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DAAT · NIVEAU 2 — LAMDAN

Siman 180 — Le tatouage, la calvitie et l’entaille

יורה דעה · סימן ק״פ
איסור כתובת קעקע וקריחה על מת
כתובת קעקע · שריטה · גדידה · קרחה · אפר מקלה · מכתו מוכיח עליו
📜 רמת הלמדן · Talmid Hakham
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Pilpoul et étude approfondie

Sougya, sources, ḥakira de fond, ma’hlokot des Richonim et des A’haronim,
nafka minot pour la halakha et analyse des chitot

Sujet :
שולחן ערוך יורה דעה סימן ק״פ (י״ב סעיפים)
עם נושאי כלים: ש״ך (י״א ס״ק), ט״ז (ג׳ ס״ק), באר היטב (ה׳ ס״ק), פתחי תשובה (ב׳), בית יוסף, טור

Fondement talmudique de la sougya :
מכות כ׳ ע״א – כ״א ע״א (משנת הקורח קרחה בראשו, ומשנת הכותב כתובת קעקע)

Rédaction :
הרב יוסף חיים סממה · DAAT

📑 Table des matières

  1. שלושה לאווין — ce qui tient ensemble le tatouage, l’entaille et la calvitie
  2. כתב וקעקע — les deux actes, et la question de leur ordre
  3. שם עבודת כוכבים — Rabbi Chimon contre les Sages, et ce qui reste du désaccord
  4. אפר מקלה — de l’interdit de Rav Malkia à la permission de Rav Achi
  5. הרושם על עבדו — un exempt que la glose referme
  6. מכה בידו — la ma’hloket du Ramban et du Roch sur l’épisode de Rabbi Akiva
  7. צער אחר — le Beit Yossef, le Bach, et ce que le Rama a écrit
  8. ביד ובכלי — l’inversion que la guemara impose au texte
  9. שיעור קרחה — trois tannaïm, et un interdit qui n’a pas de mesure
  10. המסייע — l’extension de la Pericha, et le yessod du siman

1. שלושה לאווין — ce qui tient ensemble le tatouage, l’entaille et la calvitie

↩ Explication détaillée (niveau 1)
Le Tour nomme deux fois la même catégorie. Il ouvre sur le tatouage en disant que c’est un usage des nations, et il recommence pour la calvitie et l’entaille. Le motif est donc unique — mais il n’est pas écrit dans les versets, et c’est ce qui va compter.
« כתובת קעקע מחוקי העובדי כוכבים הוא והוא שכותב על בשרו בשריטה וממלא מקום השריטה כחול או דיו או שאר צבעונים הרושמין » טור יו״ד ק״פ
« גדידה וקרחה על המת גם היא מחוקת העובדי כוכבים » טור יו״ד ק״פ
Ḥakira : qu’est-ce qui unit ces trois interdits ? (א) Le motif. Ce sont des pratiques des nations, et la Torah écarte ce qui leur ressemble — c’est la lecture du Rambam, qui place les trois dans son chapitre des חוקות הגויים. (ב) L’objet. C’est le corps du Juif qui est en cause : il n’est pas à lui pour y inscrire ce qu’il veut, et le deuil ne donne pas ce droit. Le Beit Yossef tire cette seconde lecture du verset lui-même — בנים אתם לה׳ : c’est parce qu’ils sont fils qu’il leur est défendu.
« כלומר וכיון דתלה הדבר בבנים אתם לה׳ משמע דעובדי כוכבים דלא בני השם נינהו הוו עבדי הכי » בית יוסף יו״ד ק״פ
Nafka mina. (1) Si le motif est l’imitation, un usage qui aurait cessé chez les nations devrait s’assouplir ; si c’est le corps, rien ne change. (2) Le Taz du siman suivant tirera précisément cette conséquence pour les פאות, et opposera le Tour au Rambam sur ce point exact. Ici, le Chakh emploie le premier motif pour expliquer la permission de la cendre — la plaie prouve qu’il ne fait pas cela pour les usages des nations —, ce qui montre que le motif d’imitation n’est pas décoratif : il travaille.
« דמכתו מוכיח עליו שאינו עושה משום חקות העובדי כוכבים אלא לרפואת המכה » ש״ך יו״ד ק״פ ס״ק ו

