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DAAT · NIVEAU 2 — LAMDAN

Siman 234 — Niveau Lamdan : ce que fait exactement une annulation

יורה דעה · סימן רל״ד
מתי האב והבעל מפירין ומתי מפירין שניהם יחד
הפרת נדרים · מיגז גייז ומקליש קליש · נתרוקנה רשות · עינוי נפש ודברים שבינו לבינה
📜 רמת הלמדן · Talmid Hakham
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Huit ma’hlokot du siman, prises là où le Chakh, le Taz et les Nekoudot HaKessef se répondent

Sujet :
שולחן ערוך יורה דעה סימן רל״ד · ע״ד סעיפים · ש״ך · ט״ז · באר היטב · פתחי תשובה · נקודות הכסף

Rédaction :
הרב יוסף חיים סממה · DAAT

📑 Table des matières

  1. Pourquoi l’annulation de la נערה מאורסה demande deux mains
  2. מיגז גייז ou מקליש קליש — ce que fait exactement une annulation
  3. Le déversement du domaine ne va que dans un sens — et le Taz refuse d’y voir une ma’hloket
  4. Le vœu suspendu à un acte : le Rama du seif 28 contre le seif 69
  5. Annuler une partie : le Mehaber divise, le Rama ne divise pas
  6. « Il t’est annulé pour demain » — le Taz contre le Rama, et la réponse des Nekoudot HaKessef
  7. Le seif 54 : les Nekoudot HaKessef contre le texte du Choulhan Aroukh
  8. רחיצה וקישוט, et le risque du divorce : des endroits où l’appareil s’arrête sur un צריך עיון

1. Pourquoi l’annulation de la נערה מאורסה demande deux mains

La michna ouvre le chapitre par six mots — נערה המאורסה אביה ובעלה מפירין נדריה — et la michna suivante en tire aussitôt la conséquence : une seule main ne suffit pas. Le lamdan demande pourquoi : est-ce que chacun détient la moitié d’un pouvoir, ou bien deux pouvoirs entiers qui doivent coïncider ?

« נַעֲרָה הַמְאוֹרָסָה, אָבִיהָ וּבַעְלָהּ מְפִירִין נְדָרֶיהָ. » (נדרים ס״ו ע״ב)
« הֵפֵר הָאָב וְלֹא הֵפֵר הַבַּעַל, הֵפֵר הַבַּעַל וְלֹא הֵפֵר הָאָב — אֵינוֹ מוּפָר. » (נדרים ס״ז ע״א)
חקירה. Le Choulhan Aroukh, au seif 5, n’écrit pas seulement que l’annulation d’un seul ne vaut pas : il ajoute que la part de l’autre reste amoindrie. Une annulation qui ne produit rien laisserait tout en l’état ; celle-ci laisse quelque chose de moins. C’est donc que chacun tient une part réelle, et le seif le dit en un mot — קלוש.

Sur le jour de l’audition, le Mehaber rapporte deux avis sans trancher : il faut le même jour, ou chacun annule le jour où il a entendu. Le Chakh y apporte la décision du Bayit Hadach, et la manière dont il l’argumente vaut d’être lue — il la tire de la forme du seif, non de son fond.

« כתב הב״ח דנקטינן לחומרא והכי משמע ממ״ש ב׳ דעות ולא הכריע » (ש״ך יו״ד רל״ד ס״ק י״ג)
נפקא מינה. Si l’on suit la rigueur, l’annulation du père faite un autre jour que celle du fiancé ne se complète jamais, et le vœu tient. Si l’on suit l’avis des « il y a qui disent », chacun annule à son jour et le vœu tombe. Le Chakh renvoie lui-même à son ס״ק כ״ב, où il montre que le seif 11 ne se lit pas de la même façon selon l’avis que l’on tient.
« משמע הא כל שלא מת יכול להפר אפילו אחר יום שמעו. וצ״ע » (ש״ך יו״ד רל״ד ס״ק כ״ב)

2. מיגז גייז ou מקליש קליש — ce que fait exactement une annulation

La guemara de Nedarim pose la question dans les termes les plus nets, et c’est elle qui commande tout le siman : quand le mari annule, coupe-t-il le vœu, ou l’amincit-il ?

« בַּעַל מִיגָּז גָּיֵיז, אוֹ מִקְלָישׁ קָלֵישׁ » (נדרים ס״ח ע״א)

Le Taz reprend cette alternative au seif 36 et s’en sert pour expliquer pourquoi le principe « un vœu dissous en partie est dissous en entier » ne passe pas de la התרה à la הפרה.

