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DAAT · NIVEAU 4 — HALAKHA LEMA‘ASSÉ

Siman 220 — Halakha lema‘assé : la ligne de psika

La ligne de psika du siman, appuyée sur le Chakh, le Taz et les poskim
יורה דעה · סימן ר״כ
חילוק שבין קונם יין להיום או לזמן ודין הנודר על דבר שאינו קבוע
⚖️ Niveau Halakha lema‘assé · מתקדמים
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Ce niveau dit ce qui se pratique, et à quelle condition. Le siman 220 n’est pas un siman de théorie : chacun de ses seifim répond à une question qu’un homme se pose réellement — suis-je encore lié ce soir ? dois-je aller voir un Rav ? ce que j’ai dit couvre-t-il le dernier jour de la fête ?. Sur Yoreh De’ah il n’y a pas de Choulhan Aroukh de l’Admour HaZaken : la ligne est tracée par le Chakh et le Taz, avec le Baer Hetev, le Pit’hei Techouva, les Nekoudot HaKessef et le Rambam. Cinq points restent ouverts et sont donnés comme tels.

Sujet : La ligne de psika du siman 220
Source : שולחן ערוך יורה דעה סימן ר״כ (כ״ג סעיפים)

Compilation : הרב יוסף חיים סממה
DAAT · daattorah.com

📑 Table des matières

  1. הדין העולה — la ligne de psika du siman
  2. מתי מתחיל — le compte part de l’heure, non du jour
  3. מתי כלה — le terme tombe où la période s’achève, et pas ailleurs
  4. שאלה לחכם — quand il faut aller voir un Rav avant de manger
  5. עד ועד שיהיה — la porte, ou la maison
  6. דבר שאינו קבוע — quand la distinction cesse de jouer
  7. ספק בקביעות — un temps qu’on tient soi-même en main
  8. לשון בני אדם — le mot tel qu’on le parle, et non tel qu’on le définit
  9. שני זמנים בנדר אחד — la crainte rétroactive
  10. Cas contemporains — et la limite de cette page

1. הדין העולה — la ligne de psika du siman

Sept propositions résument ce qui se pratique. Chacune est reprise plus bas avec sa source.

1. Un mot démonstratif vise le terme de la période en cours ; un numéral compte une durée depuis l’heure du vœu. 2. Après un vœu de היום, on ne mange pas la nuit sans שאלה — sauf pour un vœu de mitsva et sauf pour un jeûne accepté. 3. Après שבוע זה ou חדש זה, le Rama n’exige pas de שאלה ; le Ba’h l’exige. 4. עד s’arrête au seuil, עד שיהיה traverse — sauf pour ce dont le temps n’est pas fixe. 5. Le lieu du vœu, au moment du vœu, fixe le calendrier des saisons, à la rigueur comme à l’indulgence. 6. Un doute sur la fixité d’un terme se tranche à la rigueur. 7. Quand la condition d’un vœu peut se réaliser après que l’interdit a cessé, on interdit d’emblée.
Une chose qu’on ne trouvera pas ici : la façon de délier un vœu. Le siman la suppose et n’en traite pas. Qui a prononcé un vœu et veut en être délié s’adresse à un Rav, et non à une page.

2. מתי מתחיל — le compte part de l’heure, non du jour

Première règle pratique, et la plus souvent mal appliquée. Quand le vœu compte une durée, le point de départ est l’instant où la parole a été prononcée. Cela vaut pour le jour, la semaine, le mois, l’année, la chemitta.

« מעל״ע. מאותה שעה שנדר » (ש״ך יו״ד ר״כ ס״ק א)
« אסור מעל״ע. משעה שנדר » (ש״ך יו״ד ר״כ ס״ק י״ד)
En pratique : celui qui a dit à quinze heures « קונם, pas de vin un jour » est délié le lendemain à quinze heures, et non à la nuit. Celui qui a dit « une semaine » est délié le septième jour à la même heure. Le mois se compte de quantième à quantième, et un mois défectif suffit.
« אבל בחדש חסר מודים דסגי בכ״ט יום » (ש״ך יו״ד ר״כ ס״ק י״ג)

3. מתי כלה — le terme tombe où la période s’achève, et pas ailleurs

Quand le vœu vise un terme, la seule question est de savoir où ce terme tombe, et le siman y répond échelle par échelle. Deux réponses surprennent, et il faut les tenir : le Chabbat est dedans, le Roch Hodech est dehors.

