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DAAT · NIVEAU 1 — INITIATION

Siman קצ״ז · Se rattacher au zimoun

דיני צירוף לזימון שלשה או עשרה — le troisième qui arrive quand les deux autres ont fini (שנים שאכלו ובא שלישי), la porte que ferme le mot הב לן ונברך, le dixième homme qui n'a mangé qu'un légume ou bu un verre, la majorité qui doit rester visible (רובא דמינכר), le kazayit de pain exigé à trois, et qui doit conduire le Birkat haMazon
סימן קצ״ז · ד׳ סעיפים
דיני צירוף לזימון שלשה או עשרה
🌱 Niveau Initiation · מתחילים
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Le siman précédent disait qui peut être compté dans un zimoun. Celui-ci pose la question d'à côté, et c'est la plus quotidienne de toutes : comment s'y rattache-t-on ? Deux amis ont fini de manger, un troisième pousse la porte : est-il encore temps ? Neuf hommes ont mangé du pain, un dixième n'a bu qu'un verre : sont-ils dix pour dire le Nom ? Et à table, quand l'un s'est rassasié et l'autre n'a mangé qu'un kazayit, lequel des deux doit conduire ? Texte hébreu, traduction française et explication des ד׳ seifim, avec une section de cas pratiques.

Sujet : Le rattachement au zimoun — צירוף השלישי, הב לן ונברך, צירוף לעשרה, רובא דמינכר, כזית פת, ומי מברך
Source : שולחן ערוך אורח חיים סימן קצ״ז · ד׳ סעיפים

Compilation : רב יוסף חיים סממה
DAAT · daattorah.com

Le zimoun n'existe qu'à partir de troisשלשה שאכלו כאחת חייבין לזמן (ברכות מ״ה ע״א) — et il change une fois encore à dix. Or ces deux nombres sont rarement atteints d'un seul coup : il manque presque toujours quelqu'un, et ce quelqu'un n'a pas mangé comme les autres. Tout notre siman est fait de cette tension : jusqu'où peut-on rattacher un homme au repas d'autrui ? La réponse tient en deux mesures — une mesure de temps (jusqu'à quand le repas reste ouvert) et une mesure de quantité (ce qu'il faut avoir mangé). Nous étudions ici au niveau du principe ; pour la conduite personnelle, on se réfère à la décision du Rav.

📑 Plan de l'étude

A. שנים שאכלו וגמרו ובא שלישי (séif 1) — le retardataire, et le mot qui ferme le repas
B. צירוף לעשרה בירק ובמשקה (séif 2) — le dixième homme, et la majorité visible
C. שלשה מול עשרה — כזית פת (séif 3) — ce qui suffit à dix ne suffit pas à trois
D. מי מברך — כדי שביעה או כזית (séif 4) — qui doit conduire le Birkat haMazon
1-3. Cas pratiques et questions de compréhension

A. שנים שאכלו וגמרו ובא שלישי — le retardataire

צֵרוּף — le rattachement. Deux personnes qui mangent ensemble ne font pas de zimoun ; il leur faut un troisième. Mais ce troisième doit-il avoir mangé avec elles depuis le début ? Le siman répond que non : il suffit qu'il se rattache au repas tant qu'il dure encore. La Guemara en donne le cas type — Rav voulait écarter un arrivant : לאיצטרופי בהדן אנן אכילנא לן (ברכות מ״ז ע״א), « nous, nous avons fini de manger » — et Chmouel lui répondit : אלו מייתו לי ארדיליא וגוזליא לאבא מי לא אכלינן (ברכות מ״ז ע״א), « si l'on m'apportait des champignons et des pigeonneaux, n'en mangerions-nous pas ? ». C'est cette réponse qui devient la halakha.

