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DAAT · NIVEAU 1 — INITIATION

Siman כ״ה · L'ordre et la kavana de la pose des tefilin (דיני תפילין בפרטות)

דיני תפילין בפרטות — l'ordre טלית/תפילין (שמעלין בקדש), la kavana (שעבוד הלב והמוח), poser le bras puis la tête
סימן כ״ה · י״ג סעיפים
דיני תפילין בפרטות
🌱 Niveau Initiation · מתחילים
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Nous ouvrons ici les Hilkhot Tefilin : non pas comment on les fabrique, mais comment on les pose — le service même de Hachem. Texte hébreu vocalisé, traduction française fluide et explications sur l'ordre talit puis tefilin (שמעלין בקדש), sur le talit gadol d'abord (Rama), sur les tefilin pendant le Chema et la tefila, sur LA KAVANA — les quatre parachiot, le bras contre le cœur et la tête contre le cerveau, l'asservissement du cœur et du cerveau à Hachem —, sur poser le bras d'abord puis la tête (מעביר על המצוה), et sur « לְהָנִיחַ » avec kamatz — avec une section de cas pratiques.

Sujet : Les lois du tefilin en détail — l'ordre de la pose, la kavana profonde, l'ordre bras puis tête, les berakhot et la conduite du matin
Source : שולחן ערוך אורח חיים סימן כ״ה · י״ג סעיפים

Compilation : רב יוסף חיים סממה
DAAT · daattorah.com

Avec ce siman s'ouvrent les Hilkhot Tefilin. Après avoir revêtu le talit, on pose les tefilin — car שמעלין בקדש, on monte en sainteté. Mais le cœur du siman n'est pas l'ordre des gestes : c'est la kavana. Il nous a été ordonné de poser ces quatre parachiot, où sont inscrits Son unité et la sortie d'Égypte, sur le bras, contre le cœur, et sur la tête, contre le cerveau — afin de nous souvenir des miracles qui attestent Sa puissance, et d'asservir à Hachem la neshama, qui est dans le cerveau, et le cœur, siège des désirs (שעבוד הלב והמוח). Ainsi l'homme se souvient de son Créateur et modère ses plaisirs. On pose le bras d'abord — en bénissant « לְהָנִיחַ תְּפִלִּין » —, puis la tête ; l'usage ashkénaze (Rama) dit deux berakhot, et il est bon d'ajouter « בָּרוּךְ שֵׁם כְּבוֹד מַלְכוּתוֹ ». Si l'on rencontre la tête en premier, on passe outre (מעביר על המצוה) pour poser le bras d'abord. Le siman règle encore le sac, le Chema, le הפסק entre les deux, les tefilin portés toute la matinée. Nous étudions ici au niveau du principe et de l'élan ; pour la conduite fine, on se réfère à la décision du Rav.

📑 Plan de l'étude

A. סדר טלית ותפילין — après le talit, poser les tefilin (שמעלין בקדש) ; le sac : ne pas mettre l'étui des tefilin au-dessus (Rama : ne pas attendre le talit) (séif 1)
B. טלית קטן / טלית גדול — le zélé au talit katan met les tefilin à la maison ; l'usage (Rama) : talit gadol d'abord, puis tefilin (séif 2)
C. סדר הרא״ש — ordonner les berakhot du matin jusqu'à « עוטר ישראל בתפארה », puis poser les tefilin (séif 3)
D. תפילין בק״ש ותפלה — les tefilin doivent être sur soi pendant le Chema et la tefila (séif 4)
E. LA KAVANA · שעבוד הלב והמוח — les 4 parachiot, le bras כנגד הלב et la tête כנגד המוח ; poser le bras d'abord (« להניח תפילין ») puis la tête ; Rama : 2 berakhot + ברוך שם (séif 5)
F. מעביר על המצוה — s'il rencontre la tête d'abord, il passe outre et pose le bras d'abord (séif 6)
G. « לְהָנִיחַ » בקמ״ץ — on prononce « לְהָנִיחַ » avec kamatz sous le hé, non avec patah (séif 7)
H. עובר לעשייתן — bénir avant l'action : sur le bras après la pose, avant de nouer (séif 8)
I. אין להפסיק — ne pas parler entre le bras et la tête ; si l'on a interrompu (séif 9)
J. שח / קדיש וקדושה — si l'on a parlé pour les tefilin ; kadich ou kedoucha entre les deux : écouter en silence (séif 10)
K. סדר ההוצאה מהתיק — ne pas sortir la tête tant que le bras n'est pas posé ; assis/debout (séif 11)
L. חזרת הברכה — poser les tefilin plusieurs fois ; le nœud rompu ; tefilin empruntés (séif 12)
M. חליצת התפילין — quand retirer les tefilin (après « ובא לציון » ; Roch Hodech avant Moussaf) (séif 13)
+ Cas pratiques et questions de compréhension