« אסור עד תשלום כל השבוע ויום השבת הבא אסור ג״כ » (שו״ע יו״ד ר״כ:ג)
« ושנה זו מונים מתשרי שאפילו אם עומד בכ״ט באלול כיון שהגיע תשרי מותר » (שו״ע יו״ד ר״כ:ו)
En pratique : « cette semaine-ci » se termine à la sortie du Chabbat qui la clôt. « Ce mois-ci » se termine au Roch Hodech, y compris un Roch Hodech de deux jours. « Cette année-ci » se termine à Roch Hachana, fût-elle prononcée le 29 Elloul. « Cette chemitta-ci » court jusqu’à la fin de la septième année.
⚠️ Une conséquence à ne pas manquer, et elle est rigoureuse. Celui qui voue « ce mois-ci » le premier jour d’un Roch Hodech de deux jours est lié tout le mois qui vient — puisque ce jour s’appelle déjà Roch Hodech. Le Chakh le tire au ס״ק י״ב du raisonnement même qui, la veille, aurait permis.
« ולפ״ז אם היה עומד בר״ח הראשון ואמר חדש זה אסור גם מר״ח הראשון ואילך » (ש״ך יו״ד ר״כ ס״ק י״ב)

4. שאלה לחכם — quand il faut aller voir un Rav avant de manger

C’est la règle du siman qui touche le plus souvent la vie réelle, et elle est contre-intuitive : le vœu est terminé, et il faut pourtant une demande.

« וצריך שאלה לחכם גזירה שמא פעם אחרת יאסור עליו יום אחד ולא ידע להפריש בין היום ליום אחד ויבא לשתות בלילה » (שו״ע יו״ד ר״כ:א)
Casשאלה ?Source
קונם יין שאני טועם היוםRequiseסעיף א
נדר של מצוה — ללמוד, לקיים מצוהNon requiseסעיף א
קבלת תענית בעלמאNon requise ; on mange dès la nuitרמ״א · ש״ך ס״ק ד
שבוע זה · חדש זהNon requise selon le Rama et le Taz ; requise selon le Ba’hרמ״א סעיף ג · ש״ך ס״ק י
עד הפסח · עד הגשםRequise selon le Ba’h ; le Taz le refuseש״ך ס״ק י״ט · ט״ז ס״ק ג
« ולא גזרינן משום יום אחד משום שהדבר ידוע שדינו של תענית כך הוא שאין איסורו כשאר נדרים שכבר קבעו לו חכמים זמן » (ש״ך יו״ד ר״כ ס״ק ד)
La שאלה dont il s’agit ici est une formalité rabbinique : le Chakh écrit au ס״ק ג qu’elle ne requiert pas de פתח. Elle n’en reste pas moins une démarche auprès d’un Rav, et non une pensée qu’on a chez soi. Pour un vœu de יום אחד encore en cours, la demande est de la Torah et le régime est tout autre.

5. עד ועד שיהיה — la porte, ou la maison

Deux formules, deux régimes, et la différence tient à un verbe. La règle est donnée en termes généraux par le Rambam, et le Choulhan Aroukh l’applique cas par cas.

