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DAAT · NIVEAU 1 — INITIATION
Siman קכ״ח · La bénédiction des Cohanim
נשיאת כפים ואיזה דברים הפוסלין בכהן — la ברכת כהנים : le minimum de dix, qui monte à la doukhan, le lavage des mains par les Lévites, le déroulement de la ברכה et les défauts (mains, visage, voix, fautes) qui rendent un Cohen inapte
סימן קכ״ח · מ״ה סעיפים
נשיאת כפים ואיזה דברים הפוסלין בכהן
🌱 Niveau Initiation · מתחילים
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Ce siman, l un des plus longs de tout l Orah Haïm (מ״ה seifim), enseigne la נשיאת כפים — la bénédiction que les Cohanim donnent au peuple. On y apprend le minimum de dix, la montée à la doukhan (chaussures, lavage des mains par les Lévites), le déroulement de la ברכה (position, les ה׳ אוירים, mot à mot), puis les défauts qui rendent inapte : mains, visage, voix, le Cohen qui a tué, le מומר, l ivresse, la גרושה. Texte hébreu, traduction française et explication, avec une section de cas pratiques.
Sujet : נשיאת כפים — la ברכת כהנים et les défauts qui écartent le Cohen de la doukhan
Source : שולחן ערוך אורח חיים סימן קכ״ח · מ״ה סעיפים
Compilation : רב יוסף חיים סממה
DAAT · daattorah.com
Le Choulhan Aroukh ouvre le siman (séif 1) : אין נשיאת כפים פחות מי׳ והכהנים מן המנין — il n y a pas de נשיאת כפים à moins de dix, et les Cohanim eux-mêmes entrent dans le compte. La ברכת כהנים est une מצות עשה (« כה תברכו את בני ישראל ») : un Cohen apte qui refuse de monter transgresse jusqu à trois עשה (séif 2). Le siman détaille ensuite tout le déroulement, puis les défauts et les fautes qui écartent un Cohen de la doukhan. Nous étudions ici au niveau du principe ; pour la conduite personnelle, on se réfère à la coutume et à la décision du Rav.
📑 Plan de l'étude
A. Conditions et obligation — מ״ה seifim (1–4) : le minimum de dix, la מצוה et ses trois עשה, une fois par jour, ceux qui ne montent pas
B. Monter à la doukhan (5–9) : sans chaussures, le lavage des mains par les Lévites, se déplacer à רצה, la תפילה יהי רצון
C. Le déroulement de la ברכה (10–14) : position, l appel כהנים, la ברכה, lever les mains, les ה׳ אוירים, mot à mot, en לשון הקודש
D. Après la ברכה (15–19) : רבון העולמים, quand se retourner, par la droite, l ordre des אמן
E. Le חזן Cohen · le מקרא · la concentration (20–26)
F. Détails (27–29) : בל תוסיף, un second מנין, celui qui n a pas encore prié
G. Les défauts (30–34) : mains, visage, voix, mains teintes, le קטן
H. Les fautes (35–39) : celui qui a tué, le מומר, l ivresse
I. Cohen disqualifié (40–44) : גרושה, טומאה, חלל, deuil, célibataire
J. Détail final (45) : les mots où l on se tourne · אסור להשתמש בכהן
+ Cas pratiques et questions de compréhension
A. Conditions et obligation (séifim 1–4)
נְשִׂיאַת כַּפַּיִם — « lever les mains » : la bénédiction que les Cohanim adressent au peuple selon la Torah (במדבר ו) — « יברכך… יאר… ישא ». Elle ne se dit qu en présence d un מנין de dix, les Cohanim eux-mêmes comptant dans les dix. C est une מצות עשה positive : le Cohen apte qui reste en place quand on appelle « כהנים » manque une mitzvah et se rend passible de plusieurs עשה.
אין נשיאת כפים פחות מי׳ והכהנים מן המנין, ואין לזר לישא כפיו.
Séif 1 : il n y a pas de נשיאת כפים à moins de dix, et les Cohanim entrent dans le compte des dix ; un non-Cohen (זר) ne lève pas les mains (il transgresse un עשה).
