Accueil › Nedarim › Siman 228
סימן רכ״חSiman 228

Yoreh De'ah · Nedarim

Siman 228 — La dissolution des vœux (התרת נדרים)

Les simanim 203 à 227 ont dit ce qui lie. Celui-ci dit comment on délie — et ce qui ne se délie pas.

מי שנדר ונתחרט יש תקנה ע״י חרטה ואפילו נדר באלהי ישראל

Celui qui a voué et s’est repenti — il y a un remède par la חרטה, et même s’il a voué « par le Dieu d’Israël ». Le premier mot du siman est תקנה : une issue. Tout le reste dit à quelles conditions.

Choulhan Aroukh, Yoreh De'ah 228:1

Les 4 niveaux d’étude

NIVEAU 01

רמת המתחיל

Base — Débutant & Intermédiaire

Les 51 seifim traduits clause par clause, et les 303 entrées du Chakh, du Taz, du Baer Hetev, du Pit’hei Techouva et des Nekoudot HaKessef citées une par une.

📖 Étudier

NIVEAU 02

רמת הלמדן

Lamdan — Talmid Hakham

Sept ma’hlokot : le פתח tiré de la חרטה, la posture des מתירין, le juge intéressé, le vœu sur l’avis d’autrui, et ce qu’est une טובה.

📖 Étudier

NIVEAU 03

חזרה וסיכום

Synthèse — Révision

Les 51 seifim rangés par mécanisme — ce qui ouvre, ce qui n’ouvre pas, devant qui, ce qui annule — et le tableau-maître qui garde l’ordre du livre.

📖 Étudier

NIVEAU 04

הלכה למעשה

Halakha lema'asse — Psak

La pratique reçue, adossée à chaque fois à une entrée d’appareil citée — et ce que le siman réserve expressément à un Rav.

📖 Étudier

Questions fréquentes — Siman 228

Quelle est la différence entre un פתח et une חרטה ?

La חרטה est une déclaration du vouant : il eût voulu n’avoir jamais voué. Le פתח est un fait qu’il ignorait et qui, connu, l’aurait retenu de vouer. Le Choulhan Aroukh les distingue au seif 7 :

« ואם אינו מתחרט צריך לבקש לו פתח לומר לו אילו היית יודע דבר זה לא היית נודר ונמצא הנדר נעקר מעיקרו » (שו״ע יו״ד רכ״ח:ז)
L’usage rapporté par le Rama joint les deux : on fait de la חרטה elle-même le פתח. Cette page décrit cet usage ; elle n’autorise personne à délier un vœu, ce qui se fait devant trois hommes et selon ce qu’un Rav aura jugé.

Devant combien de personnes se fait une התרה aujourd’hui ?

Devant trois. Le Choulhan Aroukh clôt son premier seif là-dessus :

« והאידנא אין מומחה שיהא ראוי להתיר ביחיד » (שו״ע יו״ד רכ״ח:א)
Et le Baer Hetev, au ס״ק ג, rapporte du Chakh que deux ne suffisent pas, fussent-ils de grands sages, même après coup. Ces trois doivent avoir été enseignés, comprendre, et savoir ouvrir un פתח.

Qu’est-ce qu’un vœu « על דעת רבים » ?

Un vœu prononcé en invoquant l’avis de trois personnes au moins, nommées ou identifiables. Le seif 21 le précise :

« ואין נקראים רבים בפחות מג׳ וכגון שיפרוט אותם » (שו״ע יו״ד רכ״ח:כא)
Un tel vœu n’a pas de dissolution sans eux, et le Rama ajoute qu’il est juste de ne pas le délier du tout pour une chose facultative, sauf s’il y a une mitsva. Vouer devant un grand nombre sans dire « sur leur avis » ne produit pas ce régime (seif 23).

Peut-on délier un vœu avant la date où il doit prendre effet ?

Non. Le seif 17 le pose, et il écarte même l’argument du risque de transgression :

« אין מתירין הנדר עד שיחול » (שו״ע יו״ד רכ״ח:יז)
Mais il faut distinguer : un serment de faire quelque chose dans un délai oblige dès aujourd’hui, et se délie donc dès aujourd’hui (seif 19). L’annulation par le mari et la levée d’un חרם communautaire échappent à la règle, parce qu’elles ne sont pas des התרות.

Qu’est-ce qui rend une dissolution nulle ?

Le siman le dit trois fois, en trois endroits éloignés. D’abord au seif 4 :

« ואם הוא משקר לחכם אין התרתו כלום » (שו״ע יו״ד רכ״ח:ד)
« ואם לא פרט אין התרתן התרה » (שו״ע יו״ד רכ״ח:יד)
« היתר שנעשה באונס אינו כלום » (שו״ע יו״ד רכ״ח:נא)
Mensonge au sage, vœu non détaillé, dissolution arrachée par la force. Le seif 7 ajoute l’avertissement le plus grave : une חרטה déclarée sans être vraie laisse l’homme dans l’interdit de son vœu tous les jours de sa vie. C’est pourquoi une התרה ne se fait pas sans un Rav.

Tous les vœux se délient-ils ?

Non. Le vœu qui renforce un interdit ne se délie pas, même s’il ne s’agit que d’un interdit rabbinique :

« אין מתירין נדר של דבר איסור אפי׳ אינו אלא איסור דרבנן » (שו״ע יו״ד רכ״ח:טו)
Et trois autres cas relèvent du régime le plus lourd, selon le Rama : le vœu על דעת רבים (seif 21), le ban que l’on porte sur soi dans le monde à venir et le vœu prononcé à l’heure de la détresse (seif 45) — ces deux derniers ne se déliant que pour une mitsva ou un grand besoin.