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DAAT · NIVEAU 1 — INITIATION

Siman 195 · Les séparations pendant la nidda (הרחקות)

Ne pas se toucher, la table, le lit, et les services interdits — pour découvrir et comprendre
יורה דעה · סימן קצ״ה
דְּבָרִים הָאֲסוּרִין בִּזְמַן נִדּוּתָהּ
🌱 Niveau Initiation · מתחילים
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Première approche du Siman 195 : les 17 seifim du Mehaber et les gloses du Rama, texte hébreu vocalisé et traduction française fluide. Tant qu'une femme n'a pas compté ses jours et trempé au mikvé, le couple doit observer les הרחקות — des « séparations » concrètes : ne pas se toucher (נגיעה), un repère à table (היכר), des lits séparés, le regard, des vêtements désignés, la parure permise, et les services dits « d'affection » qui sont interdits. Le siman distingue deux périodes — נדה et ליבון — et règle les exceptions de maladie. Ce sont des règles למעשה, à apprendre auprès d'un Rav ou d'une moret kalla.

Sujet : Les הרחקות — les séparations entre époux pendant la nidda
Source : שולחן ערוך יורה דעה סימן קצ״ה

Compilation : הרב יוסף חיים סממה
DAAT · daattorah.com

📑 Plan de l'étude

1. Le texte du Mehaber : les 17 seifim, groupés en 6 familles
2. Contexte : que sont les הרחקות, et pourquoi ce siman
3. Les concepts-clés : הרחקה, נגיעה, היכר, דרך חבה, ליבון…
4. Le tableau des הרחקות : interdit / permis, en un coup d'œil
5. Le Shach et le Taz : qui ils sont, leur rôle en Yoreh De'ah
6. La glose du Rama (הגה) : les usages et les indulgences
7. Les deux périodes : נדה et ליבון (les 7 נקיים)
8. Cas pratiques modernes : la vie quotidienne, la parure, la maladie
9. Synthèse et questions de compréhension

1. Le texte du Mehaber — les 17 seifim

Le Siman 195 est l'un des plus pratiques de toutes les lois de la nidda. Le Mehaber (Rabbi Yossef Karo) y énumère les הרחקות — les « éloignements », ces gestes du quotidien dont le couple doit s'abstenir tant que la femme est נדה, c'est-à-dire tant qu'elle n'a pas compté ses jours et trempé au mikvé. Ce ne sont pas des interdits abstraits : ils touchent la table, le verre, le lit, les vêtements, les petits services rendus. Le Rama (Rabbi Moshe Isserles) ajoute ses gloses (הגה) pour l'usage achkénaze — précisions et quelques indulgences en jours de ליבון. Découvrons les 17 seifim groupés en six familles.

Famille 1 — Le principe et le contact (נגיעה) (seifim 1-2)

Seif 1 — Se séparer jusqu'à la טבילה ; pas de légèreté

חַיָּב אָדָם לִפְרֹשׁ מֵאִשְׁתּוֹ בִּימֵי טֻמְאָתָהּ עַד שֶׁתִּסְפֹּר וְתִטְבֹּל (וַאֲפִלּוּ שָׁהֲתָה זְמַן אָרֹךְ וְלֹא טָבְלָה, תָּמִיד הִיא בְּנִדָּתָהּ עַד שֶׁתִּטְבֹּל); וְלֹא יִשְׂחַק וְלֹא יָקֵל רֹאשׁ עִמָּהּ (אֲפִלּוּ בִּדְבָרִים).
Un homme est tenu de se séparer (לפרוש) de son épouse durant ses jours d'impureté, jusqu'à ce qu'elle compte (תספור) et trempe (תטבול). Glose du Rama : et même si elle a tardé longtemps sans tremper, elle demeure נדה tant qu'elle n'a pas trempé. Et il ne badine ni ne prend de légèreté (לא ישחק ולא יקל ראש) avec elle — même en paroles.
Le principe fondateur : le statut de נדה ne se lève ni avec le temps, ni avec la fin du saignement, mais seulement par le compte des jours suivi de la טבילה au mikvé. Avant cela, le couple s'« éloigne » — et cet éloignement vise aussi le climat de légèreté et de séduction, jusque dans les paroles.

Seif 2 — Ne pas toucher, ne pas se passer d'objet

לֹא יִגַּע בָּהּ אֲפִלּוּ בְּאֶצְבַּע קְטַנָּה, וְלֹא יוֹשִׁיט מִיָּדוֹ לְיָדָהּ שׁוּם דָּבָר, וְלֹא יְקַבְּלֶנּוּ מִיָּדָהּ, שֶׁמָּא יִגַּע בִּבְשָׂרָהּ (וְכֵן עַל יְדֵי זְרִיקָה מִיָּדוֹ לְיָדָהּ אוֹ לְהֵפֶךְ אָסוּר).
Il ne la touche pas, même du petit doigt (אפילו באצבע קטנה). Il ne lui tend rien de sa main à la sienne et ne reçoit rien de sa main — de peur qu'il ne touche sa chair. Glose du Rama : et de même par un jet (זריקה), de sa main vers la sienne ou l'inverse, c'est interdit.
Le contact, au sens large. L'interdit ne se limite pas au contact « affectueux » : aucun attouchement, fût-il du petit doigt. Et la הרחקה s'étend au passage d'objets de main à main — même lancé — parce qu'il rapproche les mains et peut mener au contact. C'est le cœur des séparations : créer une distance physique nette.

