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סימן קל״חSiman 138

Yoreh De'ah · Issour ve-Heter

Siman 138 — La kachérisation des ustensiles du vin

Le pressoir a servi, la cuve a bu, l’entonnoir a coulé : que faut-il leur faire pour qu’ils resservent ? La pierre, le bois et la terre cuite, la poix qu’on pèle et le foulage qui la fend, les sept degrés — הדחה, ניגוב, קליפה, מילוי ועירוי, הגעלה, יישון י״ב חדש, הסקה בכבשן —, l’entonnoir, le vase de mesure et le puisoir, les paniers, la chausse, les nœuds à défaire, l’eau et la cendre, et les pépins qu’on n’oblige pas à ramasser (Choulhan Aroukh, Yoreh De'ah 138 — 11 seifim)

« הגת וכליו הצריכי׳ ניגוב ניתרי׳ בהגעלה ע״י עירוי שמערה מכלי ראשון עליהם ולא תהא הגעלה זו פחותה מניגוב » (שו״ע יו״ד קל״ח:ג)

Et cet ébouillantage ne sera pas moins efficace que l’essuyage. Une cuve ne se plonge nulle part : le Mehaber permet donc de verser l’eau bouillante sur la paroi, et il ajoute que cela vaut au moins le récurage à la cendre.

Choulhan Aroukh, Yoreh De'ah 138:3

Les 4 niveaux d’étude

NIVEAU 01

רמת המתחיל

Base — Débutant & Intermédiaire

Texte hébreu des 11 seifim avec traduction française fluide. Le pressoir de pierre, de bois et de terre cuite, la poix, le foulage, l’entonnoir et le vase de mesure, les paniers, la chausse, les nœuds et la recette exacte de l’essuyage — expliqués pas à pas avec des exemples concrets.

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NIVEAU 02

רמת הלמדן

Lamdan — Talmid Hakham

Pilpoul approfondi : le statut intermédiaire du pressoir entre le récipient de conservation et l’ustensile ordinaire, la poix comme barrière ou comme réservoir, le ט״ס que le Beit Yossef voit dans le Tour et que le Taz refuse, l’ébouillantage contre le déversement, le hidouch du Raavad sur le premier usage, et le Chakh qui discute le Mehaber sur les nœuds.

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NIVEAU 03

חזרה וסיכום

Synthèse — Révision

Deux tableaux-maîtres (la grille du seif 1, les neuf ustensiles des seifim 2 à 8), l’échelle des sept hekhcherim, la recette du ניגוב, les six règles d’or, la mnémonique et les cinq pièges classiques, avec le récapitulatif des 11 seifim ligne par ligne.

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NIVEAU 04

הלכה למעשה

Halakha lema’assé — Psak

La halakha pratique selon le ש״ך, le ט״ז et le באר היטב, puis les cas contemporains : la cuve, la barrique, le tuyau, le filtre, la nappe. Note : le Pit’hei Techouva ne commente pas ce siman, et l’Admour HaZaken n’a pas écrit de Choulhan Aroukh sur Yoreh De'ah — niveau de psak, non “Daat HaRav”.

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Questions fréquentes — Siman 138

Pourquoi un pressoir est-il traité plus sévèrement qu’un ustensile ordinaire ?

Parce qu’il occupe une place intermédiaire. Le Taz l’établit dès sa première ligne : « אע״ג דאין מכניסין לקיום בגת מ״מ הואיל ומשהין בו יין כל ימי הגיתות ותדיר בו יין דומה לכלי שמכניסין בו לקיום בזה דאסור אפילו לפי שעה אבל מ״מ לא לגמרי כמכניסו לקיום להצריכו עירוי ג׳ ימים » (ט״ז יו״ד קל״ח ס״ק א). Le vin n’y est pas conservé, mais il y séjourne toute la saison de la vendange — d’où une sévérité plus grande que celle d’un ustensile ordinaire, et moindre que celle d’une jarre. Pour l’application à ta situation, consulte ton Rav.

Que faut-il faire, concrètement, quand le siman dit ניגוב ?

Alterner la cendre et l’eau, selon que l’ustensile est humide ou sec. Le Mehaber donne les deux ordres : « כל מקום שאמרנו צריך ניגוב אם הם לחים מקנחן באפר ואח״כ מדיחן במים ואח״כ מקנחן באפר פעם שנית ואח״כ מדיחן במים » (שו״ע יו״ד קל״ח:י), et pour un ustensile sec « ואם הם יבשים מקדים מים ואח״כ אפר ואח״כ מים ואח״כ אפר ואח״כ מים » (שו״ע יו״ד קל״ח:י). Quatre passages dans le premier cas, cinq dans le second : sur une paroi sèche il faut mouiller d’abord, sinon la cendre n’accroche pas. Pour l’application à ta situation, consulte ton Rav.

Comment kachériser une cuve qu’on ne peut plonger nulle part ?

Le seif 3 est fait pour cela : « הגת וכליו הצריכי׳ ניגוב ניתרי׳ בהגעלה ע״י עירוי שמערה מכלי ראשון עליהם ולא תהא הגעלה זו פחותה מניגוב » (שו״ע יו״ד קל״ח:ג). On verse l’eau bouillante depuis un récipient primaire sur la paroi, et le Mehaber ajoute la raison sous forme de règle — cet ébouillantage ne sera pas moins efficace que l’essuyage. Le Taz en donne le motif : ce que le pressoir a absorbé, il l’a absorbé à froid. Pour l’application à ta situation, consulte ton Rav.

Les tuyaux et les siphons sont-ils visés par ce siman ?

Le Mehaber ne les nomme pas ; le Taz les ajoute, et c’est le seul endroit du siman où un commentateur écrit qu’il faut protester : « נראה לי שבכלל זה גם המינקת שקורין היב״ר של עובד כוכבים שצריך הכשר גדול וק״ו הוא מכלי המדה כיון שהיין מתאסף בעקמומיתו לא תועיל לו הדחה ויש למחות ביד המקילים » (ט״ז יו״ד קל״ח ס״ק י״א). Sa raison est mécanique — le vin s’amasse dans la courbure et ne sort pas au rinçage —, et le Baer Hetev la reprend. Pour l’application à ta situation, consulte ton Rav.

Et si l’on a pressé sans avoir kachérisé le pressoir ?

Le Chakh est le seul à traiter la question, et sa réponse change la portée du siman : « ודע שכל הכשר שבסעיף זה היינו לכתחלה אבל אם עבר ודרך בגת או בכלי הגת שלא הוכשר מותר בדיעבד דיש ס׳ וכדלעיל סימן קל״ז סעיף ב׳ » (ש״ך יו״ד קל״ח ס״ק ד). Il ajoute lui-même la borne : « ואולי מיירי בגת רחבה מאד ואינה גבוה בענין שאין ס׳ במה שבתוכה נגד קליפתה » (ש״ך יו״ד קל״ח ס״ק ד). Cela ne dispense évidemment pas de préparer avant. Pour l’application à ta situation, consulte ton Rav.