Siman ל״ב · L'écriture des tefilin (סדר כתיבת התפילין)
סדר כתיבת התפילין — un traité complet de l'art du sofer : les quatre parachiot et leur ordre, l'encre, le parchemin travaillé à l'intention (עיבוד לשמה), la כתיבה לשמה, les corrections, la vérification et l'insertion dans les בתים
סימן ל״ב · נ״ב סעיפים
סדר כתיבת התפילין
🌱 Niveau Initiation · מתחילים
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Comment sont écrits les tefilin que l'on pose chaque matin ? Ce siman — le plus long du Choulhan Aroukh sur les tefilin, נ״ב סעיפים — est un véritable traité de סופרות (l'art du scribe). Il est destiné en premier lieu au sofer, mais tout Juif gagne à en connaître le principe : cela explique pourquoi des tefilin cachères ont tant de valeur. Le sujet étant très technique, nous le présentons regroupé en 8 grandes familles — les huit chapitres ci-dessous — avec le texte hébreu vocalisé représentatif de chacune, sa traduction et une explication accessible, puis une section de cas pratiques.
Sujet :L'écriture des tefilin — les quatre parachiot, l'encre et l'écriture, le שרטוט et le כתב אשורי, le קלף et l'עיבוד לשמה, la כתיבה לשמה, פתוחות וסתומות, l'הגהה et la בדיקה, et les בתים Source : שולחן ערוך אורח חיים סימן ל״ב · נ״ב סעיפים
Compilation : רב יוסף חיים סממה DAAT · daattorah.com
Les simanim précédents ont réglé la mitsva des tefilin, leur place sur le bras et la tête et le temps de la pose. Reste ce qui fonde tout le reste : comment le parchemin lui-même est-il écrit ? Le Choulhan Aroukh consacre ici נ״ב סעיפים — le plus long siman sur les tefilin — à la סופרות, l'art du sofer. On y apprend que tout, dans un tefilin, doit être fait לשמה — « à l'intention » de la sainteté des tefilin : le tannage du cuir (העיבוד), l'écriture, et surtout les Noms divins (האזכרות). Chaque lettre doit être entourée de blanc (מוקף גויל), écrite en כתב אשורי à l'encre noire, sans qu'aucune erreur n'invalide l'ensemble. Nous étudions ici au niveau du principe, en huit familles thématiques qui couvrent les cinquante-deux séifim ; pour la conduite fine du sofer, on se réfère aux ouvrages de סת״ם et à la décision du Rav.
📑 Plan de l'étude — les 8 familles des נ״ב סעיפים
A.Les quatre parachiot et leur ordre — קדש · והיה כי יביאך · שמע · והיה אם שמוע ; écrire dans l'ordre de la Torah ; שינה → פסול (séif 1-2)
B.L'encre (דיו) et l'écriture — encre noire, ni couleur ni or ; כתיבה תמה, מוקף גויל, les תגין ; la main droite (séif 3-5)
C.Le שרטוט et le כתב אשורי — la réglure et la forme des lettres (séif 6)
D.Le parchemin : קלף / דוכסוסטוס / גויל — le côté chair, l'עיבוד לשמה, עכו״ם, les peaux permises (séif 7-14)
E.La כתיבה לשמה et les האזכרות — dire « לשם קדושת תפילין », les Noms לשמן, relire, savoir lire (séif 19-22, 29-31)
F.פתוחות וסתומות et les corrections — les parachiot ouvertes/fermées, les espaces, חק תוכות, ce qui se corrige (séif 17-18, 23-28, 32-36)
G.L'הגהה et la בדיקה — la vérification, les lettres brisées ou manquantes, le נקב, le תינוק (séif 13, 15-16)
H.L'insertion des parchemins dans les בתים — les בתים carrés, le שי״ן, la תיתורא, la couture (séif 37-52)
La mitsva des tefilin est d'écrire quatre parachiot — קדש לי, והיה כי יביאך, שמע et והיה אם שמוע. Il faut les écrire dans cet ordre, en écrivant d'abord celle qui précède dans la Torah ; et s'il a changé l'ordre, c'est פסול (invalide). De préférence (לכתחילה), on écrit d'abord le tefilin du bras, puis celui de la tête.
