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Siman 229 — synthèse et révision (יורה דעה רכ״ט)

דין נדר שהותר מקצתו או מי שנדר על דבר א׳ שני פעמים
Neuf séifim et cinquante-neuf entrées, rangés pour la révision

שולחן ערוך יורה דעה סימן רכ״ט (9 seifim)
ש״ך (י״ט) · ט״ז (י״ז) · באר היטב (י״ג) · פתחי תשובה (ו׳) · נקודות הכסף (ד׳)
DAAT · הרב יוסף חיים סממה
Sommaire
  1. La règle, en une phrase
  2. Le mécanisme
  3. D’où cela provient
  4. Les cinquante-neuf entrées, par ouvrage
  5. Les neuf séifim
  6. Ce qui reste ouvert
  7. Vocabulaire
  8. Récapitulation

1. La règle, en une phrase

Déliez un vœu sur une de ses parties, et le vœu entier tombe — parce que la déliaison n’enlève pas l’interdit, elle établit qu’il n’aurait jamais dû exister. Et si la même chose a été interdite deux fois, deux déliaisons sont nécessaires.
La borne à ne jamais oublier. Tout cela ne vaut que pour un vœu qu’on se donne à soi-même. Dès qu’un tiers a un droit — une dette, un travail promis —, une remise partielle ne délie que ce qu’elle porte.

2. Le mécanisme

Un homme voue, et le vœu couvre plusieurs choses ou plusieurs personnes
▼
Une part est déliée — par פתח, ou selon le second avis par חרטה
▼
La déliaison extirpe depuis l’origine : la condition implicite du vœu tombe
▼
Donc le tout tombe — sauf si le dénouement n’extirpe pas (חרם, הפרת בעל : séif 2)
▼
Et sauf si un tiers avait un droit — alors chaque part reste ce qu’elle est

3. D’où cela provient

La règle — Rabbi Akiva, נדרים ס״ו ע״א et נדרים כ״ה ע״ב. Les cas du séif 1 — le Rambam, הלכות נדרים פרק ד׳ הלכה י״א, presque mot pour mot. Les chaînes du séif 3 — הלכות נדרים פרק ג׳ הלכה ג׳ et פרק ד׳ הלכה י׳. L’ordre du séif 4 — les הלכות שבועות פרק ו׳ הלכה י״ג, un autre livre du Rambam. L’exemple du séif 1 — c’est le פתח que le Rambam met en tête de sa liste, aux הלכות שבועות פרק ו׳ הלכה י״א.
« עַד שֶׁבָּא רַבִּי עֲקִיבָא וְלִימֵּד שֶׁהַנֶּדֶר שֶׁהוּתַּר מִכְּלָלוֹ — הוּתַּר כּוּלּו » (נדרים ס״ו ע״א)
« הַנִּשְׁבָּע אוֹ הַנּוֹדֵר שֶׁאֵינִי נֶהֱנֶה לְכֻלְּכֶם וְנִשְׁאַל עַל נִדְרוֹ אוֹ עַל שְׁבוּעָתוֹ עַל אֶחָד מֵהֶם וְהִתִּירוֹ הֻתְּרוּ כֻּלָּם. שֶׁהַנֵּדֶר שֶׁהֻתַּר מִכְּלָלוֹ הֻתַּר כֻּלּו » (רמב״ם הלכות נדרים פרק ד׳ הלכה י״א)
« מִי שֶׁנִּשְׁבַּע עַל דָּבָר וְנִשְׁבַּע שֶׁלֹּא יַתִּיר שְׁבוּעָה זוֹ וְנִחַם. הֲרֵי זֶה נִשְׁאַל עַל הַשְּׁבוּעָה הָאַחֲרוֹנָה תְּחִלָּה שֶׁנִּשְׁבַּע שֶׁלֹּא יַתִּיר וְאַחַר כָּךְ יִשְׁאַל עַל הָרִאשׁוֹנָה » (רמב״ם הלכות שבועות פרק ו׳ הלכה י״ג)