« זֶה הַכְּלָל כָּל שֶׁזְּמַנּוֹ קָבוּעַ וְנָדַר עָדָיו אֵין אָסוּר אֶלָּא עַד שֶׁיַּגִּיעַ. וְאִם נָדַר עַד שֶׁיִּהְיֶה הֲרֵי זֶה אָסוּר עַד שֶׁיֵּצֵא » (רמב״ם הלכות נדרים פרק י׳ הלכה ח׳)
En pratique : « קונם, pas de viande jusqu’à Pessa’h » libère à l’entrée de la fête. « קונם, pas de viande jusqu’à ce que soit Pessa’h » lie jusqu’à la sortie. Et si le mot employé est עד פני הפסח, le Mehaber libère à l’entrée mais rapporte un avis qui lie jusqu’à la sortie : doute, donc rigueur.
« ואם אמר עד שיהיה הפסח הרי זה אסור עד שיצא הפסח ויש אומרים דעד פני הפסח אסור עד שיצא » (שו״ע יו״ד ר״כ:יא)
Le vin fait-il exception ? Le Ba’h le tenait, sur la michna de Rabbi Yehouda — celui qui voue du vin ne visait que l’heure où l’on en boit. Le Chakh le refuse, parce que le Mehaber a omis cette michna là où il devait la rapporter : מדהשמיט המחבר לקמן דברים אלו משמע דסבירא ליה כהרמב״ם. Nous suivons donc le Chakh, et le vin n’a pas de régime propre.
« וכתב בתשובת מהרי״ל באחד שנדר מהיין והתנה חוץ משבת וי״ט אסור ביין של הבדלה » (באר היטב יו״ד ר״כ ס״ק י״א)
Ce dernier cas est d’usage fréquent : qui s’interdit le vin « sauf Chabbat et jours de fête » reste interdit dans le vin de la havdala, qui n’est plus du Chabbat. Une exception rédigée doit donc nommer expressément la havdala si on veut l’y comprendre.

6. דבר שאינו קבוע — quand la distinction cesse de jouer

Dès que le terme nommé n’a pas de date, la règle précédente s’efface entièrement. Toute formule s’arrête à l’arrivée. C’est la seconde matière du chapeau, et c’est la règle la plus simple du siman à retenir — mais elle demande de savoir ce que « l’arrivée » veut dire.

« שכל דבר שאין זמנו ידוע בכל לשון שיאמר אינו אסור אלא עד שיגיע » (שו״ע יו״ד ר״כ:יב)
« הקצירה בפועל לא עד שיגיע זמן הקצירה ואין קוצרים » (ש״ך יו״ד ר״כ ס״ק כ״א)
Deux précisions décident de tout en pratique. Le fait, non la saison : « jusqu’à la moisson » se lève quand on moissonne réellement, non quand le temps de moissonner est venu sans qu’on moissonne. Le lieu du vœu, non le lieu présent : celui qui a voué dans une région et qui en a changé reste tenu au calendrier de la première, que cela l’arrange ou non.
« ואנו הולכים אחר המקום שעומד בו הנודר בשעת הנדר אפילו אם הלך אח״כ הנודר אל מקום אחר » (שו״ע יו״ד ר״כ:יג)
« ס׳ יום כו׳. והכל לפי המקום שנדר בו כן כתב הרא״ש וטור ור׳ ירוחם » (ש״ך יו״ד ר״כ ס״ק ל״ג)
FormuleSe lève quandVerdict
עד הקצירOn moissonne le blé — l’orge si la ville est majoritairement d’orgeEn fait, non en saison
עד סוף הקצירToute la moisson est finie, l’orge comprisePlus tard que « עד הקציר »
עד הקיץOn rentre les figues en paniersFait observable
עד שיעבור הקיץOn range les couteaux à figuesFait observable
עד הגשםRoch Hodech Kislev, ou dès le 17 Mar’hechvan s’il a pluUne date, disputée
עד הגשמיםLa pluie tombe, depuis la seconde révi‘aUn fait, non une date
עד שיפסקו הגשמיםPessa’h est passéUne date
⚠️ Les dates des révי‘ot sont l’un des cinq points ouverts. Le Mehaber suit le Rambam — première révi‘a le 17 Mar’hechvan, seconde le 23. Le Roch, le Tour, Rachi et le Raavad tiennent le 7 et le 17. Le Chakh objecte au Rambam depuis ses propres Hilkhot Tefila et termine sur וצ״ע.

7. ספק בקביעות — un temps qu’on tient soi-même en main

Le seif 15 traite d’un cas très concret : un père a fixé la date du mariage de son fils, et voue jusque-là. Le Mehaber ne tranche pas si un tel temps est « fixe », et applique la règle des vœux douteux.