אַרְבַּע פָּרָשִׁיּוֹת — les quatre passages — les tefilin contiennent quatre passages de la Torah où figure la mitsva des tefilin. Dans le tefilin de la tête (של ראש), chacun est écrit sur un parchemin séparé ; dans celui du bras (של יד), les quatre sont écrits sur un seul parchemin (séif 2). L'ordre compte : on écrit chaque parcha selon sa place dans la Torah, et l'inverser rend les tefilin פסול.
Ce que disent ces séifim (1-2) :
Quatre parachiot : קדש · והיה כי יביאך · שמע · והיה אם שמוע.
L'ordre de la Torah : les écrire dans l'ordre ; שינה → פסול ; לכתחילה, le של יד avant le של ראש.
Le support : tête = quatre parchemins séparés ; bras = un seul parchemin pour les quatre (séif 2).
La famille en une phrase : les tefilin portent quatre parachiot, écrites dans l'ordre de la Torah (le changer invalide) — séparées pour la tête, réunies pour le bras.
On les écrit avec une encre noire (דיו). Si l'on a écrit ne serait-ce qu'une seule lettre avec d'autres couleurs ou avec de l'or, elles sont פסולות (invalides). Il faut qu'aucune lettre ne touche sa voisine : chaque lettre doit être entièrement entourée de blanc (מוקף גויל).
מֻקָּף גְּוִיל — « entouré de parchemin » — chaque lettre doit être cernée de blanc sur ses quatre côtés : deux lettres qui se touchent, ou une lettre coupée en deux, invalident l'écriture. Le sofer écrit une כתיבה תמה (« écriture parfaite »), sans qu'il manque même la petite pointe du יו״ד (קוצו של יו״ד), avec les תגין (les couronnes) tracés comme il se doit. Il écrit de la main droite (séif 5) ; écrit de la gauche, c'est פסול tant qu'on peut en trouver d'autres écrits de la droite (un gaucher : sa gauche est sa « droite »). Sur l'encre, le Choulhan Aroukh renvoie aussi au traité יורה דעה.
Ce que disent ces séifim (3-5) :
Encre noire : une seule lettre en couleur ou en or → פסול ; on rattrape l'or déposé sur une lettre ordinaire, mais jamais sur une lettre d'un Nom divin (כמוחק את השם).
מוקף גויל : chaque lettre entourée de blanc, aucune ne touche sa voisine ; כתיבה תמה avec les תגין.
La main droite : le sofer écrit de la droite (séif 5).
La famille en une phrase : tefilin écrits à l'encre noire, chaque lettre entourée de blanc et parfaitement formée, de la main droite — une couleur, un or, ou une lettre collée peut tout invalider.
Il n'est nécessaire de tracer la réglure (שרטוט) que pour la ligne supérieure ; et si l'on ne sait pas aligner la ligne sans réglure, on règle toutes les lignes. Certains disent qu'il faut toujours régler en haut, en bas et sur les côtés — et telle est la coutume.
שִׂרְטוּט — la réglure — avant d'écrire, le sofer trace de fines lignes (sans plomb, qui laisserait une trace colorée) pour que l'écriture soit droite. La halakha n'exige la réglure que pour la première ligne, mais la coutume est de régler tout le pourtour. Cette écriture régulière est le כתב אשורי — l'écriture « assyrienne », la graphie carrée sacrée dont la forme précise de chaque lettre est une הלכה למשה מסיני (הלמ״ס).
Ce que dit ce séif (6) :
La réglure : obligatoire au moins pour la ligne du haut ; par coutume, tout le pourtour.
Pas de plomb : le שרטוט ne se fait pas au plomb, qui laisserait une trace colorée.
כתב אשורי : la graphie carrée sacrée, dont la forme des lettres est une הלמ״ס.
La famille en une phrase : le sofer règle le parchemin (au moins la ligne du haut, par coutume tout le pourtour) et écrit en כתב אשורי, la graphie carrée sacrée.
D. Le parchemin : קלף / דוכסוסטוס / עיבוד לשמה (séif 7-14)
C'est une הלכה למשה מסיני : les tefilin s'écrivent sur le קלף, et non sur le דוכסוסטוס ni sur le גויל. On écrit sur le קלף du côté de la chair (מקום בשר), et si l'on a changé, c'est פסול. Et il faut que le קלף soit tanné à l'intention (מעובד לשמו).