2. כתב וקעקע — les deux actes, et la question de leur ordre

↩ Explication détaillée (niveau 1)
Le Rambam définit par deux actes, et il en tire l’exemption de chacun pris isolément.
« כְּתֹבֶת קַעֲקַע הָאֲמוּרָה בַּתּוֹרָה הוּא שֶׁיִּשְׂרֹט עַל בְּשָׂרוֹ וִימַלֵּא מְקוֹם הַשְּׂרִיטָה כָּחל אוֹ דְּיוֹ אוֹ שְׁאָר צִבְעוֹנִים הָרוֹשְׁמִים » רמב״ם הלכות עבודה זרה וחוקות הגויים פרק י״ב הלכה י״א
« כָּתַב וְלֹא רָשַׁם בְּצֶבַע אוֹ שֶׁרָשַׁם בְּצֶבַע וְלֹא כָּתַב בִּשְׂרִיטָה פָּטוּר עַד שֶׁיִּכְתֹּב וִיקַעֲקֵעַ » רמב״ם הלכות עבודה זרה וחוקות הגויים פרק י״ב הלכה י״א
Kouchia. Si l’écriture et l’incision sont deux actes nécessaires, l’ordre devrait importer : celui qui teint d’abord et entaille ensuite n’a pas « écrit puis incisé », il a fait l’inverse.
Terouts du Bach, rapporté par le Chakh au premier ס״ק et par le Baer Hetev. Ce ne sont pas deux actes successifs mais deux composantes d’un même résultat : une marque durable inscrite dans la chair. L’ordre est donc indifférent, et le Choulhan Aroukh l’écrit d’ailleurs dans l’ordre inverse du Rambam — il entaille, puis il remplit.
« וה״ה כותב בצבע תחלה ואח״כ שורט במקום צבע. ב״ח » ש״ך יו״ד ק״פ ס״ק א
« וה״ה כותב בצבע תחלה ואח״כ שורט במקום צבע. ב״ח » באר היטב יו״ד ק״פ ס״ק א
« כתובת קעקע היינו ששורט על בשרו וממלא מקום השריטה בחול או דיו או שאר צבעונים הרושמים » שו״ע יו״ד ק״פ:א

3. שם עבודת כוכבים — Rabbi Chimon contre les Sages, et ce qui reste du désaccord

La ma’hloket de la michna. Les Sages tiennent pour la peine dès qu’il y a écriture et incision ; Rabbi Chimon ben Yehouda au nom de Rabbi Chimon exige qu’il écrive un nom, et la guemara précise lequel : un nom de culte idolâtre.
« הַכּוֹתֵב כְּתוֹבֶת קַעֲקַע. כָּתַב וְלֹא קִעֲקַע, קִעֲקַע וְלֹא כָּתַב – אֵינוֹ חַיָּיב, עַד שֶׁיִּכְתּוֹב וִיקַעְקַע » מכות כ״א ע״א
« רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יְהוּדָה מִשּׁוּם רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: אֵינוֹ חַיָּיב עַד שֶׁיִּכְתּוֹב שָׁם אֶת הַשֵּׁם » מכות כ״א ע״א
« אֵינוֹ חַיָּיב עַד שֶׁיִּכְתּוֹב שֵׁם עֲבוֹדָה זָרָה » מכות כ״א ע״א
Et la conséquence pratique est nulle, ce qui est le point. Le Beit Yossef le dit expressément : même pour Rabbi Chimon, il est interdit d’écrire quelque écriture que ce soit ; ce qui manque, c’est la peine, non l’interdit. Le Tour tranche donc comme les Sages sans avoir à réfuter personne — il est tenu pour tout ce qu’il écrira —, et le Choulhan Aroukh ne mentionne même pas la discussion.
« דלר״ש אינו חייב עד שיכתוב שם כו״ם ופירש״י דלר״ש נמי אסור לכתוב שום כתיבה בעולם אלא דחיוב מלקות ליכא ומשמע דלרבנן חיוב מלקות נמי איכא » בית יוסף יו״ד ק״פ
« חייב בכל מה שיכתוב אפי׳ אינו כותב שם כו״ם » טור יו״ד ק״פ