A. L'ordre : talit puis tefilin — שמעלין בקדש (séif 1)

Texte original (séif 1)

[א] דִּינֵי תְּפִלִּין בִּפְרָטוּת. וּבוֹ י״ג סְעִיפִים. אַחַר שֶׁלָּבַשׁ טַלִּית מְצֻיֶּיצֶת, יָנִיחַ תְּפִלִּין, שֶׁמַּעֲלִין בַּקֹּדֶשׁ. וְהַמַּנִּיחִים כִּיס הַתְּפִלִּין וְהַטַּלִּית לְתוֹךְ כִּיס אַחַת, צְרִיכִין לִיזָּהֵר שֶׁלֹּא יַנִּיחוּ כִּיס הַתְּפִלִּין לְמַעְלָה, כְּדֵי שֶׁלֹּא יִפְגַּע בָּהֶם תְּחִלָּה וְיִצְטָרֵךְ לַהֲנִיחָם קֹדֶם הַטַּלִּית, כְּדֵי שֶׁלֹּא יַעֲבֹר עַל הַמִּצְוָה. הַגָּהּ: מִיהוּ אִם תְּפִלִּין מְזֻמָּנִים בְּיָדוֹ וְאֵין לוֹ צִיצִית, אֵין צָרִיךְ לְהַמְתִּין עַל הַצִּיצִית, אֶלָּא מַנִּיחַ תְּפִלִּין, וּכְשֶׁמְּבִיאִים טַלִּית מְעַטְּפוֹ.
[1] Les lois du tefilin en détail. Il comprend י״ג סעיפים (treize paragraphes). Après avoir revêtu un talit muni de tsitsit, on pose les תפילין, car « on monte en sainteté » (שמעלין בקדש). Et ceux qui rangent l'étui des tefilin et le talit dans un même sac doivent veiller à ne pas placer l'étui des tefilin au-dessus — afin de ne pas les rencontrer en premier et se voir contraint de les poser avant le talit —, pour « ne pas passer outre la mitsva » (שלא יעבור על המצוה). Glose (Rama) : toutefois, si les tefilin sont prêts en sa main et qu'il n'a pas de tsitsit, il n'a pas à attendre le tsitsit ; il pose les tefilin, et quand on lui apporte le talit, il s'en enveloppe.
שֶׁמַּעֲלִין בַּקֹּדֶשׁ (chémaalin ba-kodech) — « on monte en sainteté » — un principe général : dans les choses saintes on élève et on ne descend pas (מעלין בקדש ואין מורידין). Le tefilin étant d'une sainteté supérieure au talit, on progresse du talit vers lui — d'où l'ordre : d'abord le talit, ensuite les tefilin. Et pour ne pas rencontrer l'objet le plus saint en premier et devoir le poser avant, on prend garde à l'ordre du sac.
Ce que dit ce séif :
Le séif 1 en une phrase : après le talit, on pose les tefilin (שמעלין בקדש) ; on range le sac de sorte à ne pas rencontrer les tefilin d'abord (שלא יעבור על המצוה) ; mais si les tefilin sont prêts et le talit non, on ne les fait pas attendre.

B. Talit katan à la maison / talit gadol d'abord (séif 2)

Texte original (séif 2)

[ב] מִי שֶׁהוּא זָהִיר בְּטַלִּית קָטָן, יִלְבָּשֶׁנּוּ וְיָנִיחַ תְּפִלִּין בְּבֵיתוֹ, וְיֵלֵךְ לָבוּשׁ בְּצִיצִית וּמֻכְתָּר בִּתְפִלִּין לְבֵית הַכְּנֶסֶת, וְשָׁם יִתְעַטֵּף בְּטַלִּית גָּדוֹל. הַגָּהּ: וְהָעוֹלָם נָהֲגוּ לְהִתְעַטֵּף אַף בְּטַלִּית גָּדוֹל קֹדֶם וּלְבָרֵךְ עָלָיו, וְאַחַר כָּךְ מַנִּיחַ הַתְּפִלִּין וְהוֹלֵךְ לְבֵית הַכְּנֶסֶת.
[2] Celui qui est זהיר (zélé) au talit katan le revêt et pose les תפילין chez lui, puis se rend à la synagogue « לבוש בציצית ומוכתר בתפילין » (revêtu du tsitsit et couronné des tefilin) ; là, il s'enveloppe du טלית גדול. Glose (Rama) : mais l'usage (העולם) est de s'envelopper aussi du טלית גדול d'abord, en le bénissant, et ensuite de poser les תפילין, puis d'aller à la synagogue.
מֻכְתָּר בִּתְפִלִּין (moukhtar bi-tfilin) — « couronné des tefilin » — le tefilin de la tête est décrit comme une couronne (כתר) : celui qui va à la synagogue déjà « revêtu du tsitsit et couronné des tefilin » entre dans la maison de prière comme un homme paré de la mitsva. Le Mehaber décrit d'abord la voie du zélé (tout mettre chez soi) ; le Rama note l'usage répandu — talit gadol et sa berakha à la synagogue, puis les tefilin.
Deux conduites dans ce séif :
À retenir : le zélé met talit katan + tefilin à la maison et vient מוכתר בתפילין ; mais l'usage (Rama) est de mettre le talit gadol d'abord (et sa berakha), puis les tefilin.