קלף · דוכסוסטוס · עיבוד לשמה — la peau, une fois travaillée, se divisait autrefois en deux : la couche externe (côté poil) est le קלף — c'est sur elle, du côté chair, que s'écrivent les tefilin ; la couche interne (côté chair) est le דוכסוסטוס. Nos parchemins, non divisés, ont le statut de קלף. Le cuir doit être tanné à l'intention (מעובד לשמו) des tefilin ou d'un ס״ת — s'il fut tanné pour une מזוזה, c'est פסול. Tanné par un עכו״ם (non-Juif), le Rambam invalide et le Roch valide si un Juif l'assiste (voir siman 11 et siman 14). La peau vient d'un animal, bête ou oiseau pur (même נבלה ou טרפה), non d'un poisson (séif 12) ; elle doit être entière, sans trou qui couperait une lettre (séif 13).
Ce que disent ces séifim (7-14) :
Sur le קלף, côté chair : הלמ״ס — pas sur דוכסוסטוס ni גויל ; changer → פסול.
עיבוד לשמה : le cuir tanné à l'intention des tefilin ; tanné pour une מזוזה → פסול ; עכו״ם (séif 9-11).
La peau : animal pur, même נבלה/טרפה, non poisson (12) ; entière, sans trou (13) ; trois épaisseurs de קלף selon la parcha (14).
La famille en une phrase : on écrit sur le קלף (côté chair), tanné à l'intention des tefilin (עיבוד לשמה), tiré d'un animal pur et d'une peau entière.
E. La כתיבה לשמה et les האזכרות (séif 19-22, 29-31)
Au début de l'écriture, il dit de sa bouche : « J'écris en vue de la sainteté des tefilin. » Et en outre, chaque fois qu'il écrit une אזכרה (un Nom divin), il doit dire qu'il l'écrit en vue de la sainteté du Nom.
אַזְכָּרָה — un Nom divin — le cœur de la כתיבה לשמה. Avant de commencer, le sofer déclare à voix haute qu'il écrit « לשם קדושת תפילין » ; et à chaque Nom de D.ieu qu'il rencontre, il redit qu'il l'écrit « לשם קדושת השם » — car un Nom écrit sans cette intention est פסול et ne peut être « rattrapé ». Il ne doit pas écrire de mémoire une parcha qu'il ne connaît pas parfaitement, mais copier מן הכתב (séif 29) ; il doit savoir lire (séif 30-31) ; et il relit chaque parcha plusieurs fois avant de la ranger, pour qu'aucune ne se confonde avec une autre (séif 21-22). Il veille aux lettres חסרות ויתרות (une lettre en trop ou en moins → פסול, séif 20).
Ce que disent ces séifim (19-22, 29-31) :
La déclaration : « לשם קדושת תפילין » au début ; « לשם קדושת השם » à chaque אזכרה (séif 19).
חסרות ויתרות : une lettre en trop ou en moins invalide — d'où la crainte du sofer (séif 20).
Copier, relire, savoir lire : écrire מן הכתב (29), savoir lire (30-31), relire chaque parcha (21-22).
La famille en une phrase : tout est écrit לשמה — le sofer déclare l'intention au début et à chaque Nom divin, copie du texte, relit et vérifie chaque lettre.
F. פתוחות וסתומות et les corrections (séif 17-18, 23-28, 32-36)
Il fait toutes ses parachiot « ouvertes » (פתוחות), sauf la dernière — והיה אם שמוע — qu'il fait « fermée » (סתומה), et s'il a changé c'est פסול. Si une goutte d'encre est tombée dans une lettre au point qu'on ne la reconnaît plus, il n'y a pas de remède en grattant : ce serait חק תוכות (« creuser » la forme), et c'est פסול.
פתוחה / סתומה et חק תוכות — une parcha ouverte (פתוחה) laisse un espace jusqu'au bout de la ligne ; une parcha fermée (סתומה) laisse un blanc au milieu. Les espaces entre mots, lignes et lettres ont des mesures précises (séif 32-35). Une lettre doit naître de l'écriture (וכתב), non d'un creusage : gratter l'encre pour « dégager » une forme est חק תוכות et invalide (séif 17-18). On peut réécrire sur un grattage — même une אזכרה — mais on ne corrige jamais un Nom divin en l'effaçant, car ce serait כמוחק את השם (« comme effacer le Nom »). Certaines lettres collées ou brisées se réparent si la forme subsistait ; d'autres, corrigées après coup, deviennent שלא כסדרן (hors de l'ordre) et sont פסולות (séif 23-28).