4. אפר מקלה — de l’interdit de Rav Malkia à la permission de Rav Achi

Deux Amoraïm, et le Choulhan Aroukh ne retient que le second.
« אָסוּר לוֹ לְאָדָם שֶׁיִּתֵּן אֵפֶר מִקְלֶה עַל גַּבֵּי מַכָּתוֹ, מִפְּנֵי שֶׁנִּרְאֵית כִּכְתוֹבֶת קַעֲקַע » מכות כ״א ע״א
« רַב אָשֵׁי אָמַר: כׇּל מָקוֹם שֶׁיֵּשׁ שָׁם מַכָּה – מַכָּתוֹ מוֹכִיחַ עָלָיו » מכות כ״א ע״א
Le Beit Yossef explique pourquoi : Rav Achi est le dernier. Et le Taz pousse la permission jusqu’à son cas le plus dur — non seulement la cendre douce, mais la cendre de foyer qui est dure, qui creuse l’emplacement de la plaie, et dont la marque se voit encore longtemps après que la plaie a guéri.
« ופסק כרב אשי דבתרא הוא דאמר מקום מכתו מוכיח עליו » בית יוסף יו״ד ק״פ
« פי׳ אפילו אפר כירה שהוא קשה ומקעקעת מקום המכה והרושם נראה שם אחר זמן אפ״ה מותר דמכתו מוכיח עליו » ט״ז יו״ד ק״פ ס״ק א
« ואפילו לאחר שחיתה המכה מ״מ נשאר שם רושם המכה » ט״ז יו״ד ק״פ ס״ק א
Nafka mina, et elle est dans la raison même. Si la permission tenait à ce que la marque s’efface, la cendre dure serait exclue. Le Taz montre qu’elle n’y tient pas : ce qui permet, c’est que la plaie soit là — מכתו מוכיח עליו. Le critère n’est donc pas la durée de la marque mais l’évidence du motif. Le Chakh le formule en propres termes.
« דמכתו מוכיח עליו שאינו עושה משום חקות העובדי כוכבים אלא לרפואת המכה » ש״ך יו״ד ק״פ ס״ק ו
« וכ״ש עפר בעלמא. ב״ח » ש״ך יו״ד ק״פ ס״ק ה
« וכ״ש עפר בעלמא דמותר. ט״ז » באר היטב יו״ד ק״פ ס״ק ג

5. הרושם על עבדו — un exempt que la glose referme

Un exempt, et une glose qui le referme. Le seif 4 exempte celui qui marque son esclave pour qu’il ne s’enfuie pas ; le Rama ajoute de son propre avis qu’a priori c’est tout de même interdit.
« הרושם על עבדו שלא יברח פטור » שו״ע יו״ד ק״פ:ד
« ונראה דלכתחילה מיהא אסור » רמ״א יו״ד ק״פ:ד
Le Pit’hei Techouva demande de quel esclave il s’agit, et la réponse déplace la ligne. Au nom du Noda BiYehouda : le seif parle d’un esclave circoncis et immergé — donc tenu des mitsvot en partie — ; un esclave acheté par un Juif qui n’a été ni circoncis ni immergé n’entre pas dans la défense, de même qu’il est permis d’entailler la chair d’un Kenaani.
« ע׳ בתשובת נו״ב תניינא חלק אה״ע מבואר שם דכאן מיירי במל וטבל אבל עבד שקנאו ישראל ולא מל ולא טבל מותר לקעקע בבשרו כשם שמותר לשרט בבשר הכנעני » פתחי תשובה יו״ד ק״פ ס״ק ב

6. מכה בידו — la ma’hloket du Ramban et du Roch sur l’épisode de Rabbi Akiva

La ma’hloket du seif 7, et elle porte un nom de chaque côté. Le Ramban permet de se frapper la main jusqu’au sang ; le Roch s’en étonne.
« וכתב הרמב״ן דוקא שריטה אבל אם מכה בידו על בשרו מותר » טור יו״ד ק״פ
« וכתב הרמב״ן דוקא שריטה אבל אם מכה בידו על בשרו מותר כדאשכחן בר׳ עקיבא » בית יוסף יו״ד ק״פ
« יש מי שאומר דדוקא שריטה אבל אם מכה בידו על בשרו עד שדמו שותת מותר ויש מי שאוסר » שו״ע יו״ד ק״פ:ז
Kouchia du Roch, et elle est forte. Puisque l’entaille est interdite tant par la main que par l’instrument, comment le coup porté de la main serait-il permis ? La distinction entre entailler et frapper ne recoupe pas celle de la main et de l’instrument.
« וכתב א״א ז״ל ודבר תימה הוא דכיון דבין ביד בין בכלי אסור היאך יהא מותר דרך הכאה » טור יו״ד ק״פ
Terouts des Tossefot, rapporté par le Tour et repris par le Taz. L’épisode de Rabbi Akiva ne prouve rien, parce qu’il ne se frappait pas pour le mort mais pour la Torah qui s’en allait avec lui. La ma’hloket se ramène alors à la lecture de l’épisode, et le Chakh en tire la ligne pratique : celui qui interdit ne vise que l’acte fait pour le mort.
« והתוספות פירשו שרבי עקיבא היה עושה כן על התורה » טור יו״ד ק״פ
« מדמצינו בר׳ עקיבא שעשה כן על ר׳ אליעזר וי״א ס״ל דרבי עקיבא על תורתו של רבי אליעזר עשה כן » ט״ז יו״ד ק״פ ס״ק ב
« בעושה כן על המת אבל אם עושה כן בשביל התורה כלומר אדם גדול שמת ומצטער על התורה מותר. הרא״ש וטור » ש״ך יו״ד ק״פ ס״ק י
« בעושה כן על המת אבל אם עושה כן בשביל התורה כלומר אדם גדול שמת ומצטער על התורה מותר. הרא״ש והטור » באר היטב יו״ד ק״פ ס״ק ה