4. Les cinquante-neuf entrées, par ouvrage

OuvrageEntréesCe qu’il apporte de propre
ש״ךי״טHuit ס״ק sur le seul séif 1. Il porte le siman : la distinction avec le siman 232 (ס״ק ד), la raison de l’exception du séif 2 (ס״ק ט), la différence entre l’attachement et le « ואני » (ס״ק י״א), la condition cachée du vœu répété (ס״ק י״ג) et son mécanisme rétroactif (ס״ק י״ד).
ט״זי״זLa raison de la règle (ס״ק א), la ma’hloket sur שיחליף דבריו (ס״ק ה), l’immense ס״ק י sur la déliaison du second serment, les deux déliaisons du dernier ‘hérem (ס״ק י״ב), la limite des deux déliants (ס״ק ט״ו) et la question du séif 7 (ס״ק ט״ז).
באר היטבי״גPresque tout est repris du Chakh ou du Taz — et c’est sa valeur : les ס״ק ג et ז donnent les deux partages du siman côte à côte, ce qu’aucun des deux autres ne fait.
פתחי תשובהו׳Les responsa : le Maharchdam et le Chaar HaMélekh (ס״ק א), le ‘Havot Yaïr sur le jeûne interrompu (ס״ק ב), le ‘Hatam Sofer (ס״ק ג et ד), le Radbaz sur une formule de serment répandue (ס״ק ה).
נקודות הכסףד׳Quatre réponses au Taz, sur ses ס״ק ה, י, ט״ז et י״ז. Ce sont elles qui arbitrent les deux ma’hlokot du siman.

5. Les neuf séifim

SéifTexteCe qu’il règle
א« נדר שהותר מקצתו הותר כולו » (שו״ע יו״ד רכ״ט:א)le vœu délié en partie l’est en entier, et les cas qui en découlent
ב« אם החרימו או נידו עשרה בני אדם והתירו אחד מהם הוא מותר וכולם אסורים » (שו״ע יו״ד רכ״ט:ב)le ‘hérem de dix hommes, et la הפרה du mari
ג« נדר מאחד ואמר על אחר יהא כפלוני כולם אסורים אפי׳ עד מאה » (שו״ע יו״ד רכ״ט:ג)les chaînes : l’attachement, le « ואני », et le vœu prononcé deux fois
ד« נשבע על דבר אחד ונשבע שלא ישאל על שבועתו נשאל תחילה על האחרונה שנשבע שלא יתירו לו ואחר כך ישאל על הראשונה » (שו״ע יו״ד רכ״ט:ד)l’ordre des déliaisons quand on a juré de ne pas être délié
ה« אסר על עצמו מין מאכל אם יעשה דבר פלוני ואמר שיהא באיסורו בכל פעם ופעם שישאל ויותר מהאיסור שיחול עליו פעם אחרת וכן לעולם » (שו״ע יו״ד רכ״ט:ה)le vœu qui se reconstitue à chaque déliaison
ו« אם נשבע על דבר אחד והתנה שלא יוכלו להתיר לו אלא פלוני ופלוני שהם בארץ מרחקים » (שו״ע יו״ד רכ״ט:ו)les deux hommes lointains désignés comme seuls déliants
ז« אם התנה בשעת שבועתו שלא תהא ניתרת לעולם אין תנאו כלום דדברים בעלמא הם » (שו״ע יו״ד רכ״ט:ז)la clause « jamais déliée », qui ne vaut rien
ח« קבל עליו חרם ונדוי לעשות דבר פלוני בלי שום פתח וחרטה מתירין לו שאין החרם צריך לא פתח (ולא) חרטה » (שו״ע יו״ד רכ״ט:ח)un mot qui change tout : היתר
ט« נשבע שלא ידבר עם פלוני ונשבע אחר כך שאם ידבר עמו שיאסר בבשר נשאל על הראשונה ואחר כך על השניה שאין מתירין לא נדר ולא שבועה כל זמן שלא חלו » (שו״ע יו״ד רכ״ט:ט)on ne délie pas un vœu qui n’a pas encore pris

