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DAAT · NIVEAU 1 — INITIATION

Siman 213 — Ce sur quoi un vœu ne prend pas (דבר שאין בו ממש)

Trois seifim : un vœu s’accroche à des choses, pas à des actes — et tout dépend du mot qu’on emploie
יורה דעה · סימן רי״ג
שאין הנדרים חלים על דבר שאין בו ממש
🌱 Niveau Initiation · מתחילים
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Première approche du Siman 213, trois seifim qui posent la borne du traité des vœux. Un serment peut porter sur n’importe quoi, y compris sur ce que je vais faire ou ne pas faire ; un vœu, non. Le vœu rend une chose interdite, et il lui faut donc une chose. Dire « qu’il me soit interdit de te parler » ne produit rien, parce que la parole n’est pas une chose. Mais dire « que ma bouche me soit interdite pour te parler » produit un vœu plein, de la Torah — car la bouche, elle, existe. Le siman ajoute deux choses : un vœu qui ne prend pas demande tout de même une dissolution rabbinique, et « j’étudierai ce chapitre » est un engagement que l’on tient. Ce sont des règles למעשה : tout cas réel se pose à un Rav.

Sujet : Ce sur quoi un vœu prend, et ce sur quoi il ne prend pas
Source : שולחן ערוך יורה דעה סימן רי״ג (ג׳ סעיפים)

Compilation : הרב יוסף חיים סממה
DAAT · daattorah.com

📑 Plan de l’étude

1. De quoi parle ce siman ? La chose, l’acte, et le membre
2. Les trois seifim, clause par clause
3. Les concepts-clés : דבר שאין בו ממש, קונם, בל יחל מדרבנן, נדר שוא, תנאי
4. D’où viennent ces seifim : la michna, la guemara Nedarim, le Rambam, le Tour, le Beit Yossef
5. L’appareil du siman : les dix-huit entrées, citées une à une
6. Le tableau des trois seifim
7. Cas pratiques
8. Questions de compréhension

1. De quoi parle ce siman ? (ג׳ סעיפים)

Il y a deux manières de se lier par la parole, et elles n’ont pas la même portée. Le serment (שבועה) lie l’homme : je m’interdis à moi-même de faire telle chose. Le vœu (נדר) interdit une chose : cet objet m’est désormais comme une offrande. De là une différence que la michna énonce : le serment prend sur ce qui n’a pas de substance, le vœu non.

Le siman en tire la conséquence, mot par mot. Dire קונם שאני מדבר עמך — « qonam, que je te parle » — ne fait pas de vœu : la parole n’a pas de substance. Mais dire קונם פי מדבר עמך — « qonam ma bouche de te parler » — fait un vœu de la Torah : la bouche est une chose. Un mot déplacé, et tout change. Le seif 2 ajoute un cas d’une autre espèce — « j’étudierai ce chapitre » —, et le seif 3 un cas de vœu conditionnel.

Le siman en trois points. Seif 1 : le vœu veut une chose ; nommer l’acte ne suffit pas, nommer le membre suffit — et même ce qui ne prend pas demande une dissolution rabbinique. Seif 2 : « j’étudierai ce chapitre » tient, comme un vœu de charité. Seif 3 : dans un vœu conditionnel, on craint l’oubli de la condition, jamais celui de l’interdit.

2. Les trois seifim, clause par clause

Voici les trois seifim, chacun d’abord en entier — tel que la source le donne, y compris les gloses entre parenthèses et la glose du Rama —, puis décomposé.

Seif 1 — le vœu veut une chose

Le seif pose la règle, en donne le cas d’école dans les deux formulations, puis ajoute la clause rabbinique — et la glose du Rama ouvre un cas intermédiaire.

