✦ ❖ ✦ D A A T · N I V E A U 3 — S Y N T H È S E / R É V I S I O N ✦ ❖ ✦

Siman 142 — L’idole et ses accessoires interdits au profit

שהאלילים ותשמישיהם אסורים בהנאה

Quinze seifim. Tout ce qui vient de l’idole est interdit — mais que veut dire « venir » ? Deux mesures répondent : ce qui a encore de la matière, et ce qui est la seule cause du résultat
Révision structurée, tableaux de psak, mémorisation rapide


Source : Shulchan Aroukh, Yoreh De'ah קמ״ב — 15 seifim
Nossei kelim : ש״ך (ל״ד ס״ק) · ט״ז (י״ח ס״ק) · באר היטב (כ״ז ס״ק) · פתחי תשובה (ג׳ ס״ק) · נקודות הכסף · בית יוסף · טור
Compilation : הרב יוסף חיים סממה · DAAT
Pour les étudiants ayant maîtrisé les Niveaux 1 et 2
daattorah.com

📑 Plan de la synthèse

  1. L’axiome : la matière et la cause
  2. Les 4 questions-réflexes
  3. Tableau-maître — les quinze seifim clause par clause
  4. La grande difficulté : la langue du Rambam venue de l’orla
  5. Le Taz contre les Nekoudot HaKessef : la cause indispensable
  6. Le rachat : mélange, montant, portée
  7. Les 5 règles d’or
  8. Mnémonique — l’aide-mémoire « גחלת »
  9. Les 5 pièges classiques
  10. Récap des seifim et carte-éclair finale

1. L’axiome : la matière et la cause

Le point de départ :

L’idole est interdite au profit, et le seif 1 étend cet interdit à tout ce qui en vient. Reste à savoir ce qui en vient. Le siman répond par deux mesures, et il n’en emploie pas d’autre.

La matière — une chose est encore l’idole tant qu’il en reste quelque chose de corporel. Braise et cendre : oui. Flamme : non.

La cause — une chose produite est interdite si l’interdit l’a faite. Si une cause permise a concouru à la faire, elle est permise ; mais à deux conditions, que le siman éprouve aux seifim 7 et 4 : que les deux causes aient agi ensemble, et — selon le Taz — qu’aucune n’ait été indispensable.

D’où l’axiome : devant chaque cas, demande d’abord s’il reste de la matière, puis qui a fait la chose.

Les deux mesures, dans leurs deux textes fondateurs :

« עֲבוֹדַת כּוֹכָבִים אוֹ אֲשֵׁרָה שֶׁנִּשְׂרְפָה אֶפְרָהּ אָסוּר בַּהֲנָאָה. וְגַחֶלֶת שֶׁל עֲבוֹדַת כּוֹכָבִים אֲסוּרָה וְהַשַּׁלְהֶבֶת מֻתֶּרֶת מִפְּנֵי שֶׁאֵין בָּהּ מַמָּשׁ » רמב״ם הלכות עבודה זרה וחוקות הגויים פרק ז׳ הלכה י׳
« וְכָל שֶׁדָּבָר אָסוּר וְדָבָר מֻתָּר גּוֹרְמִין לוֹ הֲרֵי זֶה מֻתָּר בְּכָל מָקוֹם » רמב״ם הלכות עבודה זרה וחוקות הגויים פרק ז׳ הלכה י״ד

2. Les 4 questions-réflexes

  1. Reste-t-il de la matière ? Si oui, c’est encore l’idole (braise, cendre). Si non, ce n’en est plus (flamme) — mais seulement si elle en est détachée, dit le Taz.
  2. L’acte abîme-t-il ou améliore-t-il ? Abattre une bête saine l’abîme : permis. La découper, ou abattre une bête mourante : améliore, donc interdit.
  3. L’interdit a-t-il agi seul ? Seul : interdit (navette, pain, vaisselles). Avec une cause permise, et en même temps : permis (légumes, champ, vache). Successivement : interdit (marmite du seif 7).
  4. Le profit était-il voulu ? Voulu : interdit (écouter, regarder). Non voulu, et l’on aurait pu s’en détourner sans le savourer : permis (Rama, Chakh ס״ק ל״ד).

