Siman שס״ז · 1 séif du Choulhan Aroukh
Première approche du Siman שס״ז : texte hébreu intégral du Mehaber et de la glose du Rama, traduction française, explications des concepts halakhiques, cas pratiques et synthèse.
Sujet : si la femme peut faire l'érouv pour son mari, et qui d'autre peut le faire pour un habitant
Source : שולחן ערוך אורח חיים סימן שס״ז (un seul séif dans le Choulhan Aroukh, avec une glose du Rama ; un seul aussi dans le Choulhan Aroukh HaRav, étudié au niveau 4)
Compilation : רב יוסף חיים סממה
DAAT · daattorah.com
📑 Plan de l'étude
1. Le texte du Choul'han Aroukh
Le siman שס״ז contient un seul séif du Mehaber (Rabbi Yossef Karo), suivi d'une glose du Rama. Objet du siman : si la femme peut faire l'érouv pour son mari, et à quelles conditions les gens de sa maison, les gens de la cour ou le tribunal peuvent le faire pour lui. Le Choulhan Aroukh de l'Admour HaZaken compte lui aussi un seul séif pour ce siman ; sa rédaction est étudiée au niveau 4.
Seif א
אם אשה יכולה לערב. ובו סעיף אחד:
אשתו של אדם מערבת לו שלא מדעתו אפי' אם מיחה בה שלא לערב ואפי' אין רגיל לערב עמהם וה״מ כשאוסר עליהם כגון שאין הבית פתוח אלא לאותו חצר אבל אם הוא פתוח לשתי חצרות באחת רגיל לצאת ולבא תדיר שאוסר עליהם ובאחת אינו רגיל לצאת ולבא ברגיל שאוסר מערבת שלא מדעתו אפי' אינו רגיל לערב וכשאינו רגיל לצאת ולבא נמי אע״פ שאינו אוסר אם רגיל לערב עמהם מערבת שלא לדעתו אבל אם אינו אוסר וגם אינו רגיל לערב עמהם אינה מערבת שלא לדעתו וכל זמן שלא מיחה בה בפירוש אפי' אם אינו רגיל לערב עמהם ואינו אוסר מערבת שלא בידיעתו דמסתמא ניחא ליה אבל אינה יכולה לזכות משלו לאחרים שלא בידיעתו ואם אין הבעל והאשה בעיר יכולים בני הבית לערב שלא בידיעתו אם אין הבית פתוח אלא לחצר א' ואפילו אם היה פתוח לשתי חצרות אם הוא רגיל לערב לאחת מהם מערבין עליו אבל אם אינו רגיל לא אבל בני החצר אין יכולים ליקח פתו מביתו לערב שלא מדעת אחד מבני הבית אפילו רגיל עמהם ואוסר עליהם וי״א דאין אשתו מערבת אלא שלא בידיעתו אבל אם אומר שאינו רוצה לערב עמהם לא ואם הוא רגיל לערב עמהם ועכשיו אינו רוצה בני חצר נכנסים לתוך ביתו ונוטלים ממנו בע״כ ואם אינו רגיל אינם יכולים ליטול ממנו בע״כ אבל כופין אותו בב״ד לערב עמהם או בית דין יורדים לנכסיו: הגה מי שאינו רגיל לערב ועירב עם בני חצר וחזר מעירובו צריך לחזור ולזכות אבל אם רגיל לערב הוי עירוב בעל כרחו [הרא״ש פרק הדר]:
- La femme fait l'érouv pour son mari, même contre sa protestation : אשתו של אדם מערבת לו שלא מדעתו אפי׳ אם מיחה בה שלא לערב.
- Mais cela, là où il « interdit » la cour aux autres : « וה״מ כשאוסר עליהם כגון שאין הבית פתוח אלא לאותו חצר » (שו״ע או״ח שס״ז:א).
- Une maison ouverte sur deux cours : dans celle où il passe d'habitude — ברגיל שאוסר מערבת שלא מדעתו אפי׳ אינו רגיל לערב ; dans l'autre, s'il a l'habitude de faire l'érouv avec eux — אע״פ שאינו אוסר אם רגיל לערב עמהם מערבת שלא לדעתו.