נדרים אין חלין על דבר שאין בו ממש כיצד אמר קונם שאני מדבר עמך שאני עושה לך שאני מהלך לך שאני ישן עמך אינו נדר וכן אם אמר דיבורי ועשייתי והליכתי אסורים עליך ושינה אסורה עלי אינו נדר ומיהו מדרבנן צריך שאלה (פי׳ לשאול על נדרו ולמצוא פתח להתירו) לפיכך ראובן האוסר עליו שמיעת תפילת שמעון צריך שאלה מדרבנן אבל אם אמר קונם פי מדבר עמך קונם ידי עושות לך קונם רגלי מהלכות לך קונם עיני בשינה הוי נדר גמור מן התורה וכל שכן אם אמר יאסר עליך פי לדבורי וידי לעשייתי ורגלי להילוכי: הגה האומר דבור פי עליך או נטילת אבן עלי י״א דהוי נדר הואיל והזכיר הפה והאבן (תא״ו ני״ד וכן משמע בר״ן בשם התוס׳ שבב״י ס״ס רל״ט):
« נדרים אין חלין על דבר שאין בו ממש » (שו״ע יו״ד רי״ג:א)
Les vœux ne prennent pas sur une chose qui n’a pas de substance
C’est la règle-titre, et elle est une limite : le siman ne dit pas ce qu’un vœu fait, il dit ce qu’il ne peut pas faire. Le mot ממש — substance, matérialité — est le critère de tout le siman.
« כיצד אמר קונם שאני מדבר עמך שאני עושה לך שאני מהלך לך שאני ישן עמך אינו נדר » (שו״ע יו״ד רי״ג:א)
Comment cela ? Il a dit : qonam que je te parle, que je travaille pour toi, que je marche pour toi, que je dorme avec toi — ce n’est pas un vœu
Quatre exemples, et le même défaut dans les quatre : parler, faire, marcher, dormir sont des actes. Un vœu ne s’y accroche pas. Le Chakh, au ס״ק א, s’arrête sur la graphie même de שאני — sans yod — et en tire un point de fond.
« וכן אם אמר דיבורי ועשייתי והליכתי אסורים עליך ושינה אסורה עלי אינו נדר » (שו״ע יו״ד רי״ג:א)
et de même s’il a dit : ma parole, mon travail et ma marche te sont interdits, et le sommeil m’est interdit — ce n’est pas un vœu
La formulation change, le résultat non. Nommer l’acte comme un substantif — « ma parole » — ne le rend pas plus substantiel. Le Rambam le dit expressément : שהדבור אין בו ממש.
« ומיהו מדרבנן צריך שאלה » (שו״ע יו״ד רי״ג:א)
mais de rabbinique il faut une שאלה
Et voici le renversement du seif : ce qui ne prend pas n’est pas pour autant sans suite. La raison est dans le Rambam, que le Chakh cite au ס״ק ג : puisque l’homme croyait que son vœu prenait, on ne lui enseigne pas qu’il est libre — on lui ouvre une porte et on délie.
« פי׳ לשאול על נדרו ולמצוא פתח להתירו » (שו״ע יו״ד רי״ג:א)
explication : demander sur son vœu et trouver une porte pour le délier
Cette parenthèse est une glose de l’édition, insérée dans le texte du seif ; elle définit le mot שאלה. Nous la recopions telle quelle, comme la source la donne.
« לפיכך ראובן האוסר עליו שמיעת תפילת שמעון צריך שאלה מדרבנן » (שו״ע יו״ד רי״ג:א)
c’est pourquoi Réouven qui s’interdit d’entendre la prière de Chimon a besoin d’une שאלה de rabbinique
Le cas est une responsa du Rachba, que le Beit Yossef rapporte : entendre est un acte, donc pas de vœu de la Torah — mais la dissolution rabbinique reste due. C’est le cas d’application concret de la clause précédente.
« אבל אם אמר קונם פי מדבר עמך קונם ידי עושות לך קונם רגלי מהלכות לך קונם עיני בשינה הוי נדר גמור מן התורה » (שו״ע יו״ד רי״ג:א)
mais s’il a dit : qonam ma bouche de te parler, qonam mes mains de travailler pour toi, qonam mes pieds de marcher pour toi, qonam mes yeux dans le sommeil — c’est un vœu plein, de la Torah
Le renversement tient à un seul mot : la bouche, les mains, les pieds, les yeux sont des choses. Le Chakh, au ס״ק ד, le formule en cinq mots. Et il ajoute, au ס״ק ה, que קונם עיני בשינה ne vaut que si une durée a été fixée.
« וכל שכן אם אמר יאסר עליך פי לדבורי וידי לעשייתי ורגלי להילוכי » (שו״ע יו״ד רי״ג:א)
et à plus forte raison s’il a dit : que ma bouche te soit interdite pour ma parole, mes mains pour mon travail et mes pieds pour ma marche
Ici l’interdit porte explicitement sur le membre, et l’acte n’est plus que le motif. Le Taz, au ס״ק ב, explique pourquoi c’est un à plus forte raison : dans la formulation précédente, il y avait un doute sur ce que le qonam visait.
« הגה האומר דבור פי עליך או נטילת אבן עלי י״א דהוי נדר הואיל והזכיר הפה והאבן » (רמ״א יו״ד רי״ג:א)
Glose : celui qui dit « la parole de ma bouche t’est [interdite] » ou « le fait de prendre une pierre m’est [interdit] » — certains disent que c’est un vœu, puisqu’il a mentionné la bouche et la pierre
La glose du Rama ouvre le cas intermédiaire : ni l’acte nu, ni le membre seul, mais l’acte nommé avec son objet. Le Chakh, au ס״ק ו, en donne la raison. C’est le point le plus fin du seif.
« תא״ו ני״ד וכן משמע בר״ן בשם התוס׳ שבב״י ס״ס רל״ט » (רמ״א יו״ד רי״ג:א)
Toledot Adam veHava, netiv 14 ; et cela ressort aussi du Ran au nom des Tossefot cités dans le Beit Yossef à la fin du siman 239
La provenance fait partie du texte imprimé de la glose, et nous la recopions. Elle indique que le י״א n’est pas une opinion anonyme mais une position identifiable.

Seif 2 — « j’étudierai ce chapitre »

Un seif d’une ligne, et une glose entre parenthèses qui l’étend.

