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סימן קל״זSiman 137

Yoreh De'ah · Issour ve-Heter

Siman 137 — Le vin cachère versé dans un récipient non kachérisé

Six seifim, et une seule opération : mesurer. Le siman 136 apprenait à éviter qu’un récipient soit compromis ; celui-ci suppose l’échec, et demande combien le bois a retenu, ce qu’il faut en face, et à partir de quand il cesse de rendre. Une pelure de récipient, six volumes d’eau, soixante de vin, vingt-quatre heures, douze mois — et, au dernier seif, ce qui ne se mesure pas : la parole d’un non-Juif (Choulhan Aroukh, Yoreh De'ah 137 — 6 seifim)

אסור בשתייה ומותר בהנאה

Interdit à la boisson, et permis au profit. Quatre mots qui changent la nature de la question : le lot n’est pas perdu, il n’est plus buvable.

Choulhan Aroukh, Yoreh De'ah 137:1

Les 4 niveaux d’étude

NIVEAU 01

רמת המתחיל

Base — Débutant & Intermédiaire

Texte hébreu des 6 seifim avec traduction française fluide. Le statut du vin, les trois seuils de temps, la pelure du récipient, le pressoir et le trou du robinet, les autres boissons et le salage, et la parole du non-Juif — expliqués pas à pas, avec le Chakh, le Taz, le Baer Hetev et le Pit’hei Techouva.

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NIVEAU 02

רמת הלמדן

Lamdan — Talmid Hakham

Pilpoul approfondi : la nature de la פליטה — du vin, ou un goût ; במשהו ou בס׳ selon le Mehaber et le Raa ; la mesure de la bliaa entre le Rachba et Rabbenou Tam, résolue par le כבוש ; le récipient qu’on n’a pas rincé (Chakh contre Taz) ; le trou du robinet et le מבטל איסור לכתחלה ; et l’objection du Nekoudot haKessef au Taz.

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NIVEAU 03

חזרה וסיכום

Synthèse — Révision

Deux tableaux-maîtres (les six seifim, les trois seuils de temps), les ma’hlokot du Chakh et du Taz mises en regard, les six règles d’or, la mnémonique « קליפה », les cinq pièges classiques et la carte-éclair finale.

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NIVEAU 04

הלכה למעשה

Halakha lema'asse — Psak

La halakha pratique selon le ש״ך, le ט״ז, le באר היטב et le פתחי תשובה, puis les cas contemporains — jusqu’aux cuves métalliques et aux alcools distillés. Note : l’Admour HaZaken n’a pas écrit de Choulhan Aroukh sur Yoreh De'ah — niveau de psak, non “Daat HaRav”.

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Questions fréquentes — Siman 137

Le vin versé dans un récipient non kachérisé est-il perdu ?

Non. Le Mehaber donne un statut précis : « כל הכלים האסורים מחמת יין של עובד כוכבים שהכניס בהם ישראל יין קודם שהכשירן אסור בשתייה ומותר בהנאה אפילו הוא יבש כל זמן שלא עבר עליו י״ב חדש » (שו״ע יו״ד קל״ז:א). Il ne peut plus être bu, mais il peut être vendu et sa valeur n’est pas perdue. Le Chakh explique la combinaison : « שאני הכא דקודם שנבלע בכלי היה אסור בהנאה נמצא כשמתערב ביין שבקנקנים איסור הנאה מתערב אלא שלפי שלא נתערב בעין רק מפליטת הכלי אינו אוסר רק בשתייה » ((ש״ך יו״ד קל״ז ס״ק ג)). Pour l’application à ta situation, consulte ton Rav.

Combien de temps faut-il pour que le vin soit atteint ?

Trois seuils, et ils correspondent à trois états du récipient. Récipient de conservation : immédiatement — « דגזרו עליו אפילו לפי שעה » ((ט״ז יו״ד קל״ז ס״ק ב)). Récipient ordinaire et sec : vingt-quatre heures, et le motif est physique — « משום דצונן בצונן פולט ובולע במעת לעת. הרא״ש » ((ש״ך יו״ד קל״ז ס״ק ה)). Au-delà de douze mois, le récipient ne rend plus rien. Pour l’application à ta situation, consulte ton Rav.

Contre quoi mesure-t-on les six volumes d’eau ?

Contre la « pelure » du récipient, non contre le récipient entier : « ואם היה ביין מעורב קיתון של מים אם יש במים ששה פעמים כנגד קליפת הקנקן מותר אפילו בשתייה » (שו״ע יו״ד קל״ז:א). Le Chakh en donne la mesure concrète : « שאין היין נבלע אלא כדי קליפה שמקלפים העץ ברהיטני (כדלעיל סי׳ קל״ה סי״ג) רשב״א ומביאו ב״י וריב״ש סי׳ קל״ג » ((ש״ך יו״ד קל״ז ס״ק ט)). Mais il ajoute une borne décisive : s’il est établi que le vin y est resté un jour plein, le récipient est comme mariné — « אבל בידוע שעמד בו מעל״ע הרי נעשה כבוש וכבר נתבאר בסימן ס״ט ס״ק ס׳ ובסימן צ״ח ס״ק י״ג דכבישה אוסר כל הכלי » ((ש״ך יו״ד קל״ז ס״ק ט)). Pour l’application à ta situation, consulte ton Rav.

Peut-on encore se servir du récipient pour autre chose ?

Oui, et c’est la seule indulgence du siman : « כלים האסורים מחמת יין של עובד כוכבים מותר ליתן לתוכם בין מים בין שכר בין שאר משקים ובלבד שידיח בתחלה לחלוחי היין שעל פני הכלים וכן מותר למלוח בהם » (שו״ע יו״ד קל״ז:ד). Le motif, chez le Tour, est que le vin gâte ces substances. Deux bornes : le Chakh interdit d’en faire un usage régulier — « ולא גזרי׳ משקין אטו יין משום דאקראי בעלמא הוא ש״ס ולפ״ז אסור ליתן בהם משקין דרך קבע » ((ש״ך יו״ד קל״ז ס״ק ט״ז)) — tandis que le Taz écarte la borne du temps : « נ״ל פשוט אפילו אם המשקין נשתהים שם מעל״ע מותר דהא הטור כתב הטעם כיון שהיין פוגם אותם ואע״ג דבשאר דוכתי קיימא לן נותן טעם לפגם אסור לכתחלה שאני הכא דנבלע בצונן » ((ט״ז יו״ד קל״ז ס״ק ז)). Pour l’application à ta situation, consulte ton Rav.

Une attestation du fournisseur suffit-elle à établir la kachérisation ?

Non, et le siman se termine là-dessus : « אין עובד כוכבים מסיח לפי תומו נאמן בהכשר כלים האסורים » (שו״ע יו״ד קל״ז:ו). Le Chakh explique pourquoi cela ne contredit pas les cas où l’on croit un non-Juif parlant innocemment : « י״ל דהתם מיירי בדבר דלא אתחזק איסורא משא״כ הכא דודאי נשתמש בכלים אלו יין של איסור » ((ש״ך יו״ד קל״ז ס״ק י״ט)). Toutes les mesures du siman supposent une information fiable ; le dernier seif dit d’où elle ne peut pas venir. Pour l’application à ta situation, consulte ton Rav.