Ce qui lie, ce qui se demande, et ce qu’il en coûte d’avoir transgressé
Sujet :
שולחן ערוך יורה דעה סימן ר״ח (ה׳ סעיפים) ש״ך (ט״ז ס״ק) · ט״ז (ד׳) · באר היטב (י׳) · פתחי תשובה (ה׳) · נקודות הכסף (א׳) · טור · בית יוסף · רמב״ם הלכות נדרים
Rédaction : הרב יוסף חיים סממה · DAAT
📑 Table des matières
הדין העולה — la ligne de psika du siman
מתפיס — à quoi l’on rattache, et ce que cela change
הפירוש — celui qui s’explique est cru
לשון המקום — quand la déclaration ne pèse plus
ת״ח ועם הארץ — et ce que le Chakh en dit pour aujourd’hui
חרטה או פתח — la forme de la dissolution
קנס הימים — le point de divergence ouverte
מכשול — le vœu intenable
נידוי וחרם — le degré, et ce qu’il entraîne
שבועה שלא ישא אשה — et la porte que le Chakh ouvre
מקרים בני זמננו — cas contemporains
1. הדין העולה — la ligne de psika du siman
« סתם נדרים להחמיר כיצד אמר פירות אלו כבשר מליח או כיין נסך שיש במשמעו מליח של קדשים או יין נסך לשמים שהוא נדר » (שו״ע יו״ד ר״ח:א)
« שהרי הוא מתפיס בדבר האסור אנו תולין אותו להחמיר » (שו״ע יו״ד ר״ח:א)
« ואם הוא אומר שדעתו כבשר מליח ויין נסך של עבודת כוכבים נאמן » (שו״ע יו״ד ר״ח:א)
« ואם הוא עם הארץ צריך שאלה שלא ינהגו קלות ראש בנדרים » (שו״ע יו״ד ר״ח:ב)
La ligne de psika. Le siman se ramène à trois décisions et un régime de sanction. (1) Quand une expression de vœu peut s’entendre dans deux sens — l’un qui fait tenir le vœu, l’autre non — et que rien n’a été précisé, on retient le sens qui le fait tenir. (2) Celui qui déclare ce qu’il avait en tête est cru, et n’a même pas besoin d’une dissolution — sauf si l’usage de son lieu a déjà fixé le sens contraire. (3) Celui qui, après avoir parlé clairement, se réfugie dans un sens tiré par les cheveux, est traité plus sévèrement : le savant est cru, l’homme du commun vient devant un sage. (4) Et celui qui a transgressé paie en jours d’interdit — mais seulement pour un vœu de la Torah, et jamais au point de le pousser à fauter.
Ce siman ne s’applique pas seul, et pour une raison qu’il énonce lui-même : presque toutes ses variables sont des faits — ce qui a été dit, ce qui a été voulu, ce que les gens du lieu entendent par ce mot, combien de jours ont passé. Et l’un de ses points est en divergence ouverte entre le Mehaber et le Chakh. Pour l’application à ta situation, consulte ton Rav.
2. מתפיס — à quoi l’on rattache
« שהרי הוא מתפיס בדבר הנדור » (שו״ע יו״ד ר״ח:א)
« ופירשו הרא״ש והר״ן דבשר מליח משמע קרבנות דכתיב בהו על כל קרבנך תקריב מלח ומשמע נמי של ע״ז » (ב״י יו״ד ר״ח)
Ce qui est décidé. Le vœu par comparaison ne prend que si le terme de comparaison est une chose vouée. Rattacher à une chose interdite par la Torah ne produit rien du tout. C’est la raison, donnée deux fois par le seif, de tout ce qui suit — et le Beit Yossef explique que l’exemple de la viande salée est choisi précisément parce qu’il désigne les deux. Le Rambam, lui, présente l’alternative comme une question posée à l’homme.
En pratique, la première chose à établir n’est pas « a-t-il voué ? » mais « à quoi a-t-il comparé ? ». C’est une question d’analyse que l’on ne tranche pas de mémoire : la même phrase peut produire un vœu plein ou rien du tout.