האומר אשנה פרק זה הוי כאלו נדר לתת צדקה (או לעשות שאר מצות ונדרו קיים) (וכן משמע בטור ורא״ש ופוסקים):
« האומר אשנה פרק זה הוי כאלו נדר לתת צדקה » (שו״ע יו״ד רי״ג:ב)
Celui qui dit « j’étudierai ce chapitre » — c’est comme s’il avait voué de donner la charité
Le cas est d’une autre espèce : l’étude n’est pas une chose, et pourtant l’engagement tient. La raison est que ce n’est pas un vœu par rattachement mais un engagement de בפיך זו צדקה — le Roch le dit en toutes lettres, comme le Beit Yossef le rapporte.
« או לעשות שאר מצות ונדרו קיים » (שו״ע יו״ד רי״ג:ב)
ou de faire les autres mitsvot, et son vœu tient
La glose entre parenthèses étend le cas à toutes les mitsvot. Le Chakh, au ס״ק ז, la commente en renvoyant au siman 258.
« וכן משמע בטור ורא״ש ופוסקים » (שו״ע יו״ד רי״ג:ב)
et ainsi ressort-il du Tour, du Roch et des décisionnaires
La mention de provenance fait partie du texte imprimé. Le Tour, de fait, écrit הוי נדר גמור et donne une raison légèrement différente — כיון שנדר דבר מצוה —, ce que le niveau 2 examine.

Seif 3 — le vœu conditionnel, et l’oubli qu’on redoute

Deux formulations symétriques, et un verdict opposé. Toute la raison est dans ce qu’un homme oublie.

אמר קונם עיני בשינה היום אם אישן למחר לא יישן היום שמא ישכח ויישן למחר אבל אם אמר קונם עיני בשינה למחר אם אישן היום יכול לישן היום ולא חיישינן שמא למחר ישכח נדרו ויישן:
« אמר קונם עיני בשינה היום אם אישן למחר לא יישן היום שמא ישכח ויישן למחר » (שו״ע יו״ד רי״ג:ג)
Il a dit : qonam mes yeux dans le sommeil aujourd’hui si je dors demain — il ne dormira pas aujourd’hui, de peur qu’il n’oublie et ne dorme demain
Le vœu est conditionnel, et la condition est au futur. On lui interdit donc dès maintenant ce qui ne deviendrait interdit que rétroactivement — parce qu’on redoute qu’il n’oublie sa condition. Le Taz, au ס״ק ג, donne la raison de cette crainte.
« אבל אם אמר קונם עיני בשינה למחר אם אישן היום יכול לישן היום ולא חיישינן שמא למחר ישכח נדרו ויישן » (שו״ע יו״ד רי״ג:ג)
mais s’il a dit : qonam mes yeux dans le sommeil demain si je dors aujourd’hui — il peut dormir aujourd’hui, et l’on ne craint pas qu’il oublie demain son vœu et dorme
Le cas symétrique donne le verdict inverse, et la raison est psychologique : כי לא מזדהיר בתנאה, אבל באיסורא מזדהר. On est vigilant sur ce qui est interdit, on ne l’est pas sur une condition qui ne fait qu’engendrer l’interdit.

3. Les concepts-clés de ce siman

דבר שאין בו ממש — la chose sans substance — Un acte, un état, une abstraction : parler, marcher, dormir, entendre. Un vœu ne s’y accroche pas, parce qu’il opère en rendant une chose interdite, et qu’il n’y a là aucune chose. Le serment, lui, s’y accroche : il lie l’homme, non l’objet. Le Rambam donne la raison du partage.
קונם — qonam — Un substitut du mot קרבן : dire d’une chose qu’elle m’est qonam, c’est la rendre interdite comme une offrande. C’est le mot de vœu par excellence, et c’est lui que le siman emploie dans tous ses exemples.
בל יחל מדרבנן — le « il ne profanera pas » rabbinique — Le verset לא יחל דברו fonde l’interdit de transgresser son vœu. La guemara, dans la réponse de Ravina, admet un בל יחל qui n’est que de rabbinique — et c’est de là que vient l’exigence de dissolution du seif.
נדר שוא — le vœu vain — Un vœu impossible à tenir. Le Chakh, au ס״ק ה, l’applique au sommeil : vouer sans fixer de durée revient à vouer de ne jamais dormir, et vouer de ne pas dormir trois jours est de même — le vœu ne prend pas du tout. Il renvoie au siman 236.
תנאי — la condition — Un vœu peut être suspendu à un fait futur. Le seif 3 en tire une règle de vigilance, et la raison est donnée par la guemara puis par le Rambam : l’homme se garde de ce qui est interdit, non de ce qui n’est qu’une condition.

4. D’où viennent ces seifim

Les trois seifim condensent deux michnayot du deuxième chapitre de Nedarim, la sugya qui les accompagne, une parole de Rav Guidel au premier chapitre, cinq halakhot du Rambam et la discussion du Beit Yossef.

La michna et la guemara — חומר בשבועות

La michna énumère quatre formulations — dormir, parler, marcher, servir sa femme — et conclut הרי זה בלא יחל דברו. Mais la michna suivante pose la règle opposée : זה חמר בשבועות מבנדרים. La guemara fait de la contradiction sa question, et c’est de là que sort tout le siman.

