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סימן רי״זSiman 217

Yoreh De'ah · Nedarim

Siman 217 — le cuit, le salé, le plat de marmite : la langue des hommes fait la loi

Quarante-huit seifim, et une seule question posée quarante-huit fois : qu’est-ce que ce mot désigne dans la bouche des gens ? Le premier seif l’énonce en trois conditions — ce lieu-là, cette langue-là, ce temps-là. Le siman parcourt alors la cuisine (le cuit, le salé, le plat de marmite), les aliments (le légume, la viande, le lait, les dattes, le vin, l’huile, le pain), les choses et les lieux (l’eau, le vêtement, la maison, la ville), les catégories de personnes, et enfin le temps et les engagements. Sa dernière ligne renvoie à l’intention, c’est-à-dire au siman suivant. (Choulhan Aroukh, Yoreh De’ah 217 — 48 seifim)

נדר או נשבע מהמבושל אם דרך אותו מקום באותו לשון ובאותו זמן שקוראין מבושל אפי׳ לצלי ולשלוק הרי זה אסור בכל

Il a voué ou juré [de s’abstenir] du cuit : si l’usage de ce lieu-là, dans cette langue-là et en ce temps-là, est d’appeler « cuit » même le rôti et le bouilli, le voici interdit en tout. Le siman ouvre sur ses trois conditions, et tout ce qui suit en découle.

Choulhan Aroukh, Yoreh De'ah 217:1

Les 4 niveaux d’étude

NIVEAU 01

רמת המתחיל

Base — Débutant & Intermédiaire

Les quarante-huit seifim en hébreu, avec traduction française fluide et décomposition clause par clause : les trois conditions du premier seif, la règle du doute quand la ville est partagée, le critère de l’envoyé, le nom accompagné, le changement de forme, le nombre grammatical, l’ibbour de la ville, et les quatorze seifim sur les appellations de personnes. Les cent trente-six entrées de l’appareil — Chakh, Taz, Baer Hetev, Pit’hei Techouva, Nekoudot HaKessef — citées une à une.

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NIVEAU 02

רמת הלמדן

Lamdan — Talmid Hakham

Pilpoul : la partition לשון תורה / לשון בני אדם et la règle de Rabbenou Yerouham au ס״ק א ; le Taz contre le Chakh sur ce que « légumes de marmite » comprend ; le Ran contre le Beit Yossef sur le petit-lait, et la lecture à un seul sens du Chakh ; les trois raisons du miel de dattes et ce qu’elles supposent du nom ; Rabbi Meïr contre les Sages sur le דגן ; la ma’hloket d’une seule lettre au seif 36 et le refus du Taz ; la portée du mot qui gouverne une énumération ; et la limite de l’intention entre le seif 8 et le seif 36.

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NIVEAU 03

חזרה וסיכום

Synthèse — Révision

Une synthèse rangée par mécanisme et non par numéro — quarante-huit seifim ne se révisent pas de 1 à 48 : ce que le mot désigne dans l’usage, les aliments et leurs préparations, ce qui entre et ce qui n’entre pas dans un terme, le lieu et l’époque, les personnes, le temps et les engagements. Puis un tableau-maître qui remet les quarante-huit seifim dans l’ordre du livre, les ma’hlokot ouvertes, le vocabulaire, les règles d’or et les pièges classiques.

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NIVEAU 04

הלכה למעשה

Halakha lema'asse — Psak

La halakha pratique selon le ש״ך, le ט״ז, le באר היטב et le פתחי תשובה, puis les cas contemporains : une résolution alimentaire prise dans une langue et un pays donnés, un sous-produit apparu après le vœu, un engagement sans borne de temps, et une résolution collective. Note : l’Admour HaZaken n’a pas écrit de Choulhan Aroukh sur Yoreh De’ah — niveau de psak, non « Daat HaRav ».

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Questions fréquentes — Siman 217

Quelle est la question de fond de ce siman ?

