » (שו״ע יו״ד קמ״א:א). Deux signes renversent la présomption de la ville — l’entrée et l’attribut : « אא״כ עומדין על פתח המדינה… והיה ביד הצורה צורת מקל או צפור או כדור או סייף או עטרה וטבעת » (שו״ע יו״ד קמ״א:א). Le Chakh précise qu’un vrai doute reste interdit : « ואה״נ בספק אם נעשו לשם אלילים או לנוי אסורים דבעינן דוקא למידע בודאי שנעשו לשם נוי כדקאמר בסיפא » (ש״ך יו״ד קמ״א ס״ק א).

Pourquoi un débris d’idole est-il permis, et non une main sur son socle ?

Le seif 2 dit « המוצא שברי צלמים מושלכים או בתוך שברי נחושת או אפילו שברי אלילים עצמן מותרים אבל מצא תבנית יד או רגל והוא עומד על בסיסו אסור » (שו״ע יו״ד קמ״א:ב). Le débris prouve que son propriétaire l’a rejeté ; la main posée sur un socle a l’air d’avoir été faite ainsi, et l’on adore de tels membres. Le Chakh trouve pourtant le Rambam plus fondé : « אבל באמת דברי הרמב״ם נראין עיקר בש״ס דכל שברי אלילים אסורים אפילו אינם עומדים על בסיסם דחיישינן שמא לא בטלום העובדי כוכבי׳ אבל שברי צלמים מותרים דאיכא ספק ספיקא ספק נעבדו או לא ואת״ל נעבדו שמא בטלום העובדי כוכבים » (ש״ך יו״ד קמ״א ס״ק ז).

Une coupe gravée d’un soleil est-elle interdite ?

Non : la coupe est un ustensile vil, où l’on boit, et sur lequel nul ne grave pour adorer. Le seif 3 : « אם הכלים מכובדים אסורים שודאי נעשו לשם אלילים ואם הם מבוזים מותרים שלא נעשו אלא לנוי » (שו״ע יו״ד קמ״א:ג). Et de nos jours, le Rama permet même le profit des ustensiles honorés, sans les garder : « והמנהג כסברא הראשונה ובזמן הזה שאין העובדי כוכבים עובדין לצורות הללו מותרים בהנאה אם מוצאן אבל אין להשהותן » (רמ״א יו״ד קמ״א:ג).

Qu’est-ce qu’un Juif n’a pas le droit de dessiner ?

Le seif 4 : « אסור לצייר צורות שבמדור שכינה כגון ד׳ פנים בהדי הדדי וכן צורות שרפים ואופני׳ ומלאכי השרת וכן צורת אדם לבדו כל אלו אסור לעשותם אפילו הם לנוי ואם עובד כוכבים עשאם לו אסור להשהותם » (שו״ע יו״ד קמ״א:ד). La source est le verset לא תעשון אתי, lu « mes serviteurs » — les quatre faces, les anges, les astres — et « moi » — la figure humaine. Mais en creux, ou pour l’étude, c’est permis : « ואם הם להתלמד להבין ולהורות כולן מותרות אפי׳ בולטות » (שו״ע יו״ד קמ״א:ד).

Peut-on faire une Menora à sept branches ?

Non, si elle est en métal : le seif 8 dit « אבל עושה של חמשה קנים או של ששה או שמונה אבל של שבעה לא יעשה אפילו משאר מיני מתכות ואפילו בלא גביעים וכפתורים ופרחים ואפי׳ אינה גבוהה י״ח טפחים » (שו״ע יו״ד קמ״א:ח). Le Chakh permet le bois et la terre cuite, invalides au Temple : « שאע״פ שאינה של זהב כשרה במקדש אבל אינה של מתכות כגון של עץ וכה״ג שרי דפסולה במקדש » (ש״ך יו״ד קמ״א ס״ק ל״ה).