Séifim 2–4. Le Cohen apte qui n a aucun des défauts et ne monte pas, alors qu il était à la synagogue quand on a appelé « כהנים », ou qu on lui a dit de monter ou de se laver les mains, est comme transgressant trois עשה — « כה תברכו », « אמור להם » et « ושמו את שמי » (séif 2). Mais s il est déjà monté une fois dans la journée, il ne transgresse plus, même si on lui redit de monter (séif 3). Les Cohanim qui ne veulent pas monter n ont pas à sortir de la synagogue, sauf au moment où le חזן appelle « כהנים » ; l usage est cependant qu ils ne rentrent pas avant la fin de la ברכה, pour qu on ne les croie pas פגומים (invalidés) (séif 4).
B. Monter à la doukhan (séifim 5–9)
לא יעלו הכהנים לדוכן במנעלים, אבל בבתי שוקים שרי. אף על פי שנטלו הכהנים ידיהם שחרית, חוזרים ונוטלים ידיהם עד הפרק שהוא חבור היד והזרוע, והלוי יצוק מים על ידיהם.
Séif 5 : les Cohanim ne montent pas à la doukhan chaussés (במנעלים), mais avec des chaussettes (בתי שוקים) c est permis. Séif 6 : même s ils ont lavé leurs mains le matin, ils les relavent — jusqu au poignet, jointure de la main et de l avant-bras — et c est le Lévite qui verse l eau sur leurs mains.
Le lavage par les Lévites. Avant de monter, les Cohanim se relavent les mains ; l honneur en revient au Lévite qui verse l eau (le Lévite s étant lavé lui-même auparavant). Le Choulhan Aroukh note que les Lévites ont pris l usage de ne pas se relaver d abord, s appuyant sur la נטילה du matin. Séif 7 : qui a lavé ses mains le matin en récitant la ברכה « ענט״י » ne la refait pas pour la נשיאת כפים. Séif 8 : quand le חזן commence « רצה », chaque Cohen quitte sa place pour monter — même s il n arrive qu après « רצה », c est valable ; mais s il n a pas bougé à « רצה », il ne monte plus. Séif 9 : en montant, ils disent la תפילה « יהי רצון… que cette bénédiction soit complète et sans obstacle », et la prolongent jusqu à ce que s achève le « אמן » de « הודאה » dans la bouche de l assemblée.
C. Le déroulement de la ברכה (séifim 10–14)
כשמחזירין פניהם כלפי העם מברכין: אשר קדשנו בקדושתו של אהרן וצונו לברך את עמו ישראל באהבה.
Séif 11 : quand ils tournent leur visage vers le peuple, ils récitent la ברכה : « … qui nous a sanctifiés par la sainteté d Aharon et nous a ordonné de bénir Son peuple Israël avec amour ».
Séif 10. Sur la doukhan, ils se tiennent d abord face au Heikhal, dos au peuple, les doigts repliés dans la paume, jusqu à ce que le חזן achève « מודים » ; alors, s ils sont deux ou plus, le חזן les appelle « כהנים », et ils se retournent vers le peuple (un Cohen seul se retourne de lui-même sans qu on l appelle).
מגביהים ידיהם כנגד כתפותיהם ומגביהים יד ימנית קצת למעלה מהשמאלית, ופושטים ידיהם וחולקים אצבעותיהם, ומכוונים לעשות ה׳ אוירים.
Séif 12 : ils lèvent les mains à hauteur des épaules, la droite un peu plus haut que la gauche, étendent les mains et écartent les doigts, en visant à former cinq espaces (ה׳ אוירים) — entre les deux paires de doigts, entre l index et le pouce, et entre les deux pouces.
Séifim 13–14. Les Cohanim commencent « יברכך » ; selon le Rama (usage de nos contrées), le חזן leur souffle même le mot « יברכך », puis il leur récite mot à mot et ils répondent après lui mot par mot, l assemblée répondant « אמן » après chacun des trois versets (séif 13). Et l on ne bénit qu en לשון הקודש, debout, les mains levées et à voix haute (séif 14).