- S'il n'interdit pas et n'a pas l'habitude, pas malgré lui — אבל אם אינו אוסר וגם אינו רגיל לערב עמהם אינה מערבת שלא לדעתו ; mais tant qu'il n'a pas protesté explicitement, elle le fait à son insu — וכל זמן שלא מיחה בה בפירוש… מערבת שלא בידיעתו דמסתמא ניחא ליה.
- Elle ne fait pas acquérir aux autres ce qui est à lui : אבל אינה יכולה לזכות משלו לאחרים שלא בידיעתו.
- Le mari et la femme absents de la ville : יכולים בני הבית לערב שלא בידיעתו אם אין הבית פתוח אלא לחצר א׳ ; pour une maison ouverte sur deux cours — אם הוא רגיל לערב לאחת מהם מערבין עליו אבל אם אינו רגיל לא.
- Selon le premier avis, les gens de la cour ne prennent pas son pain à l'insu de tous les gens de sa maison (Michna Beroura, ס״ק י״ב, qui le permet si l'un d'eux le sait, tant qu'ils n'ont pas entendu le maître de maison refuser l'érouv) : אין יכולים ליקח פתו מביתו לערב שלא מדעת אחד מבני הבית אפילו רגיל עמהם ואוסר עליהם.
- Un second avis : וי״א דאין אשתו מערבת אלא שלא בידיעתו אבל אם אומר שאינו רוצה לערב עמהם לא.
- Celui qui a l'habitude et refuse maintenant (écrit après le second avis ; quand, en refusant, il leur interdit la cour, précise la Michna Beroura, ס״ק ט״ו, qui ajoute qu'il en va de même de sa femme) : בני חצר נכנסים לתוך ביתו ונוטלים ממנו בע״כ ; sans cette habitude, on passe par le tribunal — אבל כופין אותו בב״ד לערב עמהם או בית דין יורדים לנכסיו. La Michna Beroura (ס״ק כ) note que selon le premier avis, on ne prend pas de lui contre son gré sans l'accord de sa femme, et que le tribunal le contraint afin qu'il ne leur interdise pas la cour, et cela selon tous (ס״ק ט״ז).
- Rama : celui qui se rétracte de son érouv — מי שאינו רגיל לערב ועירב עם בני חצר וחזר מעירובו צריך לחזור ולזכות ; mais s'il a l'habitude — אבל אם רגיל לערב הוי עירוב בעל כרחו.
2. Le contexte général
De quoi parle ce siman ?
Le siman précédent dit comment se fait l'érouv d'une cour : « שגובים פת מכל בית ובית ונותנים אותו בא׳ מבתי החצרות » (שו״ע או״ח שס״ו:א). Le siman שס״ז demande qui peut mettre la part d'un habitant dans cet érouv à sa place : son titre est « אם אשה יכולה לערב » (שו״ע או״ח שס״ז:א), et le séif passe ensuite aux gens de sa maison, aux gens de la cour et au tribunal.
Place dans Hilkhot Érouvin
Dans l'index de Sefaria, la section הלכות עירובין du Choul'han Aroukh commence au siman 345. Le siman שס״ז suit le siman שס״ו, qui règle l'érouv d'une cour habitée par plusieurs foyers. Pour la maison ouverte sur deux cours, la Michna Beroura renvoie plus loin, au siman 386, séif 9 : « כדלקמן בסי׳ שפ״ו ס״ט » (משנה ברורה שס״ז ס״ק ד).
3. Les concepts-clés halakhiques
Quelques notions structurent ce siman :
- שלא מדעתו (ou שלא לדעתו) et שלא בידיעתו — deux expressions du séif, que la Michna Beroura glose chacune à sa place. Dans les propositions sur l'épouse, la première vaut même s'il proteste : le séif l'écrit, « אפי׳ אם מיחה בה » (שו״ע או״ח שס״ז:א) ; la Michna Beroura le dit sur les premiers mots du séif, « והקילו אפילו כשמיחה בה » (משנה ברורה שס״ז ס״ק א), et sur שלא לדעתו pour l'habitué, « היינו אפילו כשמיחה בה » (משנה ברורה שס״ז ס״ק ה). La seconde signifie « פי׳ שאין הבעל יודע מזה » (משנה ברורה שס״ז ס״ק ח). Mais le premier mot n'a pas partout ce sens de « même s'il proteste » : dans la proposition sur les gens de la cour, « שלא מדעת אחד מבני הבית » (שו״ע או״ח שס״ז:א), la Michna Beroura lit « à l'insu » (ס״ק י״ב), et le Biour Halakha propose de lire « contre le gré », comme les Tossafot et le Roch dont le Beit Yossef tire la phrase (les deux lectures sont citées dans la traduction) ; et le Tour, qui écrit שלא מדעתו là où le séif porte שלא בידיעתו, est lu ainsi par le Beit Yossef : « והאי שלא מדעתו אינו כמו שלא מדעתו דלעיל דהוי אפילו בע״כ אבל האי שלא מדעתו היינו שלא בידיעתו » (בית יוסף או״ח שס״ז).