3. הפירוש — celui qui s’explique est cru
« ואם הוא אומר שדעתו כבשר מליח ויין נסך של עבודת כוכבים נאמן » (שו״ע יו״ד ר״ח:א)
« ואין צריך שאלה ואפי׳ הוא עם הארץ » (שו״ע יו״ד ר״ח:א)
« כ׳ הב״ח ויש לתמוה דז״א אלא לדעת הרא״ש וטור אבל לדעת הרמב״ם » (ש״ך יו״ד ר״ח ס״ק ב)
« ול״נ דדעת המחבר דהכא גם הרמב״ם מודה דע״כ לא מחמיר התם אלא בשאינו יודע אם מתפיס בדבר האסור חשיב נדר או לא » (ש״ך יו״ד ר״ח ס״ק ב)
Ce qui est décidé. La rigueur du seif 1 ne vaut que faute de précision. Dès que l’homme déclare le sens qu’il avait en tête — fût-ce le sens indulgent — on le croit, et l’on n’exige même pas de lui une dissolution, même s’il est un עם הארץ. Le Chakh défend cette position contre le Ba’h : ici l’homme sait que rattacher à une chose interdite ne fait pas de vœu, et il a simplement parlé sans préciser.
Le Ba’h, lui, écrit יש להחמיר כהרמב״ם et exige une dissolution même ici. Le Baer Hetev rapporte les deux voix sans trancher. C’est donc une question de Rav, et non un point acquis.
4. לשון המקום — quand la déclaration ne pèse plus
« ואם רוב אנשי המקום קורים לבשר מליח של קדשים בשר מליח סתם וליין נסך לשמים יין [נסך] סתם אינו נאמן: » (שו״ע יו״ד ר״ח:א)
« אלא נראה עיקר כמ״ש בפרישה דשאני הכא כיון שפירש דבריו ואמר ליין נסך נתכוונתי מ״ה לא אזלינן לחומרא אם אין הרוב כנגדו » (ש״ך יו״ד ר״ח ס״ק ג)
« וה״ה להקל כגון שהרוב קורין לבשר מליח של עבודת כוכבי׳ בשר מליח סתם וכן ליי״נ של עבודת כוכבי׳ יי״נ סתם הולכין להקל וכן ברמב״ם פ״ב: » (ש״ך יו״ד ר״ח ס״ק ד)
Ce qui est décidé. La dernière clause du seif 1 renverse tout : si la majorité des gens du lieu emploie l’expression au sens sévère, elle n’est plus ambiguë, et la déclaration de l’homme ne peut rien contre elle. Le Chakh précise aussitôt que la règle joue dans les deux sens : si la majorité l’emploie au sens indulgent, on va à l’indulgence.
Deux remarques pour la pratique. D’abord, « la majorité des gens du lieu » est un fait, et il s’établit — il ne se suppose pas. Ensuite, la règle vaut dès lors que l’homme a parlé ; s’il a voué et s’en est allé sans rien dire, on revient à la rigueur. C’est le point exact que le Chakh retient de la Prisha.
5. ת״ח ועם הארץ — et ce que le Chakh en dit pour aujourd’hui
« אם הוא תלמיד חכם נאמן ואינו צריך התרה » (שו״ע יו״ד ר״ח:ב)
« ואם הוא עם הארץ צריך שאלה שלא ינהגו קלות ראש בנדרים » (שו״ע יו״ד ר״ח:ב)
« ואם הוא ע״ה כו׳. וכבר נתבאר לעיל סי׳ ר״ה דבזמן הזה כולי עלמא דיינינן להו כע״ה: » (ש״ך יו״ד ר״ח ס״ק ח)
« שאלה. וכבר נתבאר לעיל סימן ר״ה דבזה״ז כ״ע דיינינן להו כע״ה. ש״ך: » (באר היטב יו״ד ר״ח ס״ק ד)
Ce qui est décidé. Au seif 2 — celui qui, après avoir parlé clairement, se réfugie dans un autre sens —, le siman distingue : le ת״ח est cru et n’a besoin d’aucune dissolution ; l’עם הארץ doit venir en demander une, et la raison en est dite : שלא ינהגו קלות ראש בנדרים.
