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DAAT · NIVEAU 1 — INITIATION

Siman קכ״ד · La חזרת הש״ץ et la réponse אמן

דין הנהגת שליח ציבור בשמונה עשרה ברכות ודין עניית אמן — la conduite du שליח ציבור dans la répétition de la עמידה : pourquoi la חזרה a été instituée (תקנת חכמים, מוציא את שאינו בקי), le צבור qui se tait, écoute et répond אמן, et comment répondre אמן sans les défauts חטופה, קטופה, יתומה
סימן קכ״ד · י״ב סעיפים
דין הנהגת שליח ציבור ועניית אמן
🌱 Niveau Initiation · מתחילים
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Ce siman enseigne la conduite du שליח ציבור dans la חזרת התפילה et celle du צבור : la חזרה a été instituée כדי לקיים תקנת חכמים et pour acquitter celui שאינו יודע להתפלל ; le public doit לשתוק ולכוין ולענות אמן (il faut ט׳ מכוונים) ; on ne bavarde pas (לא ישיח) ; et l'on répond אמן sans les défauts חטופה, קטופה, יתומה. Texte hébreu, traduction française et explication des י״ב seifim, avec une section de cas pratiques.

Sujet : La conduite du ש״ץ et l'עניית אמן — חזרת הש״ץ, ט׳ מכוונים, לא ישיח, אמן חטופה קטופה יתומה
Source : שולחן ערוך אורח חיים סימן קכ״ד · י״ב סעיפים

Compilation : רב יוסף חיים סממה
DAAT · daattorah.com

Nos Sages ont institué que, après la prière silencieuse, le שליח ציבור répète la עמידה בקול רם, afin d'acquitter celui שאינו יודע להתפלל — car שומע כעונה, celui qui écoute est comme celui qui dit. Cette répétition subsiste même quand tous savent prier, כדי לקיים תקנת חכמים. Le siman règle la conduite du ש״ץ dans la חזרה et celle du צבור : se taire, écouter et répondre אמן. Nous étudions ici au niveau du principe ; pour la conduite personnelle, on se réfère à la coutume et à la décision du Rav.

📑 Plan de l'étude

A. Les י״ב seifim — la חזרת הש״ץ (séif 1-3), la conduite du צבור et l'עניית אמן (séif 4-9), le שומע כעונה (séif 10-12)
1. Cas pratique — répondre אמן correctement (ni חטופה, ni קטופה, ni יתומה)
2. Cas pratique — bavarder pendant la חזרה (לא ישיח)
3. Cas pratique — avoir oublié יעלה ויבא (écouter du ש״ץ)
+ Questions de compréhension et pour aller plus loin

A. La conduite du ש״ץ et l'עניית אמן — les י״ב seifim

הַנְהָגַת שְׁלִיחַ צִבּוּר וַעֲנִיַּת אָמֵן — la conduite du שליח ציבור et la réponse אמן — la חזרת הש״ץ est la reprise à voix haute de la עמידה par le ש״ץ. Elle a deux raisons : מוציא את שאינו בקי (acquitter celui qui ne sait pas prier) et קיום תקנת חכמים (l'institution des Sages). De là découlent les devoirs du צבור — שתיקה, כוונה, עניית אמן — et les règles précises de l'אמן (ni חטופה, ni קטופה, ni יתומה), fondées sur le principe שומע כעונה.

Séif 1 — חזרת הש״ץ : pourquoi le ש״ץ répète

לאחר שסיימו הציבור תפלתן — יחזיר ש״ץ התפלה, שאם יש מי שאינו יודע להתפלל יכוין למה שהוא אומר ויוצא בו; וצריך אותו שיוצא בתפלת ש״ץ לכוין לכל מה שאומר ש״ץ מראש עד סוף, ואינו מפסיק ואינו משיח, ופוסע ג׳ פסיעות לאחוריו כאדם שמתפלל בעצמו.
Séif 1 : après que le public a achevé sa prière, le ש״ץ répète la עמידה, car s'il y a quelqu'un qui ne sait pas prier, il se concentre sur ce que dit le ש״ץ et s'acquitte par lui. Et celui qui s'acquitte par la prière du ש״ץ doit se concentrer sur tout ce que dit le ש״ץ, du début à la fin, sans interrompre ni parler, et il recule de trois pas comme celui qui prie lui-même.
La חזרת הש״ץ a été instituée pour acquitter celui שאינו יודע להתפלל : il écoute le ש״ץ et s'acquitte, car שומע כעונה. Mais celui qui veut s'acquitter ainsi doit écouter du début à la fin, sans interruption ni parole, et reculer les ג׳ פסיעות comme s'il avait prié lui-même — car cette écoute lui tient lieu de תפילה.