6. Ce qui reste ouvert

פתח ou חרטה ? Le séif 1 donne deux avis, et la question est pratique puisque nos déliaisons se font par חרטה. Le Pit’hei Techouva ס״ק ב rapporte le ‘Havot Yaïr sur un jeûne interrompu et renvoie, pour la pratique, à ce que celui-ci conclut à la fin de son siman 129 : « ובסוף סי׳ קכ״ט דלמעשה יש להחמיר לחזור ולקבל להבא » (פתחי תשובה יו״ד רכ״ט ס״ק ב).
Faut-il changer ses paroles ? Le Taz ס״ק ה l’exige, d’après le siman 232:8 ; le Chakh ס״ק ד distingue et ne l’exige pas ; les Nekoudot HaKessef donnent tort au Taz. Le Baer Hetev ס״ק ג rapporte les deux.
Peut-on délier le second serment avant le premier ? Le Taz ס״ק י dit non, et refuse en outre la déliaison groupée du Maharlba’h ; le Chakh ס״ק י״ג l’admet si la demande porte sur tous les vœux à la fois ; et les Nekoudot HaKessef défendent le Maharlba’h avant de conclure « ומכל מקום יש להחמיר בדבר וכמ״ש בש״ך סימן רכ״ח ס״ק ק״י » (נקודות הכסף יו״ד רכ״ט).

7. Vocabulaire

פתח — l’ouverture : le sage montre un fait auquel le nodèr n’avait pas pensé. · חרטה — le regret présent. · התפסה — attacher une chose à une autre déjà interdite ; sans délai. · תוך כדי דיבור — la fenêtre du « ואני ». · על דעת רבים — le régime qu’enclenche la désignation de trois déliants (Taz ס״ק ט״ו). · נעקר מעיקרו — « extirpé depuis l’origine » : le critère qui commande tout le siman.

8. Récapitulation

ע comme עוקר מעיקרו : c’est le critère à retenir, et il explique le séif 1 et l’exception du séif 2. — ל comme לעצמו : et tout cela ne vaut que pour un vœu qu’on se donne à soi-même. — ח comme חל : on délie ce qui a pris, dans l’ordre où cela a pris.
Règles d’or. (1) Demandez toujours d’abord : y a-t-il un tiers qui a un droit ? Si oui, le siman ne s’applique pas. (2) Ne concluez jamais de « le vœu est délié » à « tout est délié » sans savoir comment il a été délié. (3) Devant un vœu répété, comptez les vœux et prévoyez deux déliaisons distinctes : c’est ce que le Choul’han Aroukh exige au siman 228:46, et la déliaison de tous ensemble est la voie contestée, non la voie sûre.
Et le Choul’han Aroukh a déjà tranché ce cas ailleurs : « אבל מי שנשבע על דבר אחד פעמים ושלש צריך התרה לכל אחד ואחד » (שו״ע יו״ד רכ״ח:מו). En pratique : deux déliaisons distinctes, dans l’ordre — le premier vœu, puis le second une fois qu’il a pris. La déliaison de tous ensemble est la voie contestée, et elle ne se demande que sur décision du Rav.

La ligne de psak

Un vœu délié sur une part tombe en entier, pourvu qu’il s’agisse d’un vœu à soi-même et que la déliaison ait extirpé depuis l’origine. Un vœu prononcé deux fois demande deux déliaisons distinctes, dans l’ordre — d’abord le premier vœu, puis le second une fois qu’il a pris —, comme le Choul’han Aroukh le tranche au siman 228:46 ; la déliaison de tous ensemble, que le Chakh admet et que le Taz refuse, ne se demande que sur décision du Rav. L’ordre n’est pas fixe : on délie ce qui a pris effet, dans l’ordre où cela a pris effet. Un ‘hérem de communauté assorti d’une clause d’irrévocabilité demande deux ou trois déliaisons selon la formule employée. Et aucune de ces questions ne se tranche sans un Rav : la formule exacte qui a été prononcée décide de tout, et elle est rarement celle dont on se souvient.

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DAAT · הרב יוסף חיים סממה
תלמיד חכם · מעביר שיעורים בהלכה ובחסידות
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