« קוֹנָם שֶׁאֵינִי יָשֵׁן, שֶׁאֵינִי מְדַבֵּר, שֶׁאֵינִי מְהַלֵּךְ, הָאוֹמֵר לְאִשְׁתּוֹ, קוֹנָם שֶׁאֵינִי מְשַׁמְּשֵׁךְ, הֲרֵי זֶה בְלֹא יַחֵל דְּבָרוֹ » (משנה נדרים ב׳:א)
« זֶה חֹמֶר בַּשְּׁבוּעוֹת מִבַּנְּדָרִים » (משנה נדרים ב׳:ב)
« וְהָתְנַן: חוֹמֶר בַּשְּׁבוּעוֹת, שֶׁהַשְּׁבוּעוֹת חָלוֹת עַל דָּבָר שֶׁיֵּשׁ בּוֹ מַמָּשׁ וְעַל דָּבָר שֶׁאֵין בּוֹ מַמָּשׁ, מַה שֶּׁאֵין כֵּן בַּנְּדָרִים. וְשֵׁינָה דָּבָר שֶׁאֵין בּוֹ מַמָּשׁ הוּא » (נדרים ט״ו ע״א)

La guemara — בל יחל מדרבנן, et le vœu conditionnel

Trois éléments de la sugya entrent directement dans le siman. D’abord la règle de Rabbi Yohanan sur le serment de ne pas dormir trois jours, qui fonde le נדר שוא du Chakh. Puis la réponse de Ravina : le בל יחל de la michna est rabbinique — c’est la clause ומיהו מדרבנן צריך שאלה du seif. Enfin la formule qui décide le seif 3.

« וְהָאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: ״שְׁבוּעָה שֶׁלֹּא אִישַׁן שְׁלֹשָׁה יָמִים״ — מַלְקִין אוֹתוֹ וְיָשֵׁן לְאַלְתַּר » (נדרים ט״ו ע״א)
« רָבִינָא אָמַר: לְעוֹלָם כִּדְקָתָנֵי וּמַאי ״בַּל יַחֵל״ — מִדְּרַבָּנַן » (נדרים ט״ו ע״א)
« כִּי לָא מִזְדְּהַיר — בִּתְנָאָה, אֲבָל בְּאִיסּוּרָא — מִזְדְּהַר » (נדרים ט״ו ע״א)

La guemara — אשנה פרק זה

Le seif 2 vient d’ailleurs : d’une parole de Rav Guidel au nom de Rav, au premier chapitre. Elle appelle « grand vœu » ce qui n’est pas un rattachement, et la guemara explique aussitôt pourquoi un tel engagement peut prendre alors qu’on est déjà tenu d’étudier.

« וְאָמַר רַב גִּידֵּל אָמַר רַב: הָאוֹמֵר ״אַשְׁכִּים וְאֶשְׁנֶה פֶּרֶק זֶה״ ״אֶשְׁנֶה מַסֶּכְתָּא זוֹ״ — נֶדֶר גָּדוֹל נָדַר לֵאלֹהֵי יִשְׂרָאֵל » (נדרים ח׳ ע״א)
« הָא קָא מַשְׁמַע לַן: כֵּיוָן דְּאִי בָּעֵי פָּטַר נַפְשֵׁיהּ בִּקְרִיַּת שְׁמַע שַׁחֲרִית וְעַרְבִית, מִשּׁוּם הָכִי חָיֵיל שְׁבוּעָה עֲלֵיהּ » (נדרים ח׳ ע״א)

Le Rambam — הלכות נדרים

Le Rambam est ici la charpente entière du siman, et il donne en plus la raison du partage, que le siman ne donne pas : celui qui jure s’interdit lui-même, celui qui voue interdit la chose. Les halakhot 10 à 12 du chapitre 3 sont le seif 1 ; la halakha 29 du chapitre 1 le seif 2 ; les halakhot 14 et 15 du chapitre 4 le seif 3.