D. Après la ברכה (séifim 15–19)
ואחר כך מתחיל שליח צבור שים שלום, ואז הכהנים מחזירים פניהם להיכל ואומרים: רבון העולמים עשינו מה שגזרת עלינו, עשה אתה מה שהבטחתנו, השקיפה ממעון קדשך מן השמים וברך את עמך את ישראל.
Séif 15 : ensuite le שליח צבור commence « שים שלום » ; les Cohanim se retournent alors vers le Heikhal et disent : « רבון העולמים — Maître des mondes, nous avons fait ce que Tu as décrété sur nous, fais Toi ce que Tu nous as promis : regarde depuis Ta demeure sainte, des cieux, et bénis Ton peuple Israël ».
Séifim 16–19. Les Cohanim ne se retournent qu au moment où le חזן commence « שים שלום », ne replient les doigts qu une fois retournés, et ne quittent leur place qu à la fin de « שים שלום » — et selon un avis (l usage), qu après que l assemblée ait répondu « אמן » (séif 16). Quand ils se retournent, au début comme à la fin, c est par la droite (דרך ימין) ; en descendant, qu ils ne touchent pas leurs chaussures souillées, et s ils y touchent qu ils se relavent les mains (séif 17). Le séif 18 règle avec précision l enchaînement des paroles (le מקרא, la ברכה, les mots, les אמן) — chaque partie ne commence qu une fois la précédente achevée. Enfin, le שליח צבור ne répond pas « אמן » après la ברכה des Cohanim, pour ne pas se troubler dans sa תפילה (séif 19).
E. Le חזן Cohen · le מקרא · la concentration (séifim 20–26)
משתדלין שיהא המקרא ישראל, וכשהחזן כהן יעמוד ישראל אצלו ויקרא כהנים ויקרא אותם, והחזן עומד ושותק.
Séif 22 : on s efforce que le מקרא (celui qui souffle les mots) soit un israël ; et si le חזן est Cohen, qu un israël se tienne près de lui pour appeler « כהנים » et leur souffler les mots, tandis que le חזן reste debout et silencieux.
Séifim 20–21, 23–26. Si le חזן est Cohen et qu il y a d autres Cohanim, il ne monte pas ; s il est le seul Cohen, il ne monte que s il est assuré de reprendre sa תפילה sans se troubler (séif 20). Les Cohanim ne chantent pas la ברכה sur deux ou trois mélodies — un seul air du début à la fin, de peur de se troubler (séif 21). Pendant la ברכה, ni les fidèles ni les Cohanim ne regardent : l usage est d abaisser le טלית sur le visage (séif 23). Ceux qui sont derrière les Cohanim ne sont pas dans la bénédiction ; devant et sur les côtés, même une cloison de fer n interrompt pas ; et ceux des champs, empêchés, y sont inclus (séif 24). Une synagogue entièrement de Cohanim : s ils ne sont que dix, tous montent et bénissent leurs frères des champs (séif 25). Pendant la ברכה, on se tait et l on se concentre, sans dire de versets (séif 26).
F. Détails : בל תוסיף · un second מנין (séifim 27–29)
כהן אינו רשאי להוסיף מדעתו… ואם הוסיף עובר על בל תוסיף.
Séif 27 : un Cohen n a pas le droit d ajouter de lui-même au-delà des trois versets de la ברכת כהנים ; s il ajoute, il transgresse « בל תוסיף » (« tu n ajouteras pas »).
Séifim 28–29. Un Cohen qui a déjà levé les mains, puis va dans une autre synagogue où l on n est pas encore arrivé à la ברכת כהנים, peut lever les mains une seconde fois (séif 28). Un Cohen qui n a pas encore prié et trouve une assemblée qui prie lève les mains : la תפילה ne l en empêche pas (séif 29).
G. Les défauts qui rendent inapte (séifim 30–34)
הַדְּבָרִים הַפּוֹסְלִין — les défauts qui écartent : la Torah dit du Cohen qu il bénit « avec amour », et l attention du peuple ne doit pas être détournée. Aussi tout ce qui attire les regards — une difformité des mains ou du visage, une voix qui ne prononce pas correctement — écarte le Cohen de la doukhan, sauf s il est דש בעירו (familier de sa ville, où tous connaissent son état).