Séif 2 — ש״ץ שנכנס : le ש״ץ arrivé en retard et la שעת הדחק

ש״ץ שנכנס לבית הכנסת ומצא צבור שהתפללו בלחש והוא צריך לעבור לפני התיבה לאלתר — יורד לפני התיבה ומתפלל בקול רם לצבור, ואינו צריך לחזור ולהתפלל בלחש. הגה: וכן אם הוא שעת הדחק, כגון שירא שיעבור זמן התפלה, יכול להתפלל מיד בקול רם והצבור מתפללין עמו מלה במלה בלחש עד לאחר האל הקדוש; וטוב שיהיה אחד לכל הפחות שיענה אמן אחר ברכת הש״ץ.
Séif 2 : un ש״ץ qui entre à la synagogue et trouve le public qui a déjà prié en silence, et qui doit passer aussitôt devant la תיבה — il descend devant la תיבה et prie à voix haute pour le public, sans avoir à redire la prière en silence. Rama : de même dans une שעת הדחק, par exemple s'il craint que le temps de la prière ne passe, il peut prier immédiatement à voix haute, et le public prie avec lui mot à mot en silence jusqu'après « הָאֵל הַקָּדוֹשׁ » ; et il est bon qu'au moins une personne réponde אמן après la berakha du ש״ץ.
Le ש״ץ pressé (arrivé en retard, ou dans un שעת הדחק) peut prier directement בקול רם sans faire d'abord la prière silencieuse : puisqu'il acquitte les autres, à plus forte raison lui-même. Le צבור prie alors מלה במלה avec lui jusqu'à « האל הקדוש » (fin des trois premières berakhot), et il faut qu'au moins un réponde אמן.

Séif 3 — כולם בקיאים : on répète même quand tous savent prier

קהל שהתפללו וכולם בקיאים בתפלה — אף על פי כן ירד ש״ץ וחוזר להתפלל כדי לקיים תקנת חכמים. הגה: ואם יש יחידים בקהל שמאריכים בתפלתם אין לש״ץ להמתין עליהם ואפילו היו חשובי העיר; וכן אם היה מנין בבית הכנסת אין להמתין על אדם חשוב או גדול שעדיין לא בא.
Séif 3 : une communauté qui a prié et dont tous connaissent bien la prière — malgré cela le ש״ץ descend et répète la prière afin d'accomplir l'institution des Sages (תקנת חכמים). Rama : et s'il y a des individus dans la communauté qui prolongent leur prière, le ש״ץ ne doit pas les attendre, même s'ils sont parmi les notables de la ville ; de même, s'il y avait déjà un מנין à la synagogue, on n'attend pas un homme important ou un grand qui n'est pas encore venu.
La חזרה ne dépend pas de la présence réelle d'un ignorant : c'est une תקנת חכמים fixe, on répète toujours. Et par égard pour le טורח הצבור (la peine du public), le ש״ץ n'attend pas les retardataires ou ceux qui s'attardent, fussent-ils des notables — dès qu'il y a מנין, on commence.

Séif 4 — הנהגת הקהל : le public se tait, se concentre et il faut ט׳ מכוונים

כשש״ץ חוזר התפלה, הקהל יש להם לשתוק ולכוין לברכות שמברך החזן ולענות אמן. ואם אין ט׳ מכוונים לברכותיו קרוב להיות ברכותיו לבטלה, לכן כל אדם יעשה עצמו כאילו אין ט׳ זולתו ויכוין לברכת החזן. הגה: יש אומרים שכל העם יעמדו כשחוזר הש״ץ התפלה.
Séif 4 : quand le ש״ץ répète la prière, le public doit se taire, se concentrer sur les berakhot que récite le חזן et répondre אמן. Et s'il n'y a pas neuf personnes attentives à ses berakhot, ses berakhot risquent d'être לבטלה (en vain) ; c'est pourquoi chacun doit se comporter comme s'il n'y avait pas neuf autres que lui, et se concentrer sur la berakha du חזן. Rama : certains disent que tout le peuple se tient debout quand le ש״ץ répète la prière.
La חזרה doit être dite בעשרה : il faut au moins ט׳ מכוונים (neuf qui écoutent) en plus du ש״ץ. Sans cela, קרוב להיות ברכותיו לבטלה — les berakhot frôlent le לבטלה. D'où la règle : chacun se considère comme le neuvième indispensable et se concentre. Selon le Rama, on se tient debout pendant la חזרה.