C. La conduite du Rosh : jusqu'à « עוטר ישראל » (séif 3)

Texte original (séif 3)

[ג] הָרֹא״שׁ הָיָה מְסַדֵּר הַבְּרָכוֹת עַד « עוֹטֵר יִשְׂרָאֵל בְּתִפְאָרָה », וְאָז הָיָה מַנִּיחַ תְּפִלִּין וּמְבָרֵךְ « עוֹטֵר יִשְׂרָאֵל בְּתִפְאָרָה ».
[3] Le הרא״ש (le Rosh) avait l'usage d'ordonner les ברכות (les bénédictions du matin) jusqu'à « עוטר ישראל בתפארה » (« Celui qui couronne Israël de splendeur ») ; et alors il posait les תפילין et bénissait « עוטר ישראל בתפארה ».
Ce que dit ce séif :
À retenir : le Rosh ordonnait les berakhot du matin jusqu'à « עוטר ישראל בתפארה », et c'est là qu'il posait les tefilin — le mot « couronne » et la « couronne » du tefilin se répondent.

D. Les tefilin pendant le Chema et la tefila (séif 4)

Texte original (séif 4)

[ד] צָרִיךְ שֶׁיִּהְיוּ תְּפִלִּין עָלָיו בִּשְׁעַת קְרִיאַת שְׁמַע וּתְפִלָּה.
[4] Il faut que les תפילין soient sur soi au moment de la קריאת שמע (lecture du Chema) et de la תפלה (la Amida).
Ce que dit ce séif :
À retenir : les tefilin doivent être sur soi pendant le Chema et la tefila — c'est là leur temps par excellence, quand on proclame « יחוד שמו ».

E. LA KAVANA : שעבוד הלב והמוח (séif 5)

Texte original (séif 5)

[ה] יְכַוֵּן בַּהֲנָחָתָם שֶׁצִּוָּנוּ הַקָּבָּ״ה לְהָנִיחַ אַרְבַּע פָּרָשִׁיּוֹת אֵלּוּ, שֶׁיֵּשׁ בָּהֶם יִחוּד שְׁמוֹ וִיצִיאַת מִצְרַיִם, עַל הַזְּרוֹעַ כְּנֶגֶד הַלֵּב וְעַל הָרֹאשׁ כְּנֶגֶד הַמֹּחַ, כְּדֵי שֶׁנִּזְכֹּר נִסִּים וְנִפְלָאוֹת שֶׁעָשָׂה עִמָּנוּ, שֶׁהֵם מוֹרִים עַל יִחוּדוֹ וַאֲשֶׁר לוֹ הַכֹּחַ וְהַמֶּמְשָׁלָה בָּעֶלְיוֹנִים וּבַתַּחְתּוֹנִים לַעֲשׂוֹת בָּהֶם כִּרְצוֹנוֹ. וִישַׁעְבֵּד לְהַקָּבָּ״ה הַנְּשָׁמָה שֶׁהִיא בַּמֹּחַ, וְגַם הַלֵּב שֶׁהוּא עִקַּר הַתַּאֲווֹת וְהַמַּחְשָׁבוֹת, וּבָזֶה יִזְכֹּר הַבּוֹרֵא וְיַמְעִיט הֲנָאוֹתָיו. וְיָנִיחַ שֶׁל יָד תְּחִלָּה וִיבָרֵךְ « לְהָנִיחַ תְּפִלִּין », וְאַחַר כָּךְ יָנִיחַ שֶׁל רֹאשׁ וְלֹא יְבָרֵךְ כִּי אִם בְּרָכָה אַחַת לִשְׁתֵּיהֶן. הַגָּהּ: וְיֵשׁ אוֹמְרִים לְבָרֵךְ עַל שֶׁל רֹאשׁ « עַל מִצְוַת תְּפִלִּין » אֲפִלּוּ לֹא הִפְסִיק בֵּינְתַיִם [הָרֹא״שׁ הִלְכוֹת תְּפִלִּין], וְכֵן פָּשַׁט הַמִּנְהָג בִּבְנֵי אַשְׁכְּנַז שֶׁמְּבָרְכִין ב׳ בְּרָכוֹת. וְטוֹב לוֹמַר תָּמִיד אַחַר הַבְּרָכָה הַשְּׁנִיָּה « בָּרוּךְ שֵׁם כְּבוֹד מַלְכוּתוֹ לְעוֹלָם וָעֶד » [מַהֲרִ״י בֶּן חָבִיב, אָגוּר סִימָן ל״ח].
[5] Qu'on ait à l'esprit, en les posant, que le הקב״ה nous a ordonné de poser ces quatre פרשיות (parachiot) — où sont Son unité (יחוד שמו) et la sortie d'Égypte — sur le bras, contre le cœur, et sur la tête, contre le cerveau, afin de nous souvenir des miracles et des merveilles qu'Il a faits pour nous, lesquels attestent Son unité et qu'à Lui sont la puissance et le règne sur les mondes d'en haut et d'en bas, pour y faire selon Sa volonté ; et afin d'asservir au הקב״ה la נשמה (l'âme) qui est dans le cerveau, ainsi que le cœur, siège des désirs et des pensées — et par là il se souviendra du Créateur et modérera ses plaisirs. Il pose le של יד (celui du bras) d'abord et bénit « להניח תפילין » ; ensuite il pose le של ראש (celui de la tête) et ne bénit pas — car une seule berakha vaut pour les deux. Glose (Rama) : certains disent de bénir aussi sur celui de la tête « על מצות תפילין », même sans avoir interrompu entre les deux [Rosh, Hilkhot Tefilin] ; et tel est l'usage répandu chez les Ashkénazim, qui font ב׳ ברכות (deux bénédictions). Et il est bon de dire toujours, après la seconde bénédiction, « ברוך שם כבוד מלכותו לעולם ועד » [Mahar"i ben Ḥaviv, Agour ch. ל״ח].
שִׁעְבּוּד הַלֵּב וְהַמֹּחַ (chiboud ha-lev ve-ha-moah) — « l'asservissement du cœur et du cerveau » — le tefilin n'est pas un ornement : c'est un acte de royauté. On place le boîtier sur le bras contre le cœur (siège des désirs) et sur la tête contre le cerveau (siège de la neshama et de la pensée), afin d'asservir l'un et l'autre à Hachem. Les quatre parachiot y disent Son unité (יחוד שמו) et la sortie d'Égypte — les miracles qui prouvent que la puissance et le règne sont à Lui. Poser les tefilin, c'est donc soumettre à Hachem à la fois ce que l'homme ressent et ce qu'il pense.
Le cœur du siman — la kavana :
À retenir : la kavana des tefilin est שעבוד הלב והמוח — asservir à Hachem le cœur et le cerveau, en se souvenant de la sortie d'Égypte et de l'unité de Hachem. On pose le bras d'abord (« לְהָנִיחַ תְּפִלִּין »), puis la tête ; usage ashkénaze : 2 berakhot + « בָּרוּךְ שֵׁם ».

