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DAAT · NIVEAU 4 — DAAT HARAV ('HABAD) & HALAKHA LEMA'ASSE

שולחן ערוך · יורה דעה

Siman 195 — Les séparations pendant la nidda (הרחקות) : ne pas se toucher, la table, le lit, et les services interdits
סימן קצ״ה · דעת הרב והלכה למעשה
דיני ההרחקות — נגיעה, היכר, מטה, מבט ושירות בימי נדה וליבון
שיטת הצמח צדק וחב״ד · פסק הבית יוסף והרמ״א · נושאי הכלים והפוסקים בזמננו · להלכה למעשה, אל רב או מורת כלה
🕯️ דעת הרב · פסק הלכה ולמעשה 🕯️
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Daat HaRav ('Habad) & Halakha lema'asse

La shitah du Tzemah Tzedek de Loubavitch et de 'Habad sur les הרחקות,
puis la halakha lema'asse des nossei kelim et des poskim contemporains — et toujours, ces הרחקות sont des règles de la vie quotidienne que l'on apprend auprès d'un Rav ou d'une moret kalla

Sujet :
שולחן ערוך יורה דעה סימן קצ״ה (י״ז סעיפים)
דיני ההרחקות בימי נדה וליבון : חיוב לפרוש עד הטבילה ; לא יגע בה ולא יושיט מידו לידה ; היכר בשולחן ובכוס ; לא ישב על מטתה ולא יישן עמה ; המבט, ייחוד בגדים, וקישוט בקושי ; מלאכות אסורות (מזיגת הכוס, הצעת המטה בפניו, יציקת מים) ; ושני הזמנים (נדה וליבון, קולות הרמ״א) עם דיני החולה

Registre (un siman très pratique) :
Le siman règle la vie quotidienne du couple pendant la nidda :
le contact, la table, le lit, le regard, les vêtements et les services.
Ce sont des הרחקות concrètes, qui se vivent au jour le jour. On les
expose avec dignité et pudeur, comme des règles à mettre en pratique.
Toute conclusion pratique renvoie à ton Rav ou à une moret kalla.

Rédaction et iyun :
הרב יוסף חיים סממה · DAAT

Comment lire ce niveau. Le Siman 195 traite des הרחקות — les séparations que le mari et la femme observent pendant la nidda. La règle fondamentale du Mehaber : tant qu'elle n'a pas compté ses sept jours propres et trempé (טבול), le mari doit se séparer (לפרוש) d'elle ; et même si elle a tardé sans tremper, elle demeure נדה jusqu'à la טבילה. Le siman compte dix-sept seifim (י״ז סעיפים), que l'on peut regrouper en six familles : (1) le principe et le contact (נגיעה) — ne pas se toucher même du petit doigt, ne pas se passer un objet ni par jet ; (2) la table et le boire — un היכר entre les assiettes, ne pas finir son verre ; (3) le lit — ne pas s'asseoir sur son lit, ne pas dormir ensemble ; (4) le regard, les vêtements désignés et la parure ; (5) les services « d'affection » interdits — verser le verre, faire le lit en sa présence, verser l'eau de toilette ; (6) les deux périodes (נדה et ליבון) et les exceptions de maladie. Ce niveau a deux volets. (1) Daat HaRav — la shitah de 'Habad : il existe ici une véritable tradition halakhique 'Habad, dont l'autorité de référence en Nidah est le Tzemah Tzedek de Loubavitch. (2) Halakha lema'asse : le psak général (Beit Yossef, Rama, Shach, Taz, Sidrei Tahara, Chochmat Adam, Aroukh haShulchan) et le pesak contemporain (Taharat haBayit, Shevet haLevi, Badei haShulchan). Nous ne citons que des positions réelles et attestées ; lorsqu'un psak ou un minhag 'Habad spécifique n'est pas établi avec certitude, nous l'indiquons au niveau du principe — sans jamais inventer de responsa, de numéro ni de minhag. La conséquence pratique est claire : les הרחקות sont des règles concrètes de la vie de tous les jours, fines et nombreuses ; aussi toute conclusion (lema'asse) se conclut-elle par le renvoi à ton Rav ou à une moret kalla — on apprend ces dinim auprès de quelqu'un, on ne se contente pas de les déduire seul.

📑 תוכן העניינים

  1. שורש הסימן — חיוב לפרוש וההרחקה כסייג (י״ז סעיפים)
  2. פסק המחבר והרמ״א — מסגרת הסימן בי״ז סעיפים
  3. שיטת הצמח צדק וחב״ד — דעת הרב בהרחקות
  4. נגיעה והושטה — לא יגע ולא יושיט מידו לידה
  5. השולחן והכוס — היכר, שיורי כוס ומזיגה
  6. המטה והישיבה — לא ישב על מטתה ולא יישן עמה
  7. המבט, הבגדים והקישוט — צניעות וזכרון
  8. מלאכות ההרחקה — מזיגה, הצעת המטה, יציקת מים
  9. שני הזמנים ודיני החולה — נדה וליבון, קולות הרמ״א
  10. פסיקת זמננו וסיכום מעשי — אל רב או מורת כלה

📜 Le texte du Choulhan Aroukh — seif Alef (le principe)

חַיָּב אָדָם לִפְרֹשׁ מֵאִשְׁתּוֹ בִּימֵי טֻמְאָתָהּ עַד שֶׁתִּסְפֹּר וְתִטְבֹּל. וַאֲפִלּוּ שָׁהֲתָה זְמַן אָרֹךְ וְלֹא טָבְלָה — תָּמִיד הִיא בְּנִדָּתָהּ עַד שֶׁתִּטְבֹּל.