Mais le Chakh ajoute une clause qui change la portée pratique de toute la distinction : aujourd’hui, tous sont jugés comme des עמי הארץ, et le Baer Hetev la répète en son nom. En pratique, donc : on vient devant un sage. Cela ne dispense évidemment pas de la question préalable — ce qui a été dit constitue-t-il un vœu ?
6. חרטה או פתח — la forme de la dissolution
« ומיהו בחרטה סגי וא״צ לפתוח לו פתח » (שו״ע יו״ד ר״ח:ב)
« ומיהו בחרטה סגי. והב״ח פסק דלא סגי בחרטה אלא צריך לפתוח לו פתח ממקום אחר כדלעיל סי׳ ר״ה סעיף א » (ש״ך יו״ד ר״ח ס״ק ט)
« בחרטה. והב״ח פסק דלא סגי בחרטה אלא צריך לפתוח לו פתח ממקום אחר כדלעיל סימן ר״ה ס״א: » (באר היטב יו״ד ר״ח ס״ק ה)
Le point, et sa divergence. Le seif allège la forme : le regret suffit, et il n’est pas besoin d’ouvrir une porte. Mais le Ba’h, rapporté par le Chakh et par le Baer Hetev, tranche autrement : il faut une porte d’un autre endroit, comme au début du siman 205. Le Rambam, source du dîn, ouvre lui aussi une porte.
La divergence est sur la forme, non sur la nécessité : dans les deux avis, on vient devant un sage. Quelle forme adopter est exactement ce que le sage détermine — et le Taz renvoie d’ailleurs la matière au siman 228. Consulte ton Rav.
7. קנס הימים — le point de divergence ouverte
« ואם עבר על הנדר אין קונסין אותו לנהוג איסור כימים שעבר על הנדר ונהג בהם היתר » (שו״ע יו״ד ר״ח:ב)
« אבל הנודר נדר גמור דאורייתא ועבר עליו (במזיד) קונסין אותו ואין מתירין לו אלא א״כ ינהוג איסור כימים שעבר עליו ונהג בו היתר » (שו״ע יו״ד ר״ח:ב)
« אין קונסין כו׳. כיון שאין צריך שאלה אלא מדרבנן: » (ש״ך יו״ד ר״ח ס״ק י)
« במה דברים אמורים שצריך לנהוג איסור כימים שנהג בהם היתר בימים מועטים אבל במרובים דיו ל׳ יום: » (שו״ע יו״ד ר״ח:ג)
« ואם כן כיון דכל הני רבוותא אוסרין וכן הראב״ד והריב״ש וכמבואר בב״י אין להקל: » (ש״ך יו״ד ר״ח ס״ק י״ג)
« במרובים. ודעת הש״ך נוטה לפסוק כהתוס׳ ושאר פוסקים דאפילו בימים מרובים צריך לנהוג איסור כימים שנהג היתר: » (באר היטב יו״ד ר״ח ס״ק ח)
Le point, et sa divergence. Pour les vœux de ce chapitre, qui ne sont que de rabbinique, pas de pénalité — le Chakh en donne la raison. Pour un vœu plein de la Torah transgressé délibérément, on exige d’observer l’interdit autant de jours qu’on s’est conduit permissivement. Et le seif 3 plafonne : quand les jours sont nombreux, trente suffisent. C’est là que le Chakh s’arrête : les Tossefot, le Roch, Rabbénou Yeroḥam, le Raavad et le Rivach exigent le compte entier — אין להקל.
Le Baer Hetev enregistre la divergence deux fois, et avertit expressément que la parenthèse du seif 5 renvoyant aux trente jours n’est pas de l’avis du Chakh. C’est un point où les décisionnaires divergent ouvertement, et il ne se tranche pas sur une page. Demande à ton Rav.