« אם קבע זמן למשתה בנו ונדר עד זמן משתה בנו מספקא לן אם חשוב זמנו קבוע והולכין בו להחמיר » (שו״ע יו״ד ר״כ:טו)
« פירוש כיון שבידו לדחות החתונה יש סברא דלא הוה זמנו קבוע » (ט״ז יו״ד ר״כ ס״ק ט)
La règle générale qui en sort vaut pour tout le traité : un terme que le nodèr peut lui-même déplacer n’est pas sûrement fixe, et le doute se tranche à la rigueur. En pratique, on suit la formule la plus lourde : עד שיהא lie jusqu’à la sortie, et un report du festin reporte le vœu.
« ואם אמר עד שיהא אסור עד שיצא וכן אם דחה זמן המשתה אסור עד שיהא ממש כמ״ש הר״ן סוף דף ס״ב » (ש״ך יו״ד ר״כ ס״ק כ״ה)
« עיין בספר תפארת למשה שכתב דר״ל שגם משך ימי המשתה יש להם ג״כ קביעות ז׳ ימים דאי לאו הכי אפי׳ הוי התחלתן זמנו קבוע אינו אסור אלא עד שיגיע » (פתחי תשובה יו״ד ר״כ ס״ק ג)
⚠️ Le point le plus disputé du siman. Si le fils meurt avant la date, le Rama fait attendre jusqu’au jour prévu ; le Chakh tient que le vœu est tombé, parce qu’il visait le festin et non la date. Le Taz rappelle que le Teroumat HaDéchen lui-même concluait au permis, et n’interdisait que par une גזירה. Le Chakh s’incline pour la bar-mitsva — dont la date est réellement fixe — et refuse pour le festin, en terminant sur וצ״ע.
Un cas de ce genre ne se règle pas sur une page : deux appareils de premier rang s’opposent, et le Chakh lui-même finit sur un « à examiner ». On s’adresse à un Rav, en lui rapportant exactement les mots qui ont été dits.

8. לשון בני אדם — le mot tel qu’on le parle, et non tel qu’on le définit

Le cas pratique le plus courant du siman est celui du seif 20, parce qu’il se pose chaque année à Souccot. Et il faut voir que la réponse n’est pas donnée par la catégorie halakhique, mais contre elle.

« קונם יין שאיני טועם בחג אסור בי״ט האחרון » (שו״ע יו״ד ר״כ:כ)
« אף על גב דהוא חג בפני עצמו לענין פז״ר קש״ב מ״מ בלשון בני אדם הוא בכלל החג » (ש״ך יו״ד ר״כ ס״ק ל״ד)
En pratique : celui qui a dit « pas de vin pendant la fête » est lié à Chemini Atseret, quand bien même Chemini Atseret est רגל בפני עצמו à tous les autres égards. Un vœu se lit comme celui qui l’a prononcé l’entendait, et non comme un traité le définirait.
« אע״ג דהוא חג בפני עצמו לענין פז״ר קש״ב מ״מ בלשון בני אדם הוא בכלל החג » (באר היטב יו״ד ר״כ ס״ק י״ט)
« עבה״ט בשם ט״ז ועיין בא״ח סימן תרס״ח בט״ז סק״א כתב עוד בזה ועיין בתשובת חתם סופר ס״ס רכ״ב מ״ש בזה » (פתחי תשובה יו״ד ר״כ ס״ק ד)
Le même principe gouverne un cas moins visible et tout aussi fréquent : celui qui voue dans sa propre langue. Le Taz tient au ס״ק ב qu’un mot vernaculaire pour « semaine » exclut le Chabbat ; les Nekoudot HaKessef l’y incluent toujours, sauf quand l’objet du vœu — la viande, le vin — montre le contraire. Un vœu prononcé en français ou en anglais pose exactement cette question, et elle est ouverte.

9. שני זמנים בנדר אחד — la crainte rétroactive

Les trois derniers seifim règlent les formules qui portent deux mots de temps. Ils sont d’un usage rare, mais la règle qu’ils posent ne l’est pas : là où la condition d’un vœu peut se réaliser après que l’interdit a cessé, on interdit d’emblée.