« דדוקא גבי התרת נדר אמרינן כן דחכם שמתיר עוקר הנדר מעיקרו אבל בבעל מיגז גייז מכאן ולהלאה. » (ט״ז יו״ד רל״ד ס״ק ל״ג)
יסוד. Le sage déracine, le mari coupe à partir de maintenant. C’est le même principe que le seif 51 énoncera en toutes lettres, et c’est de lui que sortent ces règles du siman : le tiers rattaché reste lié (51), les mots du sage ne valent pas ici (37), la formule d’annulation ne vaut que pour l’avenir (37), et l’on annule le Chabbat parce que ce n’est pas un jugement (24).

Le Taz revient lui-même sur la tension apparente entre le seif 37, qui exige un mot « déracinant depuis l’origine », et le seif 51, qui refuse au mari ce déracinement. Sa réponse distingue le mot et l’effet.

« נראה דכאן אמר שהבעל אומר הלשון שיהיה מכאן ולהבא כאילו לא נדר מעולם » (ט״ז יו״ד רל״ד ס״ק ל״ו)
« אבל לא יועיל למפרע כאילו לא נדרה מעולם כמו שהוא בהתרת חכם: » (ט״ז יו״ד רל״ד ס״ק ל״ו)
תירוץ. Le mot que le mari prononce parle comme si le vœu n’avait jamais été ; son effet, lui, ne commence qu’aujourd’hui. La formule est celle d’un déracinement, la portée celle d’une coupe.

3. Le déversement du domaine ne va que dans un sens — et le Taz refuse d’y voir une ma’hloket

Les seifim 11, 15 et 16 posent la même question sous trois angles : quand l’un des deux titulaires disparaît, son pouvoir revient-il à l’autre ? La guemara répond pour un seul cas, et le Taz en tire l’asymétrie.

« אֵימָתַי אָמְרוּ מֵת הַבַּעַל נִתְרוֹקְנָה רְשׁוּת לָאָב » (נדרים ס״ח ע״א)
« דקי״ל דמת הארוס נתרוקן רשותו לאביה מה שאין כן במת האב או שיצאה מרשותו ע״י בגרות לא נתרוקן הרשות לבעל » (ט״ז יו״ד רל״ד ס״ק י״ב)
« דלא נתרוקן רשות האב לבעל וילפינן לה בגמ׳ מקרא דדוקא כשמת הבעל ולא הפר נתרוקן רשותו לאב אבל לא איפכא: » (ט״ז יו״ד רל״ד ס״ק י״ט)
מחלוקת. Le seif 11 finit sur un avis du Rambam que le Mehaber rapporte, et que le Taz déclare tout net difficile. Sa difficulté n’est pas de fond : c’est une difficulté de lecture — il tient que le Beit Yossef a mal cité, et qu’à citer le Rambam mot pour mot il n’y aurait aucune divergence.
« דבריו תמוהים לע״ד דזה תלמוד ערוך דנתרוקן רשות להאב » (ט״ז יו״ד רל״ד ס״ק י״ג)
« ואומר אני אילו העתיק כהווייתן לא היה כותב כן » (ט״ז יו״ד רל״ד ס״ק י״ג)
« נמצא שאין כאן מחלוקת בין רמב״ם לטור » (ט״ז יו״ד רל״ד ס״ק י״ג)
נפקא מינה. Si le Taz a raison, le Rambam ne parlait que du cas où un second fiancé existe, et le père seul annule dès lors qu’il n’y en a pas. Si le Beit Yossef a raison, le père n’a alors aucune issue. Le Chakh, à son ס״ק כ״ג, prend un chemin distinct — il borne l’avis à l’ordre des auditions.
« משמע דוקא שמע אח״כ אבל שמע בחייו אף על פי שלא הפר בחייו יכול להפר אחר כך » (ש״ך יו״ד רל״ד ס״ק כ״ג)

La notion de קלוש revient ici et explique le seif 16 : la part du mari, une fois amoindrie par l’annulation du père, n’a plus de quoi passer au père.