Famille 2 — La table et le boire (le היכר) (seifim 3-4, 13)

Seif 3 — Manger ensemble : il faut un repère (היכר)

לֹא יֹאכַל עִמָּהּ עַל הַשֻּׁלְחָן אֶלָּא אִם כֵּן יֵשׁ שׁוּם שִׁנּוּי, שֶׁיִּהְיֶה שׁוּם דָּבָר מַפְסִיק בֵּין קְעָרָה שֶׁלּוֹ לִקְעָרָה שֶׁלָּהּ — לֶחֶם אוֹ קַנְקַן — אוֹ שֶׁיֹּאכַל כָּל אֶחָד בְּמַפָּה שֶׁלּוֹ.
Il ne mange pas avec elle à la même table à moins d'un repère / changement (שינוי) : un objet qui sépare son assiette de la sienne — du pain ou une cruche (לחם או קנקן) — ou bien que chacun mange sur sa propre nappe (במפה שלו).
Le היכר — « le repère ». On peut partager la table, mais pas comme à l'ordinaire : il faut un signe visible qui rappelle à tous deux la séparation. Un pain, une carafe posée entre les assiettes, des nappes distinctes : peu importe le moyen, l'essentiel est qu'un objet marque la distance et tienne lieu de rappel.

Seif 4 — Ne pas boire le reste de son verre

לֹא יִשְׁתֶּה מִשְּׁיוּרֵי כּוֹס שֶׁשָּׁתְתָה הִיא (אִם לֹא שֶׁמַּפְסִיק אָדָם אַחֵר בֵּינֵיהֶם, אוֹ שֶׁהוּרַק מִכּוֹס זֶה אֶל כּוֹס אַחֵר אֲפִלּוּ הֻחְזַר לְכוֹס רִאשׁוֹן; וְאִם שָׁתְתָה וְהוּא אֵינוֹ יוֹדֵעַ וְרוֹצֶה לִשְׁתּוֹת — אֵין מַגִּידִין לוֹ).
Il ne boit pas le reste du verre (משיורי כוס) dont elle a bu. Glose du Rama : sauf si un tiers s'interpose entre eux, ou si l'on a transvasé le contenu dans un autre verre — même reversé ensuite dans le premier. Et si elle a bu sans qu'il le sache et qu'il veut boire, on ne le lui dit pas (אין מגידין לו).

Seif 13 — Réciprocité : lui non plus ne lui verse ni n'envoie un verre

כְּשֵׁם שֶׁאֲסוּרָה לִמְזֹג לוֹ, כָּךְ הוּא אָסוּר לִמְזֹג לָהּ; וְלֹא עוֹד, אֶלָּא אֲפִלּוּ לִשְׁלֹחַ לָהּ כּוֹס שֶׁל יַיִן אָסוּר — לֹא שְׁנָא כּוֹס שֶׁל בְּרָכָה לֹא שְׁנָא כּוֹס אַחֵר — אִם הוּא מְיֻחָד לָהּ; אֲבָל אִם שׁוֹתִים הֵם מֵאוֹתוֹ הַכּוֹס וְשָׁתְתָה אִיהִי אַבַּתְרַיְהוּ, לֵית לָן בָּהּ.
De même qu'elle ne lui verse pas (le seif 10), lui non plus ne lui verse pas. Bien plus : il ne lui envoie pas un verre de vin qui lui est destiné — qu'il s'agisse du verre de bénédiction (כוס של ברכה) ou d'un autre. Mais s'ils boivent tous deux du même verre et qu'elle boit après lui, il n'y a là rien à redire.
La הרחקה du verre est réciproque et symétrique : ni elle ne lui verse, ni lui ne lui verse ; et l'envoi d'un verre désigné pour elle est lui aussi un geste de proximité, donc écarté. Le repère (un tiers, un transvasement) lève l'interdit.