- רגיל לערב עמהם — l'habitude prise de faire l'érouv avec les gens de la cour. Selon la Michna Beroura, c'est pour cela que l'érouv vaut alors même contre sa protestation (séif א, premier avis) : « והטעם משום דרכי שלום כיון שעד עתה היה דרכו ליתן חלק בעירוב » (משנה ברורה שס״ז ס״ק ה).
- אוסר עליהם — l'habitant qui « interdit » la cour aux autres tant qu'il n'est pas dans l'érouv ; le séif en donne pour exemple « כגון שאין הבית פתוח אלא לאותו חצר » (שו״ע או״ח שס״ז:א).
- לזכות משלו לאחרים — faire acquérir à d'autres une part de ce qui est à lui : l'épouse ne le peut pas à son insu ; de sa propre nourriture, elle le peut — « וממזונותי׳ יכולה לזכות שהיא שלה » (משנה ברורה שס״ז ס״ק ז).
- בית דין יורדים לנכסיו — le tribunal prend sur ses biens ; la Michna Beroura précise : « ועושין שיתוף » (משנה ברורה שס״ז ס״ק י״ז).
4. Le détail des seifim — un par un
| Seif | Contenu |
|---|---|
| א | L'épouse fait l'érouv pour son mari sans son consentement, même s'il a protesté, là où il « interdit » la cour. Maison ouverte sur deux cours : elle le fait dans celle où il passe d'habitude, et dans l'autre s'il a l'habitude de faire l'érouv avec eux ; ni l'un ni l'autre : à son insu, tant qu'il n'a pas protesté explicitement. Elle ne peut pas faire acquérir aux autres ce qui est à lui, à son insu. Mari et femme absents : les gens de la maison peuvent faire l'érouv (maison ouverte sur une seule cour ; sur deux cours, s'il a l'habitude avec l'une d'elles ; pas s'ils savent qu'il ne le veut pas, même sans protestation explicite — Michna Beroura, ס״ק ט). Selon le premier avis, les gens de la cour ne prennent pas son pain à l'insu de tous les gens de la maison ; si l'un d'eux le sait, c'est permis tant qu'ils n'ont pas entendu le maître de maison refuser (Michna Beroura, ס״ק י״ב). Un second avis (יש אומרים) : l'épouse ne fait l'érouv qu'à son insu, et non s'il dit qu'il ne veut pas. Celui qui a l'habitude et refuse, quand il leur interdit la cour (Michna Beroura, ס״ק ט״ו, qui y ajoute sa femme) : on prend de lui contre son gré (selon le premier avis, pas sans l'accord de sa femme — Michna Beroura, ס״ק כ) ; sans cette habitude, le tribunal le contraint ou prend sur ses biens, afin qu'il ne leur interdise pas la cour (selon tous — ס״ק ט״ז). Rama : celui qui se rétracte doit de nouveau faire acquérir [l'érouv], sauf s'il a l'habitude de faire l'érouv. |
5. Le Mishnah Berurah — premières entrées
Le Mishnah Berurah de Rabbi Israël Méir Kagan (Hafets Haïm) compte 20 entrées sur ce siman. Voici les premières — pour mieux comprendre le sens du séif :
Pour le texte intégral des 20 entrées, consulte Sefaria : Mishnah Berurah 367.
6. La position du Rama
Le Rama (Rabbi Moshe Isserles) ajoute dans ce siman une glose (הגה), à la fin du séif א.