Ce que disent ces séifim (17-18, 23-28, 32-36) :
פתוחות / סתומות : toutes ouvertes sauf והיה אם שמוע, fermée ; changer → פסול (séif 36).
Les espaces : entre mots, lignes et lettres, des mesures précises (séif 32-35).
חק תוכות et les Noms : on n'obtient pas une lettre en grattant (17-18) ; on n'efface jamais un Nom divin (כמוחק את השם) ; שלא כסדרן invalide les corrections tardives (23-28).
La famille en une phrase : les parachiot suivent l'ordre des ouvertes et fermées avec des espaces mesurés ; une lettre naît de l'écriture, non du grattage (חק תוכות), et un Nom divin ne s'efface jamais.
G. L'הגהה et la בדיקה — la vérification (séif 13, 15-16)
Si l'une des lettres s'est brisée : si un jeune enfant (תינוק) qui n'est ni particulièrement intelligent ni sot sait la lire (la reconnaître), c'est כשר (valide) ; sinon, c'est פסול.
הגהה · בדיקה · le תינוק — après l'écriture, on relit et vérifie (הגהה) chaque lettre. Le critère classique d'une lettre douteuse — brisée, mal formée ou dont un trou a coupé un trait — est le תינוק : un enfant « moyen » qui sait lire est présenté à la lettre ; s'il la reconnaît, elle est valide (à condition qu'elle ait été écrite correctement puis abîmée). Le נקב (le trou) est déterminant : un trou dans le blanc à l'intérieur d'un ה ou d'un ם peut être toléré, mais un trou qui laisse la lettre sans « blanc autour » l'invalide (séif 13, 15). C'est tout le sens de la בדיקה périodique des tefilin.
Ce que disent ces séifim (13, 15-16) :
Le נקב : un trou qui coupe une lettre ou lui ôte son « blanc autour » invalide (13, 15).
La lettre brisée : réparable si sa forme subsiste et qu'un תינוק la reconnaît (16).
La בדיקה : on relit (הגהה) et l'on vérifie — d'où la vérification périodique des tefilin.
La famille en une phrase : après l'écriture, on vérifie chaque lettre (הגהה / בדיקה) ; une lettre brisée ou trouée vaut selon qu'un תינוק la reconnaît encore et que sa forme subsiste.
H. L'insertion des parchemins dans les בתים (séif 37-52)
Il place chaque parcha dans son compartiment (בית), dressée debout dans son בית. Les tefilin, de la tête comme du bras, sont — הלכה למשה מסיני — carrés (מרובעות) ; et la תיתורא des tefilin est aussi une הלכה למשה מסיני.
בַּיִת · שי״ן · תִּיתּוֹרָא · תְּפִירָה — les parchemins sont logés dans les בתים (les « maisons ») du cuir : quatre compartiments pour la tête, un seul pour le bras (séif 38). Les בתים sont carrés — une הלמ״ס — de couture et de diagonale (séif 39), noircis (40). Sur le cuir de la tête se forme le שי״ן à trois têtes d'un côté, à quatre de l'autre (séif 42-43). La base est la תיתורא (comme le tablier d'un pont), prolongée par la מעברתא où passe la lanière (séif 44). On coud (תפירה) avec des tendons d'animal pur, trois points par côté (séif 49-51), puis on passe la רצועה et l'on fait le nœud en forme de ד (tête) et de י (bras), pour compléter avec le שי״ן les lettres du Nom שד״י (séif 52). C'est ici que se relie le tefilin au siman 33 (le noir des בתים et des lanières).
Ce que disent ces séifim (37-52) :
Les בתים : quatre compartiments pour la tête, un pour le bras (37-38) ; carrés, הלמ״ס (39-41).
שי״ן · תיתורא · מעברתא : le שי״ן à 3 et 4 têtes (42-43), la base-pont et le passage de la lanière (44) ; insertion des parchemins dressés (45-47).