Famille 3 — Le lit et s'asseoir (seifim 5-6)

Seif 5 — Ne pas s'asseoir sur son lit ni sur son banc

לֹא יֵשֵׁב בַּמִּטָּה הַמְיֻחֶדֶת לָהּ אֲפִלּוּ שֶׁלֹּא בְּפָנֶיהָ (וְאָסוּר לֵישֵׁב עַל סַפְסָל אָרֹךְ שֶׁמִּתְנַדְנֵד וְאֵינוֹ מְחֻבָּר לַכֹּתֶל כְּשֶׁאִשְׁתּוֹ נִדָּה יוֹשֶׁבֶת עָלָיו; וְיֵשׁ מַתִּירִים כְּשֶׁאָדָם אַחֵר מַפְסִיק וְיוֹשֵׁב בֵּינֵיהֶם).
Il ne s'assoit pas sur le lit qui lui est réservé (במטה המיוחדת לה), même en son absence. Glose du Rama : et il est interdit de s'asseoir sur un banc long et mobile (ספסל ארוך שמתנדנד), non fixé au mur, quand elle y est assise — car le mouvement les relie. Certains permettent si un tiers s'interpose et s'assoit entre eux.

Seif 6 — Ne pas dormir dans le même lit

לֹא יִישַׁן עִמָּהּ בַּמִּטָּה אֲפִלּוּ כָּל אֶחָד בְּבִגְדּוֹ וְאֵין נוֹגְעִין זֶה בָּזֶה (וַאֲפִלּוּ יֵשׁ לְכָל אֶחָד מַצָּע בִּפְנֵי עַצְמוֹ; וַאֲפִלּוּ אִם שׁוֹכְבִים בִּשְׁתֵּי מִטּוֹת וְהַמִּטּוֹת נוֹגְעוֹת זוֹ בָּזוֹ — אָסוּר).
Il ne dort pas avec elle dans le même lit, même chacun dans son vêtement et sans qu'ils se touchent. Glose du Rama : et même si chacun a son propre matelas ; et même s'ils sont allongés dans deux lits qui se touchent l'un l'autre — c'est interdit.
La séparation des couches. L'interdit du lit est strict : il ne suffit pas d'être habillé, ni d'avoir des matelas distincts, ni même deux lits accolés. La pratique concrète : deux lits séparés (souvent écartés d'un petit espace), chacun avec sa literie propre. Le détail exact des dispositions se règle auprès d'un Rav ou d'une moret kalla.

Famille 4 — Le regard, les vêtements, la parure (seifim 7-9)

Seif 7 — Ne pas regarder ses parties couvertes

לֹא יִסְתַּכֵּל אֲפִלּוּ בַּעֲקֵבָהּ וְלֹא בַּמְּקוֹמוֹת הַמְכֻסִּים שֶׁבָּהּ (אֲבָל מֻתָּר לְהִסְתַּכֵּל בָּהּ בַּמְּקוֹמוֹת הַגְּלוּיִים, אַף עַל פִּי שֶׁנֶּהֱנֶה בִּרְאִיָּתָהּ).
Il ne fixe pas du regard (לא יסתכל) son talon ni ses parties habituellement couvertes (המקומות המכוסים). Glose du Rama : mais il lui est permis de la regarder aux endroits découverts, même s'il a du plaisir à la voir.

Seif 8 — Désigner des vêtements pour ses jours de נדה

רָאוּי לָהּ שֶׁתְּיַחֵד לָהּ בְּגָדִים לִימֵי נִדּוּתָהּ, כְּדֵי שֶׁיִּהְיוּ שְׁנֵיהֶם זוֹכְרִים תָּמִיד שֶׁהִיא נִדָּה.
Il convient qu'elle réserve des vêtements (תייחד לה בגדים) pour ses jours de נדה, afin que tous deux se souviennent constamment qu'elle est נדה.

Seif 9 — La parure, permise « avec peine »

בְּקֹשִׁי הִתִּירוּ לָהּ לְהִתְקַשֵּׁט בִּימֵי נִדָּתָהּ, אֶלָּא כְּדֵי שֶׁלֹּא תִּתְגַּנֶּה עַל בַּעְלָהּ.
C'est avec peine (בקושי) qu'on lui a permis de se parer (להתקשט) durant ses jours de נדה — et seulement pour ne pas se rendre repoussante (שלא תתגנה) à son mari.
Tension assumée. Deux logiques se rencontrent ici : d'un côté les vêtements désignés rappellent en permanence le statut de נדה (seif 8) ; de l'autre, la parure reste permise (seif 9) pour préserver l'amour conjugal et éviter qu'elle ne devienne « repoussante ». Les premières générations ont tranché en faveur de la parure — mais « avec peine », c'est-à-dire avec mesure.

Famille 5 — Les services « d'affection » interdits (seifim 10-12)

Le principe général : elle accomplit pour lui tous les travaux du foyer — sauf trois gestes qui relèvent de la דרך חבה (« la manière de l'affection »).