La troisième question est celle du seif 7, où le Mehaber dit lui-même pourquoi la double cause n’y joue pas :

« אֲפִילּוּ לְמַאן דְּאָמַר ״זֶה וָזֶה גּוֹרֵם מוּתָּר״, קְדֵירָה — אֲסוּרָה, דְּהָא קַבְּלָה בִּישּׁוּלָא מִקַּמֵּי דְּנִיתֵּן עֵצִים דְּהֶיתֵּירָא » (פסחים כ״ז ע״א)

3. Tableau-maître — les quinze seifim clause par clause

SeifClausePsakNossei kelim
אBraise et cendre de l’idoleInterditesTaz ס״ק ב : de la Torah, même a posteriori · Beit Yossef : lekhathila seulement · Pit’hei Techouva ס״ק ב : selon l’origine
אFlammePermiseTaz ס״ק ג : seulement détachée de la braise
בAbattage au couteau de l’idolePermisChakh ס״ק ג : reste interdit lekhathila pour le goût absorbé
בBête mouranteInterditeChakh ס״ק ו : toute la bête, sans rachat · Beit Yossef : doute, permis a posteriori
בDécoupe de viandeInterdite ; permise si elle détruitChakh ס״ק ו : rachat requis pour la viande · ס״ק ז
בRama : couteau neuf ou blanchiPermis même lekhathilaChakh ס״ק ה : à condition qu’il ait servi au culte
גVêtement tissé à la navetteInterdit au profitChakh ס״ק ט : le rachat de la navette ne suffit pas, c’est tout le vêtement
גMélangé à d’autresRachat à la mer MorteChakh ס״ק ח : sans mélange, pas de rachat ; mais vente au non-Juif hors valeur
דFour chauffé au bois interditRefroidir, puis rechaufferChakh ס״ק י : le refroidissement vaut comme un a posteriori
דPain cuit sans refroidir, flambée en faceInterdit au profitChakh ס״ק י : le bois permis doit précéder le pain
דBraises retirées, cuisson à la chaleurPermis selon le MehaberChakh ס״ק י et Taz ס״ק ה, ח : interdit dans l’idolâtrie · Baer Hetev ס״ק י
דRama : interdit d’alimentation seulementPermis, flambée compriseLe chevah etsim ne vaut que pour l’interdit de profit
הVaisselles cuites au bois interditInterdites au profitChakh ס״ק י״א : on s’en sert sans cause permise · Taz ס״ק ז : petites poteries
וPain cuit sur les braisesPermis selon le MehaberChakh ס״ק י et Taz ס״ק ח : interdit dans l’idolâtrie
זMarmite : bois interdit puis permisInterditeTaz ס״ק ט : même pour l’avis indulgent, car chevah etsim
חOisillons n’ayant plus besoin de leur mèrePermisRambam : l’achéra n’est pas leur base
חŒufs, oisillons dépendantsInterditsRachi : décret · Rambam : base · Raavad : croissance (Beit Yossef)
חLe nidPermisChakh ס״ק ט״ו : ses branches viennent d’ailleurs
חRama : la percheNe pas monterChakh ס״ק ט״ז : ne sauve que ce qui était permis · Taz ס״ק י״ב
טS’asseoir à l’ombreInterditChakh ס״ק י״ט : même une ombre très longue · ס״ק י״ז, י״ח
טOmbre de l’ombreInterditeTaz ס״ק י״ג : contre le Rambam, car la guemara est explicite
טPasser dessous, autre chemin existantInterditChakh ס״ק כ״ג : même en courant
טPasser dessous, sans autre cheminPermis en courantChakh ס״ק כ : la course n’est pas requise · Baer Hetev ס״ק י״ח
טRama : passer dans l’ombrePermisRan (Beit Yossef) · Taz ס״ק י״ד
יMaison d’idolâtrie : dedans, et face à l’entrée dans 4 amotInterditChakh ס״ק כ״א : mitsva de s’éloigner de 4 amot
יOmbre par-derrièrePermiseTaz ס״ק ט״ו : la maison n’est pas faite pour l’ombre
יPassage quand la voie précédaitPermisChakh ס״ק כ״ד : le « certains interdisent » ne porte que sur le début
י״אLégumes sous l’achéraPermis, même lekhathilaChakh ס״ק כ״ה : le profit vient de lui-même (Ran)
י״אChamp fumé, vache engraisséePermis a posterioriChakh ס״ק כ״ו et Taz ס״ק ט״ז : lekhathila interdit · Taz ס״ק י״ז
י״בArbre gardé pour la boisson de la fêteInterditChakh ס״ק כ״ז : a fortiori si ses prêtres s’asseyent dessous
י״גArbres stériles devant l’idoleInterditsChakh ס״ק כ״ח : ornement, et se tenir là est son emploi · Taz ס״ק י״ח contre le Rachba
י״דBain public avec idolePermisChakh ס״ק ל, ל״א : l’idole se tient dans la cour
י״דSi tel est son culteInterditLe critère est l’usage, non la forme
ט״וÉcouter, regarderInterditChakh ס״ק ל״ב : aussi l’odorat · ס״ק ל״ג : l’idole adorée, non les figures d’ornement
ט״וRama : ce qu’on ne vise pasPermisChakh ס״ק ל״ד : guemara explicite ; permis même si l’on pouvait partir, interdit si l’on vise