תפירה et רצועה : couture aux tendons d'animal pur, trois points par côté (49-51) ; le nœud ד et י pour former שד״י (52).
La famille en une phrase : les parchemins sont logés dressés dans des בתים carrés ornés du שי״ן, cousus aux tendons d'un animal pur et fermés par la רצועה dont le nœud complète le Nom שד״י.
Cas pratiques
Cas 1 — Acheter des tefilin « כשרים » d'un sofer certifié
Situation : on veut acquérir une paire de tefilin. Que signifie que des tefilin sont « cachères », et à qui s'adresser ?
Conduite : on achète auprès d'un sofer certifié (מוסמך) et de confiance, qui garantit la כתיבה לשמה — la déclaration d'intention au début et à chaque Nom divin (séif 19) — un קלף tanné לשמה (séif 7-8), l'écriture en כתב אשורי avec chaque lettre מוקף גויל (séif 4-6), et une בדיקה attestée. « כשרים » ne veut pas dire seulement « bien écrits » : cela veut dire que toute la chaîne, du cuir au nœud, a été faite selon les נ״ב סעיפים.
Cas 2 — La בדיקה périodique des tefilin
Situation : on porte les mêmes tefilin depuis des années. Faut-il les faire vérifier, et pourquoi ?
Conduite : avec le temps et l'humidité, une lettre peut se briser, se coller à sa voisine ou perdre son « blanc autour » — et une seule lettre invalide (séif 15-16). On confie donc périodiquement les tefilin à un sofer pour une בדיקה ; l'usage courant est de les faire vérifier de temps à autre (et, selon les avis, avant certaines occasions). Pour la fréquence exacte et la conduite en cas de doute, on se réfère au sofer et à la décision du Rav.
Cas 3 — Pourquoi des tefilin cachères coûtent-ils cher ?
Situation : on s'étonne du prix d'une belle paire de tefilin. D'où vient ce coût ?
Explication : le prix reflète un immense travail scribal. Le קלף est tanné à l'intention (עיבוד לשמה), puis chaque parcha est écrite à la main, lettre par lettre, en כתב אשורי, chacune מוקף גויל, avec la déclaration לשמה renouvelée à chaque Nom divin — le tout sans qu'une seule erreur (חסרות ויתרות, שלא כסדרן, חק תוכות) ne vienne tout invalider, puis relu et vérifié (הגהה / בדיקה). S'y ajoutent des בתים carrés d'une seule pièce, le שי״ן, la תיתורא et la couture aux tendons. Un tefilin cacher n'est pas cher « en trop » : il est le fruit de dizaines d'heures d'un art exigeant et sacré.
Questions de compréhension
Vérifie ta compréhension :
Quelles sont les quatre parachiot des tefilin, et pourquoi l'ordre importe-t-il (שינה → פסול) ?
Que signifie מוקף גויל, et pourquoi une seule lettre en couleur ou collée peut-elle tout invalider ?
Qu'est-ce que le קלף, et que veut dire l'עיבוד לשמה ?
En quoi consiste la כתיבה לשמה, et pourquoi les האזכרות (Noms divins) ont-elles un statut à part ?
Qu'est-ce que le חק תוכות, et pourquoi ne corrige-t-on jamais un Nom divin ?
Quel est le rôle du תינוק dans la בדיקה d'une lettre douteuse ?
Pourquoi des tefilin cachères sont-ils coûteux ?
Pour aller plus loin
Si tu veux approfondir ce siman :
📚 Niveau 2 — Lamdan : pour le pilpoul — כתיבה לשמה : האזכרות, העיבוד, הקלף et le לשמה à chaque étape (מנחות מ״ב « תעשה לך ») ; כתב אשורי ומוקף גויל et les הלכה למשה מסיני de l'écriture ; חק תוכות et שלא כסדרן ; קלף / דוכסוסטוס / גויל et le côté chair ; תיקון וטעות באזכרה — כמוחק את השם
✨ Niveau 3 — Synthèse : pour la révision et la mémorisation rapide
👑 Niveau 4 — Daat HaRav (Admour HaZaken) : la chitah du Choulhan Aroukh HaRav — סדר כתיבת התפילין, le לשמה, le קלף, les פתוחות וסתומות, la בדיקה et les בתים