וְלֹא יִשְׂחֹק וְלֹא יָקֵל רֹאשׁ עִמָּהּ — אֲפִלּוּ בִּדְבָרִים — שֶׁמָּא יָבֹא לִידֵי הֶרְגֵּל עֲבֵרָה.

1. Se séparer (לפרוש) jusqu'à la טבילה. Un homme doit se séparer de sa femme pendant ses jours de טומאה, jusqu'à ce qu'elle compte (ses sept jours propres) et qu'elle trempe. Et même si elle a longtemps tardé sans tremper, elle demeure toujours נדה jusqu'à la טבילה.

Il ne badinera pas et ne se livrera pas à la légèreté avec elle — même en paroles (אפילו בדברים) — de crainte d'en venir à une accoutumance qui mène à la faute.

— Choulhan Aroukh, Yoreh De'ah 195:1 (י״ז סעיפים) · base : נדה ; הרחקה כסייג לעריות · Sefaria YD 195:1

1. שורש הסימן — לפרוש, et la nature des הרחקות (סייג)

Le fondement. Tout le siman repose sur un principe : חייב אדם לפרוש מאשתו בימי טומאתה עד שתספור ותטבול. Le contact intime de la נדה est interdit par la Torah ; mais nos Sages ont dressé autour de cet interdit une haie (סייג לעריות) : un ensemble de הרחקות — distances et marques — qui éloignent du danger d'accoutumance (הרגל עבירה). Le siman n'est donc pas une liste de petites coutumes : c'est une discipline de la pudeur dans le couple, qui rappelle à chaque instant l'état de la femme et préserve la séparation jusqu'à la טבילה.
La logique des deux outils : la נגיעה et le היכר. Deux ressorts traversent le siman. (a) La נגיעה — le contact direct — est écartée à la racine : non seulement on ne se touche pas même du petit doigt, mais on ne se passe pas un objet de main à main (même par jet), de peur d'effleurer la chair. (b) Le היכר — une marque, un objet qui sépare, un changement (שינוי) — sert là où une proximité subsiste (la table, le verre, le service) : il maintient présent à l'esprit que ce sont des jours de séparation. La נגיעה דרך חיבה ותאוה touche au cœur de l'interdit ; les autres הרחקות l'entourent comme un mur. Savoir où passe exactement chaque ligne s'apprend auprès d'un Rav ou d'une moret kalla.

2. פסק המחבר והרמ״א — la carte du siman (י״ז סעיפים)

Le Siman 195 compte dix-sept seifim. Le Mehaber pose le devoir de se séparer et énumère les הרחקות — le contact, la table, le lit, le regard, les vêtements, les services — puis les deux périodes (נדה et ליבון) et les exceptions de maladie ; le Rama (הגה) glose chacune de précisions et de קולות. Voici la carte, regroupée en six familles, fidèle au texte.

SeifFamille / casPsak (ancré dans le texte)
1-2Le principe & le contact (נגיעה)Se séparer (לפרוש) jusqu'à la טבילה ; elle reste נדה tant qu'elle n'a pas trempé. Ni שחוק ni קלות ראש, même en paroles. Ne pas la toucher même du petit doigt ; ne pas se passer / recevoir un objet de main à main — même par jet (de peur d'effleurer la chair).
3-4La table & le verreNe pas manger ensemble sans un היכר (un objet séparant les assiettes — pain, cruche — ou chacun sur sa nappe). Ne pas boire le reste de son verre (sauf si un tiers interpose, ou si transvasé). Rama : י"א que le היכר n'est requis que s'ils ne mangent pas, kacher, dans la même assiette.
5-6Le lit & s'asseoirNe pas s'asseoir sur son lit réservé, même en son absence (Rama : ni sur un banc mobile non fixé où elle est assise ; י"א : permis si un tiers s'interpose). Ne pas dormir avec elle, même habillés, même matelas séparés, même deux lits qui se touchent.
7-9Le regard, les vêtements, la parureNe pas regarder ses parties couvertes (les découvertes sont permises). Il convient qu'elle désigne des vêtements pour ses jours de נדה (pour que tous deux s'en souviennent). On a בקושי (avec peine) permis qu'elle se pare, pour ne pas se rendre repoussante à son mari.
10-12, 13Les services « d'affection » interditsElle fait tous les travaux pour lui sauf : verser son verre (en sa présence) et le poser sans היכר ; faire son lit en sa présence (étendre les draps = דרך חבה ; arranger les coussins = טורח, permis ; hors de sa vue, tout permis) ; verser l'eau pour qu'il se lave visage/mains/pieds (même froide, sans le toucher). Réciproquement (s. 13), lui non plus ne lui verse ni ne lui envoie un verre qui lui est destiné.
14Les deux périodes (נדה / ליבון)Toutes ces הרחקות valent en jours de נדה et en jours de ליבון (les 7 נקיים) — pas de différence רואה / כתם. Rama : י"א d'alléger en ליבון pour manger dans une même assiette ; usage indulgent (קולא).
15-17Les exceptions de maladieLui malade et sans personne d'autre → elle peut le servir, en se gardant le plus possible du lavage et de faire le lit en sa présence (s. 15). Elle malade et נדה → il ne la touche pas pour la servir (י"א : si personne d'autre, permis — usage si nécessaire) (s. 16). Mari médecin → interdit de lui prendre le pouls (sauf danger / pas d'autre médecin ; cf. א"ח פ"ח) (s. 17).
כלל הפסק של הסימן :
חַיָּב אָדָם לִפְרֹשׁ מֵאִשְׁתּוֹ בִּימֵי טֻמְאָתָהּ עַד שֶׁתִּסְפֹּר וְתִטְבֹּל ; וְכָל הַהַרְחָקוֹת — נְגִיעָה, הֶכֵּר בַּשֻּׁלְחָן וּבַכּוֹס, מִטָּה וִישִׁיבָה, מַבָּט וּבְגָדִים, וּמְלָאכוֹת שֶׁל חִבָּה — סְיָג לָעֲרָיוֹת הֵן, שֶׁלֹּא יָבֹא לִידֵי הֶרְגֵּל. וְכֻלָּן נוֹהֲגוֹת בֵּין בִּימֵי נִדּוּתָהּ בֵּין בִּימֵי לִבּוּנָהּ ; וּבְשַׁעַת חֹלִי מְקִלִּין כְּפִי הַצֹּרֶךְ. וּמִכָּל מָקוֹם — הֲלָכָה לְמַעֲשֶׂה, אֶל רַב אוֹ מוֹרַת כַּלָּה.