Séif 5 — ברוך הוא וברוך שמו : à l'écoute de toute berakha

על כל ברכה שאדם שומע בכל מקום אומר ברוך הוא וברוך שמו.
Séif 5 : pour toute berakha qu'une personne entend, en tout lieu, elle dit « בָּרוּךְ הוּא וּבָרוּךְ שְׁמוֹ ».
En entendant prononcer le Nom dans une berakha, on répond « ברוך הוא וברוך שמו » — « Béni soit-Il et béni soit Son Nom ». (Attention : on ne le dit pas lorsqu'on veut s'acquitter par l'écoute même de la berakha, car alors שומע כעונה et l'on n'a pas le droit d'interrompre — mais cela relève déjà de la conduite למעשה, à voir avec le Rav.)

Séif 6 — עניית אמן : répondre avec kavana

ויענו אמן אחר כל ברכה, בין אותם שיצאו ידי תפלה בין אותם שלא יצאו, ובכוונה שיכוין בלבו: אמת הוא הברכה שבירך המברך ואני מאמין בזה.
Séif 6 : et l'on répond אמן après chaque berakha, aussi bien ceux qui se sont déjà acquittés de la prière que ceux qui ne s'en sont pas acquittés, et avec kavana : que l'on ait à l'esprit « la berakha que le מברך a récitée est vraie, et je crois en cela ».
Tous répondent אמן après chaque berakha de la חזרה, qu'ils aient prié ou non. L'אמן n'est pas un mot machinal : c'est une profession de foi — אמת הוא הברכה … ואני מאמין בזה (« c'est vrai, et j'y crois »). Le mot אמן vient de la racine אמונה, la foi.

Séif 7 — לא ישיח : ne pas bavarder pendant la חזרה

לא ישיח שיחת חולין בשעה שש״ץ חוזר התפלה, ואם שח הוא חוטא וגדול עונו מנשוא וגוערים בו. הגה: וילמד בניו הקטנים שיענו אמן, כי מיד שהתינוק עונה אמן יש לו חלק לעולם הבא.
Séif 7 : on ne tient pas de propos profanes (שיחת חולין) pendant que le ש״ץ répète la prière ; et celui qui bavarde est un fauteur, sa faute est trop grande pour être portée, et on le réprimande. Rama : et l'on enseigne à ses jeunes enfants à répondre אמן, car dès l'instant où l'enfant répond אמן, il a une part au monde à venir.
Bavarder pendant la חזרה est une faute graveגדול עונו מנשוא ») — non seulement c'est un manque de respect, mais on affaiblit le מנין des מכוונים (séif 4). On réprimande celui qui parle. À l'inverse, on éduque les enfants à répondre אמן, geste qui leur ouvre une part au עולם הבא.