« שְׁבוּעַת בִּטּוּי חָלָה עַל דָּבָר שֶׁיֵּשׁ בּוֹ מַמָּשׁ וְעַל דָּבָר שֶׁאֵין בּוֹ מַמָּשׁ. וּנְדָרִים אֵינָן חָלִין אֶלָּא עַל דָּבָר שֶׁיֵּשׁ בּוֹ מַמָּשׁ » (רמב״ם הלכות נדרים פרק ג׳ הלכה א)
« שֶׁהַנִּשְׁבָּע אוֹסֵר עַצְמוֹ עַל דָּבָר שֶׁנִּשְׁבַּע עָלָיו. וְהַנּוֹדֵר אוֹסֵר הַדָּבָר הַנָּדוּר עַל עַצְמוֹ » (רמב״ם הלכות נדרים פרק ג׳ הלכה ז)
« כֵּיצַד אֵין הַנְּדָרִים חָלִים אֶלָּא עַל דָּבָר שֶׁיֵּשׁ בּוֹ מַמָּשׁ. הָאוֹמֵר דִּבּוּרִי עָלֶיךָ קָרְבָּן אֵינוֹ אָסוּר מִלְּדַבֵּר עִמּוֹ שֶׁהַדִּבּוּר אֵין בּוֹ מַמָּשׁ » (רמב״ם הלכות נדרים פרק ג׳ הלכה י)
« אֲבָל הָאוֹמֵר יֵאָסֵר פִּי לְדִבּוּרוֹ וְיָדַי לְמַעֲשֵׂיהֶן וְרַגְלַי לְהִלּוּכָן וְעֵינַי לִשְׁנָתָן הֲרֵי הַנֵּדֶר חָל עֲלֵיהֶן » (רמב״ם הלכות נדרים פרק ג׳ הלכה י״א)
« הַנּוֹדֵר בִּדְבָרִים שֶׁאֵין בָּהֶם מַמָּשׁ וַאֲסָרָן אַף עַל פִּי שֶׁאֵין הַנֵּדֶר חָל עֲלֵיהֶם אֵין מוֹרִים לוֹ שֶׁיִּנְהֹג בָּהֶן הֶתֵּר הוֹאִיל וְאָסַר עַצְמוֹ בָּהֶן וּבְדַעְתּוֹ שֶׁהַנֵּדֶר חָל עֲלֵיהֶן » (רמב״ם הלכות נדרים פרק ג׳ הלכה י״ב)
« אֶלָּא פּוֹתְחִין לוֹ פֶּתַח מִמָּקוֹם אַחֵר וּמַתִּירִין לוֹ נִדְרוֹ אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא נֶאֱסַר כְּדֵי שֶׁלֹּא יִנְהֲגוּ קַלּוּת רֹאשׁ בִּנְדָרִים » (רמב״ם הלכות נדרים פרק ג׳ הלכה י״ב)
« הָאוֹמֵר לַחֲבֵרוֹ נַשְׁכִּים וְנִשְׁנֶה פֶּרֶק. עָלָיו לְהַשְׁכִּים וְלִקְרוֹת שֶׁזֶּה כְּמוֹ נֵדֶר הוּא וְאַף עַל פִּי שֶׁלֹּא הוֹצִיאוֹ בִּלְשׁוֹן נֵדֶר » (רמב״ם הלכות נדרים פרק א׳ הלכה כ״ט)
« הָאוֹמֵר פֵּרוֹת אֵלּוּ אֲסוּרִין עָלַי הַיּוֹם אִם אֵלֵךְ לְמָחָר לְמָקוֹם פְּלוֹנִי. הֲרֵי זֶה אָסוּר לְאָכְלָם הַיּוֹם גְּזֵרָה שֶׁמָּא יֵלֵךְ לְמָחָר לְאוֹתוֹ מָקוֹם » (רמב״ם הלכות נדרים פרק ד׳ הלכה י״ד)
« אָמַר הֲרֵי הֵן אֲסוּרִין לְמָחָר אִם אֵלֶךְ הַיּוֹם לְמָקוֹם פְּלוֹנִי הֲרֵי זֶה מֻתָּר לֵילֵךְ הַיּוֹם לְאוֹתוֹ הַמָּקוֹם וְיֵאָסְרוּ עָלָיו אוֹתָן הַפֵּרוֹת לְמָחָר » (רמב״ם הלכות נדרים פרק ד׳ הלכה ט״ו)
« מִפְּנֵי שֶׁאָדָם זָהִיר בְּדָבָר הָאָסוּר שֶׁלֹּא לַעֲשׂוֹתוֹ וְאֵינוֹ זָהִיר בִּתְנַאי שֶׁגּוֹרֵם לֶאֱסֹר דָּבָר הַמֻּתָּר » (רמב״ם הלכות נדרים פרק ד׳ הלכה ט״ו)

Le Tour

Le Tour suit le même ordre, mais il diffère du seif sur un point qui a son poids : pour « j’étudierai ce chapitre », il écrit הוי נדר גמור et en donne pour raison כיון שנדר דבר מצוה — là où le seif écrit « comme s’il avait voué de donner la charité ». Ce n’est pas la même construction.

« נדרים אין חלין על דבר שאין בו ממש כיצד אומר קונם שאיני מדבר עמך שאיני עושה לך שאיני מהלך לך שאיני ישן עמך אינו נדר » (טור יו״ד רי״ג)
« אבל אמר קונם פי מדבר עמך קונם ידי עושות לך קונם רגלי מהלכות לך קונם עיני בשינה הוי נדר גמור מן התורה » (טור יו״ד רי״ג)
« האומר אשנה פרק זה הוי נדר גמור כיון שנדר דבר מצוה » (טור יו״ד רי״ג)

Le Beit Yossef

Le Beit Yossef fournit trois choses qui n’apparaissent pas dans le seif. Le cas de Réouven et Chimon, qui est une responsa du Rachba. La raison pour laquelle « qonam ma bouche » prend — le נעשה כאומר du Roch, et le raisonnement du Ran par סתם נדרים להחמיר. Et la lecture du Ran sur « j’étudierai ce chapitre », qui en fait un serment et non un vœu.

