✦ ❖ ✦
DAAT · NIVEAU 2 — LAMDAN

Siman 207 — Les mots déformés qui lient (כינויי נדרים)

יורה דעה · סימן ר״ז
דין כנויי נדרים
כינויי נדרים · קונם קונח קונס · כינויי כינויים · הולכין אחר הלשון
📜 רמת הלמדן · Talmid Hakham
✦ ❖ ✦

Pilpoul et étude approfondie

Sources, ḥakira de fond, ma’hlokot des Richonim et des A’haronim,
nafka minot pour la halakha

Sujet :
שולחן ערוך יורה דעה סימן ר״ז (סעיף אחד)
עם נושאי כלים: ש״ך (ב׳ ס״ק), ט״ז (ס״ק אחד), באר היטב (ב׳ ס״ק), בית יוסף, טור

Fondement :
משנה נדרים פ״א · נדרים י׳ ע״ב · רמב״ם הלכות נדרים פרק א׳

Rédaction et iyoun :
הרב יוסף חיים סממה · DAAT

📑 Table des matières

  1. מהו כינוי — une langue, ou une convention des Sages
  2. קושיית הר״ן — pourquoi ces trois mots-là, et pas « toute langue »
  3. כינויי כינויים — les deux explications de Beit Hillel, et ce qui les sépare
  4. המקום והזמן — jusqu’où va le critère de l’usage
  5. נדר בכל לשון — ce que la glose finale ajoute, et ce qu’elle retire
  6. קונס או קונז — la variante du Rambam, et le doublon du Chakh
  7. נוסח כל נדרי — l’unique ס״ק du Taz, et l’ordre des mots
  8. נדר, שבועה, הקדש — la portée de la règle hors des נדרים

1. מהו כינוי — une langue, ou une convention des Sages

↩ Explication détaillée (niveau 1)
La divergence, telle que le Beit Yossef la rapporte Deux Amoraïm ne disent pas la même chose de ce qu’est un כינוי. Pour Rabbi Yoḥanan, c’est לשון נכרים — la langue des nations : là-bas, « offrande » se dit ainsi, et le Juif qui emploie le mot du lieu a parlé. Pour Réch Lakich, c’est לשון שבדו להם חכמים — une langue que les Sages ont forgée pour qu’on puisse vouer par elle. Le Roch, que le Beit Yossef cite, explique le premier avis : dans leur langue on appelle l’offrande קונם, קונח, קונם.
« ובגמרא איתמר כינוי ר׳ יוחנן אמר. לשון נכרים ור״ל אמר לשון שבדו להם חכמים להיות נודר בו » (ב״י יו״ד ר״ז)
« ופירש הרא״ש לשון נכרים בלשונם קורין לקרבן קונם או קונח או קונם » (ב״י יו״ד ר״ז)
Ḥakira : qu’est-ce qui fait lier le mot ? (א) Le mot lie parce qu’il signifie. Ce n’est pas le mot qui est saint, c’est ce qu’il veut dire là où il est prononcé — et alors le siman n’est qu’un cas particulier de « le vœu se fait en toute langue ». (ב) Le mot lie parce qu’il a été institué. Les Sages ont donné à ces mots un statut de mot de vœu — et alors la liste a une valeur propre, indépendante de ce que les gens entendent.
« כָּל כִּנּוּיֵי נְדָרִים כִּנְדָרִים, וַחֲרָמִים כַּחֲרָמִים, וּשְׁבוּעוֹת כִּשְׁבוּעוֹת, וּנְזִירוּת כִּנְזִירוּת. » (משנה נדרים פ״א מ״א)
« הָאוֹמֵר לַחֲבֵרוֹ, קוֹנָם קוֹנָח, קוֹנָס, הֲרֵי אֵלּוּ כִנּוּיִין לְקָרְבָּן. » (משנה נדרים פ״א מ״ב)
Nafka mina (1) Un lieu où personne ne connaît קונם. Selon (א) il n’y a pas de vœu, faute de signification ; selon (ב) le mot devrait lier quand même, puisque son statut vient des Sages. La glose du seif tranche pour (א) — לאו כלום הוא. (2) Les כינויי כינויים. La guemara donne deux raisons de les libérer, et elles suivent exactement la ligne de la ḥakira : ou bien ces mots-là, les nations ne les disent pas (donc ils ne signifient rien — côté א), ou bien on ne décrète pas le second degré à cause du premier (donc la question est celle d’une institution — côté ב).
« דְּכוּלֵּי עָלְמָא כִּינּוּיִין לְשׁוֹן אוּמּוֹת הֵן, וּבֵית שַׁמַּאי סָבְרִי: בְּהָנֵי נָמֵי מִשְׁתַּעִי אוּמּוֹת, וּבֵית הִלֵּל סָבְרִי: בְּהָנֵי לָא מִשְׁתַּעִי אוּמּוֹת. » (נדרים י׳ ע״ב)
« בֵּית שַׁמַּאי סָבְרִי: גָּזְרִינַן כִּינּוּיֵי כִינּוּיִין מִשּׁוּם כִּינּוּיִין » (נדרים י׳ ע״ב)