Seif 10 — Lui verser son verre

כָּל מְלָאכוֹת שֶׁהָאִשָּׁה עוֹשָׂה לְבַעְלָהּ, נִדָּה עוֹשָׂה לוֹ, חוּץ מִמְּזִיגַת הַכּוֹס שֶׁאֲסוּרָה לִמְזֹג הַכּוֹס (בְּפָנָיו) וּלְהַנִּיחוֹ לְפָנָיו עַל הַשֻּׁלְחָן — אֶלָּא אִם כֵּן תַּעֲשֶׂה שׁוּם הֶכֵּר, כְּגוֹן שֶׁתַּנִּיחֶנּוּ עַל הַשֻּׁלְחָן בְּיַד שְׂמֹאל אוֹ תַּנִּיחֶנּוּ בְּמָקוֹם שֶׁאֵינוֹ רָגִיל.
Tous les travaux qu'une épouse fait pour son mari, la נדה les fait pour lui — sauf verser le verre (מזיגת הכוס) : il lui est interdit de lui verser son verre en sa présence et de le poser devant lui, à moins d'un repère (היכר) — par exemple le poser de la main gauche ou à un endroit inhabituel.

Seif 11 — Faire son lit en sa présence

אֲסוּרָה לְהַצִּיעַ מִטָּתוֹ בְּפָנָיו, וְדַוְקָא פְּרִיסַת סְדִינִים וְהַמִּכְסֶה שֶׁהוּא דֶּרֶךְ חִבָּה; אֲבָל הַצָּעַת הַכָּרִים וְהַכְּסָתוֹת שֶׁהוּא טֹרַח וְאֵינוֹ דֶּרֶךְ חִבָּה — שָׁרֵי; וְשֶׁלֹּא בְּפָנָיו הַכֹּל מֻתָּר, אֲפִלּוּ הוּא יוֹדֵעַ שֶׁהִיא מַצַּעַת אוֹתָם.
Il lui est interdit de faire son lit en sa présence (להציע מטתו בפניו) — précisément étendre les draps et la couverture, qui relève de l'affection (דרך חבה). Mais arranger les oreillers et les coussins, qui est un simple labeur (טורח) et non de l'affection, est permis. Et en son absence, tout est permis, même s'il sait qu'elle fait le lit.

Seif 12 — Lui verser l'eau pour sa toilette

אֲסוּרָה לִיצֹק לוֹ מַיִם לִרְחֹץ פָּנָיו יָדָיו וְרַגְלָיו, אֲפִלּוּ אֵינָהּ נוֹגַעַת בּוֹ, וַאֲפִלּוּ הֵם מַיִם צוֹנְנִים.
Il lui est interdit de lui verser l'eau (ליצוק לו מים) pour qu'il se lave le visage, les mains et les piedsmême sans le toucher, et même de l'eau froide (מים צוננים).
Le critère : la דרך חבה. La נדה fait tout, sauf les gestes qui expriment l'affection : verser son verre, étendre les draps de son lit, verser l'eau de sa toilette. À l'inverse, ce qui n'est que labeur (arranger les coussins) reste permis, et tout devient permis en son absence. Le היכר (verser de la main gauche, à un endroit inhabituel) suffit à transformer le geste d'affection en geste neutre.

Famille 6 — Les deux périodes et les exceptions de maladie (seifim 14-17)

Seif 14 — Les הרחקות valent en נדה et en ליבון

כָּל אֵלּוּ הַהַרְחָקוֹת צָרִיךְ לְהַרְחִיק בֵּין בִּימֵי נִדּוּתָהּ בֵּין בִּימֵי לִבּוּנָהּ — שֶׁהֵם כָּל יְמֵי סְפִירָתָהּ — וְאֵין חִלּוּק בְּכָל אֵלּוּ בֵּין רוֹאָה מַמָּשׁ לְמוֹצֵאת כֶּתֶם (וְיֵשׁ אוֹמְרִים דְּאֵין לְהַחְמִיר בִּימֵי לִבּוּנָהּ בְּעִנְיַן אִסּוּר אֲכִילָה עִמָּהּ בִּקְעָרָה, וְכֵן נוֹהֲגִין לְהָקֵל).
Toutes ces הרחקות, il faut les observer tant en jours de נדה qu'en jours de ליבון — c'est-à-dire tous les jours de son compte (les 7 jours « propres », נקיים). Et aucune différence, pour tout cela, entre celle qui voit réellement et celle qui trouve une tache (רואה / כתם). Glose du Rama : certains tiennent qu'on n'est pas strict en jours de ליבון sur l'interdit de manger ensemble dans une même assiette — et tel est l'usage indulgent.
נדה / ליבון — Les deux périodes. נדה : les jours du saignement, jusqu'à sa fin. ליבון (« blanchiment ») : les 7 jours « propres » (נקיים) qu'elle compte ensuite avant le mikvé. Les הרחקות s'appliquent aux deux ; le Rama signale seulement une indulgence d'usage en ליבון (l'assiette commune).

Seif 15 — S'il est malade et n'a personne d'autre

אִם הוּא חוֹלֶה וְאֵין לוֹ מִי שֶׁיְּשַׁמְּשֶׁנּוּ זוּלָתָהּ — מֻתֶּרֶת לְשַׁמְּשׁוֹ, רַק שֶׁתִּזָּהֵר בְּיוֹתֵר שֶׁתּוּכַל לְהִזָּהֵר מֵהַרְחָצַת פָּנָיו יָדָיו וְרַגְלָיו וְהַצָּעַת הַמִּטָּה בְּפָנָיו.
S'il est malade et n'a personne d'autre que elle pour le servir, elle est autorisée à le servir — en prenant le plus grand soin possible d'éviter de lui laver le visage, les mains et les pieds et de faire son lit en sa présence.

