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סימן קל״טSiman 139

Yoreh De'ah · Issour ve-Heter

Siman 139 — Les idoles, leur annulation, leurs accessoires et leurs ustensiles

Le premier siman des lois de l’idolâtrie. Quatre objets — l’idole, ses accessoires, ses ornements, son offrande —, deux propriétaires — le non-Juif et le Juif —, et une seule question, posée quatre fois : à partir de quand est-ce interdit, et cela peut-il encore être annulé ? Puis les cas : le bâton brisé et le bâton jeté, la sauterelle, ce qu’on trouve en deçà de la tenture, Péor et Markoulis, les cierges, la cire, l’encensoir, les vêtements des prêtres, la lampe de mitsva, et les livres qu’on n’écrit pas, ne vend pas, ne relie pas (Choulhan Aroukh, Yoreh De'ah 139 — 15 seifim)

« אליל של ישראל אין לה ביטול אבל של עובד כוכבים ותשמישיה ונויה יש להם ביטול ותקרובתה אין לה ביטול » (שו״ע יו״ד קל״ט:ב)

L’idole d’un Juif n’a pas d’annulation ; celle d’un non-Juif, ses accessoires et ses ornements en ont une ; son offrande n’en a pas. Tout le siman tient dans cette ligne : ce qui peut être annulé, et ce qui ne le sera jamais.

Choulhan Aroukh, Yoreh De'ah 139:2

Les 4 niveaux d’étude

NIVEAU 01

רמת המתחיל

Base — Débutant & Intermédiaire

Texte hébreu des 15 seifim avec traduction française fluide. L’idole, ses accessoires, ses ornements et son offrande ; le non-Juif et le Juif ; l’annulation ; le bâton, la sauterelle, la tenture, les cierges, l’encensoir, les vêtements des prêtres et les livres — expliqués pas à pas avec des exemples concrets.

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NIVEAU 02

רמת הלמדן

Lamdan — Talmid Hakham

Pilpoul approfondi : Rabbi Yichmael et Rabbi Akiva sur l’idole du non-Juif et celle du Juif, l’apostat selon le Taz et l’objection des Nekoudot HaKessef, les deux voies du חיוב et la seule voie de l’איסור d’après le Ran, le bâton brisé où le Chakh lit le Tour autrement que le Beit Yossef, la sauterelle et le Rambam que le Chakh range avec Rabbi Yehouda, et les cierges entre le seif 9 et le seif 12.

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NIVEAU 03

חזרה וסיכום

Synthèse — Révision

Le tableau-maître des quatre objets et des deux propriétaires, la grille de l’annulation, les quatre cas du bâton, les objets de culte un par un, les six règles d’or, la mnémonique et les cinq pièges classiques, avec le récapitulatif des 15 seifim ligne par ligne.

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NIVEAU 04

הלכה למעשה

Halakha lema’assé — Psak

La halakha pratique selon le ש״ך, le ט״ז, le באר היטב et les נקודות הכסף, puis les cas contemporains : l’objet liturgique chez l’antiquaire, le cierge, le vêtement, le livre, l’artisan et le prêteur. Note : le Pit’hei Techouva ne commente pas ce siman, et l’Admour HaZaken n’a pas écrit de Choulhan Aroukh sur Yoreh De'ah — niveau de psak, non “Daat HaRav”.

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Questions fréquentes — Siman 139

Pourquoi l’idole d’un non-Juif est-elle interdite dès qu’elle est faite, et celle d’un Juif seulement une fois servie ?

Parce que deux versets distincts le disent, et le Taz refuse qu’on en cherche la raison : « דכתיב פסילי אלהיהם תשרפון באש משפסלו נעשה להם אלוה אבל בשל ישראל כתיב ושם בסתר אינו חייב עד שישים דברים שבסתר » (ט״ז יו״ד קל״ט ס״ק א). Il en tire une conséquence pour l’apostat : « ודבר פשוט נ״ל דאפי׳ ישראל מומר לעבודת כוכבי׳ נקרא ישראל ודינו עד שיעבוד דאע״פ שחטא ישראל הוא » (ט״ז יו״ד קל״ט ס״ק א). Les Nekoudot HaKessef objectent depuis le Rambam. Pour l’application à ta situation, consulte ton Rav.

Qu’est-ce qui distingue un ornement (נוי) d’une offrande (תקרובת), et pourquoi cela compte-t-il ?

L’ornement embellit l’idole, l’offrande lui est présentée comme au Temple : « נוי כגון שמדליק לפניה נרות או שטח לפניה בגדי׳ וכלים נאים לנוי ותקרובת כל שכיוצא בו קרב על גבי מזבח כמו כל מיני מאכל » (שו״ע יו״ד קל״ט:ג). La différence est décisive au seif 2 : l’ornement d’une idole de non-Juif peut être annulé, l’offrande jamais — « ותקרובתה אין לה ביטול » (שו״ע יו״ד קל״ט:ב). Pour l’application à ta situation, consulte ton Rav.

Que veut dire « חייב ולא נאסר », qui revient trois fois au seif 3 ?

Que celui qui a fait l’acte est passible, mais que l’objet reste permis. Le Taz rapporte la clé du Ran : « לענין חיובא חדא מתרתי מחייב או כעין פנים ונפקא לן מזובח לאלהים יחרם או כדרך עבודתה ונפקא לן מאיכה יעבדו אבל לגבי איסור תקרובת לעולם אינו חייב אלא כעין פנים דנפקא מאשר חלב זבחימו » (ט״ז יו״ד קל״ט ס״ק ז). Deux voies rendent passible ; une seule interdit l’objet. Pour l’application à ta situation, consulte ton Rav.

Des cierges vendus par le prêtre d’une idole à un Juif sont-ils permis ?

Le Mehaber le permet, à une condition qu’il formule lui-même : « נרות של שעוה שמדליקין לפניה נויה הם ואסורים ואם משכנם או מכרן לישראל מותרים דכיון שכיבן לצורך עצמו זהו ביטולן » (שו״ע יו״ד קל״ט:ט). Le Chakh relève que le seif 12 tranche le cas général autrement, et le laisse en צ״ע ; le Ba’h, rapporté par le Chakh, ajoute que d’après le Rambam tout ce qui vient de l’intérieur du lieu de culte est suspect d’offrande — « וכל בעל נפש יש לו להחמיר » (ש״ך יו״ד קל״ט ס״ק ג). Pour l’application à ta situation, consulte ton Rav.

Peut-on vendre ou relier des livres de culte idolâtre, ou écrire sur leurs pages effacées ?

Le siman distingue trois gestes. Écrire : seulement après effacement complet, et selon certains jamais des prières — « דאין קטיגור נעשה סניגור » (שו״ע יו״ד קל״ט:יד). Vendre : le Mehaber rapporte l’avis permissif, le Rama les avis qui interdisent, et conclut « והמחמיר תבא עליו ברכה » (שו״ע יו״ד קל״ט:טו). Relier : « ואין לקשור ספרי עובדי כוכבים חוץ מספרי הדיינים והסופרים ואם חשש משום איבה כל מה שיכול להשמט ישמט » (שו״ע יו״ד קל״ט:טו). Pour l’application à ta situation, consulte ton Rav.