Séif 1 — שנים שאכלו כא׳ וגמרו ובא שלישי

שנים שאכלו כא׳ וגמרו ובא שלישי כל היכא דאי מייתי להו מידי מצו למיכל מיניה מצטרף בהדייהו וחייבים ליתן לו לאכול כדי שיצטרף עמהם והוא שבא עד שלא אמרו הב לן ונברך אבל אם אמרו הב לן ונברך ואח״כ בא הג׳ אינו מצטרף עמהם: הגה ונטילת מים אחרונים כהב לן ונברך דמי (מרדכי פ״ג שאכלו) ועיין לעיל סימן קע״ט:
Séif 1 : deux qui ont mangé ensemble et ont terminé, et un troisième est arrivé — dans tous les cas où, si on leur apportait quelque chose, ils pourraient encore en manger, il se joint à eux ; et ils sont tenus de lui donner à manger afin qu'il se joigne à eux. Et cela, à condition qu'il soit venu avant qu'ils aient dit « hav lan ou-nevarekh » (« apportez, et bénissons ») ; mais s'ils ont dit « hav lan ou-nevarekh » et qu'ensuite le troisième est arrivé, il ne se joint pas à eux. Glose : et le lavage des mayim aharonim est comme « hav lan ou-nevarekh » (Mordekhaï, chapitre « Shelosha she-akhelou ») ; et voir plus haut, siman 179.
Le critère n'est pas le passé, mais le présent : כל היכא דאי מייתי להו מידי מצו למיכל מיניה מצטרף בהדייהו (שו״ע או״ח קצ״ז:א). On ne demande pas s'ils ont fini, on demande s'ils pourraient encore. résumé : tant que le corps n'a pas dit non, le repas n'est pas clos — et un repas non clos peut encore accueillir quelqu'un.
Et l'on ne se contente pas de le tolérer : on lui doit à mangerוחייבים ליתן לו לאכול כדי שיצטרף עמהם (שו״ע או״ח קצ״ז:א). C'est l'un des rares endroits où le Choulhan Aroukh impose une obligation aux hôtes et non à l'invité. résumé : le zimoun n'est pas un privilège que les deux détiennent, c'est une mitsva qu'ils gagnent grâce à lui ; ils doivent donc lui donner les moyens de la leur apporter.
La limite est un mot : והוא שבא עד שלא אמרו הב לן ונברך (שו״ע או״ח קצ״ז:א) ; passé ce mot, אינו מצטרף עמהם (שו״ע או״ח קצ״ז:א). C'est la formule par laquelle on demande la coupe pour bénir, et la Guemara enseigne qu'elle interdit déjà de boire — כיון דאמריתו הב לן וניבריך איתסרא לכו למישתי (פסחים ק״ג ע״ב) — parce que דאסחיתו דעתייכו (פסחים ק״ג ע״ב), « vous vous en êtes détournés ».
La glose ajoute un second signe de clôture : ונטילת מים אחרונים כהב לן ונברך דמי (רמ״א או״ח קצ״ז:א), et renvoie à ועיין לעיל סימן קע״ט (רמ״א או״ח קצ״ז:א). résumé : la parole n'est pas seule à clore un repas — le geste le clôt aussi. Qui s'est lavé les mains pour les mayim aharonim a dit, sans parler, qu'il ne mangera plus.