Seif 16 — Si elle est malade et נדה

אִשָּׁה חוֹלָה וְהִיא נִדָּה — אָסוּר לְבַעְלָהּ לִגַּע בָּהּ כְּדֵי לְשַׁמְּשָׁהּ, כְּגוֹן לַהֲקִימָהּ וּלְהַשְׁכִּיבָהּ וּלְסָמְכָהּ (וְיֵשׁ אוֹמְרִים דְּאִם אֵין לָהּ מִי שֶׁיְּשַׁמְּשֶׁנָּה מֻתָּר בַּכֹּל, וְכֵן נוֹהֲגִין אִם צְרִיכָה הַרְבֵּה לְכָךְ).
Une femme malade et נדה : il est interdit à son mari de la toucher pour la servir — par exemple la relever, la coucher, la soutenir. Glose du Rama : certains disent que si elle n'a personne d'autre pour la servir, tout est permis — et tel est l'usage si elle en a grand besoin.

Seif 17 — Le mari médecin et le pouls

אִם בַּעְלָהּ רוֹפֵא — אָסוּר לְמַשֵּׁשׁ לָהּ הַדֹּפֶק (וּלְפִי מַה שֶּׁכָּתַבְתִּי דְּנוֹהֲגִין הֶתֵּר אִם צְרִיכָה אֵלָיו דִּמְשַׁמֵּשׁ לָהּ, כָּל שֶׁכֵּן דְּמֻתָּר לְמַשֵּׁשׁ לָהּ הַדֹּפֶק אִם אֵין רוֹפֵא אַחֵר וּצְרִיכָה אֵלָיו וְיֵשׁ סַכָּנָה בְּחָלְיָהּ; וְעַיֵּן בְּאֹרַח חַיִּים סִימָן פ״ח).
Si son mari est médecin, il lui est interdit de lui prendre le pouls (למשש לה הדופק). Glose du Rama : mais d'après ce qui a été dit (qu'on tolère qu'il la serve si elle en a besoin), à plus forte raison peut-il lui prendre le pouls s'il n'y a pas d'autre médecin, qu'elle en a besoin et qu'il y a danger (סכנה) dans sa maladie. Voir aussi Orach Chaim, Siman 88.
La hiérarchie des allègements de maladie : lui malade → elle peut le servir, en évitant les gestes d'affection (seif 15). Elle malade et נדה → il ne la touche pas, sauf nécessité réelle et absence d'autre aide (seif 16). Le mari médecin → pas de prise du pouls, sauf danger et absence d'autre médecin (seif 17). À chaque palier, plus le besoin est grave, plus on allège — mais c'est le Rav (et le médecin) qui tranchent le cas réel.

2. Contexte — que sont les הרחקות

Les simanim 183 à 194 ont posé les fondations des lois de la nidda : quand une femme devient נדה, les taches (כתמים), la véset, le compte des 7 jours et la טבילה. Le Siman 195 en tire la conséquence pratique pour la vie du couple : tant qu'elle n'a pas trempé, quels gestes du quotidien faut-il écarter ? La réponse, ce sont les הרחקות — un ensemble de « séparations » qui protègent la sainteté du foyer (סייג לעריות, une « clôture » autour des interdits) et entretiennent, par le manque, le lien conjugal.

Les six familles de הרחקות

Famille Seifim L'essentiel
Le principe et le contact 1-2 Se séparer jusqu'à la טבילה ; ne pas toucher ni passer d'objet
La table et le boire 3-4, 13 Un repère (היכר) à table ; pas le reste de son verre ; verser/envoyer
Le lit et s'asseoir 5-6 Lits séparés ; ne pas s'asseoir sur son lit ou son banc mobile
Regard, vêtements, parure 7-9 Ne pas fixer les parties couvertes ; vêtements désignés ; parure permise
Les services d'affection 10-12 Verser le verre, faire le lit, verser l'eau de toilette — interdits
Deux périodes et maladie 14-17 נדה et ליבון ; exceptions quand l'un ou l'autre est malade
L'idée transversale : la הרחקה ne punit pas — elle protège. En créant une distance visible (ne pas se toucher, un repère à table, des lits séparés), elle rappelle à chaque instant le statut de נדה, écarte la légèreté et la séduction, et prépare la retrouvaille après la טבילה. Ce sont des règles de vie, à incarner avec délicatesse.

3. Les concepts-clés de ce siman

Pour comprendre le Siman 195, il faut maîtriser un petit vocabulaire qui décrit la nature des séparations et leur logique.