« ואף ע״ג דאמרי׳ מת הבעל נתרוקן רשותו לאב הכא שאני כיון שכבר הפר האב חלקו קלוש חלק הבעל ואין בו כח להורישו לאב: » (ט״ז יו״ד רל״ד ס״ק כ)
« כיון דהפר בחיי הארוס גרע טפי לפי שנקלש חלק הארוס ואין בו כח להורישו לאב: » (ש״ך יו״ד רל״ד ס״ק ל״א)
« ודעה הראשונה שהוא הרמב״ם ס״ל דהארוס האחרון ככרעיה דראשון הוא וכאלו הוא קיים ומפר עם האב » (ט״ז יו״ד רל״ד ס״ק כ״ג)

4. Le vœu suspendu à un acte : le Rama du seif 28 contre le seif 69

Le seif 28 permet d’annuler un vœu qui n’a pas encore pris effet, et le Rama y ajoute une restriction : seulement si le vœu dépend d’un temps, non s’il dépend d’un acte. Or le seif 69 annule précisément un vœu suspendu à un acte. Le Chakh ne cache pas la difficulté.

« באמת הב״י והרב קצרו מאד בדבר ולדבריהם צ״ע דהא לקמן סעיף ס״ט אע״ג שתלוי במעשה יכול להפר » (ש״ך יו״ד רל״ד ס״ק מ״ה)
קושיא. La glose du Rama et le seif 69 ne peuvent pas être vrais dans les mêmes termes. Ou le critère n’est pas celui de l’acte, ou le seif 69 est une exception qu’il faut nommer.

Le Chakh rapporte alors Rabbenou Yeroucham, dont les paroles lui paraissent, elles, exactes : le critère n’est pas la nature de la condition, mais la catégorie de la chose à laquelle le vœu est suspendu.

« אבל אם תלתה בדבר שאינו עינוי נפש ואינו בינו לבינה כגון קונם יין אם אלך למקום פלוני אינו מפר עד שיחול הנדר » (ש״ך יו״ד רל״ד ס״ק מ״ה)
תירוץ. Au seif 69 le vœu est suspendu à un ouvrage qu’elle ferait pour lui — chose qui est entre eux ; la glose du seif 28 ne vise que le vœu suspendu à un acte étranger aux deux catégories. La difficulté tombe, et le critère demeure celui du seif 55.

Mais le Chakh ne s’arrête pas là. Après avoir rapporté le Ran, il pèse la pratique et conclut en sens inverse de la rigueur qu’il venait d’exposer.

« מכל מקום כיון דבלא״ה נראה מדברי הרמב״ם ושאר פוסקים דבכל ענין יכול להפר אין להחמיר: » (ש״ך יו״ד רל״ד ס״ק מ״ה)
נפקא מינה. Le Chakh a donc deux paroles sur ce seif : il défend la glose par une distinction, puis il écarte la rigueur pour la pratique. Il faut les tenir ensemble : la distinction explique le texte, la conclusion règle le cas. Le Baer Hetev, à son ס״ק ל״ה, ne rapporte que la première moitié.

5. Annuler une partie : le Mehaber divise, le Rama ne divise pas

Le Rama s’écarte ici du Mehaber sur le din, comme il le fait ailleurs dans le siman — aux seifim 25, 28 et 40 notamment. Au seif 40 il tranche lui-même (וכן עיקר), ce qu’il ne fait ni ici, ni au seif 25, ni au seif 28. L’enjeu est ici un principe emprunté au siman 229 : un vœu dissous en partie l’est en entier. Le Mehaber refuse de le transporter à l’annulation ; le Rama rapporte ceux qui l’y transportent, sans trancher, et avec une conséquence redoutable — annuler une partie n’annule alors rien.

« דגבי קיום כתיב יקימנו משמע מקצת ממנו אבל יפירנו ליכא למידרש הכי אלא יפירנו משמע כולו: » (ט״ז יו״ד רל״ד ס״ק ל״ד)
מחלוקת. Pour le Mehaber (et le Rambam), le principe appartient au régime du sage et n’a rien à faire ici : le mari coupe, et il coupe ce qu’il a nommé. Pour le Tour, le Roch, le Ramban et le Ran, le verset יפירנו exige le tout — et une annulation partielle est nulle.

Le point où la ma’hloket devient palpable est le seif 63, celui des deux pains. Le Chakh y montre que le seif ne se lit pas de la même manière selon l’avis que l’on tient : pour le Mehaber il n’y avait pas lieu d’annuler pour les deux ; pour les contestataires, il le fallait — et il fallait le faire sans nommer.