- Seif א — celui qui n'a pas l'habitude de faire l'érouv, qui l'a fait avec les gens de la cour puis s'est rétracté, doit de nouveau faire acquérir [l'érouv] ; s'il a l'habitude, l'érouv tient malgré lui. Le Rama renvoie au Roch, chapitre HaDar. La Michna Beroura explique ce qu'est la rétractation — « היינו שאמר חוזרני בי מן העירוב » (משנה ברורה שס״ז ס״ק י״ח) — et ce que veut dire « érouv malgré lui » : « ר״ל שאינו יכול לחזור ולבטל עירובו » (משנה ברורה שס״ז ס״ק כ).
- Habad → le Niveau 4 — Daat HaRav étudie ce siman dans le Choulhan Aroukh HaRav, siman שס״ז, qui le compte lui aussi en un seul séif.
7. Cas pratiques modernes
Les situations ci-dessous sont des applications du site : le séif ne les nomme pas, chacune est rattachée à la proposition du séif qu'elle met en jeu.
| Situation | Analyse rapide |
|---|---|
| Le mari, à la maison, n'a pas donné sa part de l'érouv ; sa femme veut la donner pour lui | Application du site, séif א : c'est le cas de l'épouse. Selon le premier avis, elle fait l'érouv pour lui, même sans son consentement, là où il interdit la cour ou s'il a l'habitude de faire l'érouv avec eux ; sinon, à son insu, tant qu'il n'a pas protesté explicitement. Selon le second (וי״א), seulement à son insu, et non s'il a dit qu'il ne voulait pas ; mais s'il a l'habitude de faire l'érouv avec eux et refuse maintenant, le séif écrit, après le second avis, qu'on prend de lui contre son gré, et la Michna Beroura y ajoute sa femme, quand, en refusant, il leur interdit la cour : « וה״ה אשתו ומיירי שע״י מניעתו את העירוב אוסר עליהם » (משנה ברורה שס״ז ס״ק ט״ו). |
| L'épouse veut donner une part au nom de son mari à un voisin | Application du site, séif א : « אינה יכולה לזכות משלו לאחרים שלא בידיעתו » (שו״ע או״ח שס״ז:א) ; de sa propre nourriture, elle le peut (Michna Beroura, ס״ק ז). |
| Le mari et la femme ne sont pas en ville pour Shabbat ; d'autres gens de la maison sont restés à la maison | Application du site, séif א : le séif traite de ce cas, « ואם אין הבעל והאשה בעיר » (שו״ע או״ח שס״ז:א) ; les gens de la maison peuvent faire l'érouv à son insu si la maison ne s'ouvre que sur une seule cour ; si elle s'ouvre sur deux cours, seulement s'il a l'habitude de faire l'érouv avec l'une d'elles. Pas s'ils savent qu'il ne le veut pas, même s'il n'a pas protesté explicitement : « ואם ידעו ממנו שאינו רוצה אע״פ שלא מיחה בם בפירוש אין יכולים לערב » (משנה ברורה שס״ז ס״ק ט). |
| Un voisin qui prend part à l'érouv chaque année refuse cette fois | Application du site, séif א : « בני חצר נכנסים לתוך ביתו ונוטלים ממנו בע״כ » (שו״ע או״ח שס״ז:א) ; la Michna Beroura précise que c'est quand, en refusant, il leur interdit la cour (ס״ק ט״ו). Elle rappelle que selon le premier avis, sans l'accord de sa femme, les gens de la cour ne prennent pas de lui contre son gré : « ואף לדעה הראשונה דס״ל דבלא דעת אשתו אין בני החצר יכולין ליקח ממנו בע״כ » (משנה ברורה שס״ז ס״ק כ). Le Biour Halakha, qui lit le Mehaber comme tenant le premier avis pour l'essentiel, conclut pourtant sur ce cas même : « היוצא מכל זה דמדינא מסתברא דהיכי שרגיל ואוסר בני החצר נוטלין אפילו בע״כ ולא בעינן דעת אשתו כלל » (ביאור הלכה שס״ז) — voir le niveau 2, section 8. S'il n'en avait pas l'habitude, on passe par le tribunal, afin qu'il ne leur interdise pas la cour : « ב״ד היו כופין אותו שיערב עמהן כדי שלא יאסור עליהן » (משנה ברורה שס״ז ס״ק ט״ז) ; et cela vaut selon tous : « ודין זה דב״ד כופין הוא לכו״ע אף לדעה ראשונה » (משנה ברורה שס״ז ס״ק ט״ז). Pour ce qu'il convient de faire aujourd'hui, consulte ton Rav. |
| Un habitant entré une fois dans l'érouv déclare s'en retirer | Application du site, séif א, glose du Rama : s'il n'a pas l'habitude de faire l'érouv, sa rétractation défait son érouv (Michna Beroura, ס״ק י״ט), et pour y revenir il doit de nouveau faire acquérir [l'érouv] ; s'il en a l'habitude, l'érouv tient malgré lui. |
8. Synthèse pratique du Siman
- L'épouse fait l'érouv pour son mari sans son consentement, même s'il a protesté, là où il interdit la cour aux autres (séif א, premier avis).