7. צער אחר — le Beit Yossef, le Bach, et ce que le Rama a écrit

Le Beit Yossef lit le Tour et en conclut une permission. Le Tour écrit que celui qui s’entaille pour une autre peine est exempt ; le Beit Yossef répond que le mot n’est pas dit au sens strict — il n’y a pas même d’interdit. Le Rama porte cette lecture dans la glose du seif 6.
« ולישנא דפטור דנקט רבי׳ לאו דוקא דאיסור נמי משמע דליכא במילתא » בית יוסף יו״ד ק״פ
« ועל צער אחר שרי » רמ״א יו״ד ק״פ:ו
Le Bach s’y oppose, et le Chakh rapporte les deux.
« והב״ח כתב דאיסורא מיהא איכא אפילו על צער אחר ודלא כב״י » ש״ך יו״ד ק״פ ס״ק ט
Nafka mina. Le Baer Hetev ne rapporte que le Bach — sans la réplique du Beit Yossef —, ce qui donne à la lecture stricte un poids que le Chakh lui donnait déjà en la nommant en dernier.
« והב״ח כתב דאיסורא מיהא איכא אפי׳ על צער אחר » באר היטב יו״ד ק״פ ס״ק ד

8. ביד ובכלי — l’inversion que la guemara impose au texte

La beraïta dit une chose, et la guemara lui fait dire l’inverse.
« עַל מֵת, בֵּין בַּיָּד בֵּין בִּכְלִי – חַיָּיב, עַל עֲבוֹדָה זָרָה, בַּיָּד – חַיָּיב, בִּכְלִי – פָּטוּר » מכות כ״א ע״א
« אֶלָּא אֵימָא: בַּיָּד – פָּטוּר, בִּכְלִי – חַיָּיב » מכות כ״א ע״א
Le yessod, et il explique la dissymétrie du seif 5. Pour le mort, le verset parle de l’acte — entailler —, et peu importe avec quoi. Pour l’idolâtrie, le verset décrit une pratique précise, celle des prophètes du Baal : ils se tailladèrent selon leur usage, avec des épées et des lances. Ce qui est visé n’est donc pas le fait de se blesser mais la forme rituelle de l’acte — et cette forme, l’Écriture la donne avec un instrument.
« גְּדִידָה וּשְׂרִיטָה אַחַת הִיא » רמב״ם הלכות עבודה זרה וחוקות הגויים פרק י״ב הלכה י״ג
« אֶלָּא שֶׁעַל מֵת בֵּין שָׂרַט בְּיָדוֹ בֵּין שָׂרַט בִּכְלִי לוֹקֶה. לַעֲבוֹדַת כּוֹכָבִים בִּכְלִי חַיָּב מַלְקוֹת בְּיָדוֹ פָּטוּר » רמב״ם הלכות עבודה זרה וחוקות הגויים פרק י״ב הלכה י״ג
« אלא שעל מתו חייבים בין ביד בין בכלי ולעבודת כוכבים אינו חייב אלא בכלי » שו״ע יו״ד ק״פ:ה