« ואפי׳ לא הלכה אסור ליהנות ממנה עד הפסח שמא תלך אח״כ ותעבור למפרע » (שו״ע יו״ד ר״כ:כב)
« דאדם נזהר בנדר ואינו נזהר בתנאי נדר עכ״ל פרישה » (ש״ך יו״ד ר״כ ס״ק ל״ח)
La raison est une observation psychologique, et elle est fine : un homme se garde de ce qu’il a juré de ne pas faire, mais il ne se garde pas de la condition sous laquelle il a juré — parce que la condition ne lui paraît pas un interdit. Le Taz rapporte au ס״ק י״ט que cette crainte n’a pas cours pour les guittin, où la femme a un intérêt direct à ne pas transgresser.
« דוקא בנדרים דקילי הוא דאמרינן בתנאי לא מזדהרי אינשי אבל גבי גיטין פסק הרא״ש בריש המגרש דכל תנאי שיש בידה לקיימו מותרת להנשא מיד » (ט״ז יו״ד ר״כ ס״ק י״ט)
⚠️ Le dernier point ouvert du siman, et il touche à un principe : au seif 23, qui reçoit les coups ? Le Ran lit que c’est la femme, qui transgresse לא יחל bien qu’elle n’ait rien juré ; le Rambam lit que c’est le mari qui lui procure le profit. Le Pit’hei Techouva renvoie au Michkenot Yaakov, qui résout l’objection du Ran. Les coups ne se posent plus faute de Sanhédrin ; la question du sujet de l’interdit, elle, reste entière.
« פי׳ הר״ן דקאי על האשה דאע״ג דלא נדרה כלום מ״מ עברה על לא יחל » (ט״ז יו״ד ר״כ ס״ק כ)
« ומותרת לילך. ליהנות משהגיע פסח וכאן לא אמר שאסורה לילך לפני הפסח שמא תהנה ממנו אחר הפסח » (ש״ך יו״ד ר״כ ס״ק ל״ח)

10. Cas contemporains — et la limite de cette page

Les vœux ne sont pas une matière d’autrefois. Ils se prennent aujourd’hui sous d’autres noms — une résolution, un engagement pris à voix haute, une promesse de don. Le siman 220 gouverne alors leur durée. Les cas qui suivent sont donnés pour montrer où la question se pose, non pour la trancher.

CasCe que le siman donneCe qui reste à demander
היום · יום אחדUne résolution prise « pour aujourd’hui » s’arrête à la nuit ; prise « pour un jour », elle court vingt-quatre heuresLa résolution est-elle un נדר ? Cela dépend de la formule employée, et cela se demande
דיא ווא״ךUn vœu prononcé dans une langue vernaculaire est jugé sur l’usage de cette langueLe Taz et les Nekoudot HaKessef divergent sur le Chabbat dans « cette semaine »
עד הפסחUn engagement « jusqu’à Pessa’h » cesse à l’entrée de la fêteLe Ba’h exige une שאלה avant d’en profiter ; le Taz ne l’exige pas
עד שיהיה בני בר מצוהUn engagement jusqu’à un âge court jusqu’à cet âge, même si l’événement n’a pas lieuLe Chakh conteste au ס״ק כ״ז pour tout terme que l’on peut soi-même déplacer
נדר צדקה על תנאיUne promesse explicitement conditionnelle tombe si la condition n’est pas remplieLe Rama le dit au seif 15 pour une condition énoncée ; sans elle, l’engagement tient
« ונ״ל דכל זה מיירי בקבלו עליהם סתם אבל אם פירש דבריו » (רמ״א יו״ד ר״כ:טו)
« ולא בעינן תנאי כפול בנדרים דלא גרע דבורו מכוונת הנודר כדלעיל סי׳ רי״ח » (רמ״א יו״ד ר״כ:טו)
La limite de cette page, et elle est stricte. Ce niveau expose la ligne de psika d’un siman ; il ne donne pas de décision sur un cas. Un vœu réel dépend des mots exacts qui ont été prononcés, de la langue dans laquelle ils l’ont été, de ce que celui qui parlait avait en tête — et c’est précisément ce qu’une page ne peut pas savoir. Cinq points du siman restent d’ailleurs ouverts entre le Chakh et le Taz, et le Chakh lui-même y écrit deux fois וצ״ע. Un cas se porte devant un Rav, avec les mots exacts.
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DAAT · הרב יוסף חיים סממה
תלמיד חכם · מעביר שיעורים בהלכה ובחסידות
סימן ר״כ · Niveau 4 — Halakha lema‘assé · חילוק שבין קונם יין להיום או לזמן ודין הנודר על דבר שאינו קבוע
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