F. מעביר על המצוה : le bras d'abord (séif 6)

Texte original (séif 6)

[ו] אִם פָּגַע בְּשֶׁל רֹאשׁ תְּחִלָּה, צָרִיךְ לְהַעֲבִיר עַל אוֹתָהּ מִצְוָה, וְיָנִיחַ שֶׁל יָד תְּחִלָּה וְאַחַר כָּךְ שֶׁל רֹאשׁ.
[6] Si l'on rencontre celui de la tête (של ראש) en premier, il faut « passer outre » cette mitsva (להעביר על אותה מצוה), et poser d'abord celui du bras (של יד), et ensuite celui de la tête.
לְהַעֲבִיר עַל אוֹתָהּ מִצְוָה — « passer outre cette mitsva » — en général vaut la règle אין מעבירין על המצות : on n'écarte pas une mitsva qui se présente à soi (on ne la « saute » pas). Ici pourtant, si la tête se présente d'abord, la Torah a fixé l'ordre bras avant tête (« וּקְשַׁרְתָּם … וְהָיוּ ») ; l'ordre du verset l'emporte, et l'on passe outre le tefilin de la tête rencontré en premier pour poser le bras d'abord.
Ce que dit ce séif :
À retenir : même si l'on rencontre la tête en premier, on מעביר על המצוה pour poser le bras d'abord — l'ordre du verset prime sur l'objet rencontré en premier.

G. « לְהָנִיחַ » avec kamatz (séif 7)

Texte original (séif 7)

[ז] יְבָרֵךְ « לְהָנִיחַ » בְּקָמַ״ץ תַּחַת הַהֵ״א, וְלֹא בְּפַתָּח וּבְדָגֵשׁ.
[7] On bénit « לְהָנִיחַ » avec un קמ״ץ (kamatz) sous le הֵ״א (le hé), et non avec un פתח (patah) et un דגש (daguech).
« לְהָנִיחַ » בְּקָמַ״ץ — « léhaniaḥ » avec kamatz — une précision de vocalisation qui change le sens. Avec kamatz sous le hé (לְהָנִיחַ), le verbe signifie « poser, déposer » (הניח) — c'est le sens voulu pour la mitsva. Avec patah et daguech (לְהַנִּיחַ), il signifierait « laisser, abandonner ». La halakha veille donc à la prononciation exacte de la berakha.
Ce que dit ce séif :
À retenir : dans la berakha, on dit « לְהָנִיחַ » avec kamatz sous le hé (poser), non « לְהַנִּיחַ » avec patah (laisser).