4. La grande difficulté : la langue du Rambam venue de l’orla

Le texte imprimé avertit lui-même que les seifim 5, 6 et 7 sont la langue du Rambam écrite pour l’orla, où seul le mot « écorces d’orla » a été remplacé par « bois d’idoles ». Or l’orla a une braise permise, et l’idole une braise interdite : le seif 1 vient de le dire. De là toute la difficulté.

Le Chakh ouvre son ס״ק י en le disant tout net :

« באמת דברי הטור והמחבר ושאר פוסקים צריכין נגר להולמן » (ש״ך יו״ד קמ״ב ס״ק י)

et il pose la contradiction :

« אבל בעצי אליל שגחליה ואפרה אסורים איך יהא מותר בבישול ע״ג גחלים ובתנור חדש הא כולה גורם דאיסורא הוא ועצי איסור עדיין לא הלכו להם » (ש״ך יו״ד קמ״ב ס״ק י)

Le terouts qu’il a fini par trouver, dans la Tossefta d’Orla, qui met à part le bois d’achéra :

« שוב מצאתי אחר זמן רב בתוספתא פ״ק דערלה תנור שהסיקו בקליפי ערלה אם חדש יותץ אם ישן יוצן אפה ובשל בגחלי׳ מותר אפה בכולם (כלו׳ בכל איסורי הנאה שהוזכר שם) מותר חוץ מעצי אשרה עכ״ל מזה ראיה ברורה למה שכתבתי » (ש״ך יו״ד קמ״ב ס״ק י)

D’où sa conclusion, qui gouverne la lecture pratique des seifim 4 et 6 :

« אבל לפע״ד אפילו בחומו של תנור או ע״ג גחלים אסר הרמב״ם הכא באליל ודוקא בערלה שאפר׳ וגחלתה וכן חומו מותר חילק כן משא״כ באליל » (ש״ך יו״ד קמ״ב ס״ק י)
Psak. Selon le Chakh et le Taz, dans l’idolâtrie — à la différence de l’orla — ni la chaleur du four après qu’on a retiré les braises, ni la cuisson sur les braises elles-mêmes ne sont permises. Le Baer Hetev l’enregistre comme la conclusion :
« ומסקנתו דלא כהמחבר אלא דגחלת של עבודת כוכבים אפי׳ בדיעבד אסורה וכ״פ הט״ז דאפי׳ בתנור ישן וגרף ממנו את כל האש ובישל או אפה בחומו של תנור אסור אף בדיעבד » (באר היטב יו״ד קמ״ב ס״ק י)

5. Le Taz contre les Nekoudot HaKessef : la cause indispensable

Le seif 11 permet par la double cause ; les seifim 3, 4 et 5 interdisent des choses qui semblent en être. Deux lectures s’opposent, et elles ne portent pas sur la même chose.

Le Taz
La double cause est une indulgence. L’idolâtrie n’y a pas droit dès que l’interdit était indispensable.
Les Nekoudot HaKessef
La double cause est une constatation. Les cas invoqués ne sont pas des doubles causes du tout : il n’y a rien à excepter.