2. קושיית הר״ן — pourquoi ces trois mots-là

↩ Explication détaillée (niveau 1)
Kouchia : la liste n’a pas de raison d’être Le Ran pose la question à Rabbi Yoḥanan et elle est redoutable : si les כינויים sont simplement la langue des nations, en quoi ces trois mots méritent-ils d’être détachés du lot ? Qu’on dise directement : celui qui voue dans n’importe quelle langue, son vœu est un vœu. Nommer קונם, קונח, קונס est alors superflu.
« והקשה הר״ן לרבי יוחנן דאמר לשון נכרים הם מ״ש דפריש הני לישני טפי משאר לישני לימא הנודר בכל לשון ה״ז נדר » (ב״י יו״ד ר״ז)
Terouts : ce n’est pas une liste, c’est un חידוש La réponse, que le Chakh rapporte au nom du Ran, au nom du grand sage Rabbi Yehouda bar Rabbi Ḥasdaï, retourne la difficulté. La michna ne donne pas une liste d’exemples : elle donne le cas le plus faible. Il n’y avait pas à enseigner qu’une langue entière lie — cela va de soi. Ce qu’elle enseigne, c’est que lient même des expressions שאינם גמורים, des mots qui ne sont pas une langue à part entière : de l’hébreu, mais de l’hébreu שנשתבש, corrompu.
« וכ״כ הסמ״ג לאוין רמ״א ורמב״ן וכ״כ הר״ן ריש נדרים בשם החכם הגדול ר״י בר רבי חסדאי » (ש״ך יו״ד ר״ז ס״ק א)
« דרבותא אשמועינן דלא מבעיא בלשונות עובדי כוכבים שהן לשונות גמורים הנודר בהן נדרו נדר » (ש״ך יו״ד ר״ז ס״ק א)
« אלא אפי׳ בלשונות שאינם גמורים כגון אלו דקונם קונח קונם שהם לשון הקדש אלא שנשתבש » (ש״ך יו״ד ר״ז ס״ק א)
Yessod : le mot lie parce qu’il est parlé, non parce qu’il est correct On aurait pu penser (וס״ד אמינא) qu’un mot qui n’est pas, à lui seul, une langue de vœu achevée ne lie pas. La guemara vient nous dire le contraire : dès lors que les nations parlent ainsi — fût-ce par une corruption qu’elles ont en bouche —, le vœu est un vœu plein. Et le Chakh en tire le כל שכן : à plus forte raison les autres langues. Le fondement du siman est donc l’usage réel de la parole, non la correction grammaticale.
« וס״ד אמינא שהנודר בהם לא יהיה נדר כיון שאינו לשון נדר גמור בפני עצמו » (ש״ך יו״ד ר״ז ס״ק א)
« קמ״ל דכיון שעובדי כוכבים מדברים בהן אעפ״י שאינו מעיקר לשונם אלא משיבוש שהוא בידם הרי הוא נדר גמור » (ש״ך יו״ד ר״ז ס״ק א)
« וכל שכן שאר לשונות העובדי כוכבים » (ש״ך יו״ד ר״ז ס״ק א)