Séif 8 — פגמי האמן : אמן חטופה, קטופה, יתומה

לא יענה אמן חטופה — דהיינו כאילו האל״ף נקודה בחטף, וכן שלא יחטוף וימהר לענות אותו קודם שיסיים המברך. וכן לא יענה אמן קטופה — דהיינו שמחסר קריאת הנו״ן שאינו מוציאה בפה שתהא ניכרת. ולא יענה אמן יתומה — דהיינו שהוא חייב בברכה אחת וש״ץ מברך אותה וזה אינו שומעה, אף על פי שיודע איזו ברכה מברך הש״ץ, מאחר שלא שמעה לא יענה אחריו אמן דהוי אמן יתומה. הגה: ולא ימתין עם עניית האמן אלא מיד כשכלה הברכה יענה אמן, ולא יענה אמן קצרה אלא ארוכה קצת כדי שיוכל לומר אל מלך נאמן, ולא יאריך בה יותר מדאי.
Séif 8 : on ne répond pas אמן חטופה — c'est-à-dire comme si le אל״ף était vocalisé d'un חטף (précipité), ni en happant et se hâtant de répondre avant que le מברך n'ait fini. On ne répond pas non plus אמן קטופה — en tronquant la lettre נו״ן, qu'on ne fait pas entendre distinctement. Et on ne répond pas אמן יתומה — c'est-à-dire lorsqu'on est obligé d'une certaine berakha et que le ש״ץ la récite mais qu'on ne l'entend pas : même si l'on sait quelle berakha le ש״ץ récite, puisqu'on ne l'a pas entendue on ne répond pas אמן après lui, car c'est un אמן « orphelin ». Rama : et l'on ne tarde pas à répondre אמן, mais dès que la berakha est achevée on répond ; et on ne répond pas un אמן trop bref mais un peu prolongé, le temps de pouvoir dire « אֵל מֶלֶךְ נֶאֱמָן », sans toutefois trop le prolonger.
Trois défauts de l'אמן : חטופה (happé — commencé trop tôt, avant la fin de la berakha, ou avec un אל״ף précipité) ; קטופה (tronqué — le נו״ן final avalé) ; יתומה (orphelin — répondre à une berakha qu'on n'a pas entendue alors qu'on y est obligé). Le bon אמן : מיד à la fin de la berakha, ארוכה קצת — le temps de penser אל מלך נאמן (dont אמן est l'acronyme) — mais pas trop long.

Séif 9 — המאריכים : le מברך n'attend pas ceux qui traînent

אם יש קצת מהעונין שמאריכין יותר מדאי, אין צריך המברך להמתין להם.
Séif 9 : s'il y a quelques-uns parmi ceux qui répondent qui prolongent (leur אמן) plus que de mesure, le מברך n'a pas besoin de les attendre.
Contrepartie du séif 8 : de même qu'on ne doit pas trop prolonger l'אמן, le מברך (le ש״ץ) n'a pas à attendre ceux qui l'étirent exagérément — celui qui prolonge outre mesure « ne fait que se tromper ». On poursuit la חזרה à un rythme normal.

Séif 10 — שכח יעלה ויבא : écouter les י״ח ברכות du ש״ץ

מי ששכח ולא אמר יעלה ויבא בראש חדש או בחולו של מועד, או בכל דבר שצריך לחזור בשבילו — יכוין דעתו וישמע מש״ץ כל י״ח ברכות מראש ועד סוף כאדם שמתפלל לעצמו, ולא יפסיק ולא ישיח, ופוסע ג׳ פסיעות לאחוריו; דכיון שכבר התפלל אלא ששכח ולא הזכיר, אף על פי שהוא בקי, ש״ץ מוציאו.
Séif 10 : celui qui a oublié de dire « יַעֲלֶה וְיָבֹא » à Roch Hodech ou à Hol haMoed, ou toute chose pour laquelle il doit recommencer la prière — qu'il dirige son attention et écoute du ש״ץ les dix-huit berakhot du début à la fin, comme un homme qui prie lui-même, sans interrompre ni parler, et il recule de trois pas ; car puisqu'il a déjà prié, sauf qu'il a oublié de mentionner (l'ajout), même s'il connaît bien la prière, le ש״ץ l'acquitte.
Application du שומע כעונה même pour un בקי : celui qui devrait recommencer sa עמידה (oubli de יעלה ויבא, etc.) peut écouter toute la חזרה du ש״ץ, avec kavana, du début à la fin — et le ש״ץ l'acquitte, comme s'il priait lui-même (il recule aussi les ג׳ פסיעות). Il doit vraiment tout écouter, sans interruption.