הרחקה (pl. הרחקות) — « Éloignement / séparation » : l'ensemble des gestes du quotidien que le couple écarte tant que la femme est נדה. Ce sont des סייג (clôtures) destinés à protéger l'interdit de fond.
לפרוש« Se séparer » : le devoir, posé au seif 1, de prendre ses distances avec son épouse jusqu'à ce qu'elle compte et trempe (עד שתספור ותטבול). Tant qu'elle n'a pas trempé, elle reste נדה — quel que soit le temps écoulé.
נגיעה« Le contact » : tout attouchement, même du petit doigt, est écarté (seif 2). La הרחקה s'étend au passage d'objets de main à main, même par un jet.
היכר / שינוי« Le repère / le changement » : un signe visible (pain ou cruche entre les assiettes, nappes distinctes, verser de la main gauche) qui marque la séparation et tient lieu de rappel — à table, au verre, au service.
דרך חבה« La manière de l'affection » : le critère qui distingue les services interdits (verser le verre, étendre les draps, verser l'eau de toilette) du simple טורח (« labeur », comme arranger les coussins), qui reste permis.
נדה / ליבוןLes deux périodes : נדה, les jours du saignement ; ליבון, les 7 jours « propres » (נקיים) comptés avant le mikvé. Les הרחקות valent pour les deux, avec une indulgence d'usage (Rama) sur l'assiette commune en ליבון.
Deux notions de fond. טבילה — la « trempe » au mikvé qui lève le statut de נדה : c'est elle, et non le temps ni la fin du saignement, qui clôt la période. Et סכנה — le « danger » : dès qu'une maladie met en jeu un risque vital, les הרחקות s'allègent (seifim 15-17), sous la direction du Rav et du médecin.

4. Le tableau des הרחקות — interdit / permis

L'essentiel du siman tient en un tableau. Pour chaque geste, on regarde s'il est interdit, permis, ou permis moyennant un repère (היכר).

Geste Statut Seif
La toucher, fût-ce du petit doigt 🔴 Interdit 2
Se passer un objet de main à main (même lancé) 🔴 Interdit 2
Manger à la même table 🟡 Permis avec un היכר 3
Boire le reste de son verre 🔴 Interdit (sauf tiers / transvasé) 4
Dormir dans le même lit / lits accolés 🔴 Interdit 5-6
Fixer ses parties couvertes 🔴 Interdit (découvert : permis) 7
Se parer (pour ne pas se rendre repoussante) 🟢 Permis « avec peine » 9
Lui verser son verre / faire son lit / verser l'eau de toilette 🔴 Interdit (דרך חבה) 10-12
Arranger les coussins / servir en son absence 🟢 Permis (טורח) 11
Le servir s'il est malade, sans autre aide 🟢 Permis (en évitant l'affection) 15
La logique en une phrase : est interdit ce qui rapproche ou exprime l'affection (toucher, partager le verre, le lit, les services de חבה) ; reste permis ce qui n'est que labeur ou se fait hors de sa présence ; et un repère (היכר) peut transformer un geste de proximité en geste neutre.

5. Le Shach et le Taz — les grands commentateurs

En Yoreh De'ah, le Choul'han Aroukh ne se lit jamais seul. Deux grands commentaires l'accompagnent sur chaque page et structurent l'étude pratique : le Shach et le Taz. Ce sont les nossei kelim de référence en Yoreh De'ah (pas de Mishna Berurah ici, qui ne commente que l'Orach Chaim). Sur les lois de la nidda, on leur ajoute des œuvres dédiées comme le Sidrei Tahara et le Chochmat Adam.

Le Shach (ש״ך) — abréviation de שפתי כהן, Siftei Kohen, de Rabbi Shabtai haCohen (Lituanie, XVIIᵉ siècle). C'est le commentaire de référence sur Yoreh De'ah, d'une grande profondeur analytique. Sur notre siman, il précise la nature des הרחקות et complète par les poskim de la nidda.
Le Taz (ט״ז) — abréviation de טורי זהב, Turei Zahav, de Rabbi David haLévi Segal (Pologne, XVIIᵉ siècle). Souvent en dialogue — et parfois en désaccord — avec le Shach. Il éclaire le contact, le היכר à table, le lit, les services, le ליבון et la maladie.

Le Pitchei Teshuva, une mine pour ce siman

Outre le Shach et le Taz, le Pitchei Teshuva (Rabbi Avraham Tsvi Hirsch Eisenstadt, XIXᵉ siècle) recense ici les responsa des Aharonim sur des cas très concrets : passer un objet ou un bébé, dormir, le repère à table, le malade, le médecin. C'est par lui qu'on accède à la riche littérature pratique du siman.

On voit la méthode : Shach et Taz ne répètent pas le Mehaber — ils expliquent le mécanisme de chaque הרחקה (qu'est-ce qui en fait une דרך חבה ? que change le היכר ?) et tranchent l'usage. C'est exactement ce qu'on approfondit au niveau Lamdan, et qu'on applique au niveau Halakha lema'asse avec les poskim contemporains.