H. עובר לעשייתן : bénir avant l'action (séif 8)

Texte original (séif 8)

[ח] כָּל הַמִּצְוֹת מְבָרֵךְ עֲלֵיהֶם עוֹבֵר לַעֲשִׂיָּתָן [פֵּרוּשׁ: קֹדֶם. « וַיַּעֲבֹר אֶת הַכּוּשִׁי » פֵּרוּשׁוֹ: רָץ וְהִקְדִּים לְפָנָיו]. לְפִיכָךְ צָרִיךְ לְבָרֵךְ עַל הַתְּפִלָּה שֶׁל יָד אַחַר הַנָּחָה עַל הַקִּבֹּרֶת, קֹדֶם קְשִׁירָתָם, שֶׁקְּשִׁירָתָם זוֹ הִיא עֲשִׂיָּתָן. הַגָּהּ: וְכֵן בְּשֶׁל רֹאשׁ, קֹדֶם שֶׁמְּהַדְּקָן בְּרֹאשׁוֹ [טוּר].
[8] Sur toutes les mitsvot on bénit « עובר לעשייתן » (avant leur accomplissement) [explication : « avant » ; « ויעבר את הכושי » signifie qu'il courut et le devança]. C'est pourquoi il faut bénir sur le tefilin du bras après l'avoir posé sur le קיבורת (le biceps), avant de le nouer — car ce nouage est son accomplissement. Glose (Rama) : de même pour celui de la tête, avant de le serrer sur la tête [Tour].
עוֹבֵר לַעֲשִׂיָּתָן (over la-assiyatan) — « avant leur accomplissement » — la règle veut que la berakha d'une mitsva précède l'acte qui l'accomplit. Pour le tefilin du bras, l'accomplissement décisif est le nouage (קשירה) ; on bénit donc après l'avoir posé sur le biceps mais avant de le nouer. Le mot « עובר » signifie « avant » — comme dans « וַיַּעֲבֹר … » (il courut devant).
Ce que dit ce séif :
À retenir : on bénit עובר לעשייתן : sur le bras, après l'avoir posé, avant de le nouer (le nouage = l'accomplissement) ; et de même (Rama) sur la tête, avant de la serrer.

I. Ne pas interrompre entre le bras et la tête (séif 9)

Texte original (séif 9)

[ט] אָסוּר לְהַפְסִיק בְּדִבּוּר בֵּין תְּפִלָּה שֶׁל יָד לִתְפִלָּה שֶׁל רֹאשׁ, וְאִם הִפְסִיק — מְבָרֵךְ עַל שֶׁל רֹאשׁ « עַל מִצְוַת תְּפִלִּין ». הַגָּהּ: וּלְדִידַן דְּנוֹהֲגִין לְבָרֵךְ ב׳ בְּרָכוֹת, אַף אִם לֹא הִפְסִיק צָרִיךְ לַחֲזֹר וּלְבָרֵךְ עַל שֶׁל רֹאשׁ « לְהָנִיחַ » וְגַם « עַל מִצְוַת » [דִּבְרֵי עַצְמוֹ].
[9] Il est interdit d'interrompre par la parole (להפסיק בדיבור) entre le tefilin du bras et celui de la tête ; et si l'on a interrompu — on bénit sur celui de la tête « על מצות תפילין ». Glose (Rama) : et pour nous, qui avons l'usage de faire ב׳ ברכות (deux bénédictions), même si l'on n'a pas interrompu, il faut bénir sur celui de la tête « להניח » et aussi « על מצות » [ses propres mots].
Ce que dit ce séif :
À retenir : ne pas parler entre le bras et la tête ; si l'on a parlé, on bénit sur la tête « על מצות תפילין ». Selon le Rama (2 berakhot), on bénit de toute façon « להניח » + « על מצות » sur la tête.

J. Si l'on a parlé ; kadich et kedoucha (séif 10)

Texte original (séif 10)

[י] אִם סָח לְצֹרֶךְ תְּפִלִּין, אֵינוֹ חוֹזֵר וּמְבָרֵךְ. אִם שָׁמַע קַדִּישׁ אוֹ קְדֻשָּׁה בֵּין תְּפִלָּה שֶׁל יָד לִתְפִלָּה שֶׁל רֹאשׁ, לֹא יַפְסִיק לַעֲנוֹת עִמָּהֶם, אֶלָּא שׁוֹתֵק וְשׁוֹמֵעַ וּמְכַוֵּן לְמַה שֶּׁאוֹמְרִים.
[10] Si l'on a parlé pour le besoin des תפילין (סח לצורך תפילין), on ne recommence pas la bénédiction. Si l'on entend un קדיש ou une קדושה entre le tefilin du bras et celui de la tête, on n'interrompt pas pour répondre avec eux, mais on se tait, on écoute et on dirige son cœur (מכוון) vers ce qu'ils disent.
Ce que dit ce séif :
À retenir : parler pour les tefilin n'oblige pas à rebénir ; et si un kadich/kedoucha survient entre le bras et la tête, on écoute en silence avec kavana au lieu de répondre.