Séif 11 — סיים בעוד עונים אמן : répondre avec le צבור

אם בעוד האדם מתפלל סיים ש״ץ ברכה, וקודם שכלתה עניית אמן מפי רוב הצבור סיים זה תפלתו — עונה עמהם אמן. הגה: ואפילו אם לא שמע הברכה כלל, רק שומע צבור עונים אמן ויודע על איזו ברכה קאי — יענה עמהם, וכן בקדיש וקדושה וברכו.
Séif 11 : si, pendant qu'une personne priait, le ש״ץ a achevé une berakha, et qu'avant que la réponse אמן ne se soit éteinte de la bouche de la majorité du public cette personne a fini sa prière — elle répond אמן avec eux. Rama : et même si elle n'a pas entendu la berakha du tout, mais entend le public répondre אמן et sait sur quelle berakha cela porte — elle répond avec eux ; de même pour le קדיש, la קדושה et le ברכו.
Tant que la majorité du צבור n'a pas fini de répondre אמן, « l'affaire de la berakha » n'est pas encore close : celui qui achève sa prière à ce moment peut répondre avec eux. Le Rama ajoute : même s'il n'a pas entendu la berakha, dès qu'il sait de quelle berakha il s'agit, il répond — et de même pour קדיש, קדושה et ברכו (des דברים שבקדושה).

Séif 12 — קול העונה : ne pas élever la voix plus que le מברך

העונה אמן לא יגביה קולו יותר מהמברך.
Séif 12 : celui qui répond אמן n'élève pas la voix plus que le מברך.
Dernière règle de mesure : l'אמן se répond avec conviction mais sans crier — celui qui répond ne dépasse pas la voix du מברך. L'humilité et la dignité de la prière l'exigent.
Le siman en une phrase : le ש״ץ répète la עמידה כדי לקיים תקנת חכמים et pour être מוציא את שאינו בקי ; le צבור doit לשתוק ולכוין ולענות אמן (il faut ט׳ מכוונים sans quoi les berakhot frôlent le לבטלה) ; on ne bavarde pas pendant la חזרה ; on répond אמן בכוונה, ni חטופה ni קטופה ni יתומה, mais ארוכה קצת et sans crier ; et celui qui a oublié יעלה ויבא écoute les י״ח ברכות du ש״ץ qui l'acquitte (שומע כעונה).

Cas pratiques

Cas 1 — Répondre אמן correctement

Situation : le ש״ץ achève une berakha. Comment répondre אמן ?
Conduite : on attend que la berakha soit vraiment finie (pas d'אמן חטופה commencé trop tôt), on prononce distinctement le נו״ן final (pas d'אמן קטופה), on répond מיד et ארוכה קצת (le temps de אל מלך נאמן) mais pas trop long, et sans élever la voix plus que le מברך. Et l'on n'oublie pas la kavana : אמת … ואני מאמין בזה. Pour les cas précis, on suit son Rav.

Cas 2 — Bavarder pendant la חזרה

Situation : pendant la חזרת הש״ץ, un voisin engage la conversation. Que faire ?
Conduite : לא ישיח שיחת חולין — on ne parle pas pendant la חזרה : c'est une faute grave (גדול עונו מנשוא), et l'on affaiblit le compte des ט׳ מכוונים dont dépend la validité des berakhot. On se tait, on se concentre et l'on répond אמן ; on peut aussi éduquer les enfants à répondre. Pour la manière de reprendre un voisin, on suit son Rav.

Cas 3 — Avoir oublié יעלה ויבא

Situation : à Roch Hodech, on s'aperçoit après coup qu'on a oublié « יעלה ויבא » dans la עמידה. Faut-il tout recommencer ?
Conduite : plutôt que de refaire toute la עמידה, on peut écouter la חזרת הש״ץ du début à la fin avec kavana : שומע כעונה — le ש״ץ vous acquitte, même si vous êtes בקי (séif 10). Condition : tout écouter, sans interruption ni parole, et reculer les ג׳ פסיעות à la fin. Pour savoir quand il faut vraiment recommencer, on suit son Rav.

Questions de compréhension

Vérifie ta compréhension :
  1. Pourquoi le ש״ץ répète-t-il la עמידה, et pourquoi le fait-il même quand tous sont בקיאים (séif 1 et 3) ?
  2. Combien de personnes מכוונים faut-il pendant la חזרה, et que risque-t-il de se passer autrement (séif 4) ?
  3. Que dit-on en entendant une berakha, et quelle kavana met-on dans l'אמן (séif 5-6) ?
  4. Qu'est-ce que l'אמן חטופה, קטופה et יתומה, et comment répond-on correctement (séif 8) ?
  5. Celui qui a oublié יעלה ויבא — comment peut-il s'acquitter sans tout recommencer (séif 10) ?

Pour aller plus loin

Si tu veux approfondir ce siman :
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DAAT · רב יוסף חיים סממה

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