6. La glose du Rama (הגה)

Le Rama (Rabbi Moshe Isserles) ajoute sur le texte du Mehaber des gloses qui reflètent l'usage achkénaze et précisent la pratique. Voici ses interventions les plus marquantes dans notre siman.

Sur le seif 1 — elle reste נדה jusqu'à la טבילה

Glose du Rama : ואפילו שהתה זמן ארוך ולא טבלה תמיד היא בנדתה עד שתטבול« même si elle a tardé longtemps sans tremper, elle demeure toujours נדה jusqu'à ce qu'elle trempe ». C'est l'ancrage de tout le siman : seule la טבילה lève le statut.

Sur le seif 2 — même par un jet (זריקה)

Glose du Rama : וכן על ידי זריקה מידו לידה או להיפך אסור« et de même par un jet, de sa main à la sienne ou l'inverse, c'est interdit ». Le Rama étend la הרחקה du contact au passage d'objets, jusqu'au geste de lancer.

Sur les seifim 5-6 — le banc mobile et les deux lits accolés

Le Rama précise qu'il est interdit de s'asseoir sur un banc long et mobile (ספסל שמתנדנד) sur lequel elle est assise, et que même deux lits qui se touchent (שתי מטות נוגעות זו בזו) sont interdits. Il signale aussi l'avis qui permet si un tiers s'interpose.

Sur le seif 14 — l'indulgence d'usage en ליבון

Glose du Rama : ויש אומרים דאין להחמיר בימי ליבונה בענין איסור אכילה עמה בקערה… וכן נוהגין להקל« certains disent de ne pas être strict en jours de ליבון sur l'interdit de manger ensemble dans une même assiette… et tel est l'usage indulgent ». C'est l'une des rares distinctions entre les deux périodes.

Sur les seifim 16-17 — la maladie et le médecin

Le Rama tempère la rigueur : si elle est malade et n'a personne d'autre, tout est permis selon l'usage si le besoin est grand (seif 16) ; et si le mari est médecin, à plus forte raison peut-il lui prendre le pouls en cas de danger et faute d'autre médecin (seif 17, renvoi à Orach Chaim 88).
Le Rama distingue soigneusement la loi de base (le Mehaber) de la pratique vécue : il ferme la porte aux contournements (le jet, les lits accolés) mais garde des indulgences ciblées (l'assiette en ליבון, la maladie, le danger). C'est tout l'équilibre des הרחקות.

7. Les deux périodes — נדה et ליבון

Le seif 14 — charnière du siman — pose une règle simple à énoncer mais lourde de conséquences : les הרחקות valent dans les deux périodes.

"כָּל אֵלּוּ הַהַרְחָקוֹת צָרִיךְ לְהַרְחִיק בֵּין בִּימֵי נִדּוּתָהּ בֵּין בִּימֵי לִבּוּנָהּ."
Deux temps composent la période d'éloignement : Et le Mehaber ajoute : aucune différence entre celle qui voit réellement (רואה) et celle qui ne trouve qu'une tache (כתם) — les הרחקות sont les mêmes.
Question Réponse
Les הרחקות valent-elles en ליבון ? 🔴 Oui, comme en נדה (seif 14)
Différence רואה / כתם ? 🟢 Aucune pour les הרחקות
L'assiette commune en ליבון ? 🟡 Usage indulgent (Rama)
Le découpage נדה / ליבון n'allège pas les séparations : on s'éloigne pareillement tout du long, jusqu'à la טבילה. La seule nuance d'usage signalée par le Rama porte sur l'assiette commune en ליבון — et même cela se vérifie auprès d'un Rav ou d'une moret kalla.

8. Cas pratiques modernes

Comment ces règles s'incarnent-elles dans la vie d'aujourd'hui ? Voici quatre situations courantes éclairées par notre siman. Chacune se clôt sur le même renvoi : la décision concrète revient au Rav ou à la moret kalla.

Cas 1 — La vie quotidienne en נדה

Au fil de la journée, le couple veille à ne pas se toucher ni se passer d'objets directement de main à main (seif 2) ; à table, on installe un היכר — un pain, une carafe, des nappes distinctes (seif 3) ; on dort dans des lits séparés (seifim 5-6) ; et l'on ne se verse pas à boire l'un à l'autre (seifim 4, 10, 13). Ces gestes deviennent vite naturels — mais leur juste mise en œuvre s'apprend auprès d'un Rav ou d'une moret kalla.

Cas 2 — Les vêtements désignés et la parure

Réserver quelques vêtements pour les jours de נדה (seif 8) aide les deux conjoints à se souvenir du statut, avec pudeur et sans en faire un signe ostensible. En parallèle, la parure reste permise — « pour ne pas se rendre repoussante » (seif 9) : se coiffer, se maquiller, rester soignée pour son mari. L'équilibre exact entre rappel et embellissement se règle auprès d'un Rav ou d'une moret kalla.