K. L'ordre de sortie du sac ; assis / debout (séif 11)

Texte original (séif 11)

[יא] אַחַר שֶׁקָּשַׁר שֶׁל יָד עַל הַזְּרוֹעַ, יָנִיחַ שֶׁל רֹאשׁ קֹדֶם שֶׁיִּכְרֹךְ הָרְצוּעָה סְבִיב הַזְּרוֹעַ. וְיֵשׁ מִי שֶׁאוֹמֵר שֶׁאָסוּר לְהוֹצִיא תְּפִלָּה שֶׁל רֹאשׁ מֵהַתִּיק עַד שֶׁתְּהֵא תְּפִלָּה שֶׁל יָד מֻנַּחַת. הַגָּהּ: וְאַף אִם שְׁנֵיהֶם לְפָנָיו חוּץ לַתִּיק, לֹא יְתַקֵּן לִפְתֹּחַ הַתְּפִלָּה שֶׁל רֹאשׁ עַד אַחַר הַנָּחָה שֶׁל יָד [מַהֲרִ״א וּמַהֲרִ״י בֶּן חָבִיב]. יֵשׁ מִי שֶׁכָּתַב לְהָנִיחַ שֶׁל יָד מְיֻשָּׁב וְשֶׁל רֹאשׁ מְעֻמָּד [אָגוּר בְּשֵׁם הַזֹּהַר סִימָן פ״ד], וּבִמְדִינוֹת אֵלּוּ לֹא נָהֲגוּ כֵן, אֶלָּא שְׁתֵּיהֶן מְעֻמָּד.
[11] Après avoir noué celui du bras sur le bras, on pose celui de la tête avant d'enrouler la רצועה (lanière) autour du bras. Et il en est qui disent qu'il est interdit de sortir le tefilin de la tête de l'étui (התיק) tant que le tefilin du bras n'est pas posé. Glose (Rama) : et même si les deux sont devant lui hors de l'étui, il n'ouvrira pas le tefilin de la tête avant la pose du bras [Mahar"a et Mahar"i ben Ḥaviv]. Il en est qui ont écrit de poser celui du bras assis (מיושב) et celui de la tête debout (מעומד) [Agour au nom du Zohar, ch. פ״ד] ; mais en ces pays on n'a pas cet usage, et l'on pose les deux debout (מעומד).
מְעֻמָּד / מְיֻשָּׁב (meoumad / meyouchav) — « debout / assis » — une question de posture à la pose. Le Zohar (rapporté par l'Agour) distingue : le bras assis, la tête debout. Mais le Rama note que « en ces pays » l'usage est de poser les deux debout. Le séif fixe aussi l'ordre de sortie du sac : on ne dévoile pas la tête tant que le bras n'est pas en place.
Ce que dit ce séif :
À retenir : on ne découvre pas la tête tant que le bras n'est pas posé ; on pose la tête avant d'enrouler la lanière ; posture usuelle en ces pays : les deux debout.

L. Refaire la berakha ; le nœud rompu ; tefilin empruntés (séif 12)

Texte original (séif 12)