3. שיטת הצמח צדק וחב״ד — Daat HaRav sur les הרחקות

Note de méthode (importante). Ce volet présente l'approche halakhique de 'Habad sur la Nidah et, ici, sur les הרחקות. À la différence de la cacheroute, il existe une véritable tradition de psak 'Habad, dont l'autorité de référence en Nidah est le Tzemah Tzedek de Loubavitch (pour 'Habad, le « Tzemah Tzedek » désigne toujours ce Rabbi-là). Nous l'exposons au niveau du principe ; nous n'attribuons au Tzemah Tzedek de Loubavitch ni à un Rebbe aucun psak précis, numéro de responsa ou minhag que nous ne pourrions vérifier. Pour le détail d'un cas — le contact, le היכר, le lit, les services, la maladie —, l'usage 'Habad est de s'adresser à un Rav 'Habad ou à un Dayan, et la femme à une moret kalla : ces הרחקות s'apprennent, on ne les déduit pas seul.

Le Tzemah Tzedek de Loubavitch — autorité halakhique de référence de 'Habad sur la Nidah

Le Tzemah Tzedek de Loubavitch — Rabbi Menahem Mendel Schneersohn (1789-1866), troisième Rabbi de Loubavitch et petit-fils de l'Admour HaZaken — est le poseq de référence de 'Habad, en particulier en טהרת המשפחה. Son recueil de responsa et de pisqé dinim (le שו״ת צמח צדק) couvre largement le Yoreh De'ah et les lois de Nidah, et c'est vers lui que la tradition 'Habad se tourne en premier pour ces questions. Au niveau du principe, l'école 'Habad joint une grande rigueur en טהרת המשפחה au soin tout particulier porté à la vie du foyer — précisément le terrain des הרחקות, qui rythment la vie quotidienne du couple. Les minhagim de 'Habad dans la conduite de ces séparations sont un domaine vivant ; ils s'apprennent auprès d'un Rav 'Habad et d'une moret kalla, et nous ne leur prêtons ici aucun détail que nous ne pourrions attester.

Daat HaRav et le cœur du siman. Sur le socle même de ce siman — le devoir de לפרוש, l'interdit de la נגיעה et de l'הושטה, le היכר à table et au verre, le lit, le regard et les services de חיבה — l'approche 'Habad ne s'écarte pas du cadre du Choulhan Aroukh et du Rama, et la mesorah 'Habad est connue pour sa rigueur en טהרת המשפחה. Sa spécificité se manifeste dans le soin apporté à la conduite concrète de ces הרחקות dans le foyer et dans le renvoi systématique au Rav et à la moret kalla. Nous ne lui attribuons aucune disposition précise sur le détail d'un היכר ou d'une הרחקה qui ne serait pas attestée : pour la pratique réelle, on suit l'instruction d'un Rav 'Habad.

Lema'asse (Daat HaRav). Selon la tradition 'Habad, on suit en ces matières le Tzemah Tzedek de Loubavitch et les pisqé dinim transmis dans 'Habad, avec la rigueur de l'école en טהרת המשפחה. Pour l'application des הרחקות au jour le jour — le contact, la table, le lit, les services, la maladie —, consulte ton Rav (ou un Rav 'Habad / Dayan) et une moret kalla : ce niveau expose le principe, il ne tranche pas ta situation, et ces dinim pratiques s'apprennent auprès de quelqu'un.