La thèse du Taz, dans son ס״ק ד :

« דכל מה שיש הכרח אל האיסור וא״א זולתו או אע״פ שיש ג״כ גורם דהיתר אסור בעבודת כוכבים מ״ה בתנור חדש שנגמר בעצי איסור ובפת שנאפה בעצי איסור בתנור ישן שא״א לפת להיות נאפה בלא עצים וכן בגד א״א להיעשות בלא כרכור על כן אסורים משא״כ בגינתא דאזדבל בזבל דעבודת כוכבים דהזבל משביח הקרקע » (ט״ז יו״ד קמ״ב ס״ק ד)

et sa conclusion :

« וכן נראה לע״ד ברור כשמש שיש להחמיר בזה וזה גורם הללו גבי עבודת כוכבים דמי ירים ראש להקל נגד מה שכתב הרא״ש בפי׳ וכן הרמ״ה והרמב״ם ולסמוך על פירוש דחוק ברמב״ם ולהקל » (ט״ז יו״ד קמ״ב ס״ק ד)

La réponse du Chakh, dans les Nekoudot HaKessef :

« האריך בדברים שאין בהן ממש דהדבר פשוט דכרכר דמתני׳ היינו בחד גורם » (נקודות הכסף יו״ד קמ״ב)
« אבל באמת הדברים ברורים ע״ש בש״ך באריכות ושם נתחוורו כשמלה » (נקודות הכסף יו״ד קמ״ב)
Ce que les deux admettent. Sur le fait, il n’y a pas de désaccord pratique dans le siman : la navette, le pain et les vaisselles sont interdits, le champ, la vache et les légumes sont permis. Le désaccord porte sur la raison, et donc sur ce qu’on inférera d’un cas nouveau. Et sur un point ils s’accordent expressément : la double cause ne permet qu’a posteriori, les légumes exceptés.
« משמע דוקא דיעבד אבל לכתחלה לא וכן בפרה שפטמה כו׳ משום דכל זה וזה גורם דמותר היינו דוקא דיעבד ואע״ג דכתב ריש הסעיף דמותר לזרוע כו׳ דמשמע אפילו לכתחלה שאני התם דבשעת זריעה אין כאן הנאה אלא אח״כ ממילא קאתי » (ט״ז יו״ד קמ״ב ס״ק ט״ז)
« ואף ע״ג דזה וז״ג אסור לכתחלה וכמ״ש בס״ק י׳ מכל מקום ירקות דהנאה דממילא אתי מותר אפילו לכתחלה. ר״ן » (ש״ך יו״ד קמ״ב ס״ק כ״ה)

6. Le rachat : mélange, montant, portée

Trois questions, trois ma’hlokot, et le Chakh tranche les trois.

QuestionAvisRetenu
Faut-il un mélange ?Rachi : non · le Ri : ouiLe Chakh suit le Ri (ס״ק ח)
Que porte-t-on ?Rachi : la valeur du bois · le Ri : celle du pain entierLe Ri (Tour)
Permis à la consommation ?Razah : profit seulement · Rabbénou Yona et le Roch : aussi l’alimentLe Roch, et le Chakh ס״ק י

Les deux premières ma’hlokot, dans le Tour :

« ופירש״י דאפי׳ לא נתערב הפת באחרים ניתר על ידי פדיון ופירש עוד שא״צ להוליך לים המלח אלא דמי העצים ולא דמי כל הפת ור״י פי׳ שאין לו היתר בפדיון אא״כ נתערב הפת באחרים ולא סגי ליה בהולכת דמי העצים לבד אלא צריך להוליך דמי כל הפת » (טור יו״ד קמ״ב)

la troisième :

« כתב הרז״ה שאין להתיר באכילה ע״י הולכת הנאה לים המלח אלא בהנאה לבד וה״ר יונה כתב דאפי׳ באכילה נמי שרי ולזה הסכים א״א הרא״ש ז״ל » (טור יו״ד קמ״ב)

et la règle du Chakh :

« משמע שכל שלא נתערב לא מהני הולכת הנאה ליה״מ וכן גבי פת בסעיף ד׳ » (ש״ך יו״ד קמ״ב ס״ק ח)
L’issue de secours. Là où il n’y a pas de mélange et donc pas de rachat, le Chakh ouvre une autre voie : vendre à un non-Juif en déduisant du prix la valeur de l’interdit, à condition que l’objet soit ensuite hors d’atteinte.
« דיכול למכור הבגד והפת לעובד כוכבים חוץ מדמי איסור שבו כשהעובד כוכבים יחתוך הבגד והפת לפני הישראל בענין שא״א שימכרנו שוב לישראל אחר » (ש״ך יו״ד קמ״ב ס״ק ח)

7. Les 5 règles d’or

  1. La matière décide, pas la chaleur. Braise et cendre interdites, flamme permise — mais détachée de la braise (Taz ס״ק ג).
  2. Ce qui abîme n’est pas un profit. Et l’abattage qui sauve n’abîme plus : la bête mourante est interdite, en entier, sans rachat (Chakh ס״ק ו).
  3. Deux causes ensemble permettent ; l’une après l’autre, non. C’est toute la différence du seif 11 et du seif 7 — et le Mehaber la dit lui-même dans le seif 7.
  4. La double cause ne permet qu’a posteriori. Sauf les légumes sous l’achéra, où le profit vient de lui-même (Chakh ס״ק כ״ה).
  5. Ce qu’on ne vise pas n’est pas un profit — mais seulement si l’on ne le savoure pas. Et si l’on vise, c’est interdit même quand on ne peut pas partir (Chakh ס״ק ל״ד).

