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סימן קע״טSiman 179

Yoreh De'ah · Issour ve-Heter

Siman 179 — Sorcellerie, augures et divination

Dix-neuf seifim. Le titre nomme trois interdits, mais l’essentiel de ce que le siman apprend est ailleurs : dans la ligne, souvent très fine, qui sépare ce qui tombe sous ces interdits de ce qui n’y tombe pas. Un signe n’est pas un augure ; une incantation sur un homme en danger n’est pas un חובר חבר ; un verset lu pour se protéger n’est pas un verset lu pour guérir. Le siman pose cette ligne dix-neuf fois, et ses cinquante-trois entrées d’appareil ne discutent presque rien d’autre. (Choulhan Aroukh, Yoreh De’ah 179 — 19 seifim)

אין שואלין בחוזים בכוכבים ולא בגורלות

On n’interroge ni ceux qui scrutent les astres, ni les sorts. Huit mots, et tout le siman est posé : ce n’est pas la puissance de la chose qui est jugée, c’est la conduite de l’homme qui s’y adresse.

Choulhan Aroukh, Yoreh De'ah 179:1

Les 4 niveaux d’étude

NIVEAU 01

רמת המתחיל

Base — Débutant & Intermédiaire

Texte hébreu des dix-neuf seifim avec traduction française fluide : les astrologues et les sorts, תמים תהיה, les jours et le cours de la lune, la liste du ניחוש et la permission du סימן, le חובר חבר, l’incantation sur la morsure et sur le serpent qui poursuit, le verset chuchoté sur la plaie, l’enfant frappé, le bien-portant, la ceinture mesurée, les amulettes, le דורש אל המתים, l’adjuration du malade, l’אוחז את העינים et le ספר יצירה, le מעשה שדים, la table de la circoncision, l’encens et l’אמגושי — avec les cinquante-trois entrées du Chakh, du Taz, du Baer Hetev et du Pit’hei Techouva, le Tour et le Rambam.

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NIVEAU 02

רמת הלמדן

Lamdan — Talmid Hakham

Pilpoul approfondi : la ligne du Chakh entre la parole et l’acte ; les quatre positions sur le malade et la lecture du Michkenot Yaakov ; le motif énoncé, le Taz et la question du for intérieur ; le signe pour l’avenir et la contradiction apparente du Rambam ; la langue du verset chuchoté et la réfutation du Bach ; l’ordre du crachat et de la lecture ; la guérison par les paroles de Torah et la responsa du Rachba sur les amulettes ; l’אוחז את העינים entre מעונן et מכשף, avec la solution du Beit Yossef et celle du Taz ; le Séfer Yetsira ; le מקטר לשד entre עבודת כוכבים et בעל אוב ; et l’étude auprès de l’אמגושי.

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NIVEAU 03

חזרה וסיכום

Synthèse — Révision

Un tableau-maître des dix-neuf seifim clause par clause, l’axiome des deux registres, les trois questions-réflexes, la question du malade en cinq avis, augure contre signe, le motif énoncé, les deux brèches du danger, les versets entre guérir et protéger, les morts, l’illusion et le Séfer Yetsira, la table et l’encens, le vocabulaire, les règles d’or, la mnémonique et les pièges classiques.

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NIVEAU 04

הלכה למעשה

Halakha lema'asse — Psak

La halakha pratique selon le ש״ך, le ט״ז, le באר היטב et le פתחי תשובה, puis les cas contemporains. Note : les נקודות הכסף ne commentent pas ce siman, et l’Admour HaZaken n’a pas écrit de Choulhan Aroukh sur Yoreh De’ah — niveau de psak, non « Daat HaRav ».

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Questions fréquentes — Siman 179

Peut-on consulter un astrologue ou un devin ?

Le seif l’écarte, et la glose y ajoute les devins, les diseurs d’augures et les sorciers :

« אין שואלין בחוזים בכוכבים ולא בגורלות » (שו״ע יו״ד קע״ט:א)
« משום שנאמר תמים תהיה עם ה׳ אלהיך » (רמ״א יו״ד קע״ט:א)
« וכ״ש דאסור לשאול בקוסמים ומנחשים ובמכשפים » (רמ״א יו״ד קע״ט:א)
« הוא משום תמים תהיה אסור לשאול בהן אבל העושה מעשה בקסמים וניחוש וכישוף איסור דאורייתא הוא » (ש״ך יו״ד קע״ט ס״ק א)
La source de l’interdit de consulter est une exigence — תמים תהיה — et non un interdit d’acte ; c’est ce que le Chakh souligne au premier ס״ק, en même temps qu’il rappelle que l’acte lui-même, par divination, par augure ou par sorcellerie, est un interdit de la Torah. Pour l’application à ta situation, consulte ton Rav.

Et pour un malade ?