4. נגיעה והושטה — le contact et le passage d'objets

לֹא יִגַּע בָּהּ אֲפִלּוּ בְּאֶצְבַּע קְטַנָּה, וְלֹא יוֹשִׁיט מִיָּדוֹ לְיָדָהּ שׁוּם דָּבָר וְלֹא יְקַבְּלֶנּוּ מִיָּדָהּ שֶׁמָּא יִגַּע בִּבְשָׂרָהּ ; (וְכֵן עַל יְדֵי זְרִיקָה מִיָּדוֹ לְיָדָהּ אוֹ לְהֵיפֶךְ אָסוּר).

— שולחן ערוך יו״ד קצ״ה:ב · בסיס: נדה ; הרחקה כסייג

Les lignes du contact

Pourquoi même שלא כדרך חיבה. La נגיעה כדרך חיבה ותאוה (le contact de tendresse) est au cœur de l'interdit de la Torah. Mais le siman écarte le contact même hors de la tendresse — le simple effleurement, le passage d'un objet — comme une הרחקה : une haie qui empêche d'approcher la ligne interdite. Les Rishonim cités par le Beit Yossef et la glose du Rama (le passage par jet) montrent que la précaution couvre toutes les voies par lesquelles on pourrait en venir au contact. Distinguer, dans la vie réelle, ce qui est strictement défendu de ce qui est permis (faire passer un enfant, déposer un objet sur une table que l'autre prend ensuite, etc.) est exactement ce que l'on apprend auprès d'un Rav ou d'une moret kalla.

Lema'asse (le contact). Le principe : aucun contact direct, et ne pas se passer un objet de main à main (ni par jet). Mais les cas concrets du quotidien — passer un bébé, poser puis prendre un objet, les exceptions admises — appellent un enseignement précis. Apprends ces règles auprès de ton Rav ou d'une moret kalla ; ce niveau pose le principe, il ne couvre pas chaque cas de la maison.

5. השולחן והכוס — la table, le היכר et le verre

לֹא יֹאכַל עִמָּהּ עַל הַשֻּׁלְחָן אֶלָּא אִם כֵּן יֵשׁ שֵׁם שִׁנּוּי, שֶׁיְּהֵא שׁוּם דָּבָר מַפְסִיק בֵּין קְעָרָה שֶׁלּוֹ לִקְעָרָה שֶׁלָּהּ — לֶחֶם אוֹ קַנְקַן — אוֹ שֶׁיֹּאכַל כָּל אֶחָד בְּמַפָּה שֶׁלּוֹ.

לֹא יִשְׁתֶּה מִשְּׁיוּרֵי כּוֹס שֶׁשָּׁתְתָה הִיא ; הגה: אֶלָּא אִם כֵּן מַפְסִיק אָדָם אַחֵר בֵּינֵיהֶם, אוֹ שֶׁהוּרַק מִכּוֹס זֶה אֶל כּוֹס אַחֵר.

— שולחן ערוך יו״ד קצ״ה:ג–ד
SituationCe qui marque le rappel (היכר)Source
Manger à la même tableUn objet qui sépare les assiettes (pain, cruche), ou chacun sur sa propre nappeMehaber s. 3
Même table, mais d'ordinaire ils ne mangent pas dans la même assiette quand elle est טהורהRama (י"א) : le היכר n'est requis que si, à l'état de טהרה, ils ne mangent pas ensemble dans une même assietteRama s. 3
Le reste de son verre (שיורי כוס)Il ne le boit pas — sauf si un tiers s'interpose, ou si on l'a transvasé dans un autre verre (même reversé ensuite)Mehaber + Rama s. 4
La logique du היכר. À table comme au verre, une certaine proximité demeure : on ne peut pas l'écarter entièrement, on la marque. Le שינוי (un changement par rapport à l'ordinaire) et le דבר מפסיק (un objet qui sépare) tiennent présent à l'esprit que ce sont des jours de séparation. Pour le verre, le ressort est l'intimité du « finir ce qu'elle a bu » : on l'écarte, sauf médiation d'un tiers ou transvasement. Le Rama allège la table quand, même טהורה, ils ne partagent pas la même assiette (le rappel y est déjà présent). Le ט״ז et les acharonim de la Nidah (Sidrei Tahara, Chochmat Adam) précisent ces marques ; leur application concrète — quels objets, quelles tables, quels verres — s'apprend auprès d'un Rav ou d'une moret kalla.

Lema'asse (la table et le verre). Le principe : pas de repas à la même table sans היכר (un objet qui sépare ou chacun sa nappe), et on ne finit pas le verre qu'elle a bu (sauf tiers ou transvasement). Mais le choix concret du היכר et les nuances du Rama sont des points de pratique. Apprends-les auprès de ton Rav ou d'une moret kalla ; on n'improvise pas ces marques.

6. המטה והישיבה — le lit et s'asseoir

לֹא יֵשֵׁב בַּמִּטָּה הַמְיֻחֶדֶת לָהּ אֲפִלּוּ שֶׁלֹּא בְּפָנֶיהָ ; הגה: וְאָסוּר לֵישֵׁב עַל סַפְסָל אָרֹךְ שֶׁמִּתְנַדְנֵד וְאֵינוֹ מְחֻבָּר לַכֹּתֶל כְּשֶׁאִשְׁתּוֹ נִדָּה יוֹשֶׁבֶת עָלָיו.