3. כינויי כינויים — les deux explications de Beit Hillel

↩ Explication détaillée (niveau 1)
La ma’hloket, et la halakha Beit Chammaï interdit les כינויי כינויים, Beit Hillel les permet ; le Beit Yossef note que la halakha suit Beit Hillel, comme il est notoire. Le seif écrit donc אבל כינויי כינויים … אינו כנדר.
« בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: כִּינּוּיֵי כִינּוּיִין — אֲסוּרִין. וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: כִּינּוּיֵי כִינּוּיִין — מוּתָּרִין. » (נדרים י׳ ע״ב)
« בש״א כינויי כינויין אסורים ובה״א כינויי כינויין מותרים » (ב״י יו״ד ר״ז)
Ḥakira : pourquoi Beit Hillel permet-il ? La guemara donne deux raisons, et le Beit Yossef les recopie l’une après l’autre. (א) Les nations ne parlent pas ainsi — לא משתעו נכרים הכי : le mot ne signifie rien pour personne, donc il n’y a pas de parole. (ב) On ne décrète pas — לא גזרינן כינויי כינויין אטו כינויים : le mot pourrait lier, mais il n’y a pas lieu d’étendre le décret. Les deux raisons permettent, et ne permettent pas pour le même motif.
« וידוע דהלכה כוותייהו ומפרש התם דטעמייהו אי משום דסברי לא משתעו נכרים הכי או משום דסברי לא גזרינן כינויי כינויין אטו כינויים » (ב״י יו״ד ר״ז)
Ce que les mots eux-mêmes montrent La guemara nomme les mots — מקנמנא מקנחנא מקנסנא — et le Chakh les reprend au ס״ק ב en une ligne. Ce ne sont pas d’autres mots : ce sont les mêmes, gonflés d’une terminaison verbale araméenne. La forme plaide plutôt pour (א) : ce n’est plus un nom, c’est un verbe bricolé, et personne ne parle ainsi.
« הֵיכִי דָּמֵי כִּינּוּיֵי כִינּוּיִין דִּנְדָרִים? תָּנֵי רַב יוֹסֵף: ״מַקְנֵמְנָא״ ״מַקְנַחְנָא״ ״מַקְנֵסְנָא״. » (נדרים י׳ ע״ב)
« ומפרש התם היכי דמי כינויי כינויין מקנמנא מקנחנא מקנסנא » (ב״י יו״ד ר״ז)
« כגון דאמר מקנמנא מקנחנא מקנסנא. » (ש״ך יו״ד ר״ז ס״ק ב)
Nafka mina (1) Un lieu où l’on dirait effectivement מקנמנא. Selon (א), la raison de permettre tombe et le mot lie ; selon (ב), l’absence de décret demeure. (2) Le Rambam étend l’exemption aux deux registres du vœu — בין בנדרי איסר בין בנדרי הקדש —, ce qui se comprend mieux si la raison est que le mot ne signifie rien : une parole vide est vide partout.
« וְכִנּוּיֵי הַכִּנּוּיִין מֻתָּרִין בֵּין בְּנִדְרֵי אִסָּר בֵּין בְּנִדְרֵי הֶקְדֵּשׁ: » (רמב״ם הלכות נדרים פרק א׳ הלכה י״ז)