Cas 3 — Les deux périodes (נדה et 7 נקיים)

Les הרחקות accompagnent toute la période, des premiers jours de נדה jusqu'à la fin des 7 jours « propres » (נקיים), sans rupture (seif 14). Le Rama signale une nuance d'usage en ליבון — l'assiette commune — mais c'est un point de מנהג à confirmer. Pour savoir précisément ce qui change, ou non, entre les deux périodes, on s'en remet à un Rav ou à une moret kalla.

Cas 4 — La maladie

Quand un conjoint est malade, les séparations s'allègent par paliers : lui malade sans autre aide → elle peut le servir, en évitant les gestes d'affection (seif 15) ; elle malade et נדה → il ne la touche pas, sauf nécessité réelle (seif 16) ; le mari médecin → pas de prise du pouls, sauf danger (סכנה) et absence d'autre médecin (seif 17). Ces situations, surtout en cas de danger, se tranchent au cas par cas avec le Rav — et le médecin.
Le fil conducteur des quatre cas : les הרחקות sont des règles vivantes, faites pour être habitées avec délicatesse, et non récitées. Avant d'agir, on apprend ; en cas de doute — et toujours en cas de maladie ou de danger — on demande. La décision concrète revient toujours au Rav ou à la moret kalla.

9. Synthèse du Siman 195

L'essentiel du Siman 195 en quelques phrases :
  1. Il faut se séparer (לפרוש) jusqu'à ce qu'elle compte et trempe ; elle reste נדה tant qu'elle n'a pas trempé ; pas de légèreté, même en paroles (seif 1).
  2. On ne se touche pas, même du petit doigt, ni ne se passe d'objet de main à main, même lancé (seif 2).
  3. À table, il faut un repère (היכר) ; on ne boit pas le reste de son verre ; ni l'un ni l'autre ne verse / n'envoie un verre désigné (seifim 3-4, 13).
  4. On ne s'assoit pas sur son lit ou son banc mobile, et l'on dort en lits séparés, même accolés (seifim 5-6).
  5. On ne fixe pas ses parties couvertes (seif 7) ; elle réserve des vêtements de נדה (seif 8) ; la parure est permise « avec peine » (seif 9).
  6. Elle fait tout, sauf trois services d'affection (דרך חבה) : verser son verre, faire son lit en sa présence, verser l'eau de sa toilette (seifim 10-12).
  7. Les הרחקות valent en נדה et en ליבון (7 נקיים), sans différence רואה / כתם ; indulgence d'usage sur l'assiette en ליבון (seif 14).
  8. Exceptions de maladie : lui malade → elle le sert (sans affection) ; elle malade → il ne la touche pas, sauf nécessité ; mari médecin → pas le pouls, sauf danger (seifim 15-17).

Tableau-mémoire

Geste Statut
Toucher / passer un objet 🔴 Interdit (même lancé)
Manger à la même table 🟡 Permis avec un היכר
Le reste de son verre 🔴 Interdit (sauf tiers / transvasé)
Même lit / lits accolés 🔴 Interdit
Se parer pour son mari 🟢 Permis (« avec peine »)
Verser le verre / faire le lit / verser l'eau 🔴 Interdit (דרך חבה)
Les הרחקות en ליבון 🔴 Oui (sauf assiette : usage indulgent)
Servir un conjoint malade (sans autre aide) 🟢 Permis (selon le palier) — voir le Rav

Questions de compréhension

Vérifie ta compréhension :
  1. Qu'est-ce qui lève le statut de נדה (seif 1) — le temps, la fin du saignement, ou la טבילה ?
  2. L'interdit de נגיעה s'étend-il au passage d'un objet ? Et à un jet (seif 2) ?
  3. Qu'est-ce qu'un היכר à table ? Donne deux exemples (seif 3).
  4. Peut-on boire le reste de son verre ? Qu'est-ce qui lève l'interdit (seif 4) ?
  5. Pourquoi des lits séparés ne suffisent-ils pas s'ils se touchent (seifim 5-6) ?
  6. Concilie le seif 8 (vêtements désignés) et le seif 9 (parure permise). Que cherche chacun ?
  7. Qu'est-ce que la דרך חבה ? Quels trois services sont interdits, et qu'est-ce qui reste permis (seifim 10-12) ?
  8. Les הרחקות diffèrent-elles entre נדה et ליבון ? Quelle est la seule nuance d'usage (seif 14) ?
  9. Décris la hiérarchie des allègements de maladie (lui / elle / médecin), seifim 15-17.
  10. Dans quels cas la סכנה change-t-elle la donne ? À qui revient la décision finale ?

Pour aller plus loin

Si tu veux approfondir ce siman :
Les sources de ce niveau sont consultables sur Sefaria :
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DAAT · הרב יוסף חיים סממה
תלמיד חכם · מעביר שיעורים בהלכה ובחסידות
יורה דעה · סימן קצ״ה · Niveau 1 — Initiation
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