מי שיש לו מום בפניו או בידיו… לא ישא את כפיו מפני שהעם מסתכלין בו… וכן סומא באחד מעיניו לא ישא את כפיו.
Séif 30 : celui qui a un défaut au visage ou aux mains (taches, doigts recourbés ou tordus) ne lève pas les mains, car le peuple le fixerait ; de même celui dont la salive coule, dont les yeux larmoient, et l aveugle d un œil. Mais s il est דש בעירו — connu de tous dans sa ville (après trente jours) — il lève les mains, même aveugle des deux yeux.
Séifim 31–34. Là où la coutume est d abaisser le טלית sur le visage, il lève les mains même avec plusieurs défauts au visage et aux mains — à condition que ses mains soient sous le טלית (séif 31). Des mains teintes (אסטיס ופואה) : il ne lève pas les mains car on les fixerait, sauf si c est le métier de la majorité de la ville (séif 32). Celui qui ne sait pas articuler les lettres (il dit les א comme des ע, ou l inverse) ne lève pas les mains (séif 33). Un קטן (mineur) ne lève pas seul les mains, mais avec des Cohanim adultes il monte pour apprendre ; à partir de deux poils, il lève seul de façon occasionnelle, et régulièrement une fois sa barbe formée (séif 34).
H. Les fautes : le meurtre, le מומר, l'ivresse (séifim 35–39)
כהן שהרג את הנפש, אפילו בשוגג, לא ישא את כפיו, אפילו עשה תשובה.
Séif 35 : un Cohen qui a tué — même par mégarde (בשוגג) — ne lève pas les mains, même s il a fait תשובה. (Le Rama : certains disent que s il a fait תשובה il lève les mains, et il y a lieu d alléger pour les בעלי תשובה afin de ne pas leur fermer la porte — tel est l usage.)
Séifim 36–39. Celui qui a circoncis un enfant mort lève les mains ; même si l on murmure qu il verse le sang, tant que rien n est établi, il lève les mains (séif 36). Un מומר לעכו״ם (apostat) ne lève pas les mains ; mais s il a fait תשובה, il lève les mains (עיקר), et s il a été contraint, tous s accordent qu il lève les mains (séif 37). Qui a bu un רביעית de vin d un trait ne lève pas les mains ; en deux fois, ou coupé d un peu d eau, c est permis ; plus d un רביעית — même coupé, même en plusieurs fois — il ne lève pas les mains tant que le vin n est pas dissipé (séif 38). En revanche, celui qui n a aucun des empêchements, même s il n est pas rigoureux dans les מצוות et qu on murmure sur lui, lève les mains — les autres fautes n empêchent pas la נשיאת כפים (séif 39).
I. Cohen disqualifié : גרושה, טומאה, חלל, deuil, célibataire (séifim 40–44)
כהן שנשא גרושה לא ישא את כפיו, ואין נוהגין בו קדושה.
Séif 40 : un Cohen qui a épousé une divorcée (גרושה) ne lève pas les mains et on ne le traite plus avec la sainteté sacerdotale (pas même pour être appelé premier à la Torah) ; même s il l a répudiée ou qu elle est morte, il reste פסול jusqu à ce qu il fasse vœu, devant plusieurs, de s abstenir des femmes interdites.
Séifim 41–44. Le Cohen qui s est rendu impur pour un mort qui n est pas des sept proches est פסול de la doukhan et de tous les privilèges du sacerdoce, jusqu à ce qu il se repente et s engage à ne plus se rendre impur (séif 41). Le חלל (né d une union interdite au Cohen) ne lève pas les mains (séif 42). Après les sept jours de deuil, il lève de nouveau les mains ; pendant les sept jours, il sort de la synagogue quand on appelle « כהנים » — et selon le Rama (usage de nos contrées), il ne lève pas les mains durant tout le deuil, jusqu à douze mois pour le père et la mère (séif 43). Un Cohen célibataire lève les mains ; l usage de nos contrées est cependant de ne lever les mains qu à יום טוב (à מוסף), parce qu on est alors dans la joie de la fête — « טוב לב הוא יברך » (séif 44).
