Siman ש״ע
📑 Plan de la synthèse
- L'Axiome central du siman
- Les concepts-clés condensés
- Hiérarchie du siman — du lieu à l'invité
- Arbre de décision — tel habitant doit-il donner sa part ?
- L'endroit du dépôt et les autres habitants — la condition qui revient
- Mnémonique שער
- Pièges à éviter
- Cas pratiques
- Tableau de synthèse finale
- Les commandements pratiques
Les numéros de séif de cette page sont ceux du Choul'han Aroukh du Mehaber (8 séifim). Le Choulhan Aroukh HaRav, étudié au niveau 4, a sa propre numérotation (10 séifim) : quand il est cité, son nom est donné à côté du numéro.
1. L'Axiome central
Celui qui habite dans la cour interdit aux autres habitants tant qu'il n'a pas donné sa part à l'érouv — la Michna Beroura l'écrit sur le mot אוסר du séif א : « עד שיתן חלקו בעירוב » (משנה ברורה ש״ע ס״ק ו). Le siman dit ensuite, séif par séif, qui n'a pas à donner sa part, et pour quelle raison : le lieu n'est pas une habitation (séif א) ; ceux qui habitent les maisons que le maître de maison leur a prêtées ou louées, quand il garde dans chacune des objets qu'on ne prend pas le Shabbat, à cause de leur poids ou d'un interdit, qui sont des objets qu'il est interdit de déplacer même pour le besoin de leur place, sont devenus « כאורחים אצלו » (שו״ע או״ח ש״ע:ב) ; les parts de salle et les maisons par lesquelles les autres passent comptent comme un bâtiment d'entrée, toutes sauf les deux plus intérieures (séifim ג et ז) ; ceux qui mangent tous à une même table sont « כאנשי בית א׳ » (שו״ע או״ח ש״ע:ד) ; le lieu du repas est l'essentiel, et la portion reçue ne dispense qu'aux conditions de ses séifs (séifim ה et ו) ; l'invité qui n'est pas hébergé de façon fixe, pour trente jours ou moins, n'interdit pas (séif ח). Plusieurs séifs font aussi dépendre la dispense de l'endroit où l'érouv est déposé, et de la présence d'autres habitants dans la cour (notamment les séifim ג à ו).
2. Les concepts-clés condensés
| Concept | Définition | Dans le séif |
|---|---|---|
| דירה | L'habitation : celui qui y habite interdit tant qu'il n'a pas donné sa part | Le bâtiment d'entrée, l'exèdre et la galerie n'en sont pas ; la remise à paille, la remise à bois, l'étable et les entrepôts en sont (séif א) ; dans ces lieux-là, si l'on y mange, c'est une habitation même si l'on n'y dort pas (Michna Beroura, ס״ק ה, qui renvoie au séif ה) |
| בית שער | Le bâtiment d'entrée, par où l'on passe | Celui qui y habite n'interdit pas (séif א) ; les parts de salle et les maisons par lesquelles les autres passent comptent comme lui, sauf les deux plus intérieures (séifim ג et ז) |
| כאורחים אצלו | Comme des invités chez le maître de maison | Ceux qui habitent les maisons qu'il a prêtées ou louées, quand il garde dans chacune des objets qu'on ne prend pas le Shabbat, à cause de leur poids ou d'un interdit, qui sont des objets qu'il est interdit de déplacer même pour le besoin de leur place ; ils sortent eux aussi vers la cour sans avoir donné à l'érouv (séif ב) |
| תפיסת יד | La prise de main (tefissat yad) du maître de maison dans une maison | Le Rama emploie le terme dans le cas de la bira (séif ב) ; la Michna Beroura l'emploie déjà sur les mots du Mehaber (ס״ק ט) et explique par elle la glose du Rama (ס״ק י״ג) ; le Choulhan Aroukh HaRav l'emploie dès sa règle (séif 2 de sa numérotation, niveau 4) |
| מחיצות מגיעות לתקרה בתוך ג״ט | Des cloisons qui atteignent le plafond à moins de trois téfahim | Chaque part de la salle est alors une chambre à part, même si elles sont de tentures (séif ג) |
| בית שמניחים בו העירוב | La maison où l'érouv est déposé | Elle n'a pas à donner sa part (séif ג) ; de même ceux chez qui l'érouv vient (séifim ד, ה et ו) |
| כאנשי בית א׳ | Comme les gens d'une seule maison | Ceux qui mangent tous à une même table (séif ד) ; selon le Rama, aussi plusieurs maîtres de maison qui mangent dans une même pièce, chacun à sa table (séif ד) |
| פרס | La portion que reçoivent les fils, les épouses, les esclaves ou l'élève ; pour quelqu'un d'autre qui reçoit une portion de son prochain, elle ne sert à rien (Michna Beroura, ס״ק נ) | Les frères qui la mangent chez eux interdisent quand l'érouv du reste de la cour est déposé ailleurs (séif ה) ; les épouses, les esclaves et l'élève qui la reçoivent n'interdisent pas s'il n'y a pas d'autres habitants dans la cour ou si l'érouv vient chez eux (séif ו) |
| דרך קבע | De façon fixe | L'invité qui n'est pas hébergé ainsi, pour trente jours ou moins, n'interdit pas, même dans une maison à part (séif ח) |
| בעל הבית א׳ קבוע | Un maître de maison fixe | Selon le Rama, les invités, même nombreux, sont annulés par rapport à lui ; des invités seuls s'interdisent les uns aux autres aussitôt (séif ח) — quand chacun a une pièce particulière pour manger (Michna Beroura, ס״ק נ״ח), et dans une cour isolée (ס״ק נ״ט) |
