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סימן קמ״הSiman 145

Yoreh De'ah · Issour ve-Heter

Siman 145 — Les idoles qu’on peut utiliser

Neuf seifim — le Choulhan Aroukh l’annonce lui-même : ובו ט׳ סעיפים. Les simanim précédents disaient ce qu’une idole interdit ; celui-ci demande ce qui, tout en ayant été adoré, reste permis. La réponse tient en quatre mots, תפיסת יד אדם : ce que la main de l’homme n’a ni fait ni façonné — la montagne, la source, l’arbre poussé seul, la bête — ne devient pas une idole. Puis, cas par cas, la ligne exacte où la main de l’homme commence : le placage, la maison, la pierre, l’arbre planté, le sol creusé, la bête égorgée, l’échange (Choulhan Aroukh, Yoreh De'ah 145 — 9 seifim)

כל שאין בו תפיסת יד אדם ולא עשהו אדם אע״פ שנעבד הרי זה מותר בהנאה

Tout ce en quoi il n’y a pas de prise de la main de l’homme, et que l’homme n’a pas fait — même s’il a été adoré, cela reste permis au profit. La première phrase du siman, et son unique critère : ce n’est pas le culte qui fait l’idole, c’est la main.

Choulhan Aroukh, Yoreh De'ah 145:1

Les 4 niveaux d’étude

NIVEAU 01

רמת המתחיל

Base — Débutant & Intermédiaire

Texte hébreu des neuf seifim avec traduction française fluide. La montagne et ses pierres, les sources, l’arbre et ses fruits, le placage, les trois maisons, les trois pierres, les trois arbres, le sol creusé, l’animal égorgé et l’échange — expliqués pas à pas, avec la michna, le Rambam, le Taz, le Chakh, le Rama et le Pit’hei Techouva.

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NIVEAU 02

רמת הלמדן

Lamdan — Talmid Hakham

Pilpoul approfondi : la ḥakira de תפיסת יד אדם — acte ou objet ; les pierres détachées entre le Rambam et le Ran, et la preuve du Chakh par le Yerouchalmi ; les eaux publiques entre le Taz et les Nekoudot HaKessef ; la bouture et le noyau ; la maison du Juif et l’apostat ; l’animal d’autrui — Rabbénou Tam contre Rachi ; l’échange de l’échange.

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NIVEAU 03

חזרה וסיכום

Synthèse — Révision

Un tableau-maître des neuf seifim, les trois triades de la michna, les six ma’hlokot du siman en une table, les cinq règles d’or, la mnémonique « תפיסה », les quatre pièges classiques et la carte-éclair finale.

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NIVEAU 04

הלכה למעשה

Halakha lema'asse — Psak

La halakha pratique selon le ש״ך, le ט״ז, le באר היטב, le פתחי תשובה et les נקודות הכסף, puis les cas contemporains. Note : l’Admour HaZaken n’a pas écrit de Choulhan Aroukh sur Yoreh De'ah — niveau de psak, non “Daat HaRav”.

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Questions fréquentes — Siman 145

Pourquoi une montagne adorée reste-t-elle permise ?

Parce que la main de l’homme n’y a pas touché : « כל שאין בו תפיסת יד אדם ולא עשהו אדם אע״פ שנעבד הרי זה מותר בהנאה » (שו״ע יו״ד קמ״ה:א). Le Taz en donne le verset : « דכתיב אלהיהם על ההרים ולא ההרים אלהיהם » (ט״ז יו״ד קמ״ה ס״ק א). Pour l’application à ta situation, consulte ton Rav.

Les pierres qui se sont détachées de la montagne sont-elles permises ?

Le Mehaber les permet, avec le Rambam ; le Ran, le Ramah et le Raavad les interdisent par doute. Le Chakh tranche par le Talmud de Jérusalem : « וא״כ לא שבקינן מאי דפשיטא לירושל׳ משום מאי דמספקא לש״ס דידן ועוד דהרי ר׳ יוחנן גופיה חיבר הירושלמי וא״כ ע״כ ר״י עצמו אומר שהוא אוסר וא״כ הדבר ברור דקי״ל כחזקיה דשרי » (ש״ך יו״ד קמ״ה ס״ק א). Pour l’application à ta situation, consulte ton Rav.