9. שיעור קרחה — trois tannaïm, et un interdit qui n’a pas de mesure

Trois tannaïm sur la mesure, et le Choulhan Aroukh en retient deux.
« וְכַמָּה שִׁיעוּר קׇרְחָה? רַב הוּנָא אוֹמֵר: כְּדֵי שֶׁיֵּרָאֶה מֵרֹאשׁוֹ. רַבִּי יוֹחָנָן אוֹמֵר מִשּׁוּם רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן: כִּגְרִיס » מכות כ׳ ע״ב
« חַד אוֹמֵר: כִּגְרִיס, וְחַד אוֹמֵר: כְּדֵי שֶׁיֵּרָאֶה מֵרֹאשׁוֹ, וְחַד אוֹמֵר: כִּשְׁתֵּי שְׂעָרוֹת » מכות כ׳ ע״ב
« ושיעורו כדי שיראה מראשו כגריס פנוי בלא שיער » שו״ע יו״ד ק״פ:ט
Et la dernière proposition du seif n’est plus une mesure. Le Tour écrit qu’un interdit existe même pour un seul cheveu. Le Beit Yossef cherche d’où cela se tire et propose le cas de celui qui arrache un cheveu blanc parmi les noirs ; il relève en même temps une difficulté sur les deux cheveux du Roch — car s’il n’y a pas de peine, il n’y a pas de coups à donner.
« ומיהו איסורא איכא אפי׳ בשער אחד » טור יו״ד ק״פ
« וי״א שתי שערות ויש מי שאומר דאיסורא איכא אפי׳ בשער א׳ » שו״ע יו״ד ק״פ:ט
Nafka mina, et c’est la plus pratique du siman. Celui qui s’arrache quelques cheveux dans l’émotion du deuil n’atteint pas la mesure de la peine. La glose du seif 12 n’en dit pas moins qu’il faut l’en avertir — et sa raison n’est pas la peine mais le risque d’y venir.
« ויש להזהירם שלא תתלשנה בשעריהן על מת שלא תבאנה לידי קרחה » רמ״א יו״ד ק״פ:י״ב
« כתוב בת״ה סי׳ רפ״ז ואפי׳ בשאין מתו בפניו אסור לתלוש בשערו » בית יוסף יו״ד ק״פ

10. המסייע — l’extension de la Pericha, et le yessod du siman

Le seif 11 fait de celui qui se prête un acteur. Et la Pericha, rapportée par le Chakh au dernier ס״ק, étend la règle à la כתובת קעקע : le même partage entre l’intentionnel et l’inadvertant y vaut.
« הקורח בראשו של חבירו והמשרט בבשר חבירו וחבירו מסייע אם שניהם מזידים שניהם לוקים אחד שוגג ואחד מזיד המזיד לוקה » שו״ע יו״ד ק״פ:י״א
« והוא הדין בכתובת קעקע דינא הכי. פרישה סעיף ט״ו » ש״ך יו״ד ק״פ ס״ק י״א
« ע״ל סעיף י״א » ש״ך יו״ד ק״פ ס״ק ג
Le yessod du siman. Trois marques, et trois régimes de décompte — mais un seul principe : c’est l’acte qui est compté, et le nombre suit ce qui a été fait, non ce qui a été ressenti. Cinq entailles pour un mort : cinq. Une entaille pour cinq morts : cinq — parce que le verset ajoute לנפש, et que chaque âme compte. Une calvitie pour cinq morts : une seule — parce que le verset ne l’a pas dit là. Le siman ne mesure jamais le chagrin ; il compte les gestes.
« המשרט ה׳ שריטות על מת אחד או על ה׳ מתים שריטה אחת חייב ה׳ » שו״ע יו״ד ק״פ:ח
« קרח קרחה אחת על ה׳ מתים אינו חייב אלא אחת אבל אם קרח ה׳ קרחות על מת א׳ חייב על כל או״א » שו״ע יו״ד ק״פ:י
« הַשּׂוֹרֵט שְׂרִיטָה אַחַת עַל הַמֵּת לוֹקֶה » רמב״ם הלכות עבודה זרה וחוקות הגויים פרק י״ב הלכה י״ב
Et le siman suivant reprend le troisième terme de ce siman. Au siman 181 · קפ״א, le Choulhan Aroukh traite des פאות — les cheveux encore, mais cette fois sans mort et sans deuil : ce n’est plus le nombre des gestes qui est compté, c’est le lieu de la tête et l’instrument de la main.
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DAAT · הרב יוסף חיים סממה
תלמיד חכם · מעביר שיעורים בהלכה ובחסידות
סימן ק״פ · Niveau 2 — Lamdan · איסור כתובת קעקע וקריחה על מת
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