3. Hiérarchie du siman — du lieu à l'invité
4. Arbre de décision — tel habitant doit-il donner sa part ?
5. L'endroit du dépôt et les autres habitants — la condition qui revient
Plusieurs séifs ne dispensent que selon l'endroit où l'érouv est déposé, ou s'il n'y a pas d'autres habitants dans la cour. résumé : le tableau condense les séifs ; leur texte complet et sa traduction sont au niveau 1. Un tiret : le séif ne parle pas de ce cas.
| Séif et cas | L'érouv est déposé ailleurs | L'érouv est déposé chez eux | Pas d'autres habitants dans la cour |
|---|---|---|---|
| Séif ב, glose du Rama (un avis) : les habitants des maisons prêtées ou louées | Chacun doit prendre part à l'érouv | La Michna Beroura (ס״ק י״ג) : pas de pain à donner, si l'érouv est chez ce maître de maison ou dans l'une des maisons prêtées | Ils ne lui interdisent pas (la règle du Mehaber) |
| Séif ג : cloisons qui atteignent le plafond, même de tentures | Chaque groupe donne | Ils n'ont pas du tout à donner — selon la Michna Beroura (ס״ק כ״ה), avec des cloisons provisoires | Ils n'ont pas besoin d'érouv — selon la Michna Beroura (ס״ק כ״ה), avec des cloisons provisoires |
| Séif ג : cloisons qui n'atteignent pas le plafond | Un seul érouv pour les cinq groupes | — | — |
| Séif ג : de vraies chambres hautes, ou des cloisons fixes qui atteignent le plafond (Michna Beroura, ס״ק ל״א) | Chaque groupe donne | Chaque groupe donne, même si l'érouv est dans la salle — sauf, écrit le Biour Halakha, le groupe chez qui on le dépose (niveau 1) | — (le séif ne le dit pas ; la Michna Beroura, ס״ק ל״ב : chaque groupe donne, même sans autres habitants ; le Choulhan Aroukh HaRav, séif 5 de sa numérotation : de vraies pièces ouvrant sur la cour s'interdisent même sans autres habitants) |
| Séif ד : tous mangent à une même table | Avec une autre cour : un seul érouv et un seul pain, portés à l'endroit avec lequel ils font l'érouv | Ils n'ont pas à donner | Ils n'ont pas besoin d'érouv entre eux |
| Séif ה : les frères qui mangent chez eux la portion de leur père | Ils interdisent | Ils n'ont pas besoin de faire l'érouv (l'érouv dans l'une de ces maisons) | Ils n'ont pas besoin de faire l'érouv |
| Séif ו : les épouses, les esclaves, l'élève qui reçoivent une portion | — (le séif pose la dispense dans les deux autres cas) | Ils n'interdisent pas | Ils n'interdisent pas |
- Séif 3 : il rapporte comme un avis (« יֵשׁ אוֹמְרִים », שו״ע הרב ש״ע:ג) que la tefissat yad du maître de maison ne sert que s'il n'y a pas d'autres habitants dans la cour, ou si ceux-ci déposent leur érouv chez lui ou dans l'une des maisons où il a la tefissat yad ; si l'érouv est dans l'une des maisons des autres habitants, chacune de ces maisons doit donner du pain.