« ופסק הרא״ש כרבינא דנודר בדבר שאין בו ממש אסור בבל יחל מדרבנן וכ״פ הרמב״ם בפ״ג מה׳ נדרים » (ב״י יו״ד רי״ג)
« וכן דעת הרשב״א זכרונו לברכה בתשובה שכתב שהאוסר עליו שמיעת תפלת שמעון דבר שאין בו ממש הוא ואסור מדרבנן » (ב״י יו״ד רי״ג)
« וכתב הרא״ש ז״ל בפסקיו שאומר יאסר פי לדיבורי וכו׳ כלומר נעשה כאומר דכיון שדעתו לאסור נעשה כאומר ומפרש כך » (ב״י יו״ד רי״ג)
« וכך פי׳ הר״ן ונתן טעם לדבר משום דהא דאמר קונם פי מדבר עמך משמע דקונם קאי אדיבור ומשמע נמי דקאי אפה » (ב״י יו״ד רי״ג)
« הלכך כיון דסתם נדרים להחמיר אמרינן דאפה קאי ופיו דבר שיש בו ממש הוא » (ב״י יו״ד רי״ג)
« כתב הרשב״א בתשובה שהאומר לחבירו אני אוסרך ביתי שלא תדור בו הוי שפיר דבר שיש בו ממש » (ב״י יו״ד רי״ג)
« ופי׳ הרא״ש נדר גדול נדר לאלהי ישראל לאו היינו נדר ממש דלא איקרי נדר אלא שמתפיס בדבר הנדור אלא מחשבינן ליה כאילו נדר צדקה » (ב״י יו״ד רי״ג)
« וכתב הר״ן מסתברא לי דלאו דוקא דבהכי מיפטר שהרי חייב כל אדם ללמוד תמיד יום ולילה כפי כחו » (ב״י יו״ד רי״ג)
« אלא מכאן נראה דכל מידי דאתי מדרשא אף על פי שהוא מן התורה כיון דליתיה מפורש בקרא בהדיא שבועה חלה עליו » (ב״י יו״ד רי״ג)
« כבר כתבתי שהוא פלוגתא דר״י ור״נ ופסקו הרא״ש והר״ן הלכה כר״י וכ״פ הרמב״ם בפ״ד מה׳ נדרים » (ב״י יו״ד רי״ג)
« ודע דכל נדר שינה דאמרינן דחייל מדאורייתא או מדרבנן היינו בנודר משינה פחות משלשה ימים אבל אם נדר שלא יישן שלשה ימים הוי נדר שוא ולא חל כמו שיתבאר בסימן רל״ו » (ב״י יו״ד רי״ג)

5. L’appareil du siman, entrée par entrée

L’appareil de ce siman compte dix-huit entrées : huit ס״ק du Chakh, trois du Taz, six du Baer Hetev, une du Pit’hei Techouva. Nous les citons toutes, dans l’ordre, sans en résumer aucune. Les Nekoudot HaKessef ne commentent pas ce siman — on les trouve sur les simanim voisins (209, 210, 211, 215) ; il n’y a donc rien à en citer ici.

Le Chakh (ש״ך) — huit ס״ק

ס״ק א — la graphie שאני, et pourquoi le siman 206 n’est pas une objection

« קונם שאני כו׳. ז״ל הר״ן בכולהו גרסינן שאני בלא יו״ד משום דבנדרים מיתסר חפצא אנפשיה תני בלשון שאני כו׳ » (ש״ך יו״ד רי״ג ס״ק א)
« והביאו הכ״מ פ״ג דנדרים ואסיק וכן יש להגיה בכל הני שאני בלא יו״ד ע״כ » (ש״ך יו״ד רי״ג ס״ק א)
« ולעיל בסי׳ ר״ו שאמר מודרני ממך או מופרשני ממך א״ש גם לשון שאיני אוכל ששם הגוף הוא החפץ אשר אוסר » (ש״ך יו״ד רי״ג ס״ק א)
« עכ״ל הגה׳ פרישה וכן מחלקין התוספות ריש נדרים » (ש״ך יו״ד רי״ג ס״ק א)

ס״ק ב — ce que change le rang rabbinique du vœu

« ומיהו מדרבנן כו׳. ונ״מ בין נדר דאורייתא לדרבנן לענין שצריך לנהוג איסור כימים שעברו עליהם כדלעיל סי׳ ר״ח סעיף ב׳. ב״ח » (ש״ך יו״ד רי״ג ס״ק ב)
« א״נ כדלעיל סי׳ ר״ה ס״ק ב׳ » (ש״ך יו״ד רי״ג ס״ק ב)

ס״ק ג — la שאלה est due même sur ce qui n’a pas de substance

« צריך שאלה. אפי׳ בדבר שאין בו ממש ופותחין לו פתח ממקום אחר ומתירין לו נדרו. רמב״ם וע״ל סי׳ ר״ח ס״ק ט׳: » (ש״ך יו״ד רי״ג ס״ק ג)

ס״ק ד — la bouche et les mains ont de la substance

« פי כו׳. דהרי פיו וידיו כו׳ יש בהן ממש וע״ל סי׳ רל״ד סעיף ע״א: » (ש״ך יו״ד רי״ג ס״ק ד)

ס״ק ה — le vœu sur le sommeil exige une durée, sinon c’est un נדר שוא

« קונם עיני בשינה. היינו כשפירש יום או יומים אבל נדר סתם בשינה הוי כנודר שלא יישן לעולם והוי נדר שוא וכן נדר שלא יישן ג׳ ימים הוי נדר שוא כדלקמן סי׳ רל״ו סעיף ד׳: » (ש״ך יו״ד רי״ג ס״ק ה)

ס״ק ו — la glose du Rama : la mention du חפץ suffit

« י״א דהוי נדר מדאורייתא. ואע״ג דדבור ונטילה לית בהן ממש מ״מ כיון שהזכיר החפץ ג״כ חל הנדר: » (ש״ך יו״ד רי״ג ס״ק ו)