« להרמב״ם והמחבר לעיל סעיף ל״ו אין צריך שיפר לשתיהם ביחד אלא בכל ענין מה שהופר הופר » (ש״ך יו״ד רל״ד ס״ק ע״ז)
« אבל להיש חולקים שם צריך הכא שיפר סתם לשתיהם דאז אותה שמצטערת הופר אבל אם הזכיר בפירוש א׳ שמצטערת לא הופר כיון דלא הפר רק קצתו » (ש״ך יו״ד רל״ד ס״ק ע״ז)
נפקא מינה. Selon la seconde opinion, la manière de dire change le résultat : annuler « les deux » sauve la part qui prive ; nommer celle qui prive fait tout tomber. Le Chakh, après un long examen, conteste que le Roch ait voulu cela, et il conclut que même en nommant, l’annulation vaut.
« אבל לרבי יוחנן דסבירא ליה דאין בידו להפר לשאינה מתענה וקי״ל כותיה אפי׳ פירש והפר למתענה בלבד מופר » (ש״ך יו״ד רל״ד ס״ק ע״ז)

6. « Il t’est annulé pour demain » — le Taz contre le Rama, et la réponse des Nekoudot HaKessef

Le seif 46 est court : « il t’est annulé pour demain » n’annule pas. Le Rama y ajoute, entre parenthèses, l’avis selon lequel c’est une confirmation. Le Taz s’en étonne en deux mots, et son étonnement est technique : il tient que la première opinion dit déjà la même chose.

« ודברי רמ״א שהגיה וי״א דהוה קיום תמוהים מאד דהלא גם דעה הראשונה ס״ל כך » (ט״ז יו״ד רל״ד ס״ק מ)
« ונראה דלא דק בזה: » (ט״ז יו״ד רל״ד ס״ק מ)
קושיא. Si « ce n’est pas annulé » signifie déjà qu’il ne pourra plus annuler aujourd’hui, alors dire « c’est une confirmation » n’ajoute rien, et les deux avis n’en font qu’un. Sur quoi porterait la ma’hloket ?

Les Nekoudot HaKessef répondent au Taz par son propre mot. Elles reprennent son לא דק et le lui retournent, puis reconstruisent la lecture du Rambam pas à pas.

« הוא לא דק והרב דק היטב » (נקודות הכסף יו״ד רל״ד)
« זהו ברור דעת הרמב״ם וכן משמע יות׳ למעיין ברמב״ם סוף הלכות נדרים ודעתו נכונה: » (נקודות הכסף יו״ד רל״ד)
תירוץ. Selon les Nekoudot HaKessef, la première opinion tient que « annulé pour demain » n’est ni une annulation ni une confirmation : il peut encore annuler aujourd’hui. La ma’hloket porte donc sur ce qui se passe demain, et le Rama avait raison de la marquer. Le Baer Hetev, à son ס״ק מ״ד, ne rapporte que l’objection du Taz.

7. Le seif 54 : les Nekoudot HaKessef contre le texte du Choulhan Aroukh

La troisième entrée des Nekoudot HaKessef ne vise pas le Taz mais le Choulhan Aroukh lui-même. Le seif 54 porte, du Rambam, que si le mari annule le vœu de sa femme après lui avoir dit « me voici nazir, et que dis-tu ? », le sien à lui est nul. Or la michna de Nazir dit le contraire — מפר את שלה ושלו קיים.

קושיא. Le Tossefot Yom Tov s’en est étonné : le Choulhan Aroukh écrit l’inverse d’une michna qu’il ne conteste pas.
« ונראה דהרמב״ם היה גורס במתניתין מפר את שלה ושלו בטל וכן הוא בירושלמי במתני׳ » (נקודות הכסף יו״ד רל״ד)
תירוץ. Le Rambam ne contredisait pas la michna : il lisait dans son exemplaire une autre leçon, celle que porte encore le Yeroushalmi. La divergence n’est pas de din, elle est de texte.

Mais les Nekoudot HaKessef ne s’arrêtent pas sur cette solution. Elles observent que les Tossafot et Rachi avaient bien la leçon reçue, et elles laissent la chose en suspens.

« ומיהו מדברי התוספו׳ מבואר להדיא שהיו גורסים כגירסת הספרים שלפנינו וכן מובא ברש״י ולכן דברי המחבר צרי׳ עיון לדינא: » (נקודות הכסף יו״ד רל״ד)
נפקא מינה. Ce qui reste ouvert est pratique : son vœu de nézirout à lui tient-il ou non, s’il a annulé celui de sa femme ? Le Choulhan Aroukh dit qu’il tombe ; les Nekoudot HaKessef laissent la chose בצריך עיון, et le Baer Hetev le signale à son ס״ק מ״ז. Nous rapportons, et nous ne tranchons pas.