C’est la question la plus discutée du siman, et le Chakh rapporte quatre positions sans trancher explicitement :

« ומבואר מדבריו שם דמותר לחולה לדרוש במכשפים וקוסמים כיון דאין איסור אלא משום תמים תהיה » (ש״ך יו״ד קע״ט ס״ק א)
« והעלה דאסור לחולה לשאול בקוסמי׳ ומכשפים היכא דליכא סכנת נפשות אפילו יש סכנת אבר ואם בא לו החולי ע״י כישוף או מקרה ורוח רעה מותר » (ש״ך יו״ד קע״ט ס״ק א)
« וכ״כ ב״י בשם הזוהר דאיסו׳ גדול הוא לדרוש במכשפים אפי׳ לחולה » (ש״ך יו״ד קע״ט ס״ק א)
« א״כ אין כאן רק איסור אמירה ואיסור דתמים תהיה כמו לשאול בכלדיים אולי בחולה שרי בפרט לחולה שיש בו סכנה ומ״מ שומר נפשו ירחק מהם » (פתחי תשובה יו״ד קע״ט ס״ק ב)
Le Maharchal, seul, énonce des cas : il interdit hors danger de mort, même en cas de danger pour un membre, et permet lorsque le mal est venu par sorcellerie, par accident ou par un esprit mauvais. Le Pit’hei Techouva défend la pratique indulgente et termine néanmoins par une clause de prudence. Pour l’application à ta situation, consulte ton Rav.

Un signe est-il permis ?

Le seif ד le permet, et le Chakh explique ce que cela recouvre :

« בית תינוק ואשה אף על פי שאין ניחוש יש סימן » (שו״ע יו״ד קע״ט:ד)
« פרש״י בנה בית או נולד לו בן או נשא אשה אע״פ שאין ניחוש שאסור לנחש ולסמוך על הניחוש יש סי׳ סימנים בעלמא הוי » (ש״ך יו״ד קע״ט ס״ק ד)
« משמע דעת הרב והפוסקים דאפי׳ לעשות מעשה ולסמוך עליו לעתיד על הפסוק מותר דחשיב קצת נבואה » (ש״ך יו״ד קע״ט ס״ק ה)
« וההולך בתום ובוטח בה׳ חסד יסובבנו » (רמ״א יו״ד קע״ט:ד)
Le signe est un repère, non une règle : il n’oblige à rien, et le seif ג demeure entier pour tout ce qui commande une conduite. La glose ne conclut d’ailleurs pas par un critère mais par une ligne de conduite. Pour l’application à ta situation, consulte ton Rav.

Peut-on lire un verset ou porter une amulette pour un malade ?

Les seifim ט à י״ב répondent par une seule règle, que le Taz formule :

« דאז צריך לרפוא׳ ודברי תורה לא ניתן לרפואת הגוף אלא לרפואת הנפש » (ט״ז יו״ד קע״ט ס״ק ח)
« הבריא מותר לקרות פסוקים להגן עליו מהמזיקין » (שו״ע יו״ד קע״ט:י)
« וכ״ש שהוא מותר לישא קמיעים שיש בהם פסוקים ודוקא להגן שלא יחלה אבל לא להתרפאות בהם מי שיש לו מכה או חולי » (בית יוסף יו״ד קע״ט)
« ודבר פשוט שאם יש סכנת נפשות בתינוק שנפגע שמותר אפילו להתרפאות בד״ת כמו שמוזכר בסעיף ח » (ט״ז יו״ד קע״ט ס״ק ח)
Les paroles de Torah protègent et ne guérissent pas le corps ; le danger de mort renverse cela entièrement. Et il faut distinguer trois choses que la réponse du Rachba sépare nettement : se soigner par une amulette qui porte des Noms, porter une amulette de versets pour se protéger, et écrire des versets dans une amulette. Pour l’application à ta situation, consulte ton Rav.

Un spectacle d’illusion est-il concerné ?

Le seif ט״ו interdit l’אוחז את העינים, et le Chakh en donne l’étendue réelle :

« אוחז את העינים אסור » (שו״ע יו״ד קע״ט:ט״ו)
« עב״ח שכתב בשם הרמב״ם דגם אחיזת עינים שאינו ע״י כשוף רק ע״י מראה ותחבולות ועל ידי קלות התנועה ביד אסור » (ש״ך יו״ד קע״ט ס״ק י״ז)
« הב״ח כתב בשם הרמב״ם דגם אחיזת עינים שאינו ע״י כישוף רק ע״י מראה ותחבולות ע״י קלות התנועה ביד אסור » (באר היטב יו״ד קע״ט ס״ק י)
« וע׳ בספר חכמת אדם כלל ע״ה שהתרעם על הבדחנים שעושים אחיזת עינים על החתונות » (פתחי תשובה יו״ד קע״ט ס״ק ז)
L’interdit ne suppose aucune sorcellerie : un jeu d’apparence, des tours, la vivacité de la main y entrent. Le Pit’hei Techouva applique la règle aux animateurs de noces de son temps et en tire trois conséquences distinctes, jusqu’au fait de regarder. Pour l’application à ta situation, consulte ton Rav.