4. המקום והזמן — jusqu’où va le critère de l’usage

↩ Explication détaillée (niveau 1)
Le critère : l’usage du lieu et du temps Le seif généralise aussitôt après ses trois mots, et le Rambam le dit en propres termes, que le Chakh recopie : on va après la langue de l’ensemble du peuple, dans ce lieu et à cette époque. Trois variables, et non une : le peuple, le lieu, le temps.
« וכן בכל מקום הולכים אחר הלשון שרגילין בו שאם יש להם כנוי לנדר ונדר בו הוי נדר » (שו״ע יו״ד ר״ז:א)
« וְכֵן כָּל כַּיּוֹצֵא בָּזֶה הוֹלְכִין אַחַר לְשׁוֹן כְּלַל הָעָם בְּאוֹתוֹ מָקוֹם וּבְאוֹתוֹ זְמַן: » (רמב״ם הלכות נדרים פרק א׳ הלכה ט״ז)
« וכן כל כיוצא בזה הולכין אחר לשון כלל העם באותו מקום ובאותו זמן » (ש״ך יו״ד ר״ז ס״ק א)
Kouchia : de qui la glose parle-t-elle ? La glose écrit אינו מכיר — « il ne connaît pas » — au singulier, sans sujet exprimé. Or sa source, le Beit Yossef, parle du lieu : si en ce lieu et en ce temps aucun homme du peuple ne connaît la langue des כינויים. Les deux formulations ne disent pas la même chose : l’une regarde celui qui parle, l’autre regarde la communauté qui écoute. Le seif ne tranche pas, et nous ne trancherons pas à sa place — mais la source qu’il nomme est claire, et elle regarde le lieu.
« (וכן אם אינו מכיר אלו הלשונות שדברו בהם חכמים אע״פ שנדר בהם לאו כלום הוא) » (שו״ע יו״ד ר״ז:א)
« ומשמע דכינויים אלו הכל לפי המקום והזמן אם יש באותו מקום ובאותו זמן בני אדם שקורין לאותן השמות וכינויים אע״פ שלא הזכירום חכמים הנודר בהם אסור » (ב״י יו״ד ר״ז)
« ואם באותו מקום ובאותו זמן אין שום אדם מעם הארץ מכיר בלשון הכינויין שאמרו חכמים הנודר בהם לאו כלום הוא » (ב״י יו״ד ר״ז)
Ce que le Baer Hetev choisit de retenir Le Baer Hetev, qui écrit court, ne garde du Rambam que la raison : il y a des lieux où les gens estropient la langue, et l’on suit chez eux le mot estropié. Il ne reprend ni la liste ni la règle générale. C’est un choix de lecture : pour lui, ce qu’il faut avoir compris de ce siman tient dans le fait linguistique, non dans la liste.
« הטעם כתב הרמב״ם דיש מקומות שאנשיהם עלגים ומפסידין את הלשון ומכנין על דבר בדבר אחר הולכים שם אחר הכינוי: » (באר היטב יו״ד ר״ז ס״ק א)

5. נדר בכל לשון — ce que la glose finale ajoute

↩ Explication détaillée (niveau 1)
Kouchia : la glose ruine-t-elle le siman ? La glose finale pose que le vœu se fait en toute langue. Mais alors, à quoi bon tout ce qui précède ? Si n’importe quelle langue suffit, קונם, קונח et קונס n’ont plus rien de particulier, et la michna aurait pu s’en dispenser — c’est exactement la kouchia du Ran, revenue par un autre bord.
« (הנדר הוא בכל לשון שיאמר עליו מקרי נדר) » (שו״ע יו״ד ר״ז:א)
« (וכן משמע בב״י ורמב״ם רפ״א מה״נ): » (שו״ע יו״ד ר״ז:א)
Terouts : le כינוי n’est justement pas une langue La réponse est déjà donnée : le Chakh écrit וכל שכן שאר לשונות. Les autres langues sont le cas facile ; les כינויים sont le cas difficile, parce qu’ils ne sont ni de l’hébreu ni une langue étrangère — ils sont entre les deux. La glose finale ne double donc pas le seif : elle en donne le versant large, dont le seif traite le versant étroit.
« וכל שכן שאר לשונות העובדי כוכבים » (ש״ך יו״ד ר״ז ס״ק א)
Yessod : trois degrés, non deux Le siman distingue en réalité trois états de la parole. (1) Une langue pleine, quelle qu’elle soit : elle lie, et c’est la glose finale. (2) Une langue corrompue mais parlée : elle lie, et c’est le corps du seif — אלא משיבוש שהוא בידם. (3) Une corruption que personne ne parle : elle ne lie pas, et ce sont les כינויי כינויים. La ligne de partage passe entre (2) et (3), et elle est tracée par l’usage.
« אלא אפי׳ בלשונות שאינם גמורים כגון אלו דקונם קונח קונם שהם לשון הקדש אלא שנשתבש » (ש״ך יו״ד ר״ז ס״ק א)
« קמ״ל דכיון שעובדי כוכבים מדברים בהן אעפ״י שאינו מעיקר לשונם אלא משיבוש שהוא בידם הרי הוא נדר גמור » (ש״ך יו״ד ר״ז ס״ק א)