- Séif 5 : l'érouv déposé ailleurs, c'est chez l'un des autres habitants, ou dans une autre cour qui a fait l'érouv avec celle-ci ; et de vraies chambres ou chambres hautes ouvrant sur la cour s'interdisent même sans autres habitants.
- Séif 7 : les frères qui ont leurs maisons dans la cour de leur père, en reçoivent une portion et mangent chez eux donnent, avec leur père, chacun son érouv quand l'érouv de la cour est chez l'un des autres habitants ; il n'en faut pas s'il n'y a pas d'autres habitants, ni si l'érouv est chez l'un des frères ou chez leur père ; de même pour les femmes, les esclaves et les élèves qui reçoivent une portion.
6. Mnémonique שער
Le bâtiment d'entrée revient aux séifim א, ג et ז : celui qui y habite n'interdit pas, et ce que les autres traversent compte comme lui, sauf les deux plus intérieurs. Trois lettres pour trois dispenses — elles suivent le mot, non l'ordre des séifim (ש aux séifim ג et ז, ע aux séifim ד et ו, ר au séif ח) :
ש — שנים הפנימיים : quand tous passent l'un par l'autre et sortent par le plus extérieur, seuls les deux plus intérieurs donnent (séifim ג et ז).
ע — עירוב בא אצלם : si l'érouv vient chez eux, ils n'ont pas à donner (séif ד ; de même au séif ו).
ר — רבים : les invités, même nombreux, sont annulés par rapport à un maître de maison fixe — ואפילו אם האורחים רבים ובעל הבית א׳ (séif ח, glose du Rama).
7. Pièges à éviter
8. Cas pratiques
| Situation | Analyse | Conduite |
|---|---|---|
| Un propriétaire loue des logements dans sa cour et y laisse des meubles lourds (application du site) | Séif ב : s'il garde dans chacun des objets qu'on ne prend pas le Shabbat, à cause de leur poids ou d'un interdit, qui sont des objets qu'il est interdit de déplacer même pour le besoin de leur place, ceux qui y habitent sont comme ses invités ; il faut que ses objets y soient réellement posés (Michna Beroura, ס״ק י) et qu'il ait le droit de les y poser (ס״ק י״א) ; selon l'avis que rapporte le Rama, seulement s'il n'y a pas d'autres habitants dans la cour, ou si l'érouv n'est pas porté chez les autres habitants — c'est-à-dire, explique la Michna Beroura, s'il est déposé chez ce maître de maison ou dans l'une des maisons prêtées (ס״ק י״ג) | Le Mehaber nomme le poids (séif ב) ; la Michna Beroura écrit que l'objet lourd n'en devient pas mouktsé, mais qu'on ne le prend pas le Shabbat à cause de la peine de le déplacer (ס״ק ח, niveau 1) ; le Magen Avraham s'interroge sur la limite d'un tel poids et conclut qu'il y a lieu d'être strict (ס״ק ג, niveau 1) ; le Choulhan Aroukh HaRav (séif 2) le rapporte comme un avis et écrit qu'il y a lieu d'être strict ; la question se pose au Rav |
| Plusieurs locataires occupent chacun leurs pièces dans une même maison et sortent par une pièce commune (application du site) | Séif ג et glose du Rama : chacun a son ouverture sur un bâtiment d'entrée ouvert sur la cour ; la Michna Beroura en tire, pour les maisons de son temps, que tous doivent prendre part à l'érouv (ס״ק כ״א) | Si l'érouv de la ville est défait, la Michna Beroura écrit qu'il est interdit de transporter de sa chambre à celle de son voisin, sauf si le maître de maison a une tefissat yad dans leurs chambres (ס״ק כ״א) ; consulte ton Rav |
| Un étudiant logé chez son Rav, dans sa propre chambre ouverte sur la cour | Fin du séif ג : les élèves qui étudient devant le Rav et habitent chez lui n'interdisent pas, même s'ils mangent et dorment dans leur chambre ; la Michna Beroura demande que ses deux raisons soient réunies (ס״ק ל״ג) | Si la chambre lui est achetée ou louée, ou même prêtée mais qu'il y fait son usage à part, il interdit selon la Michna Beroura, sauf tefissat yad du maître de maison (ס״ק ל״ג) ; le Choulhan Aroukh HaRav (séif 5) écrit qu'il interdit si la chambre est achetée, louée, ou prêtée sans qu'on puisse le renvoyer avant le terme, à moins que le maître de maison n'y ait une tefissat yad, même s'il cuit dans la grande maison du maître de maison, sauf s'il s'agit d'élèves qui reçoivent une portion de leur maître, quand il n'y a pas d'autres habitants dans la cour ou que l'érouv de la cour est déposé chez eux ou chez leur maître (séifim 5 et 7), et qu'il n'interdit pas si l'on peut le renvoyer à tout moment ; pour ce dernier cas, quand il fait son usage à part, c'est selon la lecture du Biour Halakha que le Rav ne le fait pas interdire, quand la Michna Beroura le fait interdire (niveau 4) : consulte ton Rav |