8. מכשול — le vœu intenable
« ואם יש מכשול בדבר כגון שנדר בדבר שאינו יכול ליזהר בו כגון שאסר עליו כל הפירות שבעולם חוץ מדגן ועבר עליו מתירין לו מיד » (שו״ע יו״ד ר״ח:ב)
« ואין קונסין אותו לנהוג איסור כימים שעבר עליו כדי שלא יבא לידי מכשול » (שו״ע יו״ד ר״ח:ב)
« ויש מי שאומר שמ״מ יש להחמיר עליו שלא להתירו בחרטה אלא בפתח » (שו״ע יו״ד ר״ח:ב)
« הגה מיהו אם נראה לחכם שיוכל לעמוד על עצמו ולא יעבור עוד אין מתירים לו עד שינהוג איסור כימים שנהג בהן היתר (מרדכי ריש שבועות שתים ובתשובת הרמב״ן סי׳ רכ״ה): » (רמ״א יו״ד ר״ח:ב)
« ועבר עליה כו׳. אבל אם רוצה להתיר כדי לעבור י״א דאין מתירין לו אפילו יש מכשול בדבר כדלקמן סי׳ רכ״ח סעיף ט״ו ס״ק כ״ז: » (ש״ך יו״ד ר״ח ס״ק י״ב)
Ce qui est décidé. Quand le vœu porte sur une chose dont l’homme ne peut se garder, le maintenir reviendrait à fabriquer des fautes. Le seif tranche : on délie immédiatement, et l’on ne réclame pas la pénalité des jours — כדי שלא יבא לידי מכשול. Un יש מי שאומר maintient toutefois qu’il faut passer par une porte et non par un simple regret. Et le Rama restreint : si le sage voit que l’homme peut se tenir, la pénalité redevient due.
Deux limites qui comptent. Le Chakh, au ס״ק י״ב, écrit que celui qui veut être délié afin de transgresser ne l’est pas, selon certains, même en présence d’un risque de faute. Et la restriction du Rama repose sur une appréciation du sage — elle n’est pas auto-applicable. Les deux points renvoient au Rav.
9. נידוי וחרם — le degré, et ce qu’il entraîne
« מי שעבר על נידוי אין צריך לנהוג איסור כימים שנהג בהם היתר מפני שנידוי הוא דרבנן: » (שו״ע יו״ד ר״ח:ד)
« אבל אם קבל עליו דבר בנדוי או בחרם ועבר על הדבר ההוא אם כן הוא מדאורייתא שהרי נידוי וחרם גופיה דאורייתא הוא » (ש״ך יו״ד ר״ח ס״ק י״ד)
« מפני שהנידוי הוא דרבנן. אבל אם היה שם שבועה צריך לנהוג איסור כימים כו׳ ועמ״ש מזה בסעיף ב » (ט״ז יו״ד ר״ח ס״ק ד)
« ועיין בנודע ביהודה תניינא חלק יו״ד סימן קמ״ו שכתב דשוב נתן אל לבו דהחרם אף שאינו מדרבנן והוא חמור יותר אבל אינו דאורייתא ממש רק הוא מדברי קבלה » (פתחי תשובה יו״ד ר״ח ס״ק ד)
Ce qui est décidé. Celui qui a transgressé un נידוי n’est pas soumis à la pénalité des jours, parce que le נידוי est de rabbinique. Mais le Chakh, en résolvant une contradiction avec le siman 334, ajoute la distinction décisive : négliger les règles du נידוי est de rabbinique ; transgresser la chose qu’on a acceptée sous נידוי ou sous חרם ne l’est pas — car le נידוי et le חרם eux-mêmes sont de la Torah. Le Taz ajoute qu’en présence d’un serment, la pénalité redevient due.
Le rang du חרם est lui-même discuté : le Noda BiYehouda, dans son second recueil, se ravise et le range parmi les דברי קבלה — d’où, pour lui, qu’un doute s’y tranche à l’indulgence. Un engagement collectif pris sous חרם est donc une matière grave et disputée : elle ne se traite pas sans un Rav.