6. קונס או קונז — la variante du Rambam

↩ Explication détaillée (niveau 1)
Deux nosaḥ, et ils ne coïncident pas La michna donne קוֹנָם קוֹנָח, קוֹנָס — avec un samekh au troisième mot. Le Rambam, dans le texte que nous avons, donne קוֹנַם קוֹנָח קוֹנָז — avec un zayin. Le Choulhan Aroukh, le Tour et le Chakh écrivent tous קונס. Nous signalons la divergence ; nous ne la tranchons pas.
« הָאוֹמֵר לַחֲבֵרוֹ, קוֹנָם קוֹנָח, קוֹנָס, הֲרֵי אֵלּוּ כִנּוּיִין לְקָרְבָּן. » (משנה נדרים פ״א מ״ב)
« הָאוֹמֵר הֲרֵי הֵן עָלַי קוֹנַם קוֹנָח קוֹנָז הֲרֵי אֵלּוּ כִּנּוּיִין לְקָרְבָּן. » (רמב״ם הלכות נדרים פרק א׳ הלכה ט״ז)
Et le Chakh, qui cite le Rambam, écrit קונס Le fait mérite d’être vu : le ס״ק א du Chakh est une recopie annoncée du Rambam — ל׳ רמב״ם — et il porte pourtant קונס. Plus loin, dans la même note, il écrit דקונם קונח קונם : le troisième mot y devient קונם, doublant le premier. Ce sont des faits de texte imprimé, non des positions halakhiques ; nous les rapportons tels quels.
« כיצד כל כינוי קרבן כקרבן האומר הרי הן עלי קונם קונח קונס הרי אלו כינויים לקרבן » (ש״ך יו״ד ר״ז ס״ק א)
« אלא אפי׳ בלשונות שאינם גמורים כגון אלו דקונם קונח קונם שהם לשון הקדש אלא שנשתבש » (ש״ך יו״ד ר״ז ס״ק א)
Nafka mina — et sa mesure exacte La question a-t-elle une portée ? Très mince, et c’est le siman lui-même qui le dit : la liste n’est pas close, et ce qui compte est l’usage du lieu. Un mot de plus ou de moins dans la liste ne change donc pas le dîn. On note d’ailleurs que le Tour, reprenant la formule, ne répète que deux des trois mots — שאם אמר קונם או קונס — là où le Choulhan Aroukh les répète tous les trois.
« כינוי נדרים כנדרים כיצד קונם קונח קונס שאם אמר קונם או קונס ככר זה עלי אסור בו » (טור יו״ד ר״ז)
« כנויי נדרים כנדרים כיצד קונם קונח קונס שאם אמר קונם או קונח או קונס ככר זה עלי אסור בו » (שו״ע יו״ד ר״ז:א)