| Plusieurs maîtres de maison mangent dans une même pièce, chacun à sa table, et dorment chacun dans sa chambre | Glose du Rama au séif ד : aucune cloison ne sépare le lieu de leur repas ; un rideau tendu parfois par pudeur n'est pas une cloison | Un seul érouv pour tous (séif ד, Rama) |
| Des frères mangent chez leur père et dorment dans leurs maisons de la même cour | Séif ה : le lieu du repas est l'essentiel ; ils n'interdisent pas | S'il leur donne une portion qu'ils mangent chez eux, ils interdisent, quand l'érouv du reste de la cour est déposé ailleurs (séif ה) |
| Des invités logent pour quelques Shabbatot dans un logement à part de la cour (application du site) | Séif ח : l'invité non fixe, pour trente jours ou moins, n'interdit pas, même dans une maison à part ; selon le Rama, quand il y a un maître de maison fixe | Au-delà de trente jours, la Michna Beroura écrit qu'il est fixe et interdit, et estime, « ומסתברא » (משנה ברורה ש״ע ס״ק נ״ה), que celui qui se fixe d'emblée pour plus de trente jours interdit aussitôt ; le Choulhan Aroukh HaRav (séif 10) écrit qu'il n'interdit qu'après les trente jours, et si l'on ne peut le renvoyer pendant la durée de sa location ou de son prêt (niveau 4). La Michna Beroura rapporte au nom du Taz une dispense là où la communauté fait l'érouv des cours la veille de Pessah, selon l'usage de son temps (ס״ק נ״ה) ; le Choulhan Aroukh HaRav (séif 10) : là où la communauté fait l'érouv au début de l'année pour toute l'année, les invités qui s'ajoutent n'interdisent pas ; consulte ton Rav |
9. Tableau de synthèse finale
| Élément | Détail |
|---|---|
| Sujet du siman | Qui doit prendre part à l'érouv des cours — le titre du siman : דיני שתוף בערוב |
| Place | Il suit le siman שס״ט, qui dit de quelle manière on fait acquérir l'érouv ; au séif ח, le Rama renvoie à la fin du siman שצ״א, et un renvoi entre crochets, dans l'édition imprimée sur Sefaria, mène au siman שפ״ד |
| Nombre de séifim | 8 séifim (Mehaber, avec les gloses du Rama) — 10 séifim dans le Choulhan Aroukh HaRav |
| Michna Beroura | 61 ס״ק sur ce siman |
| Gloses du Rama | Aux séifim ב, ג (deux gloses), ד et ח |
| Édition imprimée | Au séif ג, une parenthèse d'un mot en petits caractères, sans le mot הגה (niveau 1) |
| Sources talmudiques et Rishonim | Voir le Niveau 2 |
| Règle d'or | Celui qui habite dans la cour interdit tant qu'il n'a pas donné sa part (séif א ; Michna Beroura, ס״ק ו). N'ont pas à la donner, chacun selon son séif : celui dont le lieu n'est pas une habitation (séif א), les habitants des maisons prêtées ou louées par le maître de maison, qui garde dans chacune des objets qu'on ne prend pas le Shabbat, à cause de leur poids ou d'un interdit, qui sont des objets qu'il est interdit de déplacer même pour le besoin de leur place (séif ב), les parts de salle et les maisons que les autres traversent, sauf les deux plus intérieures (séifim ג et ז), ceux qui mangent ensemble (séif ד), ceux que le lieu du repas ou la portion rattache, à leurs conditions (séifim ה et ו), et l'invité d'un temps (séif ח) |
| Décision pratique | Chaque dispense a ses conditions : à qui sont les maisons (séif ב), la disposition des ouvertures et des cloisons (séifim ג et ז), le lieu du repas et la portion (séifim ד à ו), la durée du séjour et le maître de maison fixe (séif ח), l'endroit où l'érouv est déposé et la présence d'autres habitants (section 5) ; consulte ton Rav |
10. Les commandements pratiques du Siman ש״ע
Pour la conduite quotidienne
- Le lieu : celui qui habite un bâtiment d'entrée, une exèdre ou une galerie de la cour n'interdit pas ; celui qui habite la remise à paille, la remise à bois, l'étable ou les entrepôts interdit tant qu'il n'a pas donné sa part (séif א ; Michna Beroura, ס״ק ו). Le Choulhan Aroukh HaRav (séif 1) compte aussi la soukka, pendant la fête, parmi ce qui n'est pas une habitation.