ס״ק ז — les autres mitsvot, comme « j’étudierai ce chapitre »

« או לעשות כו׳. כלומר או כשאומר לעשות שאר מצוה דינו גם כן כאומר אשנה פרק זה והוי נדר ועיין לעיל סימן רנ״ח ס״ג: » (ש״ך יו״ד רי״ג ס״ק ז)

ס״ק ח — deux renvois sur l’oubli de la condition

« שמא ישכח תנאו ויישן למחר. וע״ל ס״ס ר״כ וס״ס רל״ט: » (ש״ך יו״ד רי״ג ס״ק ח)

Le Taz (ט״ז) — trois ס״ק

ס״ק א — la réponse des Tossefot au siman 206, et celle du Taz lui-même

« שאני מדבר כו׳. הא דאמרינן לעיל סי׳ ר״ו מודרני ממך שאיני אוכל לך כו׳ לא דמי לכאן דכאן אין ממש לא בדיבור ולא בשינה » (ט״ז יו״ד רי״ג ס״ק א)
« אבל התם מ״מ המאכל עצמו יש בו ממש והוא קונם המאכל עצמו בענין זה שאיני אוכל לך עכ״ל התוספות ריש נדרים » (ט״ז יו״ד רי״ג ס״ק א)
« ולא קשה נמי ממ״ש כאן שאני עושה לך אע״פ דיש כאן מעשה שהוא ממש דבשעה שנודר אין כאן ממשות לפנינו שיחול הנדר » (ט״ז יו״ד רי״ג ס״ק א)
« משא״כ במאכל שישנו בשעה שנודר ועליו חל הנדר » (ט״ז יו״ד רי״ג ס״ק א)

ס״ק ב — pourquoi « à plus forte raison » : le doute levé

« וכ״ש אם אמר יאסר עליך פי כו׳. דברישא שאמר קונם פי מדבר יש ספק אי קאי קונם אפה או על הדבור » (ט״ז יו״ד רי״ג ס״ק ב)
« אלא כיון דסתם נדר להחמיר אזלינן לחומרא וכ״ש כאן שבפירוש קאי איסור אפיו » (ט״ז יו״ד רי״ג ס״ק ב)

ס״ק ג — on n’est pas vigilant sur une condition

« ישכח תנאו. דבתנאי לא זהיר אינש אבל בסיפא דעיקר הנדר למחר ונדר לא משכח אינש: » (ט״ז יו״ד רי״ג ס״ק ג)

Le Baer Hetev (באר היטב) — six ס״ק

ס״ק א — le Ran sur la graphie, par la Hagahat Prisha

« שאני. ז״ל הר״ן בכולהו גרסי׳ שאני בלא יו״ד משום דבנדרים מיתסר חפצא אנפשיה תני בלשון שאני כו׳ ולעיל בסי׳ ר״ו שאמר מודרני ממך או מופרשני ממך א״ש גם לשון שאיני אוכל ששם הגוף והוא החפץ אשר אוסר עכ״ל הגהת פרישה: » (באר היטב יו״ד רי״ג ס״ק א)

ס״ק ב — le Rambam et le Chakh réunis en une entrée

« שאלה. אפילו בדבר שאין בו ממש ופותחין לו פתח ממקום אחר ומתירין לו נדרו הרמב״ם » (באר היטב יו״ד רי״ג ס״ק ב)
« וכתב הש״ך ונ״מ בין נדר דאורייתא לדרבנן לענין שצריך לנהוג איסור כימים שעבר עליהם וע״ל סימן ר״ח ס״ב » (באר היטב יו״ד רי״ג ס״ק ב)

ס״ק ג — le vœu sur le sommeil, au nom du Chakh

« בשינה. היינו כשפירש יום א׳ או יומים אבל נדר סתם בשינה הוו כנודר שלא יישן לעולם והוי נדר שוא וכן נדר שלא יישן ג׳ ימים הוי נדר שוא כדלקמן סי׳ רל״ו ס״ד ש״ך: » (באר היטב יו״ד רי״ג ס״ק ג)

ס״ק ד — la glose du Rama, au nom du Chakh

« נדר מדאורייתא. ואף ע״ג דדיבור ונטילה לית בהן ממש מ״מ כיון שהזכיר החפץ גם כן חל הנדר ש״ך: » (באר היטב יו״ד רי״ג ס״ק ד)

ס״ק ה — les autres mitsvot

« לעשות. פי׳ כשאומר לעשות שאר מצות דינו גם כן כאומר אשנה פרק זה והוי נדר וע״ל סימן רנ״ח ס״ג: » (באר היטב יו״ד רי״ג ס״ק ה)

ס״ק ו — la vigilance et la condition

« ישכח. התנאי דביה לא זהיר אינש אבל בסיפא דעיקר הנדר למחר ונדר לא משכח אינש: » (באר היטב יו״ד רי״ג ס״ק ו)

Le Pit’hei Techouva (פתחי תשובה) — une entrée

ס״ק א — une nafka mina de plus, au nom du Noda BiYehouda

« מדרבנן צריך שאלה. עבה״ט מ״ש ונפ״מ כו׳ ולפמ״ש לעיל סימן ר״ו ס״ק ב׳ בשם תשובת נו״ב נפקא מינה נמי להא: » (פתחי תשובה יו״ד רי״ג ס״ק א)