7. נוסח כל נדרי — l’unique ס״ק du Taz

↩ Explication détaillée (niveau 1)
Le point de départ : une évidence Le Taz ouvre son unique note par ce qui est פשוט — évident dans la michna et dans la guemara du premier chapitre de Nedarim : קונם aussi est un כינוי, et tous les כינויים sont des substituts de קרבן. L’évidence n’est pas le but ; elle est le point d’appui.
« פשוט במשנה ובגמרא פרק קמא דנדרים (דף י׳) דגם קונם הוי כינוי » (ט״ז יו״ד ר״ז ס״ק א)
« וכל הכינויים הם כנוי לקרבן » (ט״ז יו״ד ר״ז ס״ק א)
L’usage qu’il en fait : lire כל נדרי Ce qu’il vise est la formule de כל נדרי, qui énumère וקונמי וקנסי וכינויי. Pourquoi ces termes, dans cet ordre ? Parce que — dit le Taz — קונמי est le כינוי le plus courant, et la michna le nomme en tête ; puis vient קונס, d’où וקנסי ; et « וכינויי » vaut pour tout le reste des כינויים.
« ומה שזכר בנוסח כל נדרי וקונמי וקנסי וכינויי רצונו לומר קונמי הוא הכינוי היותר פשוע שכן הוזכר במשנה תחילה לכינויים » (ט״ז יו״ד ר״ז ס״ק א)
« ואח״כ הזכיר במשנה קונס והיינו וקנסי » (ט״ז יו״ד ר״ז ס״ק א)
« על כן אמר אחר כך וכינויי רצונו לומר וכל שאר הכינויים » (ט״ז יו״ד ר״ז ס״ק א)
Ce qu’il conclut, et comment Le Taz referme sa note en renvoyant au seif lui-même — וכן בכל מקום הולכים כו׳ — et en signant d’un כן נראה לי. La méthode est claire : il lit un texte liturgique à partir de la règle du siman, et l’ordre des mots de la formule devient la preuve que l’auteur de la formule tenait la liste pour ouverte.
« וכמה שכתב הטור ושולחן ערוך כאן וכן בכל מקום הולכים כו׳ כן נראה לי: » (ט״ז יו״ד ר״ז ס״ק א)

8. נדר, שבועה, הקדש — la portée de la règle

↩ Explication détaillée (niveau 1)
La michna ne parle pas que des נדרים La toute première michna du traité applique la règle des כינויים à quatre choses d’un seul coup : les נדרים, les חרמים, les שבועות et la נזירות. Le siman 207 n’en traite qu’une ; mais la règle qu’il énonce n’est pas propre aux נדרים.
« כָּל כִּנּוּיֵי נְדָרִים כִּנְדָרִים, וַחֲרָמִים כַּחֲרָמִים, וּשְׁבוּעוֹת כִּשְׁבוּעוֹת, וּנְזִירוּת כִּנְזִירוּת. » (משנה נדרים פ״א מ״א)
Nafka mina — le הקדש Le Rambam ajoute un cinquième registre que la michna ne nomme pas : de même qu’on se lie soi-même par des כינויים, de même si l’on consacre par des כינויים, c’est un הקדש. Et il applique aussi l’exemption des כינויי כינויים aux deux registres. La règle est donc une règle de la parole, non une règle des vœux.
« וּכְשֵׁם שֶׁאוֹסֵר עַצְמוֹ בְּכִנּוּיִין כָּךְ אִם הִקְדִּישׁ בְּכִנּוּיִין הֲרֵי זֶה הֶקְדֵּשׁ. » (רמב״ם הלכות נדרים פרק א׳ הלכה י״ז)
« וְכִנּוּיֵי הַכִּנּוּיִין מֻתָּרִין בֵּין בְּנִדְרֵי אִסָּר בֵּין בְּנִדְרֵי הֶקְדֵּשׁ: » (רמב״ם הלכות נדרים פרק א׳ הלכה י״ז)
Le renvoi du Chakh Le Chakh referme son premier ס״ק en renvoyant au début du siman 237, dans la glose — c’est-à-dire aux שבועות. C’est la trace, dans l’appareil même, de ce que la michna disait d’emblée : ce qui vaut ici du vœu vaut là du serment.
« וכך הם דברי הטור והרב וע״ל ר״ס רל״ז בהג״ה: » (ש״ך יו״ד ר״ז ס״ק א)
~ ~ ~ ~ ~
DAAT · הרב יוסף חיים סממה
תלמיד חכם · מעביר שיעורים בהלכה ובחסידות
סימן ר״ז · Niveau 2 — Lamdan · דין כנויי נדרים
daattorah.com

DAAT דעת — © 5786 / 2026 · Retour à l’accueil · Siman ר״ז · ♥ Soutenir

📖Rejoindre la khavroutha