- Maison ouverte sur deux cours : l'habitude d'y passer et l'habitude de faire l'érouv avec eux décident (séif א, premier avis).
- Sans l'une ni l'autre : à son insu, tant qu'il n'a pas protesté explicitement (séif א).
- Elle ne fait pas acquérir aux autres ce qui est à lui à son insu (séif א).
- Mari et femme absents : les gens de la maison peuvent faire l'érouv, aux conditions du séif, sauf s'ils savent qu'il ne le veut pas, même sans protestation explicite (séif א ; Michna Beroura, ס״ק ט).
- Les gens de la cour, selon le premier avis, ne prennent pas son pain à l'insu de tous les gens de la maison ; si l'un d'eux le sait, c'est permis tant qu'ils n'ont pas entendu le maître de maison refuser (séif א ; Michna Beroura, ס״ק י״ב).
- Un second avis (וי״א) n'admet l'érouv de l'épouse qu'à son insu (séif א) ; le Biour Halakha l'attribue au Rambam et lit le Mehaber comme tenant le premier avis pour l'essentiel, puis envisage d'être strict selon ce second avis pour celui qui n'a pas l'habitude, rapporte ensuite l'Eliya Rabba, qui écrit qu'il faut trancher selon le premier avis, dans le sens de la souplesse (לקולא), et laisse la question ouverte (צ״ע), sans trancher (voir le niveau 2, section 8).
- L'habitué qui refuse : le séif écrit, après le second avis, qu'on prend de lui contre son gré ; la Michna Beroura précise que c'est quand, en refusant, il leur interdit la cour, et y ajoute sa femme (ס״ק ט״ו) ; selon le premier avis, pas sans l'accord de sa femme (Michna Beroura, ס״ק כ) ; le Biour Halakha, au terme de sa discussion, conclut que, selon la stricte loi, il paraît fondé (מדינא מסתברא) que l'accord de sa femme ne soit pas requis pour l'habitué qui leur interdit la cour (voir le niveau 2, section 8). Sans cette habitude, le tribunal le contraint ou prend sur ses biens, afin qu'il ne leur interdise pas la cour, et cela selon tous (séif א ; Michna Beroura, ס״ק ט״ז).
- Le Rama : celui qui n'a pas l'habitude de faire l'érouv et se rétracte doit de nouveau faire acquérir [l'érouv] ; celui qui en a l'habitude, l'érouv tient malgré lui (séif א, glose).
- Pour la halakha lema'asseh, consulte ton Rav.
9. Questions de compréhension
- Quels critères permettent à l'épouse de faire l'érouv pour son mari sans son consentement ?
- Que change le cas de la maison ouverte sur deux cours ?
- Quelle différence le séif et la Michna Beroura (ס״ק א, ה et ח) font-ils entre שלא מדעתו (ou שלא לדעתו) et שלא בידיעתו ?
- Que l'épouse ne peut-elle pas faire pour les autres, et que peut-elle leur donner (ס״ק ז) ?
- À quelles conditions les gens de la maison peuvent-ils faire l'érouv pour le maître de maison absent ?
- Que dit le second avis (וי״א), et sur quel point le séif fait-il intervenir le tribunal ?
- Selon le Rama, que devient l'érouv de celui qui s'en rétracte ?
Pour aller plus loin
- 📚 Niveau 2 — Lamdan : pour le pilpoul, les שיטות ראשונים, les חקירות יסודיות, et les nuances Acharonim
- ✨ Niveau 3 — Synthèse : pour la révision et la mémorisation rapide avec mnémoniques
- 📜 Niveau 4 — Daat HaRav : la chitah de l'Admour HaZaken (Choulhan Aroukh HaRav siman שס״ז)