לֹא יִישַׁן עִמָּהּ בַּמִּטָּה אֲפִלּוּ כָּל אֶחָד בְּבִגְדּוֹ וְאֵין נוֹגְעִין זֶה בָּזֶה ; הגה: וַאֲפִלּוּ יֵשׁ לְכָל אֶחָד מַצָּע בִּפְנֵי עַצְמוֹ, וַאֲפִלּוּ בִּשְׁתֵּי מִטּוֹת וְהַמִּטּוֹת נוֹגְעוֹת זוֹ בָּזוֹ — אָסוּר.

— שולחן ערוך יו״ד קצ״ה:ה–ו

Le lit et le banc

Pourquoi cette rigueur sur le lit. Le lit est le lieu de l'intimité conjugale : la הרחקה y est la plus large. Le Mehaber écarte de s'asseoir sur son lit même en son absence (c'est « son » lit) ; le Rama étend au banc mobile (le mouvement transmis est une forme de proximité) et tranche que dormir ensemble reste interdit dans toutes les configurations qui rapprochent les corps — même séparés par les vêtements, les matelas ou deux lits accolés. C'est l'usage 'Habad, comme l'usage général, d'avoir des lits séparés pendant ces jours. Le ט״ז et les Sidrei Tahara précisent les cas du banc et des lits ; l'agencement concret de la chambre s'apprend auprès d'un Rav ou d'une moret kalla.

Lema'asse (le lit). Le principe : lits séparés ; il ne s'assoit pas sur son lit réservé (même en son absence), ni sur un banc mobile où elle est assise ; on ne dort pas ensemble, même habillés, même matelas ou lits séparés s'ils se touchent. Mais l'agencement réel — quels lits, quelle distance, le banc — appelle une instruction. Apprends-le auprès de ton Rav ou d'une moret kalla.

7. המבט, הבגדים והקישוט — le regard, les vêtements désignés, la parure

לֹא יִסְתַּכֵּל אֲפִלּוּ בַּעֲקֵבָהּ וְלֹא בַּמְּקוֹמוֹת הַמְכֻסִּים שֶׁבָּהּ ; (אֲבָל מֻתָּר לְהִסְתַּכֵּל בָּהּ בַּמְּקוֹמוֹת הַגְּלוּיִים אַף עַל פִּי שֶׁנֶּהֱנֶה בִּרְאִיָּתָהּ).

רָאוּי לָהּ שֶׁתְּיַחֵד לָהּ בְּגָדִים לִימֵי נִדּוּתָהּ כְּדֵי שֶׁיִּהְיוּ שְׁנֵיהֶם זוֹכְרִים תָּמִיד שֶׁהִיא נִדָּה. בְּקֹשִׁי הִתִּירוּ לָהּ לְהִתְקַשֵּׁט בִּימֵי נִדָּתָהּ — אֶלָּא כְּדֵי שֶׁלֹּא תִּתְגַּנֶּה עַל בַּעְלָהּ.

— שולחן ערוך יו״ד קצ״ה:ז–ט

Trois mesures de pudeur et de mémoire

Mémoire et équilibre. Ces trois seifim travaillent la mémoire de l'état de נדה : on retient le regard, on désigne des vêtements-signaux, et l'on règle la parure. Le « בקושי התירו » est remarquable : la logique de la הרחקה irait vers la sobriété, mais les Sages ont tenu à ce qu'elle se pare pour qu'elle ne devienne pas repoussante à son mari, et que l'amour du couple se retrouve intact à la טבילה. C'est l'esprit du siman : éloigner sans abîmer le lien. Le ט״ז et les acharonim discutent l'étendue de ces mesures (le maquillage, les bijoux, les vêtements selon les époques) ; leur application concrète aujourd'hui s'apprend auprès d'un Rav ou d'une moret kalla.

Lema'asse (regard, vêtements, parure). Le principe : retenir le regard sur ses parties couvertes ; désigner des vêtements pour les jours de נדה (pour la mémoire commune) ; et la parure est permise, pour ne pas se rendre repoussante. Mais l'étendue concrète de ces mesures relève de l'usage et du cas. Apprends-les auprès de ton Rav ou d'une moret kalla.

8. מלאכות ההרחקה — les services « d'affection » interdits

כָּל מְלָאכוֹת שֶׁהָאִשָּׁה עוֹשָׂה לְבַעְלָהּ — נִדָּה עוֹשָׂה לוֹ, חוּץ מִמְּזִיגַת הַכּוֹס (בְּפָנָיו) וּלְהַנִּיחוֹ לְפָנָיו עַל הַשֻּׁלְחָן, אֶלָּא אִם כֵּן תַּעֲשֶׂה שׁוּם הֶכֵּר.

אֲסוּרָה לְהַצִּיעַ מִטָּתוֹ בְּפָנָיו — וְדַוְקָא פְּרִיסַת סְדִינִים וְהַמִּכְסֶה שֶׁהוּא דֶּרֶךְ חִבָּה, אֲבָל הַצָּעַת הַכָּרִים שֶׁהוּא טֹרַח וְאֵינוֹ דֶּרֶךְ חִבָּה — שָׁרֵי, וְשֶׁלֹּא בְּפָנָיו הַכֹּל מֻתָּר. וַאֲסוּרָה לִיצֹק לוֹ מַיִם לִרְחֹץ פָּנָיו יָדָיו וְרַגְלָיו אֲפִלּוּ אֵינָהּ נוֹגַעַת בּוֹ.