6. Le tableau des trois seifim

Ce qu’il a ditLe vœu prend-il ?Que faut-il faire ?Où c’est dit
קונם שאני מדבר עמך — l’acte nuNon — pas de substanceUne שאלה de rabbiniqueשו״ע יו״ד רי״ג:א
דיבורי אסור עליך — l’acte substantivéNonUne שאלה de rabbiniqueשו״ע יו״ד רי״ג:א
S’interdire d’entendre la prière d’un autreNonUne שאלה de rabbiniqueשו״ע יו״ד רי״ג:א · ב״י
קונם פי מדבר עמך — le membreOui — de la TorahUne dissolution comme pour tout vœuשו״ע יו״ד רי״ג:א
יאסר עליך פי לדבוריOui — a fortioriDe mêmeשו״ע יו״ד רי״ג:א · ט״ז ס״ק ב
דבור פי עליך — l’acte avec son objetSelon certains, ouiQuestion de Ravרמ״א יו״ד רי״ג:א · ש״ך ס״ק ו
קונם עיני בשינה sans duréeNon — c’est un נדר שואVoir siman 236ש״ך יו״ד רי״ג ס״ק ה
« J’étudierai ce chapitre »Tient — comme un vœu de charitéOn l’accomplitשו״ע יו״ד רי״ג:ב
« Je ferai telle autre mitsva »Tient de mêmeOn l’accomplitשו״ע יו״ד רי״ג:ב · ש״ך ס״ק ז
Qonam le sommeil aujourd’hui si je dors demainOui — et il ne dort pas aujourd’huiS’abstenir dès aujourd’huiשו״ע יו״ד רי״ג:ג
Qonam le sommeil demain si je dors aujourd’huiOui — mais il peut dormir aujourd’huiRien aujourd’huiשו״ע יו״ד רי״ג:ג · ט״ז ס״ק ג

7. Cas pratiques

Cas 1 — « je jure de ne plus lui adresser la parole »

Le premier travail n’est pas de savoir si c’est grave, mais de savoir si c’est un vœu ou un serment : la michna oppose les deux précisément sur ce point, et le siman n’a rien à dire du serment. La formule employée décide, mot pour mot. Un Rav à consulter.

Cas 2 — un engagement à ne plus fréquenter un endroit

Marcher est un acte : sur la lettre du seif, un vœu ne prend pas. Mais deux clauses restent — la dissolution rabbinique du seif, et la possibilité que la formule employée ait nommé un membre ou un objet. Ne conclus pas seul à la permission.

Cas 3 — « j’ai dit que je finirais ce traité »

Le seif 2 traite exactement de cela, et il ne le traite pas comme un vœu ordinaire : הוי כאלו נדר לתת צדקה. Le Chakh, au ס״ק ז, étend aux autres mitsvot. Il reste donc à savoir si la formule était une déclaration d’intention ou un engagement — question de Rav.

Cas 4 — un engagement conditionnel

« Si je fais telle chose demain, alors tel interdit me prend aujourd’hui. » Le seif 3 donne le verdict et sa raison. Le Chakh, au ס״ק ה, ajoute la condition de durée pour le sommeil, et renvoie au siman 236. Aucun de ces éléments ne se juge de mémoire.

Cas 5 — « je me suis interdit d’écouter cette personne »

C’est littéralement le cas du seif, pris d’une responsa du Rachba : il faut une שאלה de rabbinique. Le seif ne dit pas qu’il n’y a rien à faire ; il dit quel rang a ce qui a été fait.

8. Questions de compréhension

  1. Quelle est la différence entre un vœu et un serment, et sur quel point la michna les oppose-t-elle ?
  2. Pourquoi קונם שאני מדבר עמך ne fait-il pas de vœu, et קונם פי מדבר עמך en fait-il un ?
  3. Le Chakh et le Taz répondent tous deux à la même objection tirée du siman 206. Quelles sont leurs deux réponses, et en quoi diffèrent-elles ?
  4. Un vœu qui ne prend pas demande pourtant une dissolution. D’où vient cette exigence, et quel en est le rang ?
  5. Que change, selon le Chakh au ס״ק ב, le fait que le vœu soit de rabbinique plutôt que de la Torah ?
  6. Que dit la glose du Rama, et quelle raison le Chakh en donne-t-il au ס״ק ו ?
  7. Le seif 2 dit « comme s’il avait voué de donner la charité », le Tour dit « c’est un vœu plein ». En quoi ces deux formulations ne disent-elles pas la même chose ?
  8. Pourquoi craint-on l’oubli de la condition et non l’oubli de l’interdit ? Donne la formule de la guemara.

Pour aller plus loin

Si tu veux approfondir ce siman :
Les sources de ce niveau sont consultables sur Sefaria :
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DAAT · הרב יוסף חיים סממה
תלמיד חכם · מעביר שיעורים בהלכה ובחסידות
סימן רי״ג · Niveau 1 — Initiation · שאין הנדרים חלים על דבר שאין בו ממש
daattorah.com

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