J. Détail final : les mots où l'on se tourne · אסור להשתמש בכהן (séif 45)
אלו תיבות שהכהנים הופכים בהם לדרום ולצפון: יברכך וישמרך, אליך ויחנך, אליך, לך, שלום.
Séif 45 : voici les mots aux endroits desquels les Cohanim se tournent vers le sud et vers le nord : « יברכך… וישמרך », « אליך… ויחנך », « אליך », « לך », « שלום ».
La conclusion du siman. À chacun de ces mots, qui achèvent une bénédiction ou dirigent le regard, les Cohanim orientent la bénédiction vers les fidèles au sud et au nord ; l usage est d y prolonger le chant. Le Choulhan Aroukh clôt le siman par un principe de dignité sacerdotale : אסור להשתמש בכהן — il est interdit de se servir d un Cohen (pour un usage personnel), même de nos jours, דהוי כמועל בהקדש (car c est comme détourner du consacré), sauf s il y a renoncé.
Le siman en une phrase : la נשיאת כפים se fait à dix (Cohanim compris) ; c est une מצות עשה que le Cohen apte ne peut esquiver ; on monte sans chaussures, les mains lavées par les Lévites, on se tourne vers le peuple à l appel « כהנים », on lève les mains en formant les ה׳ אוירים et l on bénit mot à mot, en לשון הקודש, à voix haute ; mais un défaut des mains, du visage ou de la voix, le Cohen qui a tué, le מומר, l ivresse, la גרושה, la טומאה et le חלל écartent le Cohen de la doukhan.
Cas pratiques
Cas 1 — Combien de Cohanim faut-il ? Le Cohen qui reste assis
Situation : il n y a qu un seul Cohen à la synagogue, et il hésite à monter. Est-il obligé ?
Conduite : la נשיאת כפים requiert dix personnes (le Cohen comptant dans les dix). Un seul Cohen suffit à bénir. S il était présent quand on a appelé « כהנים », ou qu on lui a dit de monter ou de se laver les mains, et qu il reste en place, il manque une מצות עשה (jusqu à trois עשה). Pour la mise en pratique, on suit son Rav.
Cas 2 — Un défaut à la main ou une voix qui ne prononce pas bien
Situation : un Cohen a une marque visible sur la main, ou ne distingue pas les lettres א et ע. Peut-il monter ?
Conduite : ce qui attire les regards écarte le Cohen — défaut aux mains/au visage, mains teintes, voix qui n articule pas les lettres. Mais s il est דש בעירו (connu de tous dans sa ville, après trente jours), ou là où l on abaisse le טלית sur le visage (mains dessous), il lève les mains malgré le défaut. Pour les cas limites, on suit son Rav.
Cas 3 — Le Cohen qui a bu du vin, ou qui a fauté
Situation : un Cohen a bu un verre de vin avant l office, ou l on murmure sur sa conduite. Monte-t-il ?
Conduite : qui a bu un רביעית de vin d un trait ne lève pas les mains tant que le vin n est pas dissipé (en deux fois, ou coupé d eau, c est permis). En revanche, celui qui n a aucun des empêchements du siman — même peu rigoureux, même l objet de rumeurs — lève les mains : les autres fautes n empêchent pas la נשיאת כפים. Le meurtre, l apostasie, la גרושה et la טומאה, eux, écartent. Pour la conduite, on suit son Rav.
Questions de compréhension
Vérifie ta compréhension :
- Combien de personnes faut-il pour la נשיאת כפים, et les Cohanim comptent-ils dans ce nombre (séif 1) ?
- Combien de מצות עשה risque de transgresser le Cohen apte qui ne monte pas, et dans quels cas (séif 2) ?
- Qui verse l eau sur les mains des Cohanim, et jusqu où se lavent-ils (séif 6) ?
- Que sont les ה׳ אוירים et où se placent-ils (séif 12) ?
- Cite trois défauts qui écartent un Cohen, et dis ce qu est דש בעירו (séif 30).
- Le Cohen qui a tué בשוגג lève-t-il les mains, et que dit le Rama pour les בעלי תשובה (séif 35) ?
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