— שולחן ערוך יו״ד קצ״ה:י–י״ג
ServicePermis / interditCritère (דרך חבה)
Les travaux ordinaires de la maisonPermis — elle fait tout pour lui comme d'habitude
Verser son verre (en sa présence) et le poser sans signeInterdit — sauf avec un היכר (le poser de la main gauche, à un endroit inhabituel…)דרך חבה
Étendre draps et couverture de son lit, en sa présenceInterdit (פריסת סדינים = geste d'affection)דרך חבה
Arranger coussins et oreillers ; faire le lit hors de sa vuePermis (טורח, et non דרך חבה ; hors de sa présence, tout est permis)טורח
Verser l'eau pour qu'il se lave visage / mains / piedsInterdit — même froide, même sans le toucherדרך חבה
Réciproquement : lui verse / envoie un verre qui lui est destiné (s. 13)Interdit — comme elle ne lui verse pas, lui non plusדרך חבה
Le critère décisif : דרך חבה vs טורח. Tous les services ne sont pas interdits — seulement ceux qui sont des gestes d'affection (דרך חבה) : verser le verre, étendre les draps, verser l'eau de toilette. Ce qui n'est que peine matérielle (טורח) — arranger les coussins — reste permis ; et tout ce qui se fait hors de sa présence est permis, même s'il sait qu'elle le fait. La réciprocité (s. 13) est notable : de même qu'elle ne lui verse pas le verre, lui non plus ne lui verse ni ne lui envoie un verre qui lui est destiné. Le ט״ז et les acharonim de la Nidah précisent les contours de chaque service (le היכר du verre, l'eau de toilette aujourd'hui) ; les appliquer dans une vraie maison s'apprend auprès d'un Rav ou d'une moret kalla.

Lema'asse (les services). Le principe : elle fait tout pour lui, sauf les gestes de חבה — verser le verre (sans היכר), faire le lit en sa présence (les draps), verser l'eau de toilette ; et réciproquement il ne lui verse pas le verre. Mais le détail (le bon היכר, ce qui est טורח, la réciprocité) s'apprend dans la pratique. Apprends-le auprès de ton Rav ou d'une moret kalla.

9. שני הזמנים ודיני החולה — נדה et ליבון, et les exceptions de maladie

כָּל אֵלּוּ הַהַרְחָקוֹת צָרִיךְ לְהַרְחִיק בֵּין בִּימֵי נִדּוּתָהּ בֵּין בִּימֵי לִבּוּנָהּ שֶׁהֵם כָּל יְמֵי סְפִירָתָהּ, וְאֵין חִלּוּק בְּכָל אֵלּוּ בֵּין רוֹאָה מַמָּשׁ לְמוֹצֵאת כֶּתֶם ; הגה: וי"א דְּאֵין לְהַחְמִיר בִּימֵי לִבּוּנָהּ בְּעִנְיַן אִסּוּר אֲכִילָה עִמָּהּ בִּקְעָרָה, וְכֵן נוֹהֲגִין לְהָקֵל.

— שולחן ערוך יו״ד קצ״ה:י״ד

Deux périodes — et la délicatesse de la maladie

Les הרחקות accompagnent toute la séparation : les jours de נדה (où elle voit) et les jours de ליבון (les sept jours propres, ימי ספירתה) — sans distinction entre celle qui voit réellement (רואה ממש) et celle qui trouve un כתם. La maladie introduit des allègements graduels, par compassion et nécessité : on cherche à servir le malade sans franchir le cœur de l'interdit. Ces cas (lui malade, elle malade, le mari médecin, le danger) sont précisément ceux où l'on a le plus besoin d'une instruction vivante : on ne décide pas seul de l'étendue d'un allègement. On en parle à son Rav (et, s'il y a danger, on agit aussi selon le médecin), avec דרך ארץ et présence.

CasConduite (ancrée dans le texte)Seif
Jours de נדה et jours de ליבוןToutes les הרחקות valent dans les deux ; pas de différence רואה / כתםs. 14
Rama (קולא en ליבון)י"א de ne pas être stringent en ליבון pour manger ensemble dans une même assiette — usage indulgents. 14
Lui malade, sans personne d'autreElle peut le servir, en se gardant le plus possible du lavage (visage/mains/pieds) et de faire le lit en sa présences. 15
Elle malade et נדהIl ne la touche pas pour la servir (la soulever, l'allonger, l'appuyer) ; י"א : si personne d'autre, permis — usage si elle en a grand besoins. 16
Mari médecinInterdit de lui prendre le pouls ; mais si l'usage permet déjà de la servir au besoin, à plus forte raison le pouls — quand il n'y a pas d'autre médecin, qu'elle en a besoin et qu'il y a danger (cf. א"ח פ"ח)s. 17
La hiérarchie des allègements. Le siman gradue : (a) lui malade — comme c'est elle qui agit (et le contact n'est pas inévitable), on permet largement de le servir, en évitant seulement les gestes de חבה (lavage, lit) ; (b) elle malade — comme c'est lui qui devrait la toucher, on est plus strict ; on ne la touche pas, sauf l'avis (י"א) qui permet en l'absence de tout autre, « וכן נוהגין אם צריכה הרבה לכך » ; (c) le mari médecin — on dérive du même principe : prendre le pouls (un contact) est interdit, sauf danger et absence d'autre médecin, et le Beit Yossef le déduit du langage du Ramban, renvoyant à אורח חיים סימן פ"ח pour la question voisine. Mesurer un allègement réel, surtout en cas de danger, n'est pas une opération que l'on fait seul : c'est une שאלה pour le Rav (et le médecin).