8. Mnémonique — l’aide-mémoire « גחלת »

ג גַּחֶלֶת — la matière. Ce qui a du corps est l’idole ; la flamme n’en a pas (seif 1).
ח חִתּוּךְ — l’effet. Découper améliore, abattre abîme ; et l’abattage qui sauve améliore (seif 2).
ל לֹא לְבַדּוֹ — la cause. Interdit seul : il interdit. Accompagné, et en même temps : il permet (seifim 4, 7, 11).
ת תַּכְלִית — la visée. Ce qu’on cherche est interdit ; ce qui vient sans qu’on le cherche ne l’est pas (seif 15).

Les quatre lettres suivent l’ordre du siman, du premier seif au dernier, et couvrent les quinze.

9. Les 5 pièges classiques

  1. Croire que la flamme est toujours permise. Non : le Taz la restreint à la flamme séparée de sa braise, et il refuse la distinction du peu et du beaucoup.
  2. Lire le seif 6 comme une permission tranquille. Le Chakh et le Taz le refusent pour l’idolâtrie : le seif est la langue du Rambam écrite pour l’orla.
  3. Prendre le seif 7 pour une exception à la double cause. Ce n’en est pas une : les deux bois n’ont pas agi ensemble, il n’y a donc jamais eu de double cause.
  4. Croire que le rachat marche toujours. Il exige un mélange ; sans mélange il ne sert de rien, et pour la navette il ne suffit même pas de racheter la navette.
  5. Confondre le seif 14 et le seif 15. Le bain est permis parce que l’idole y est un décor ; regarder l’idole adorée reste interdit. Le Chakh ס״ק ל״ג trace la ligne : l’idole qu’on a servie, non les figures faites pour l’ornement.

Sur le dernier piège, la ligne du Chakh :

« פי׳ באלילים עצמן שנעבדו אסור להסתכל בהן לראות נויין אבל צורות שנעשו לנוי ולא לעבוד מבואר בתו׳ והרא״ש דמותר » (ש״ך יו״ד קמ״ב ס״ק ל״ג)

10. Récap des seifim et carte-éclair finale

SeifEn un motInterdit / permis
אBraise, cendre, flammeInterdit
בLe couteau : abattre, découper, la bête mouranteSelon l’effet
גLa navette et le vêtementInterdit
דLe four, le pain, les braises retiréesSelon le moment
הLes vaisselles du potierInterdit
וLe pain sur les braisesPermis (Mehaber) / interdit (Chakh, Taz)
זLa marmite aux deux boisInterdit
חLe nid, les œufs, les oisillonsSelon la dépendance
טL’ombre de l’achéra et le passageSelon le chemin
יL’ombre de la maison d’idolâtrieSelon la face
י״אLégumes, fumier, vescesPermis
י״בL’arbre gardé pour la fêteInterdit
י״גLes arbres stérilesInterdit
י״דLe bain publicPermis
ט״וLa musique et le regardInterdit
Carte-éclair. Reste-t-il de la matière ? — sinon, c’est permis. L’acte abîme-t-il ? — alors ce n’est pas un profit. L’interdit a-t-il agi seul ? — sinon, et s’ils ont agi ensemble, c’est permis a posteriori. Le profit était-il visé ? — sinon, et si l’on n’en jouit pas, c’est permis. Quatre questions dans l’ordre, et les quinze seifim se rangent.
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DAAT · הרב יוסף חיים סממה
תלמיד חכם · מעביר שיעורים בהלכה ובחסידות
סימן קמ״ב · Niveau 3 — Synthèse / Révision · שהאלילים ותשמישיהם אסורים בהנאה
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⚠️ Ce contenu est destiné à l’étude. Pour toute application pratique (לְמַעֲשֶׂה), consultez un Rav qualifié.

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