Et une source, ou une rivière ?

Permises, parce qu’attachées au sol — et le Chakh précise que « publiques » n’est pas restrictif : « כתב העט״ז דל״ד אלא אשגרת לישנא דש״ס (דף מ״ו ע״א) נקיט וה״ה נהר ומעיין של יחיד כיון דטעמא הוא דמחובר אינו נאסר אלא דלענין נסכים יש חילוק בין רבים ליחיד ודבריו נכונים ע״פ הש״ס שם » (ש״ך יו״ד קמ״ה ס״ק ב). Mais une eau détachée de sa main est interdite : « מיהו מ״ש העט״ז דבתלושים יש חילוק בין רבים לשל יחיד אינו נ״ל דבש״ס מוכח דתלושין אפילו של רבים נאסרים מטעמא דלמא קא סגיד » (ש״ך יו״ד קמ״ה ס״ק ב). Pour l’application à ta situation, consulte ton Rav.

Une maison adorée est-elle interdite comme une montagne ?

Non — détaché puis rattaché compte comme détaché : « אָמַר רַב: הַמִּשְׁתַּחֲוֶה לְבַיִת — אֲסָרוֹ. אַלְמָא קָסָבַר תָּלוּשׁ וּלְבַסּוֹף חִבְּרוֹ כְּתָלוּשׁ דָּמֵי » (עבודה זרה מ״ז ע״ב). Le Mehaber écrit donc « בית שבנאו מתחילה שיהא הבית עצמו נעבד וכן המשתחוה לבית בנוי הרי זה אסור בהנאה » (שו״ע יו״ד קמ״ה:ג) ; et le Chakh précise que c’est un non-Juif qui l’a bâtie, « אבל בנאו ישראל אינו אסור עד שישתחוה לו כדלעיל ר״ס קל״ט דעבודת כוכבים של ישראל אינה אסורה עד שתעבד » (ש״ך יו״ד קמ״ה ס״ק ח). Pour l’application à ta situation, consulte ton Rav.

Un Juif qui égorge la bête de son prochain pour l’idole l’interdit-il ?

Non : « ודוקא עובד כוכבים אוסר דבר שאינו שלו אבל ישראל אינו אוסר של חבירו שודאי אינו מכוין אלא לצערו » (שו״ע יו״ד קמ״ה:ח) — même par un égorgement complet, « אפילו במעשה רבה דהיינו ששחט בה ב׳ סימנים. רש״י והר״ן והרא״ש וכ״נ דעת הט״ו » (ש״ך יו״ד קמ״ה ס״ק כ״ב) ; sauf l’apostat, ou celui qui a été averti. Le non-Juif, lui, interdit par le geste le plus petit : « כלומר אפילו מעשה כל דהו וה״ה חצי סימן כדאיתא בש״ס ורש״י ותוס׳ בחולין (דף מ׳) וכן הוא בתה״א ד׳ י׳ ע״ב » (ש״ך יו״ד קמ״ה ס״ק כ״א). Pour l’application à ta situation, consulte ton Rav.

Qu’est-ce qu’un « échange d’échange » ?

Des bêtes reçues contre une idole sont interdites ; ce qu’on reçoit ensuite contre ces bêtes est l’échange de l’échange. Le Tour le permet, le Rambam l’interdit — « ודוקא חליפין אבל חליפי חליפין כגון שהחליף בעלי חיים בחליפי אליל מותרין והרמב״ם ז״ל אסר אפי׳ חליפי חליפין » (טור יו״ד קמ״ה). Le Chakh donne le verset : « משום רישא נקט ב״ח אבל אין הכי נמי דלסברא זו כל חליפי חליפים דעבודת כוכבים מותרין כדאיתא בש״ס ודרש לה מדכתיב כי חרם הוא הוא ולא חליפי חליפים » (ש״ך יו״ד קמ״ה ס״ק כ״ד). Pour l’application à ta situation, consulte ton Rav.