B. צירוף לעשרה בירק ובמשקה — le dixième homme

Séif 2 — תשעה שאכלו דגן וא׳ אכל כזית ירק

תשעה שאכלו דגן וא׳ אכל כזית ירק מצטרפין להזכיר השם ואפי׳ לא טיבל עמהם אלא בציר או לא שתה עמהם אלא כוס אחד שישבו רביעית מכל משקה חוץ מן המים מצטרף עמהם והוא שיהיה המברך אחד מאוכלי הפת ואפילו שבעה אכלו דגן ושלשה ירק מצטרפין אבל ו׳ לא דרובא דמינכר בעינן:
Séif 2 : neuf ont mangé des céréales et un a mangé un kazayit de légume — ils se joignent pour mentionner le Nom. Et même s'il n'a trempé avec eux que dans de la saumure, ou n'a bu avec eux qu'un seul verre contenant un reviit de n'importe quelle boisson sauf l'eau, il se joint à eux — à condition que celui qui bénit soit l'un de ceux qui ont mangé du pain. Et même si sept ont mangé des céréales et trois du légume, ils se joignent ; mais six, non — car il nous faut une majorité reconnaissable.
La règle : תשעה שאכלו דגן וא׳ אכל כזית ירק מצטרפין להזכיר השם (שו״ע או״ח קצ״ז:ב), et c'est mot pour mot la Guemara : תשעה אכלו דגן ואחד אכל ירק מצטרפין (ברכות מ״ח ע״א). Attention à la finale : « pour mentionner le Nom » — c'est-à-dire pour passer de neuf à dix, et non pour créer le zimoun lui-même.
Le minimum est très bas : une saumure, ou כוס אחד שישבו רביעית מכל משקה חוץ מן המים (שו״ע או״ח קצ״ז:ב). La Guemara le disait déjà : עלה והסיב עמהם אפילו לא טבל עמהם אלא בציר (ברכות מ״ח ע״א), et אכל עלה ירק ושתה כוס של יין מצטרף (ברכות מ״ח ע״ב). résumé : l'eau seule est exclue parce qu'on la boit par nécessité et non comme part du repas ; tout le reste marque une participation.
Mais celui qui mène, lui, doit avoir mangé du pain : והוא שיהיה המברך אחד מאוכלי הפת (שו״ע או״ח קצ״ז:ב) — car la Guemara distingue nettement les deux rôles : איצטרופי מצטרף אבל להוציא את הרבים ידי חובתן עד שיאכל כזית דגן (ברכות מ״ח ע״א). Le Rambam écrit de même : והוא שיהיה המברך מאוכלי הפת (רמב״ם הלכות ברכות פרק ה׳ הלכה ח׳). résumé : être compté et faire acquitter les autres sont deux choses différentes.
Et il y a une proportion à tenir : ואפילו שבעה אכלו דגן ושלשה ירק מצטרפין אבל ו׳ לא דרובא דמינכר בעינן (שו״ע או״ח קצ״ז:ב). La Guemara pose exactement la question — ששה ודאי לא מבעיא לי (ברכות מ״ח ע״א) — et donne la raison : ואיהו סבר רובא דמינכר בעינן (ברכות מ״ח ע״א). Le Rambam : אבל ששה שאכלו פת וארבעה ירק אין מצטרפין עד שיהיו אוכלי הפת רב הנכר (רמב״ם הלכות ברכות פרק ה׳ הלכה ח׳). résumé : six sur dix est bien une majorité arithmétique, mais elle ne se voit pas ; sept se voit.

C. שלשה מול עשרה — ce qui suffit à dix ne suffit pas à trois

Séif 3 — המצטרף צריך לברך ברכה אחרונה

המצטרף צריך לברך ברכה אחרונה על מה שאכל ואינו נפטר בברכת המזון של אלו במה דברים אמורים דסגי בכל מאכל להצטרף לעשרה אבל לשלשה אינו מצטרף עד שיאכל כזית פת וי״א דבכזית דגן מהני אפי׳ אינו פת ויש אומרים דבירק ובכל מאכל מהני הילכך שנים שאכלו ובא שלישי אם יכולים להזקיקו שיאכל כזית פת מוטב ואם אינו רוצה לא יתנו לו לשתות ולא מאכל אחר; ואם אירע שנתנו לו לשתות או מאכל אחר יזמנו עמו אע״פ שאינו רוצה לאכול פת:
Séif 3 : celui qui se joint doit réciter la bénédiction finale sur ce qu'il a mangé, et il n'est pas quitte par le Birkat haMazon de ceux-là. De quoi cela a-t-il été dit — que n'importe quel aliment suffit ? De se joindre à dix. Mais à trois il ne se joint pas tant qu'il n'a pas mangé un kazayit de pain ; et certains disent qu'un kazayit de céréales y suffit même si ce n'est pas du pain ; et certains disent que du légume et tout aliment y suffisent. Par conséquent : deux qui ont mangé et un troisième arrive — s'ils peuvent l'amener à manger un kazayit de pain, c'est préférable ; et s'il ne veut pas, qu'ils ne lui donnent ni à boire ni un autre aliment. Et s'il s'est trouvé qu'ils lui ont donné à boire ou un autre aliment, ils feront le zimoun avec lui, bien qu'il ne veuille pas manger de pain.
Le rattaché reste un invité, pas un convive : המצטרף צריך לברך ברכה אחרונה על מה שאכל ואינו נפטר בברכת המזון של אלו (שו״ע או״ח קצ״ז:ג). résumé : il complète leur nombre, mais leur Birkat haMazon n'est pas le sien — il n'a pas mangé de pain, et c'est sur son légume ou son verre qu'il doit dire sa propre bénédiction finale.
Le seuil bas ne valait que pour dix : במה דברים אמורים דסגי בכל מאכל להצטרף לעשרה אבל לשלשה אינו מצטרף עד שיאכל כזית פת (שו״ע או״ח קצ״ז:ג). C'est la parole du Rambam : אבל בשלשה צריך שיאכלו כל אחד ואחד מהן כזית פת ואחר כך מזמנין (רמב״ם הלכות ברכות פרק ה׳ הלכה ח׳). résumé : à dix, il ne manque qu'un chiffre ; à trois, il manque un convive — et l'on n'est convive que par le pain.
Deux avis plus larges sont pourtant rapportés : וי״א דבכזית דגן מהני אפי׳ אינו פת (שו״ע או״ח קצ״ז:ג), et ויש אומרים דבירק ובכל מאכל מהני (שו״ע או״ח קצ״ז:ג). Le Mehaber ne tranche pas contre eux ; il en tire une conduite pratique.
La conduite, justement, tient en trois temps : d'abord le mieux — אם יכולים להזקיקו שיאכל כזית פת מוטב (שו״ע או״ח קצ״ז:ג) ; ensuite la prudence — ואם אינו רוצה לא יתנו לו לשתות ולא מאכל אחר (שו״ע או״ח קצ״ז:ג) ; enfin le fait accompli — ואם אירע שנתנו לו לשתות או מאכל אחר יזמנו עמו אע״פ שאינו רוצה לאכול פת (שו״ע או״ח קצ״ז:ג). résumé : on évite de créer une situation douteuse ; mais si elle est née, on suit l'avis large et l'on fait le zimoun, car ne pas le faire serait à son tour douteux.