8. רחיצה וקישוט, et le risque du divorce : des endroits où l’appareil s’arrête sur un צריך עיון

Ici l’appareil, après avoir tout examiné, s’arrête sur un aveu d’incertitude. Le premier cas est le seif 59 : le lavage et la parure sont-ils une privation, ou des choses entre lui et elle ? Le Taz remonte à la controverse de la michna.

« במתניתין פליגי בזה ת״ק ס״ל דהויין עינוי נפש ורבי יוסי ס״ל דהויין דברים שבינו לבינה » (ט״ז יו״ד רל״ד ס״ק מ״ט)
« ול״נ דהש״ע לא נתכוין אלא להביא דעת הרמב״ן » (ט״ז יו״ד רל״ד ס״ק מ״ט)
מחלוקת. Le Bayit Hadach tient que le texte du seif est fautif — il faudrait lire « le fard et la parure », car pour le lavage nul ne conteste. Le Chakh commence par le contredire, puis, après avoir examiné le Beit Yossef, finit sur deux mots.
« כתב הב״ח ט״ס הוא וצ״ל וי״א דבכיחול וקישוט כו׳ דברחיצה ליכא למאן דאמר דלא הוי עינוי נפש ונראה דאינו ט״ס » (ש״ך יו״ד רל״ד ס״ק ע״ג)
« ואם כן דעת הרמב״ן להדיא דרחיצה הוי עינוי נפש ומבואר גם בבית יוסף ובתוספת י״ט שם וכ״מ בהרא״ש שם וצריך עיון: » (ש״ך יו״ד רל״ד ס״ק ע״ג)

Le second endroit est le seif 73, et la question est de savoir si l’on annule par précaution ce qu’il n’y aurait pas à annuler. Le Pericha et le Chakh disent oui, dans l’éventualité d’un divorce. Le Taz consacre à cela un long ס״ק et conclut autrement.

« מיהו יש להפר שמא יגרשנה כדלעיל סעיף ע״א. » (ש״ך יו״ד רל״ד ס״ק צ״ב)
« בפרישה הקשה אמאי לא נימא הכי גם בסעיף ס״ז » (ט״ז יו״ד רל״ד ס״ק ס״ג)
« על כן נראה דלא מהני גירושין אלא במעשה ידיה דוקא » (ט״ז יו״ד רל״ד ס״ק ס״ג)
יסוד. Le Taz distingue selon la nature de ce qui est dû : ce qui n’est qu’une créance — l’ouvrage de ses mains — peut être atteint par une consécration, et donc redevenir un vœu après le divorce ; ce qui engage la personne même ne le peut pas, et le vœu n’y prend jamais, ni avant ni après.

Les Nekoudot HaKessef, à leur cinquième et dernière entrée, prennent ici le parti du Pericha contre le Taz.

« ולפעד״נ דברי הפריש׳ נכוני׳ דלא מצינו בשום פוסק לחלק בין מעשה ידיה לרחיצה » (נקודות הכסף יו״ד רל״ד)

Le Pit’hei Techouva, à son ס״ק י, résume la position de chacun sans trancher ; et à son ס״ק ט״ו, sur le seif 71, il pose une question qu’il laisse ouverte.

« אכן אין כן דעת הט״ז לקמן ס״ק ס״ג ומחלק דדוקא במעשה ידיה לקמן סעיף ע״א יחול הנדר אם יגרשנה » (פת״ש יו״ד רל״ד ס״ק י)
« לכאורה נראה דאם הוא כהן אין צריך להפר דהא בלא״ה אינו יכול להחזירה » (פת״ש יו״ד רל״ד ס״ק ט״ו)
נפקא מינה. Si le motif de l’annulation est la seule éventualité d’un divorce, il tombe quand cette éventualité est exclue — et le Pit’hei Techouva en tire la question du כהן, qu’il conclut par וצ״ע. Elle est rapportée ici parce qu’elle est posée, et elle n’est pas tranchée.

Pour aller plus loin

Le siman 234 se lit à quatre niveaux, et chacun répond à une question différente :
Les sources de ce niveau sont consultables sur Sefaria :
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DAAT · הרב יוסף חיים סממה
תלמיד חכם · מעביר שיעורים בהלכה ובחסידות
סימן רל״ד · Niveau 2 — Lamdan · מתי האב והבעל מפירין ומתי מפירין שניהם יחד
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