10. שבועה שלא ישא אשה — la porte que le Chakh ouvre
« אם אמר לשון שמשמעו שלא יעשה נישואין עמה הוה ליה כנשבע על הככר ואכלה דנשאל ומתירין לו » (שו״ע יו״ד ר״ח:ה)
« אבל אם אמר לשון שמשמעו שלא תהיה אשתו אין מתירין לו עד שיגרשנה כימים שנהג בהם קלות ראש בנדרו. » (שו״ע יו״ד ר״ח:ה)
« וע״ש שכתבתי בשם א״ז דאין השבועה חלה ולפי זה אפשר להקל כאן שאין צריך לגרשה: » (ש״ך יו״ד ר״ח ס״ק ט״ו)
« שיגרשנה. כתב הש״ך ולפי מ״ש בסימן רל״ט ס״ח בשם א״ז דאין השבועה חלה משום דמתבטל ממצות פריה ורביה אפשר להקל כאן שא״צ לגרשה » (באר היטב יו״ד ר״ח ס״ק י)
Ce qui est décidé. Le seif 5 fait tout dépendre de la formulation. Un serment portant sur l’acte des épousailles est comme un serment sur un pain qu’on a mangé : l’acte est passé, on demande et l’on délie. Un serment portant sur l’état d’être sa femme continue d’être transgressé chaque jour : on ne délie pas avant qu’il la répudie, le temps du rattrapage.
Le Chakh, au ס״ק ט״ו, ouvre une porte de sortie de taille : ce serment prend-il seulement, alors qu’il annule פריה ורביה ? Il rappelle avoir écrit, au nom du Or Zaroua, qu’il ne prend pas — et en tire qu’אפשר להקל כאן שאין צריך לגרשה. Un cas de cette gravité, qui touche à un mariage existant, relève du beit din et du Rav, jamais d’une lecture personnelle.
11. מקרים בני זמננו — cas contemporains
Cinq situations d’aujourd’hui, prises dans l’ordre du siman. Aucune n’est tranchée ici.
Une formule d’engagement à double sens
Quelqu’un s’engage dans des termes qui, selon la manière de les entendre, produisent un vœu ou ne produisent rien. Le siman donne la marche à suivre : on regarde d’abord à quoi il a rattaché ; s’il y a deux sens et qu’il n’a rien précisé, on retient le plus sévère ; s’il précise, on le croit ; et l’usage de son milieu peut le démentir. Trois faits à établir, et aucun ne se lit dans un livre.
Se raviser sur un engagement déjà pris
« Ce n’est pas ce que je voulais dire. » C’est exactement le seif 2 — et le siman y est plus sévère qu’au seif 1, parce qu’il ne s’agit plus d’une ambiguïté. Le Chakh rappelle qu’aujourd’hui tout le monde est jugé comme un עם הארץ : il faut donc venir devant un sage, et la forme de la dissolution — regret ou porte — se décide là.
Avoir transgressé, et vouloir être délié
Le premier tri est celui du rang du vœu, et il n’est pas évident. Vient ensuite la pénalité des jours, et c’est le point le plus ouvert du siman : trente jours pour le Mehaber, le compte entier pour le Chakh. Enfin, si le vœu était intenable, on délie immédiatement — sauf, dit le Chakh, si l’on cherche la déliaison pour transgresser. Trois questions, toutes pour le Rav.
Un engagement collectif, pris sous חרם
Le Pit’hei Techouva rapporte deux cas — un rabbin engagé malgré un חרם communautaire, un Talmud imprimé pendant un חרם d’impression — et la réponse repose sur une lecture stricte : le חרם ne porte que sur ce qu’il a nommé. Ajoute à cela que le rang même du חרם est discuté, et l’on voit qu’une transposition à un cas d’aujourd’hui n’est pas un exercice de lecture.
Un serment qui touche au mariage
Le seif 5 traite du cas le plus grave du siman, et il en fait dépendre la solution d’une nuance de formulation. Le Chakh y ajoute la question de savoir si un tel serment prend, puisqu’il annule פריה ורביה, et en tire une possible indulgence. Un tel cas se porte devant un Rav et un beit din, et cette page n’en dit rien de plus.
Ce niveau expose la halakha telle qu’elle ressort des sources citées ; il ne remplace pas une décision. Ce siman contient au moins cinq points où l’appareil lui-même ne parle pas d’une seule voix, et il ne s’applique qu’à des faits qu’il faut d’abord établir. Pour l’application à ta situation, consulte ton Rav.
~ ~ ~ ~ ~ DAAT · הרב יוסף חיים סממה
תלמיד חכם · מעביר שיעורים בהלכה ובחסידות סימן ר״ח · Niveau 4 — Halakha lema’assé · דיני סתם נדרים והנודר בחרם daattorah.com