D. מי מברך — כדי שביעה או כזית

Séif 4 — חברים שאכלו כא׳

חברים שאכלו כא׳ קצתם אכלו כדי שביעה וקצתם לא אכלו אלא כזית אם כולם יודעים לברך מצוה שיברך אותו שאכל כדי שביעה ויוציא את האחרים ואם אין יודעים כולם לברך מי שאכל כזית יכול להוציא אף אותם שאכלו כדי שביעה: הגה וי״א שאינו חייב לברך מדאורייתא אם לא שתה והוא תאב לשתות (מרדכי פ״ג שאכלו וב״י בשם כל בו ושיבולי לקט) וטוב ליזהר לכתחלה אם מקצתן שתו ומקצתן לא שתו שיברך מי ששתה (דברי עצמו):
Séif 4 : des compagnons qui ont mangé ensemble, certains ayant mangé à satiété et d'autres n'ayant mangé qu'un kazayit — si tous savent bénir, c'est une mitsva que bénisse celui qui a mangé à satiété et qu'il acquitte les autres. Et si tous ne savent pas bénir, celui qui a mangé un kazayit peut acquitter même ceux qui ont mangé à satiété. Glose : et certains disent qu'il n'est pas tenu de bénir de la Torah s'il n'a pas bu et qu'il a soif (Mordekhaï, chapitre « Shelosha she-akhelou », et le Beit Yossef au nom du Kol Bo et du Shibolei haLeket) ; et il est bon de veiller a priori, si certains ont bu et d'autres non, que bénisse celui qui a bu (paroles de l'auteur lui-même).
Le principe : on confie la bénédiction au plus obligé — מצוה שיברך אותו שאכל כדי שביעה ויוציא את האחרים (שו״ע או״ח קצ״ז:ד). résumé : celui qui s'est rassasié est tenu du Birkat haMazon par la Torah, tandis que celui qui n'a mangé qu'un kazayit ne l'est que par les Sages ; à choisir, on met en avant l'obligation la plus forte.
Mais on n'en fait pas une condition : ואם אין יודעים כולם לברך מי שאכל כזית יכול להוציא אף אותם שאכלו כדי שביעה (שו״ע או״ח קצ״ז:ד). La Guemara connaît bien la difficulté — וכל שאינו מחוייב בדבר אינו מוציא את הרבים ידי חובתן (ברכות כ׳ ע״ב) — et la résout en distinguant les cas : כגון שאכל שיעורא דרבנן דאתי דרבנן ומפיק דרבנן (ברכות כ׳ ע״ב). Ici, ce qui permet malgré tout d'acquitter les autres est la arévout, la responsabilité mutuelle de tout Israël — le point est développé au Niveau 2.
La glose ajoute la boisson : וי״א שאינו חייב לברך מדאורייתא אם לא שתה והוא תאב לשתות (רמ״א או״ח קצ״ז:ד), d'où la précaution וטוב ליזהר לכתחלה אם מקצתן שתו ומקצתן לא שתו שיברך מי ששתה (רמ״א או״ח קצ״ז:ד). Le fondement est un verset que la Guemara lit en deux temps : l'acte de manger, dont la mesure est ואכילה בכזית (ברכות מ״ט ע״ב), puis la satiété — que Rabbi Yehouda définit comme אכילה שיש בה שביעה (ברכות מ״ט ע״ב), et que Rabbi Méir rapporte à la boisson. résumé : la satiété de la Torah n'est pas seulement celle de la faim — la soif en fait partie.
Le siman en une phrase : on se rattache au zimoun par le temps et par la quantité — tant que les autres מצו למיכל et qu'ils n'ont pas dit הב לן ונברך, le retardataire entre, et on lui doit à manger ; pour compléter dix, un légume, une saumure ou un verre suffisent, pourvu que le mezamen ait mangé du pain et que la majorité reste visible ; pour faire trois, il faut un כזית פת ; et à table, on préfère faire bénir celui qui s'est rassasié — et, si l'on peut, celui qui a bu.