[יב] אִם מַנִּיחַ תְּפִלִּין כַּמָּה פְּעָמִים בַּיּוֹם, צָרִיךְ לְבָרֵךְ עֲלֵיהֶם בְּכָל פַּעַם. נִשְׁמְטוּ מִמְּקוֹמָם וּמְמַשְׁמֵשׁ בָּהֶם לְהַחֲזִירָן לִמְקוֹמָן, צָרִיךְ לְבָרֵךְ. הַגָּהּ: וְאִם מַחֲזִיר אַחַת מֵהֶם, מְבָרֵךְ כְּמִי שֶׁמַּנִּיחַ תְּפִלָּה אַחַת כִּדְלְקַמָּן סִימָן כ״ו [דִּבְרֵי עַצְמוֹ]. הֱזִיזָם מִמְּקוֹמָם אַדַּעְתָּא לְהַחֲזִירָם מִיָּד, צָרִיךְ לְבָרֵךְ. הַגָּהּ: וְיֵשׁ אוֹמְרִים שֶׁלֹּא לְבָרֵךְ [טוּר סִימָן ח׳], וְהָכִי נָהוּג, וּכְבָר נִתְבָּאֵר לְעֵיל סִימָן ח׳ סְעִיף י״ד. מִי שֶׁמַּנִּיחַ תְּפִלִּין שֶׁל יָד וּבֵרַךְ, וּבִתְחִלַּת הַהִדּוּק נִפְסַק הַקֶּשֶׁר שֶׁל יָד וְהֻצְרַךְ לַעֲשׂוֹת קֶשֶׁר אַחֵר, אָמְנָם לֹא הִסִּיחַ דַּעְתּוֹ, אֵינוֹ צָרִיךְ לַחֲזֹר וּלְבָרֵךְ. אִם הֻתַּר שֶׁל יָד קֹדֶם הַנָּחָה שֶׁל רֹאשׁ, מְהַדְּקָן וְאֵין צָרִיךְ לַחֲזֹר וּלְבָרֵךְ ; אֲבָל אִם הִנִּיחַ שֶׁל רֹאשׁ וְאַחַר כָּךְ הֻתַּר שֶׁל יָד, מְהַדֵּק וּמְבָרֵךְ. מֻתָּר לְבָרֵךְ עַל תְּפִלִּין שְׁאוּלִין, וְלֹא עַל גְּזוּלִין.
[12] Si l'on pose les תפילין plusieurs fois dans la journée, on bénit à chaque fois. S'ils ont glissé de leur place et qu'on les palpe (ממשמש) pour les remettre, on bénit. Glose (Rama) : et si l'on en remet un seul, on bénit comme celui qui pose un unique tefilin, comme au siman כ״ו. Si on les a déplacés avec l'intention de les remettre aussitôt, on bénit. Glose (Rama) : certains disent de ne pas bénir [Tour siman ח׳], et tel est l'usage, comme expliqué plus haut au siman ח׳ séif י״ד. Celui qui pose le tefilin du bras et a béni, et qu'au début du serrage le nœud du bras s'est rompu, l'obligeant à faire un autre nœud — s'il n'a pas détourné son attention (לא הסיח דעתו) — n'a pas à rebénir. Si celui du bras s'est dénoué avant la pose de la tête, il le resserre sans rebénir ; mais si l'on a posé la tête et qu'ensuite celui du bras s'est dénoué, on le resserre et on bénit. Il est permis de bénir sur des תפילין empruntés (שאולין), mais non sur des תפילין volés (גזולין).
Ce que dit ce séif :
À retenir : plusieurs poses = plusieurs berakhot ; sans hessah ha-daat, un nœud refait n'oblige pas à rebénir ; on bénit sur des tefilin empruntés, jamais sur des volés.

M. Quand retirer les tefilin (séif 13)

Texte original (séif 13)

[יג] נָהֲגוּ הָעוֹלָם שֶׁלֹּא לַחֲלֹץ תְּפִלִּין עַד אַחַר קְדֻשַּׁת « וּבָא לְצִיּוֹן ». [וְיֵשׁ מִי שֶׁכָּתַב עַל צַד הַקַּבָּלָה שֶׁלֹּא לַחֲלֹץ תְּפִלִּין עַד שֶׁאָמַר בָּהֶם שָׁלֹשׁ קְדֻשּׁוֹת וְאַרְבַּע קַדִּישִׁים, דְּהַיְנוּ לְאַחַר קְ״י, וְהָכִי נוֹהֲגִים הַמְדַקְדְּקִים] [פְּתַח עֵינַיִם, סֵפֶר הַמּוּסָר פ״ד]. וּבְיוֹם שֶׁיֵּשׁ בּוֹ סֵפֶר תּוֹרָה, נוֹהֲגִים שֶׁלֹּא לְחָלְצָם עַד שֶׁיַּחֲזִירוּ סֵפֶר תּוֹרָה וְיַנִּיחוּהוּ בַּהֵיכָל. הַגָּהּ: וְהַיְנוּ בְּמָקוֹם שֶׁמַּכְנִיסִין הַתּוֹרָה לְאַחַר « וּבָא לְצִיּוֹן גּוֹאֵל », אֲבָל לְפִי מִנְהַג מְדִינוֹת אֵלּוּ שֶׁמַּכְנִיסִים הַתּוֹרָה מִיָּד לְאַחַר הַקְּרִיאָה, אֵין לְחָלְצָם רַק כְּמוֹ בִּשְׁאָר יָמִים [דִּבְרֵי עַצְמוֹ]. וּבְיוֹם רֹאשׁ חֹדֶשׁ חוֹלְצִים אוֹתָם קֹדֶם תְּפִלַּת מוּסָף. הַגָּהּ: וְהוּא הַדִּין בְּחֻלּוֹ שֶׁל מוֹעֵד, וְדַוְקָא בְּמָקוֹם שֶׁאוֹמְרִים בְּמוּסָף קְדֻשַּׁת כֶּתֶר. מִיהוּ נוֹהֲגִים לְסַלְּקָם קֹדֶם מוּסָף בְּכָל מָקוֹם [בֵּית יוֹסֵף].
[13] L'usage est de ne pas retirer (לחלוץ) les תפילין avant la kedoucha de « ובא לציון ». [Et il en est qui écrivent, selon la Kabbale, de ne pas les retirer avant d'avoir dit avec eux trois kedouchot et quatre kadichim, c'est-à-dire après « קדושת יוצר » ; ainsi font les scrupuleux (המדקדקים)] [Petaḥ Einayim, Sefer haMoussar ch. פ״ד]. Un jour où l'on sort un Sefer Torah, l'usage est de ne pas les retirer avant qu'on rende le Sefer Torah et qu'on le remette dans le היכל (l'arche). Glose (Rama) : c'est là où l'on rentre la Torah après « ובא לציון גואל » ; mais selon l'usage de ces pays, où l'on rentre la Torah aussitôt après la lecture, on ne les retire qu'à l'ordinaire, comme les autres jours. Le jour de ראש חודש, on les retire avant la תפלת מוסף. Glose (Rama) : et de même à חול המועד, et précisément là où l'on dit à Moussaf la « קדושת כתר » ; toutefois l'usage est de les ôter avant Moussaf en tout lieu [Beit Yossef].
לַחֲלֹץ תְּפִלִּין (laḥalots tefilin) — « retirer les tefilin » — la question du moment où l'on ôte les tefilin en fin de office. L'usage : ne pas les retirer avant « וּבָא לְצִיּוֹן » ; les scrupuleux (selon la Kabbale) attendent encore. Les jours de lecture de la Torah, on attend qu'on ait rangé le Sefer Torah. À Roch Hodech (et 'Hol haMoëd), on les ôte avant Moussaf, en raison de la sainteté propre à Moussaf.
Ce que dit ce séif :
À retenir : on garde les tefilin au moins jusqu'à « ובא לציון » ; à Roch Hodech (et 'Hol haMoëd) on les ôte avant Moussaf. Ainsi s'achève le premier siman des Hilkhot Tefilin — de la pose au retrait.