Le premier seif la pose en trois conditions, et tout le siman en découle :

« נדר או נשבע מהמבושל אם דרך אותו מקום באותו לשון ובאותו זמן שקוראין מבושל אפי׳ לצלי ולשלוק הרי זה אסור בכל » (שו״ע יו״ד רי״ז:א)
Trois conditions cumulatives : ce lieu-là, cette langue-là, ce temps-là. Le siman 216 réglait la לשון תורה, ce que le mot fait entendre par lui-même ; celui-ci règle la לשון בני אדם. Pour l’application à ta situation, consulte ton Rav.

Et si une partie de la ville appelle ainsi et l’autre non ?

Le seif 3 écarte expressément la solution qu’on attendrait :

« היו מקצת בני המקום קורין לו כך ומקצתן אין קורין » (שו״ע יו״ד רי״ז:ג)
« אין הולכין אחר הרוב אלא הרי זה ספק נדרים וכל ספק נדרים להחמיר » (שו״ע יו״ד רי״ז:ג)
La majorité ne décide pas de l’usage. Mais le Chakh, au ס״ק ג, ouvre aussitôt la porte de sortie : si celui qui a voué déclare avoir entendu le mot comme la majorité l’entend, il est cru — et il renvoie au siman 208. Savoir si cette déclaration est recevable dans un cas réel relève d’un Rav.

Comment sait-on ce qu’un mot recouvre ?

Le seif 4 donne un critère de preuve, et il est comportemental :

« שכל דבר שהשליח נמלך עליו הוא בכלל המין ההוא » (שו״ע יו״ד רי״ז:ד)
« ואם אמר לשלוחו קח לי ירק ואינו מוצא אלא דילועים הוא נמלך בו לומר תרצה דילועין » (שו״ע יו״ד רי״ז:ד)
On ne demande pas au dictionnaire, on regarde ce que fait un homme envoyé au marché. Mais le critère est daté : le Taz, au ס״ק ט, et le Chakh, au ס״ק י״א, notent tous deux qu’au sujet du poisson l’envoyé ne consulte plus de nos jours. Ce qui vaut ici et aujourd’hui se demande à un Rav.

Je me suis interdit un aliment : ce qui en est tiré m’est-il interdit aussi ?

Le texte permet, et l’appareil ajoute la condition qui manque :

« הנודר מן הדגים מותר בציר ומורייס של דגים » (שו״ע יו״ד רי״ז:י״ב)
« מותר בציר ומורייס. היינו דוקא מה שכבר יצא מהם קודם שנדר אבל מה שיצא מהן לאחר שנדר אסור » (ש״ך יו״ד רי״ז ס״ק י״ח)
Le Chakh, au ס״ק י״ח, et le Taz, au ס״ק ט״ז, posent la même réserve : la permission ne vaut que pour ce qui s’était séparé avant le vœu, et seulement si la formule ne désignait ni ne nommait un acte. Le Taz l’étend expressément au petit-lait du seif 11 et au miel de dattes du seif 13. Trois conditions qui ne se lisent pas sur le seif : demande à ton Rav.

Le siman vaut-il encore aujourd’hui, si la langue a changé ?

C’est précisément ce que le siman prévoit, et ses commentateurs le disent :

« מותר בירקות שדה. ונראה לי דעכשיו אסור בירקות שדה שגם הוא בלשון ירקות בלשון בני אדם » (ש״ך יו״ד רי״ז ס״ק ט״ו)
« לעיבורה. ואף על גב דלענין שאר דברים תוך התחום דין עיר עליו » (ש״ך יו״ד רי״ז ס״ק ל״ה)
Le Chakh écrit de lui-même que la règle des légumes des champs a changé depuis, et il pose au ס״ק ל״ה la phrase-clé du siman : en matière de vœux, la ville s’arrête où la parole ordinaire l’arrête. Un siman dont la matière est l’usage se relit donc à chaque génération — et cette relecture est l’affaire d’un Rav.