Lema'asse (les deux périodes et la maladie). Le principe : les הרחקות valent en נדה et en ליבון (avec la קולא du Rama de manger dans une même assiette en ליבון, selon l'usage) ; et la maladie ouvre des allègements gradués — lui malade (elle le sert sans les gestes de חבה), elle malade (il ne la touche pas, sauf nécessité et absence d'autre), le mari médecin (pas de pouls, sauf danger). Mais l'étendue d'un allègement, et surtout les cas de danger, se tranchent au cas par cas. Consulte ton Rav (ou un Rav 'Habad / Dayan) — et un médecin s'il y a danger ; on ne décide pas seul de ces קולות.

10. פסיקת זמננו וסיכום מעשי — la psika contemporaine et le récapitulatif

Note de méthode. Les ouvrages cités ci-dessous prolongent les principes du siman 195 pour la pratique d'aujourd'hui. Ils sont cités comme courants de psika reconnus, à confirmer auprès d'un Rav ou d'une moret kalla avant toute application. Nous ne citons que des positions réelles et attestées ; nous n'invoquons aucun numéro de responsa ni minhag que nous ne pourrions vérifier — en particulier pour les minhagim 'Habad, donnés au niveau du principe.

La psika contemporaine part, pour les Séfarades, du Beit Yossef et du Shach : la référence pratique est le Taharat haBayit du Rav Ovadia Yossef (et son abrégé Yalkout Yossef — Taharat haBayit), qui détaille les הרחקות (le contact, la table, le lit, les services). Pour les Ashkénazes, elle part du Rama, du Shach et du Taz, puis du grand commentaire spécifique de la Nidah, les Sidrei Tahara, et des codificateurs : le Chochmat Adam (et son Binat Adam) et l'Aroukh haShulchan (Yoreh De'ah). Pour le XXe-XXIe siècle, la référence pratique majeure est le Shevet haLevi du Rav Shmuel Wozner, souvent accompagné du Badei haShulchan (commentaire de référence sur les Hilkhot Nidah), qui traite en détail chaque הרחקה (le passage d'objets, le היכר, le lit, la maladie). Tous insistent sur l'apprentissage de ces dinim auprès d'un מורה הוראה et d'une moret kalla — car ce sont des règles de la vie quotidienne, qu'on transmet de personne à personne.
Point du simanOrientation contemporaine (à vérifier)
נגיעה / passer un objetAucun contact ; ni passer ni recevoir (ni par jet) → Taharat haBayit, Badei haShulchan ; Rav ou moret kalla.
היכר à table / verreObjet séparant les assiettes ; pas le reste de son verre (sauf tiers / transvasement) → Shach, Sidrei Tahara, Shevet haLevi ; Rav ou moret kalla.
Lit & s'asseoirLits séparés ; pas son lit réservé ni le banc mobile → Taz, Aroukh haShulchan, Badei haShulchan ; Rav ou moret kalla.
Services (חבה) & maladieVerser, faire le lit, eau de toilette interdits (sans היכר) ; allègements gradués en maladie → Sidrei Tahara, Shevet haLevi ; שאלה au Rav (et médecin si danger).

'Habad au sein de la psika

Pour la pratique 'Habad sur ce socle, on se réfère au Tzemah Tzedek de Loubavitch (dont le שו״ת couvre les הלכות נדה) et aux décisions transmises dans 'Habad, avec le soin propre à l'école — rigueur en טהרת המשפחה jointe à l'attention portée à la vie du foyer. Les minhagim de 'Habad dans la conduite des הרחקות sont un domaine vivant, que l'on apprend auprès d'un Rav 'Habad et d'une moret kalla. Nous n'attribuons ici aucun psak ni minhag précis qui ne serait pas vérifiable ; pour le détail d'un cas, on s'adresse à un Rav 'Habad ou à un Dayan, et la femme à une moret kalla.