Cas pratiques

Cas 1 — L'ordre du matin

Situation : on prépare talit et tefilin pour la prière du matin, et on veut respecter le bon ordre.
Conduite : après le talit, on pose les tefilinשמעלין בקדש (séif 1) ; on range le sac de manière à ne pas rencontrer les tefilin d'abord (שלא יעבור על המצוה). Le zélé met talit katan + tefilin à la maison (séif 2) ; mais l'usage (Rama) est de mettre le talit gadol d'abord, avec sa berakha, puis les tefilin. Si les tefilin sont prêts et le talit non, on ne les fait pas attendre. Les modalités précises relèvent de la conduite fine : on se réfère à la décision du Rav.

Cas 2 — Poser le bras d'abord, puis la tête

Situation : on pose les tefilin et l'on veut suivre l'ordre et les berakhot.
Conduite : on pose le bras d'abord (après l'avoir posé sur le biceps, avant de nouer — séif 8), en bénissant « לְהָנִיחַ תְּפִלִּין » (kamatz — séif 7), puis la tête. L'usage ashkénaze (Rama, séif 5 et 9) fait deux berakhot — « להניח » sur le bras, « על מצות תפילין » sur la tête — et l'on ajoute « בָּרוּךְ שֵׁם כְּבוֹד מַלְכוּתוֹ ». On ne parle pas entre les deux ; si un kadich/kedoucha survient, on écoute en silence (séif 10). Si l'on rencontre la tête d'abord, on מעביר על המצוה et l'on pose le bras d'abord (séif 6). Pour le détail des berakhot selon la communauté, on se réfère à la décision du Rav.

Cas 3 — La kavana à la pose

Situation : on voudrait, au-delà du geste, poser les tefilin avec la kavana que demande le siman.
Conduite : le séif 5 l'énonce : on pose les 4 parachiot — où sont l'unité de Hachem et la sortie d'Égypte — sur le bras contre le cœur et la tête contre le cerveau, pour asservir à Hachem le cœur et le cerveau (שעבוד הלב והמוח) : soumettre à la fois ce que l'on ressent et ce que l'on pense, se souvenir du Créateur et modérer ses plaisirs. Garder cette kavana fait de la pose non une routine mais un acte de royauté. Pour l'application concrète, on se réfère à la décision du Rav.

Questions de compréhension

Vérifie ta compréhension :
  1. Pourquoi pose-t-on les tefilin après le talit (séif 1) ? Qu'est-ce que שמעלין בקדש et שלא יעבור על המצוה ?
  2. Quelle est la kavana à la pose (séif 5) ? Explique שעבוד הלב והמוח et le rôle des 4 parachiot.
  3. Dans quel ordre pose-t-on le bras et la tête, et que bénit-on (séif 5) ? Qu'ajoute le Rama (usage ashkénaze) ?
  4. Que fait-on si l'on rencontre la tête d'abord (séif 6) ? Qu'est-ce que מעביר על המצוה ?
  5. Comment prononce-t-on « לְהָנִיחַ » (séif 7), et pourquoi cela change-t-il le sens ?

Pour aller plus loin

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DAAT · רב יוסף חיים סממה

סימן כ״ה · י״ג סעיפים · Niveau 1 — Initiation
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