Cas pratiques

Cas 1 — Nous avons fini de manger et un ami arrive

Situation : nous étions deux, le repas est terminé mais nous n'avons encore rien dit ; un ami entre. Peut-on faire le zimoun avec lui ?
Conduite : tout dépend de deux choses. D'abord de nous : כל היכא דאי מייתי להו מידי מצו למיכל מיניה מצטרף בהדייהו (שו״ע או״ח קצ״ז:א) — si nous pourrions encore manger quelque chose, la porte est ouverte, et même וחייבים ליתן לו לאכול כדי שיצטרף עמהם (שו״ע או״ח קצ״ז:א). Ensuite du moment : והוא שבא עד שלא אמרו הב לן ונברך (שו״ע או״ח קצ״ז:א), et la glose y ajoute ונטילת מים אחרונים כהב לן ונברך דמי (רמ״א או״ח קצ״ז:א). Ce qu'on lui donnera : de préférence כזית פת (שו״ע או״ח קצ״ז:ג). Pour la pratique, on suit son Rav.

Cas 2 — Neuf ont mangé du pain, le dixième n'a bu qu'un verre

Situation : à un repas, neuf hommes ont mangé du pain ; un dixième s'est assis avec eux et n'a bu qu'un verre. Peut-on dire נברך אלהינו ?
Conduite : oui, si le verre atteint la mesure : או לא שתה עמהם אלא כוס אחד שישבו רביעית מכל משקה חוץ מן המים מצטרף עמהם (שו״ע או״ח קצ״ז:ב) — l'eau ne compte pas. Et celui qui mène ne peut pas être lui : והוא שיהיה המברך אחד מאוכלי הפת (שו״ע או״ח קצ״ז:ב). Enfin, il ne sera pas quitte par leur Birkat haMazon : המצטרף צריך לברך ברכה אחרונה על מה שאכל (שו״ע או״ח קצ״ז:ג). Pour la pratique, on suit son Rav.

Cas 3 — L'un s'est rassasié, l'autre a mangé un morceau : qui mène ?

Situation : à table, certains ont fait un vrai repas, d'autres ont juste pris un kazayit de pain. Qui doit conduire le Birkat haMazon ?
Conduite : a priori celui qui s'est rassasié — מצוה שיברך אותו שאכל כדי שביעה ויוציא את האחרים (שו״ע או״ח קצ״ז:ד) ; et si l'on peut choisir plus finement encore, שיברך מי ששתה (רמ״א או״ח קצ״ז:ד). Mais si ceux-là ne savent pas mener, on ne renonce pas au zimoun : מי שאכל כזית יכול להוציא אף אותם שאכלו כדי שביעה (שו״ע או״ח קצ״ז:ד). Pour la pratique, on suit son Rav.

Questions de compréhension

Vérifie ta compréhension :
  1. Quel est le critère qui permet au troisième arrivant de se joindre, et pourquoi ne demande-t-on pas s'ils ont fini (séif 1) ?
  2. Pourquoi les deux premiers sont-ils tenus de lui donner à manger (séif 1) ?
  3. Que ferment exactement הב לן ונברך et les mayim aharonim (séif 1 et glose) ?
  4. Pourquoi sept mangeurs de pain sur dix suffisent-ils et six non (séif 2) ?
  5. Pourquoi ce qui suffit pour dix ne suffit-il pas pour trois (séif 3), et pourquoi préfère-t-on faire bénir celui qui s'est rassasié (séif 4) ?

Pour aller plus loin

Si tu veux approfondir ce siman :
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DAAT · רב יוסף חיים סממה

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