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סימן קס״גSiman 163

Yoreh De'ah · Issour ve-Heter

Siman 163 — Convertir une dette en blé au cours du jour

Trois seifim — le Choulhan Aroukh l’annonce lui-même : ובו ג׳ סעיפים. Au siman précédent on prêtait du blé ; ici l’on doit de l’argent, et l’on convertit cette dette en blé au prix du jour. Le mécanisme est le même et la réponse s’inverse : il faut la denrée pour le montant entier, et aucun cours de marché n’en tient lieu. La raison est qu’une somme a été prêtée d’abord. (Choulhan Aroukh, Yoreh De'ah 163 — 3 seifim)

אם יש לו חטים כשיעור מעותיו מותר

S’il a du blé à la mesure de son argent, c’est permis. Sept mots, et toute la différence avec le siman précédent : là-bas une seule mesure suffisait pour cent ; ici il faut la mesure entière, parce que l’argent est passé le premier.

Choulhan Aroukh, Yoreh De'ah 163:1

Les 4 niveaux d’étude

NIVEAU 01

רמת המתחיל

Base — Débutant & Intermédiaire

Texte hébreu des trois seifim avec traduction française fluide. Le mécanisme de la conversion, la raison de la mesure entière, la sougya des deux beraïtot de Bava Metzia, le vocabulaire, puis le Chakh (11 ס״ק), le Taz (7), le Baer Hetev (6), le Pit’hei Techouva (2), les Nekoudot HaKessef (1), le Tour, le Beit Yossef et le Rambam en entier.

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NIVEAU 02

רמת הלמדן

Lamdan — Talmid Hakham

Pilpoul approfondi : la ḥakira sur la nature de l’opération — prêt de blé ou vente de blé ; pourquoi la mesure entière alors qu’une goutte suffisait ; la raison de Rachi et ce qu’elle implique ; la ma’hloket du Taz contre le Chakh et le Beit Yossef sur l’argent, et la réserve que le Taz s’impose ; les trois enseignements de Rava et le seuil du Ran ; la nature de la ha’aramat ribbit et son degré chez le Rambam contre le Ramban et le Roch ; la ma’hloket du Taz contre les Nekoudot HaKessef sur le délai.

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NIVEAU 03

חזרה וסיכום

Synthèse — Révision

L’axiome de l’ordre des choses, les trois questions-réflexes, le tableau-maître des trois seifim, le tableau comparatif 162/163, ce qui compte comme יש לו, la frontière du Chakh entre l’argent donné et l’argent prêté, la figure de la ha’aramat ribbit et sa sortie, les trois positions sur le degré, le vocabulaire, les règles d’or, la mnémonique et les pièges.

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NIVEAU 04

הלכה למעשה

Halakha lema'asse — Psak

La halakha pratique selon le ש״ך, le ט״ז, le באר היטב, le פתחי תשובה et les נקודות הכסף, puis les cas contemporains. Note : l’Admour HaZaken n’a pas écrit de Choulhan Aroukh sur Yoreh De’ah — niveau de psak, non “Daat HaRav”.

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Questions fréquentes — Siman 163

Peut-on payer une dette d’argent en marchandise, au cours du jour ?

Le seif y répond par une condition unique : le débiteur doit avoir la marchandise, pour le montant entier. « אם יש לו חטים כשיעור מעותיו מותר אפי׳ לא יצא השער ואם לאו אסור אפי׳ יצא השער » (שו״ע יו״ד קס״ג:א) Pour l’application à ta situation, consulte ton Rav.

Pourquoi faut-il ici la mesure entière, alors qu’une seule se’ah suffisait au siman 162 ?

Parce qu’il ne s’agit plus d’un prêt mais d’une vente : un prêt s’enroule sur lui-même, une vente ne porte que sur ce qui existe. Le Chakh le dit en une phrase : « ול״ד לדלעיל סי׳ קס״ב ס״ב דביש לו מעט מאותו המין לוה עליו כמה סאין דהתם כיון שלוה סאה אנו רואין כאילו לוה סאה כנגד סאה שיש לו וכן לעולם אבל במכירה אין המכירה חלה אלא על מה שיש לו » (ש״ך יו״ד קס״ג ס״ק ב) Et le Taz décrit le mécanisme du siman précédent pour montrer qu’il ne peut pas jouer ici : « ולא דמי להלוואת סאה בסאה דסימן קס״ב סעיף ב׳ דסגי אפי׳ במעט דהתם אנו חושבין אותה טיפה כאילו היא נחלטת למלוה נגד טיפה שמלוה לו » (ט״ז יו״ד קס״ג ס״ק ב) Pour l’application à ta situation, consulte ton Rav.

Pourquoi est-ce permis même quand la marchandise n’a pas de cours au marché ?

Parce que la marchandise est acquise au créancier dès maintenant : si le débiteur se rétractait, il tomberait sous מי שפרע. C’est la raison de Rachi, que le Chakh rapporte : « משום דזכי ביה מהשתא ואע״ג דלא משיך כי מייקרי ברשותיה מייקרי ולא ה״ל רבית הואיל ואם בא לחזור קאי עלייהו במי שפרע » (ש״ך יו״ד קס״ג ס״ק ג) Pour l’application à ta situation, consulte ton Rav.

Et si le débiteur n’a pas la marchandise mais a l’argent pour l’acheter ?

C’est la question la plus disputée du siman. Le Chakh, avec le Beit Yossef, le Darkhei Moché et le Ba’h, l’interdit : « דוקא אם יש לו חטים אבל אם יש לו מעות כשיעור שיכול לקנות בהן חטים אסור » (ש״ך יו״ד קס״ג ס״ק א) Le Taz démontre longuement le contraire, puis refuse lui-même d’en tirer un allègement : « והנראה לע״ד כתבתי להלכה ולא למעשה להקל כיון שהוא מחמיר » (ט״ז יו״ד קס״ג ס״ק ד) Pour l’application à ta situation, consulte ton Rav.

Qu’est-ce que la הערמת רבית du seif 3 ?

Un montage dont chaque pas est licite et dont l’ensemble revient à rendre cent contre quatre-vingt-dix. Le seif en donne l’enchaînement, puis la sortie : « אמר לו הלויני מנה א״ל מנה אין לי חטים במנה יש לי ונתן לו חטים במנה כמו שהוא השער וחזר ולקחם ממנו בצ » (שו״ע יו״ד קס״ג:ג) « אם פרע לו לבסוף המנה בפירות מותר אבל אסור לפרוע במעות מפני הערמת רבית מאחר שא״ל תחלה הלויני מנה » (שו״ע יו״ד קס״ג:ג) Et le Chakh précise ce qui décide de tout — les premiers mots prononcés : « אבל אם אמר ליה הלויני חטים מותר » (ש״ך יו״ד קס״ג ס״ק ט) Pour l’application à ta situation, consulte ton Rav.

Si le montage a été fait, le tribunal fait-il rendre la différence ?

Le Mehaber, suivant le Rambam, dit que non : le créancier extrait les cent. « ואם עבר ועשה הרי הוא מוציא ממנו ק׳ בדין שאפי׳ אבק רבית אין כאן » (שו״ע יו״ד קס״ג:ג) La glose rapporte l’avis contraire, au nom du Ramban et du Roch : « וי״א דהוי אבק רבית » (רמ״א יו״ד קס״ג:ג) Et le Beit Yossef, en dernière ligne de son commentaire, tranche : « וכיון שהרשב״א מסכים לדעת הרמב״ם הכי נקטינן » (בית יוסף יו״ד קס״ג) Pour l’application à ta situation, consulte ton Rav.