- Les maisons du maître de maison : prêtées ou louées, avec dans chacune des objets qu'on ne prend pas le Shabbat, à cause de leur poids ou d'un interdit, qui sont des objets qu'il est interdit de déplacer même pour le besoin de leur place, elles ne lui interdisent pas ; si elles ne sont pas à lui, ses objets n'y servent pas (séif ב). Selon l'avis que rapporte le Rama, seulement s'il n'y a pas d'autres habitants dans la cour, ou si les autres habitants déposent leur érouv chez ce maître de maison ou dans l'une des maisons prêtées (séif ב ; Michna Beroura, ס״ק י״ג). Le Mehaber nomme le poids à côté de l'interdit (séif ב) ; pour des objets qu'on ne prend qu'à cause de leur poids, le Choulhan Aroukh HaRav (séif 2) le rapporte comme un avis et écrit qu'il y a lieu d'être strict.
- La salle partagée : selon le passage, les ouvertures, les cloisons et l'endroit du dépôt (séif ג ; section 5) ; de vraies chambres hautes, ou des cloisons fixes qui atteignent le plafond (Michna Beroura, ס״ק ל״א), chaque groupe donne (séif ג) ; le précepteur ou le scribe logé chez un maître de maison, et les élèves logés chez le Rav, n'interdisent pas (séif ג) — à quelles conditions, la Michna Beroura (ס״ק ל״ג) et le Choulhan Aroukh HaRav (séif 5) n'écrivent pas la même chose (niveau 4) : consulte ton Rav.
- La même table : ceux qui mangent tous ensemble n'ont pas besoin d'érouv entre eux ; avec une autre cour, un seul pain, et si l'érouv vient chez eux, ils n'ont pas à donner (séif ד) ; selon le Rama, de même chacun à sa table dans une même pièce, et le rideau tendu par pudeur ne sépare pas (séif ד).
- Le repas et la portion : le lieu du repas est l'essentiel (séif ה) ; les frères qui reçoivent une portion et la mangent chez eux interdisent, sauf si l'érouv du reste de la cour est déposé dans l'une de ces maisons, ou s'il n'y a pas d'autres habitants avec eux (séif ה) ; épouses, esclaves et élève qui reçoivent une portion n'interdisent pas, s'il n'y a pas d'autres habitants ou si l'érouv vient chez eux (séif ו).
- Les maisons l'une dans l'autre : quand toutes passent de l'une à l'autre et sortent par la plus extérieure vers la cour, seules les deux plus intérieures donnent (séif ז).
- L'invité : non fixe, pour trente jours ou moins, il n'interdit pas (séif ח) ; selon le Rama, quand il y a un maître de maison fixe, et des invités seuls s'interdisent aussitôt (séif ח), quand chacun a une pièce particulière pour manger (Michna Beroura, ס״ק נ״ח ; Choulhan Aroukh HaRav, séif 10) et dans une cour isolée (Michna Beroura, ס״ק נ״ט). Le Choulhan Aroukh HaRav (séif 10) rapporte un avis selon lequel un Juif qui a l'habitude de se fixer interdit aussitôt, et écrit que, dans les paroles des Sofrim, on suit l'avis indulgent. Pour celui qui se fixe d'emblée pour plus de trente jours, la Michna Beroura (ס״ק נ״ה) et le Choulhan Aroukh HaRav (séif 10) n'écrivent pas la même chose (niveau 4) : consulte ton Rav.
- En cas de doute — consulte ton Rav. Pilpoul approfondi — Niveau 2 ; chitah Habad — Niveau 4.
Tu as étudié le Siman ש״ע en 3 niveaux :
- 🌱 Niveau 1 — Base : le texte du Mehaber et du Rama séif par séif, traduction française, concepts halakhiques
- ⚡ Niveau 2 — Lamdan : sources talmudiques, שיטות des Rishonim, מחלוקות, נפקא מינות
- ✨ Niveau 3 — Synthèse : axiome, mnémonique, arbre de décision, commandements pratiques