טבלה — les six familles du siman, en pratique

FamilleEn substanceRenvoi
נגיעה / passer un objetלפרוש jusqu'à la טבילה ; aucun contact, ni passer/recevoir un objet (ni par jet)Mehaber, Rama (195:1-2)
Table & verreהיכר entre les assiettes ; pas le reste de son verre (sauf tiers / transvasement)Mehaber, Rama (195:3-4)
Lit & s'asseoirLits séparés ; ni son lit réservé ni le banc mobile ; ne pas dormir ensembleMehaber, Rama (195:5-6)
Regard, vêtements, parureRetenir le regard ; vêtements désignés ; parure בקושי permiseMehaber (195:7-9)
Services de חבהVerser le verre, faire le lit en sa présence, eau de toilette interdits ; réciprocitéMehaber (195:10-13)
Deux périodes & maladieנדה et ליבון (קולא du Rama) ; lui / elle malade, mari médecin, dangerMehaber, Rama (195:14-17)

טבלה — qui dit quoi (nossei kelim du siman)

PosekApport décisif (ancré corpus)
MehaberLe devoir de לפרוש ; la נגיעה et l'הושטה interdites ; le היכר à table et au verre ; le lit et s'asseoir ; le regard, les vêtements et la parure ; les services de חבה (verser, faire le lit, l'eau) ; les deux périodes ; et les exceptions de maladie (lui / elle / médecin).
Rama (הגה)Les précisions et קולות : le jet (זריקה) interdit (s. 2) ; le היכר à table allégé s'ils ne mangent pas dans une même assiette (s. 3) ; le tiers / transvasement pour le verre (s. 4) ; le banc mobile et l'avis du tiers (s. 5) ; la קולא en ליבון pour manger ensemble (s. 14) ; l'avis qui permet en maladie sans autre (s. 16-17).
TazPrécisions sur la נגיעה, le היכר, le lit, les services, le ליבון et la maladie (les détails de psak du siman).
Shach (Siftei Kohen)Sur les principes des הרחקות (à compléter par Sidrei Tahara / Chochmat Adam, références majeures sur la Nidah).

טבלה — Daat HaRav et courants contemporains (à vérifier)

'Habad (Daat HaRav) : le Tzemah Tzedek de Loubavitch (Rabbi Menahem Mendel Schneersohn, 3e Rabbi de Loubavitch, 1789-1866) est le poseq de référence de 'Habad sur la Nidah ; son שו״ת couvre les הלכות נדה. L'école 'Habad joint rigueur en טהרת המשפחה et attention à la vie du foyer ; les minhagim 'Habad des הרחקות s'apprennent auprès d'un Rav 'Habad et d'une moret kalla. (Aucun psak ni minhag précis n'est attribué ici sans source.)
Séfarades : Taharat haBayit (Rav Ovadia Yossef) ; Yalkout Yossef — Taharat haBayit (Rav Yitzhak Yossef). Prolongent le Beit Yossef et le Shach : le détail des הרחקות, et le recours au Rav et à la moret kalla.
Ashkénazes : Taz ; Sidrei Tahara (commentaire-clé de la Nidah) ; Chochmat Adam / Binat Adam ; Aroukh haShulchan (YD) ; Shevet haLevi (Rav Wozner) ; Badei haShulchan (le détail de chaque הרחקה). On porte ces dinim à un מורה הוראה et à une moret kalla.

Liens Sefaria (texte et nossei kelim)

Choulhan Aroukh YD 195 : 195:1 · 195:17
Taz (Turei Zahav) : 195 s.k. 1
Shach (Siftei Kohen) : 195 s.k. 1

👈 הלכה למעשה — la règle d'or de ce niveau

  1. Sur le fond, retiens les six familles : le contact (נגיעה) — לפרוש jusqu'à la טבילה, aucun toucher ni passage d'objet (même par jet) ; la table et le verre — un היכר, pas le reste de son verre ; le lit — lits séparés, ni son lit réservé ni le banc mobile ; le regard, les vêtements désignés et la parure (בקושי permise) ; les services de חבה interdits (verser, faire le lit en sa présence, l'eau de toilette) ; et les deux périodes (נדה et ליבון) avec les exceptions de maladie.
  2. Daat HaRav ('Habad) : on suit le Tzemah Tzedek de Loubavitch et les pisqé dinim de 'Habad, avec le soin de l'école (rigueur en טהרת המשפחה jointe à l'attention au foyer) ; les minhagim des הרחקות s'apprennent auprès d'un Rav 'Habad et d'une moret kalla.
  3. Halakha lema'asse : Beit Yossef, Rama, Shach, Taz, Sidrei Tahara, Chochmat Adam, Aroukh haShulchan, et le pesak contemporain (Taharat haBayit, Shevet haLevi, Badei haShulchan) — tous sur ces mêmes familles.
  4. La règle d'or de ce siman : les הרחקות sont des règles concrètes de la vie quotidienne, fines et nombreuses, qui s'apprennent auprès de quelqu'un. On ne se contente pas de les déduire seul. Pour toute application, consulte ton Rav ou une moret kalla ; et en cas de maladie ou de danger, ton Rav (et un médecin).

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DAAT · הרב יוסף חיים סממה
תלמיד חכם · מעביר שיעורים בהלכה ובחסידות
דעת הרב והלכה למעשה בדיני ההרחקות · סימן קצ״ה · 🕯️ Niveau 4 — Daat HaRav ('Habad) & Halakha lema'asse
⚠️ Ce contenu est à but d'étude (טהרת המשפחה). Les positions citées (Daat HaRav / 'Habad, courants séfarades et ashkénazes) sont des repères, non un psak personnel. Les הרחקות sont des règles למעשה de la vie quotidienne : pour toute application pratique (לְמַעֲשֶׂה), apprenez-les auprès d'un Rav qualifié (ou un Rav 'Habad / Dayan) ou d'une moret kalla — et, en cas de maladie ou de danger, consultez aussi un médecin.

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